Secrets révélés

Jérusalem, la falsification d’une histoire

par Pierre Rehov

Depuis plus de trois millénaires, Jérusalem résonne dans la mémoire du peuple juif. Capitale du roi David, centre spirituel du Temple de Salomon, lieu de prières ininterrompues depuis l’exil babylonien, la cité n’a jamais cessé d’être au cœur de l’identité juive.

Chaque mariage, chaque deuil, chaque fête religieuse ramène les Juifs à Jérusalem. Cette permanence historique est incontestable, inscrite dans les textes bibliques, dans l’archéologie, et même dans les chroniques des conquérants qui s’y sont succédé.

Une appropriation tardive et artificielle

Or, c’est seulement au VIIe siècle qu’apparaît une prétention nouvelle. Mahomet, mort en 632, n’a jamais franchi les murailles de la ville.


Aucun témoin de son époque n’évoque Jérusalem dans ses prédications. C’est bien après sa mort que ses successeurs, soucieux de donner une légitimité à leurs conquêtes, inventèrent une fable : celle d’un voyage nocturne, au cours duquel le prophète aurait été transporté vers une « mosquée lointaine ». Or, cette « mosquée » n’existait pas : elle fut bâtie des décennies plus tard, précisément pour donner corps à cette légende.

Al Aqsa : un mensonge d’État

La mosquée dite « Al Aqsa » ne fut donc pas le théâtre d’un miracle, mais l’outil d’une falsification politique.

Les califes omeyyades, installés à Damas, voulurent détourner les pèlerins de La Mecque et imposer Jérusalem comme centre spirituel secondaire de l’islam. Ils ordonnèrent alors la construction de monuments sur l’esplanade du Temple détruit, récupérant ainsi le lieu le plus sacré du judaïsme pour en faire une vitrine de leur pouvoir.

Depuis lors, la propagande n’a cessé de répéter ce récit fabriqué de toutes pièces, jusqu’à convaincre une partie du monde qu’il aurait valeur historique.


Une réécriture systématique

Cette usurpation n’est pas un cas isolé : chaque conquérant musulman a tenté de s’approprier Jérusalem et autres lieux saints juifs ou chrétiens, en effaçant les traces juives et chrétiennes.

Les croix furent brisées, les synagogues détruites ou transformées. Les pierres mêmes du Temple servirent à ériger les mosquées.

On alla jusqu’à prétendre que les patriarches bibliques, d’Abraham à Moïse, étaient musulmans avant l’heure, comme si l’Histoire entière devait être reconfigurée pour s’aligner sur un dogme.

La permanence juive face au mythe

Face à ces falsifications, un fait demeure : jamais le peuple juif n’a cessé de tourner son regard vers Jérusalem. Qu’il soit exilé en Espagne, massacré en Europe, ou dispersé aux quatre coins du monde, il a gardé la même prière : « L’an prochain à Jérusalem ».

La ville n’a pas besoin de légendes inventées pour justifier son caractère sacré. Elle est inscrite dans l’ADN du judaïsme et, par extension, dans les racines mêmes de la civilisation occidentale.

Quand le mensonge devient arme politique

Aujourd’hui encore, les héritiers de cette falsification osent prétendre que Jérusalem n’aurait aucun lien avec Israël. Ils effacent, nient, réécrivent, manipulant l’Histoire pour nourrir leur haine et leurs revendications.

Mais le mensonge répété mille fois ne devient pas vérité. Jérusalem n’a jamais été musulmane par essence. Elle fut conquise par l’épée, puis travestie par des récits fabriqués. Et ce sont ces récits que les ennemis d’Israël brandissent aujourd’hui pour justifier leurs ambitions.

Voir le dossier complet Jérusalem au XIXe siècle

Sur le site terre Promise


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