Imaginez un peu la tranquillité de votre retraite dans… l’Afghanistan ensoleillé des Talibans ! Vous pourriez vous réveiller le matin au son agréable de coups de feu festifs… puis esquiver habilement les mines antipersonnel laissées par non pas une, mais deux invasions de superpuissances différentes, sur le chemin qui vous mènera à la décapitation du jour.
Vous pourriez terminer l’après-midi par une exploration de grottes de montagne où vous pourriez croiser de véritables djihadistes, puis finir la journée par une promenade dans la misère désespérée d’une ville déchirée par la guerre.
Si cela vous semble idéal, alors vous avez de la chance ! Les talibans proposent désormais un visa d’investissement permettant aux étrangers d’obtenir un permis de séjour en Afghanistan.
C’est une réalité : en début de mois, la Commission économique afghane a approuvé une proposition visant à accorder aux investisseurs étrangers des permis de séjour allant jusqu’à dix ans.
Investissez dans les secteurs minier, de la construction ou de l’énergie en Afghanistan, et vous aussi pourrez vous installer à Kaboul.
Certes, le système bancaire est coupé du réseau financier international, les sanctions américaines rendent de facto illégale la présence d’entreprises occidentales sur le territoire, et les filles ne sont pas autorisées à poursuivre leur scolarité au-delà de la sixième année. Les routes, le réseau électrique et l’approvisionnement en eau sont à peine fonctionnels. Et le pays est en guerre, sous une forme ou une autre, depuis plus de quarante ans.
Des volontaires ? allez sur le site …
Heureusement, le monde est vaste et il existe de nombreuses autres options que l’Afghanistan.
Et même si l’on se moque des talibans, l’idée de base d’obtenir un permis de séjour dans un autre pays est l’une des choses les plus intelligentes que vous puissiez faire pour vous ménager un plan B.
La logique est simple. Si votre pays d’origine vous paraît de plus en plus étranger — comme c’est le cas pour beaucoup d’Occidentaux actuellement —, il est judicieux d’avoir un refuge… un endroit où vous pouvez vous rendre légalement, selon vos propres conditions, même si les frontières se ferment ou si la situation devient instable.
Nous avons vu ce scénario se répéter pendant la pandémie de COVID-19, lorsque les gouvernements du monde entier ont fermé leurs frontières en 2020. Les touristes se sont retrouvés bloqués : vols annulés, entrée refusée.
Mais les personnes qui avaient établi leur résidence légale dans un pays étranger conservaient le droit d’entrer et de séjourner, au même titre que les citoyens.
Les familles qui avaient franchi le pas des années auparavant ont constaté qu’elles avaient des options : un autre endroit pour fuir le chaos, travailler à distance depuis leur résidence secondaire et attendre que la folie se calme à leur propre rythme.
Ceux qui ne l’avaient pas fait se sont retrouvés bloqués là où ils se trouvaient, soumis aux restrictions que leurs autorités locales décidaient d’imposer.
Cette distinction – touriste contre résident légal – est devenue du jour au lendemain la différence entre liberté et confinement. Et cela pourrait bien avoir de nouveau son importance.
Mais une seconde résidence ne concerne pas les crises et les pandémies…
Beaucoup de gens commencent par trouver un endroit qui leur plaît. Ils visitent une destination de vacances – le Costa Rica, le Portugal, la Malaisie, peu importe – et ils adorent. Ils y retournent plusieurs fois. Finalement, ils commencent à s’intéresser à l’immobilier. Peut-être achètent-ils un bien et le louent-ils lorsqu’ils ne l’occupent pas.
Avec le temps, ils réalisent qu’ils ont construit bien plus qu’un simple lieu de vacances. Ils ont un foyer dans un pays où le rythme de vie est plus paisible, la nourriture meilleure et le pouvoir d’achat bien supérieur.
Et ce dernier point est plus important que la plupart des gens ne le pensent.
Le coût de la vie dans une grande partie du monde est bien inférieur à celui des pays occidentaux. Un couple vivant de la sécurité sociale et d’une épargne modeste — une somme qui couvre à peine les besoins essentiels dans la plupart des villes américaines — peut vivre très confortablement dans des dizaines de pays.
On parle d’une propriété en bord de mer, de personnel de maison, d’une excellente couverture santé et d’argent qui reste à la fin du mois.
Il existe de nombreuses façons d’obtenir un titre de séjour à l’étranger. Dans certains pays, l’acquisition d’un bien immobilier permet d’obtenir le statut de résident légal – une démarche que vous pourriez envisager de toute façon.
Au Panama, il est possible d’obtenir le statut de résident légal en achetant une propriété pour environ 300 000 dollars, ce qui permet d’acquérir un bien immobilier de qualité dans un pays où les prix de l’immobilier peuvent atteindre 100 à 200 dollars le pied carré.
En Europe, des pays comme le Portugal et la Grèce ont mis en place des programmes officiels spécifiquement destinés à attirer des capitaux étrangers en échange de droits de résidence.
Il existe également de nombreux pays qui n’exigent même pas d’investissement ; le simple fait de prouver que l’on bénéficie d’une pension (comme la sécurité sociale) suffit pour y prétendre.
D’autres pays (comme l’Australie ou la Nouvelle-Zélande) se basent uniquement sur les besoins en compétences, permettant ainsi aux jeunes possédant une expérience professionnelle précieuse d’obtenir un permis de séjour.
La situation de chacun est différente. Pour certains, c’est une villa en bord de mer en Amérique centrale. Pour d’autres, un appartement à Lisbonne. Pour d’autres encore, une ferme en Nouvelle-Zélande. Le monde regorge de possibilités.
L’important, c’est que rien de tout cela n’est radical. Il ne s’agit pas de fuir. Il s’agit d’avoir la possibilité d’aller quelque part où l’on se sent bien — un endroit où l’on passe peut-être déjà ses vacances — et d’avoir le droit légal d’y rester indéfiniment si besoin est.
C’est le même principe que pour toute assurance. On ne souscrit pas une assurance incendie pour que sa maison brûle. On la souscrit pour éviter de découvrir à ses dépens qu’on en a besoin.
Voilà à quoi sert un plan B.
Et les juifs d’Europe et d’Amérique l’ont compris… Beaucoup préparent leur Alyah en Israël… Ce n’est pas que la vie y est moins chère, bien au contraire, c’est que la possibilité de vivre qui on est n’est pas restreinte. Vous avez envie de porter une kippa, des tsitsits, ou tout simplement d’aller à la synagogue sans raser les murs ? Vous pouvez …
C’est pas si mal comme plan B…
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