Cas de conscience

Le Rapport de l’ONU qui fait flipper Melenchon

Le Hamas a exécuté et mutilé des centaines de ses propres civils à Gaza, selon le dernier rapport des Nations Unies.

Les Nations Unies ont publié un rapport tellement accablant contre le Hamas qu’il ne peut plus être ignoré : l’organisation terroriste qui contrôle Gaza a battu, mutilé et exécuté publiquement sa propre population civile, commettant ce que le rapport qualifie explicitement de crimes de guerre. Ça ne fait pas très correct pour un mouvement de « résistance »…

La Commission d’enquête internationale des Nations Unies sur le territoire palestinien occupé a publié ses conclusions le 9 juin, documentant la campagne de terreur systématique menée par le Hamas non seulement contre Israël, mais aussi contre le peuple même qu’il prétend gouverner.

La commission a recensé 249 cas d’exécutions et de violences physiques graves en 2024-2025, ayant entraîné au moins 108 décès et 384 blessés. Les forces affiliées au Hamas ont été impliquées dans au moins 60 de ces incidents, dont deux exécutions publiques de 11 hommes. Le rapport qualifie ces actes de crimes de guerre, notamment de meurtres et de tortures, et de violations du droit international humanitaire et des droits de l’homme.


Les méthodes employées étaient d’une brutalité inouïe. Trois forces affiliées au Hamas ont été tenues responsables : les Brigades Izz al-Din al-Qassam (branche militaire du Hamas), l’Unité Sahm (force paramilitaire en civil créée en mars 2024 par le ministère de l’Intérieur de Gaza) et la Force Rad’a (force de police paramilitaire créée en juin 2025 et ciblant les collaborateurs présumés et les factions rivales). Au moins 45 cas ont été imputés à la seule Unité Sahm, ayant entraîné environ 14 exécutions et 101 blessés.

Les exécutions n’ont pas été menées en secret. Elles ont été mises en scène comme des spectacles publics.

Le 13 octobre 2025, l’unité Sahm a diffusé une vidéo montrant l’exécution sommaire publique de huit hommes d’une même famille, les yeux bandés et menottés, à Gaza. Un mois auparavant, trois hommes, également les yeux bandés, avaient été abattus par des hommes armés et masqués devant l’hôpital al-Shifa de Gaza, sous les yeux d’une foule de badauds. Les deux groupes ont été accusés de collaboration avec Israël. Aucun procès. Aucun juge. Aucun appel.

Une histoire écrite dans le sang

Le Hamas n’est pas arrivé au pouvoir de manière légitime. Le 15 juin 2007, il a pris le contrôle de Gaza lors d’un coup d’État spectaculaire et violent, chassant les forces du Fatah, parti rival, au terme d’affrontements brutaux qui ont fait 188 morts et plus de 650 blessés.


Les méthodes employées étaient celles d’une organisation criminelle, et non d’un gouvernement.

Durant les combats, des hommes armés du Hamas ont jeté des opposants du haut d’immeubles, ont abattu un militant du Fatah de 40 balles devant son domicile et ont tué un religieux du Hamas devant une mosquée. Le président Mahmoud Abbas a qualifié cet événement de coup d’État.

Depuis sa prise de pouvoir, le Hamas règne par la terreur. La vague d’exécutions recensée dans le rapport de l’ONU n’est pas une aberration de temps de guerre ; elle s’inscrit dans la continuité d’un schéma instauré dès l’instant où le Hamas a conquis Gaza par la force.

Des tunnels pour les terroristes, des décombres pour les civils

Alors que la population civile de Gaza a enduré des années de bombardements, de déplacements et de privations en surface, les dirigeants du Hamas ont vécu dans un réseau de forteresses souterraines construites avec des ressources qui auraient pu abriter et protéger la population.

Le Hamas a construit des centaines de kilomètres de tunnels dans le territoire qu’il contrôle depuis 2007, mais n’a jamais aménagé d’abris pour que les civils puissent se protéger des bombardements. Cette décision n’était pas un oubli, mais bien une doctrine.

Mousa Abou Marzouk, un responsable du Hamas, a déclaré lors d’une interview télévisée que ces tunnels étaient destinés à protéger les combattants du Hamas des frappes aériennes, et non les civils, ajoutant que la protection des civils à Gaza relevait de la responsabilité des Nations Unies.

