Secrets révélés

Les Nazis non élus de l’UE désavoue le parlement élu pour faire passer une loi de surveillance

C'est un scandale. Cette machine non-élue est une dictature totalitaire. Le Quatrième Reich doit être démantelé !

Imaginez que le Congrès américain vote sur un projet de loi. Les « contre » l’emportent, par 314 voix contre 276.

Imaginez maintenant que le président de l’Assemblée annonce que les « contre » ont en réalité perdu, car, selon une règle obscure, ils n’avaient pas besoin de la majorité des suffrages exprimés, mais de la majorité absolue des sièges de l’hémicycle, y compris ceux des membres qui se sont abstenus ce jour-là.

Le projet de loi est adopté. Il devient loi malgré l’opposition des représentants élus du peuple. Aux États-Unis, on parlerait de crise constitutionnelle. À Bruxelles, le 9 juillet, on parlait plutôt d’un mercredi comme un autre.


La mesure en question est un programme de surveillance que ses détracteurs appellent « Contrôle des conversations ». Elle autorise les entreprises technologiques à exécuter un logiciel de scan automatisé sur les messages privés de centaines de millions d’Européens ordinaires, des personnes qui ne sont soupçonnées de rien, à la recherche de contenus illégaux.

L’objectif affiché, la protection des enfants, est certes important. Mais le véritable enjeu ici n’est pas la surveillance. Il s’agit de la manière dont l’Union européenne gouverne en réalité, et cela devrait alarmer tous ceux qui pensaient que l’Europe était encore un ensemble de démocraties. Ce qui s’est passé ce mois-ci est la démonstration la plus flagrante depuis des années que l’UE a mis en place un système capable de manipuler ses propres électeurs, et ce système vient de prouver son efficacité.

Pour suivre cette histoire, un Américain n’a besoin de connaître que trois choses sur le fonctionnement de Bruxelles, et aucune d’entre elles ne ressemble à quoi que ce soit dans la Constitution américaine.

Premièrement, les lois de l’UE sont rédigées et proposées par la Commission européenne, un organe composé de fonctionnaires nommés par des citoyens européens. Imaginez que la législation fédérale ne puisse émaner que des agences exécutives, le Congrès étant interdit de rédiger ses propres lois.


Deuxièmement, les gouvernements nationaux interviennent par le biais d’un organe appelé le Conseil, qui fonctionne comme une session de négociation permanente réunissant des ministres et des diplomates des 27 pays membres, se réunissant la plupart du temps à huis clos.

Troisièmement, il y a le Parlement européen, la seule et unique institution de l’UE dont les membres sont élus au suffrage direct. Si la démocratie a encore un rôle à jouer dans ce système, c’est bien celui-ci. Suivez de près lequel de ces trois organes remportera la bataille qui s’ensuivra.

Le programme de surveillance a débuté en 2021 à titre temporaire, une solution d’urgence en attendant que l’Europe élabore des règles permanentes. Le terme « temporaire » est ici tout à fait approprié. Il a été prolongé en 2024. En décembre 2025, la Commission nommée a proposé une nouvelle prolongation, jusqu’en 2028. Et voici un détail qui mérite qu’on s’y attarde, car il en dit long sur la mentalité de ceux qui gèrent ce système.

Avant de proposer la poursuite d’un programme de surveillance des communications privées à l’échelle d’un continent entier, la Commission a elle-même indiqué dans ses documents qu’elle n’avait consulté aucune partie prenante extérieure, recueilli aucune expertise indépendante et mené aucune étude d’impact. Elle a justifié sa décision par l’absence d’autres options comparables.

L’instance non élue qui décide seule des sujets de vote du Parlement européen a examiné le contrôle massif des messages privés, a conclu que la seule option envisageable était d’étendre ce contrôle, et s’est servie de cette décision pour se dispenser de consulter quiconque. Ce n’est pas ainsi qu’un gouvernement se comporte lorsqu’il se croit responsable devant les électeurs. C’est ainsi qu’une administration se comporte lorsqu’elle sait qu’elle ne l’est pas.

