Un rêve venu d’outre-tombe a refait surface dans le sud d’Israël. Il porte un avertissement pour les nations et une promesse pour le peuple juif.
Baba Baruch Abuhatzeira, rabbin kabbaliste de Netivot, fils du légendaire Baba Sali, a décrit un message que son défunt père lui a transmis en songe. Ce message, qui citait des noms, évoquait la guerre contre l’Iran et visait directement le président Trump,
« Nous n’avons pas à avoir peur. Nous sommes en sécurité », a déclaré Baba Baruch en introduction de son récit.
« J’avais dit lors de l’entretien précédent qu’une guerre éclaterait. Il y aurait une guerre mondiale. Rien ne pourrait nous aider. Et c’est cette guerre qui apportera la rédemption complète au peuple d’Israël, et c’est elle qui nous conduira à la guerre de Gog et Magog, d’où émergera notre Messie juste. »

Interrogé sur l’origine de cette sécurité, Baba Baruch n’a pas pointé du doigt les dirigeants mondiaux.
« Le peuple d’Israël a besoin d’être en sécurité. En quoi ? En le Créateur du monde », a-t-il déclaré. « Ne pas se fier à qui que ce soit. Ni à Trump. Ni à aucun pays. Ni à de nombreux pays. »
Il s’est ensuite tourné vers l’histoire pour étayer son propos.
« Quiconque se souvient de ce qui s’est passé il y a des années pendant l’Holocauste sait que le monde entier est resté silencieux », a déclaré Baba Baruch.
« Hitler est arrivé au pouvoir. Ils sont arrivés au pouvoir. Ils nous ont fait subir ce qu’ils ont fait, et le monde est resté silencieux. Aujourd’hui, grâce à Dieu, nous sommes le peuple d’Israël qui a confiance dans le Créateur du monde et qui sait que nous possédons des mérites uniques. »
Baba Baruch a ensuite transmis un avertissement direct adressé à Trump lui-même, par la voix de Baba Sali :
« Si vous tentez de vous écarter un tant soit peu du chemin que vous avez emprunté pour protéger et aider le peuple d’Israël, je vous enverrai des ennuis d’un endroit dont vous n’avez jamais rêvé. »
Que dit la Bible hébraïque sur le fait de se fier aux politiciens plutôt qu’à Dieu ?
Le psalmiste a donné la réponse il y a trois mille ans :
« Ne mets pas ta confiance dans les princes, ni dans l’homme mortel, car il n’y a point de salut en lui » (Psaume 146:3).
Ce verset ne se contente pas de mettre en garde contre la dépendance envers les puissants. Il affirme avec force qu’aucun dirigeant mortel, quelles que soient ses bonnes intentions, ne peut apporter le salut. Le salut appartient à Dieu seul.
Les Écritures et l’histoire juive regorgent de précédents au schéma décrit par Baba Baruch.
- Pharaon réduisit les Israélites en esclavage et périt en mer avec son armée.
- Haman complota pour exterminer les Juifs de Perse et fut pendu au gibet même qu’il avait fait construire pour Mardochée, son décret étant annulé.
- Antiochus IV profana le Temple et mourut en disgrâce lors d’une campagne infructueuse en Perse.
La Grande-Bretagne, qui avait promulgué la Déclaration Balfour promettant un foyer national juif, réprima ensuite l’immigration juive pendant la Shoah, conformément au Livre blanc de 1939, et l’empire qui dominait jadis un quart du globe s’effondra en l’espace d’une génération après cette trahison.
Les Sages interprétaient ce schéma comme un signe d’alliance, et non comme une coïncidence : les nations et leurs dirigeants sont jugés sur la manière dont ils traitent le peuple juif.
L’avertissement de Baba Baruch intervient à un moment où la pression américaine sur Israël est plus que jamais d’actualité. Le président Trump a fait pression sur le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour qu’il aille de l’avant avec certains aspects du plan, notamment en confiant une partie de l’administration de Gaza à un comité technocratique. Israël a résisté.
Trump a également critiqué publiquement la conduite de la guerre par Israël, affirmant qu’Israël était « allé trop loin » et exprimant son malaise face à la situation à Gaza. C’est précisément cette dynamique, celle d’un président américain exerçant des pressions sur un gouvernement israélien en place, que le message de Baba Baruch vise directement.
Baba Baruch a décrit une formule en trois parties que son père transmettait à travers les trois premières lettres de l’alphabet hébreu.
Aleph représente l’emunah, la foi en Dieu. Bet représente la brachah, la louange adressée à Dieu plutôt qu’aux hommes. Gimmel représente la geulah, l’acte même de rédemption.
La foi et la louange constituent l’avodah, le travail spirituel exigé du peuple juif aujourd’hui, et la geulah (délivrance) découle de ce travail.
Interrogé directement sur la question de savoir si Israël se trouve au seuil de l’ère messianique, Baba Baruch a répondu sans hésiter :
« Nous sommes au bord du précipice. Nous sommes à la toute fin et cela arrive très vite.
Le récit de Baba Baruch offre au peuple juif un cadre de référence qui précède toute administration. Pharaon est tombé. Haman est tombé. L’Empire britannique s’est effondré. Hitler est tombé. Ce schéma, comme Baba Sali l’aurait confié à son fils, demeure inchangé quel que soit le président américain actuel.
Le destin d’Israël repose entre les mains de Dieu, et aucun changement à Washington ne saurait modifier l’issue déjà promise à Jérusalem.
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