Une enquête du New York Times, publiée en juin 2024, a révélé la colère généralisée des Gazaouis face au mépris flagrant du Hamas pour la population, et notamment face à la protection dont bénéficiaient ses dirigeants dans des tunnels souterrains, tandis que les civils restaient à la surface sans aucune protection. Un Gazaoui interrogé a déclaré que le Hamas avait « jeté le peuple » dans le conflit tout en abritant ses propres commandants sous leurs pieds.

L’électricité des tunnels — pour l’éclairage, la ventilation et les communications — était principalement fournie par des panneaux solaires qui puisaient l’énergie nécessaire sur les bâtiments civils voisins. Le Hamas ne se contentait pas de priver les civils de protection ; il les privait du peu d’énergie dont ils disposaient pour construire sa propre ville souterraine.

L’aide humanitaire comme arme

Le détournement et l’instrumentalisation de l’aide humanitaire constituent une caractéristique majeure du régime du Hamas. Le Hamas s’est activement employé à perturber la distribution de l’aide et à empêcher les civils gazaouis d’obtenir des vivres. Le 11 juin 2025, le Hamas a détourné un bus transportant des employés de l’American Gaza Humanitarian Foundation et a assassiné plusieurs d’entre eux. Le 5 juillet 2025, il a lancé deux grenades contre le centre de distribution de Rafah, en présence de civils gazaouis.

Des documents de renseignement publiés par Tsahal ont révélé la présence d’agents du Hamas employés par l’UNRWA, ainsi que des documents détaillant l’utilisation des installations de l’UNRWA par le Hamas. Les mêmes individus figuraient sur des listes d’identification civiles et militaires. La plus importante agence humanitaire au monde opérant à Gaza était, dans une large mesure, un programme d’emploi du Hamas, financé par des donateurs internationaux qui croyaient nourrir des enfants.

Le rapport de l’ONU lui-même notait que nombre de ces exécutions extrajudiciaires étaient « présentées par leurs auteurs comme des punitions pour une prétendue collaboration avec Israël, le pillage d’aide humanitaire, le vol, des infractions liées à la drogue ou des affiliations à des groupes rivaux internes ».

L’ironie est cruelle : le Hamas a volé de l’aide humanitaire, puis a exécuté des Gazaouis pour ce vol.

Ce que le rapport de l’ONU révèle — et dissimule

Le président de la commission, Srinivasan Muralidhar, s’est longuement efforcé de décrire ces exactions comme se déroulant dans un « environnement orchestré par Israël ». Le rapport recensait simultanément 249 cas de crimes de guerre du Hamas et cherchait à en imputer le contexte à Israël. La crédibilité de la commission vis-à-vis d’Israël est remise en question depuis longtemps – Israël ayant accusé à plusieurs reprises le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme de partialité institutionnelle – et la manière dont le rapport est présenté ne fait rien pour dissiper ces inquiétudes.

Mais les faits qui y sont consignés sont incontestables.

  • Le Hamas a battu des enfants accusés de vol.
  • Le Hamas a brisé des os avec des tuyaux métalliques et des blocs de ciment.
  • Le Hamas a traîné des hommes sur les places publiques et les a abattus devant la foule.
  • Le Hamas a assassiné les travailleurs qui tentaient de nourrir la population affamée de Gaza.

Le Dieu d’Israël a ordonné dans la Torah :

« Tu poursuivras la justice, rien que la justice » ( Tzedek tzedek tirdof — Deutéronome 16:20).

Ce que le Hamas a instauré à Gaza est l’exact opposé de la justice : un système où les dirigeants sont au-dessus des lois et où les gouvernés sont passibles d’une peine de mort sommaire.

Les civils de Gaza n’ont pas choisi cette situation. Ils en ont été victimes en 2007, enrôlés de force comme boucliers humains pendant près de vingt ans, privés d’abri dans les tunnels qu’ils avaient eux-mêmes contribué à construire, et abattus sur les places publiques lorsqu’ils n’étaient plus utiles.

Le rapport de l’ONU, quelles que soient ses limites politiques, a consigné ces faits par écrit.

Il était temps !


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