Le Parlement élu, à son crédit, a résisté. En mars 2026, il a exigé un programme plus restreint, assorti de véritables limites, par un vote écrasant de 458 voix contre 103. Les négociations avec le Conseil des gouvernements membres n’ont abouti à rien. Le 26 mars, le Parlement a donc fait ce pour quoi il a cours : il a rejeté la prolongation. Le 3 avril, la loi a expiré. C’était terminé. Aux États-Unis, l’affaire en aurait été close. Les représentants du peuple ont dit non, et le temps était écoulé.

Observez attentivement la réaction de Bruxelles, car c’est ce qui devrait inquiéter les amis de l’Europe.

Fin juin, un comité de diplomates de carrière, les représentants permanents qui siègent au Conseil et dont aucun électeur n’a jamais entendu parler, a discrètement accepté d’accélérer la procédure de relance.

Le 2 juillet, le Conseil a publié sa solution à un problème juridique épineux. Une loi caduque, a-t-il admis, ne peut être prorogée, puisqu’il n’y a plus rien à proroger. Le Conseil s’est donc contenté de recopier intégralement le texte de la loi obsolète, mot pour mot, dans un tout nouveau règlement assorti de nouvelles dates, et de le renvoyer au Parlement. Il n’a convaincu personne. Il n’a négocié. Il a simplement photocopié la loi morte et lui a donné un nouveau nom.

Et la photocopie était piégée. Compte tenu de l’étape du processus à laquelle le texte remanié est parvenu, les règles du jeu ont changé. Lors d’un premier vote, le Parlement peut rejeter une mesure à la majorité simple des suffrages exprimés. Mais lors d’un second vote, le rejet d’une position du Conseil exige la majorité absolue de l’ensemble des membres, soit 719 sièges, qu’ils soient présents ou non. Ce nombre fixe était de 360. Chaque absent, chaque abstention, chaque siège vide comptait désormais, en pratique, pour le programme de surveillance.

Le 7 juillet, une motion d’urgence a été adoptée de justesse, par 331 voix contre 304, condensant l’affaire en une seule semaine et court-circuitant la procédure délibérative habituelle. L’une des députées opposées à la mesure, la Tchèque Markéta Gregorová, a déclaré haut et fort ce que tout le monde pouvait constater :

« C’est sans précédent. Il ne s’agit plus seulement de protéger la vie privée, mais de protéger notre démocratie. Non, c’est non. »

Elle a accusé le plus grand bloc politique de ressusciter une proposition rejetée, en violation du règlement intérieur du Parlement.

Deux jours plus tard eut lieu le vote. 314 députés se prononcèrent contre le rejet, contre 276. Parmi les votants, 53,2 % étaient favorables à l’abandon du programme. Les opposants au Contrôle des conversations l’emportèrent par 38 voix, mais perdirent le vote, car 314 est inférieur de 46 à 360. Les 112 députés qui s’abstinrent décimèrent du résultat sans que leur vote ne soit consigné. Patrick Breyer, ancien député et fervent défenseur de la vie privée en Europe, avait parfaitement raison :

« Le fait que le Contrôle des conversations soit mis en œuvre contre la volonté de la majorité des eurodéputés votants est une farce et porte atteinte à la démocratie. »

L’incident s’est produit deux fois ce matin-là, ce qui rend impossible de le considérer comme un simple accident. Un amendement distinct aurait limité le contrôle aux personnes effectivement identifiées comme suspectes par un juge, soit le type de suspicion individualisée que les Américains considèrent comme le strict minimum requis par le Quatrième Amendement. Cet amendement a été adopté par 322 voix contre 255.

Une nette majorité des représentants élus européens souhaitait une surveillance ciblée sur des suspects avérés plutôt qu’une surveillance généralisée. Ce projet a également échoué, pour la même raison : il lui manquait 38 voix pour atteindre la majorité requise. À deux reprises lors d’une même séance, la seule institution élue de l’Union européenne a exprimé sa volonté à une nette majorité, et à deux reprises, le résultat a été inverse.

Les défenseurs de Bruxelles affirmeront que chaque étape était légale, et ils ont raison. Le seuil élevé est inscrit dans les traités depuis des décennies. Personne n’a truqué les urnes. Mais la légalité n’est pas synonyme de démocratie, et cette distinction est cruciale ici, car les institutions ont manipulé une politique vouée à l’échec pour la placer dans une situation procédurale où les dés étaient pipés : la Commission l’avait proposée sans consulter personne, les diplomates l’avaient relancée en secret, le vote d’urgence avait interrompu les débats, et la règle de comptage avait transformé les abstentionnistes en partisans. Au terme de toutes ces manœuvres parfaitement légales, un programme rejeté par des majorités élues poursuit malgré tout sa route vers 2028.

Même l’autorité de surveillance de la protection des données de l’UE a conclu cette année que le programme ne comportait pas de garanties efficaces contre ce qu’elle a qualifié de surveillance générale et indiscriminée. La Commission elle-même, dans son rapport de mise en œuvre, a admis que les éléments disponibles étaient insuffisants pour déterminer si l’atteinte aux droits des citoyens était proportionnée aux avantages. Elle n’a pas pu prouver la justification du programme. Elle l’a néanmoins prolongé à deux reprises, à la majorité.

Les politologues Andreas Follesdal et Simon Hix ont diagnostiqué ce mal il y a 20 ans. La démocratie véritable, affirmaient-ils, exige que les électeurs puissent identifier leurs dirigeants et les destituer, une caractéristique qu’ils jugeaient essentielle même aux théories les plus élémentaires de la démocratie, « et qui fait pourtant cruellement défaut dans l’UE ». Qu’on mette leur affirmation à l’épreuve de cet épisode.

Imaginez que vous soyez un Européen furieux de ce qui vient de se passer. Contre qui votez-vous ?

  • La Commission qui a proposé la prolongation est nommée, et non élue.
  • Les diplomates qui ont accéléré la reprise sont des fonctionnaires.
  • Le Conseil est composé de 27 gouvernements qui se renvoient la balle.
  • Et votre Parlement, la seule instance que vous élisez réellement, a voté dans votre sens, mais sa décision a été invalidée par les calculs.
  • Personne à licencier.
  • La responsabilité a été délibérément évacuée du système, répartie entre tant d’organismes interdépendants que toute obligation de rendre des comptes disparaît.
  • Ce n’est pas un hasard. C’est le but recherché.

Les Américains devraient s’en préoccuper pour une raison simple : l’Union européenne se présente comme le bastion de la démocratie, la voix de la raison, la norme à l’aune de laquelle le populisme américain débridé est évalué et jugé insuffisant.

Ses responsables donnent des leçons à Washington, réprimandent la Silicon Valley et évaluent les élections du monde entier. Pourtant, lorsque sa propre chambre élue a refusé, à deux reprises, de scruter les messages privés de 450 millions de personnes, le système a considéré ces votes comme un simple inconvénient à contourner.

Un gouvernement capable de ressusciter des lois rejetées, de les faire passer en force sans débat et de considérer les chaises vides comme un consentement n’a pas défendu la démocratie contre l’autoritarisme.

Il en a discrètement construit la version administrative, procédure après procédure, et l’a parée des atours de la démocratie.

L’avenir de l’Europe dépend de la capacité de ses citoyens à prendre conscience de cette manœuvre avant que ce déguisement ne devienne constitution.

Alexander Muse –  American Liberty juillet 2026


Que pensez-vous de cet article ? Partagez autant que possible. L'info doit circuler.



Aidez Elishean à survivre. Merci


ELISHEAN 777

Bouton retour en haut de la page