Cas de conscience

Le Canada admet que l’euthanasie « non volontaire » pourrait permettre d’économiser des milliards

Le programme de dépopulation « n'est plus caché »...

Une nouvelle étude glaçante alimente les craintes que le système d’euthanasie en pleine expansion du Canada n’évolue vers quelque chose de bien plus sombre que l’aide au suicide — un modèle piloté par l’État où l’euthanasie « non volontaire » ou, de fait, forcée pourrait être incitée économiquement.

Les chercheurs prévoient désormais que le régime canadien d’aide médicale à mourir (AMM) pourrait permettre au gouvernement d’économiser jusqu’à 1 273 milliards de dollars canadiens d’ici 2047, les gains financiers les plus importants étant attendus dans les scénarios impliquant l’euthanasie « non volontaire ».

Les critiques avertissent que ces conclusions révèlent ce que beaucoup craignaient depuis le début : une fois que les gouvernements auront réalisé les économies massives que peut engendrer l’aide médicale à mourir, les citoyens vulnérables risqueront d’être considérés moins comme des êtres humains méritant des soins et plus comme des charges financières consommant les ressources publiques.


Un homme entre dans une cabine d’euthanasie, sur fond de craintes que les gouvernements occidentaux ne conditionnent la société à accepter la dépopulation médicalement gérée.

Ce qui était initialement présenté au public comme une option strictement contrôlée et empreinte de compassion pour les personnes en phase terminale s’est rapidement transformé en l’un des systèmes d’euthanasie les plus permissifs au monde.

Et selon les données, plus le programme s’étend — notamment aux populations vulnérables — plus les retombées économiques pour l’État sont importantes.

Les chiffres qui sous-tendent l’expansion

Une analyse de 2017 estimait déjà que l’aide médicale à mourir pourrait réduire les dépenses de santé canadiennes de 34,7 millions de dollars à 138,8 millions de dollars par année.

Mais une étude bien plus inquiétante menée en 2025 par les chercheurs Uzair Jamil et Joshua M. Pearce suggère que ces chiffres ne représentent peut-être que le début.


L’étude – intitulée « Aspects économiques et gouvernementaux de l’élargissement de l’aide médicale à mourir au Canada aux populations vulnérables et implications éthiques du contrôle de la mort par l’État » – a examiné l’impact financier de l’élargissement de l’accès à l’euthanasie à de multiples groupes vulnérables.

Les chercheurs ont modélisé des scénarios impliquant :

  • les personnes atteintes de troubles mentaux
  • les populations sans-abri
  • les citoyens âgés retraités
  • les communautés autochtones
  • un panel plus large de bénéficiaires de l’aide médicale à mourir

Les conclusions étaient stupéfiantes. Selon l’analyse, les économies publiques projetées pourraient dépasser 1 273 milliards de dollars canadiens d’ici 2047.

Plus alarmant encore, les scénarios d’euthanasie « non volontaire » ont systématiquement généré des bénéfices économiques projetés nettement supérieurs à ceux de la participation volontaire.

Pour la seule population retraitée âgée, les économies publiques projetées dépassent 1 200 milliards de dollars canadiens dans les scénarios où le départ à la retraite n’est pas volontaire. Les critiques affirment que les conséquences sont impossibles à ignorer.

Car dès lors que l’État constate que le décès réduit considérablement les coûts des soins de santé, les obligations en matière de pensions, les charges liées au logement et les dépenses liées aux soins de longue durée, la structure des incitations change complètement.

La question terrifiante devient alors : que se passe-t-il lorsque maintenir les citoyens en vie coûte plus cher que de mettre fin à leurs jours ?

De la « compassion » à l’efficacité économique

Les opposants au régime canadien d’euthanasie préviennent depuis longtemps que l’aide médicale à mourir ne se limiterait jamais aux maladies en phase terminale. Depuis sa légalisation, les critères d’admissibilité ont été élargis à plusieurs reprises.

Le système a de plus en plus ouvert ses portes aux Canadiens souffrant de maladies chroniques, d’invalidité, de maladie mentale, de détresse psychologique et d’instabilité sociale.

Les critiques affirment que le Canada est en train de mettre en place un système où le désespoir est médicalisé et où la mort est rationalisée sur le plan bureaucratique.

Certains opposants avertissent désormais que les personnes vulnérables pourraient subir des pressions indirectes en faveur de l’euthanasie dans un système de santé où les soins prolongés sont coûteux, mais où l’aide à mourir est rapide, financée par l’État et de plus en plus normalisée.

Les projections financières semblent désormais expliquer pourquoi cette expansion est constante. Chaque nouvelle catégorie ajoutée au système d’euthanasie représente potentiellement des milliards d’économies futures pour les pouvoirs publics.

Pour les critiques, cela crée un conflit d’intérêts dangereux, sans précédent dans le système de santé moderne.

Des informations inquiétantes alimentent les craintes

Cette étude survient dans un contexte de controverse croissante autour des pratiques d’euthanasie au Canada.

Des enquêtes menées par les principaux médias canadiens ont mis en lumière des cas troublants concernant les évaluations et les procédures d’aide médicale à mourir.

Un rapport décrit comment un médecin aurait procédé à une évaluation d’un patient devant un restaurant Tim Hortons avant de transporter ce dernier dans un établissement où l’euthanasie a été pratiquée le même jour.

Un autre rapport a détaillé des cas où des patients auraient repris leur respiration après avoir été déclarés morts alors qu’ils étaient encore sous l’effet des médicaments paralysants utilisés lors des procédures d’euthanasie.

Les critiques affirment que ces incidents laissent penser que les garanties promises par les autorités sont déjà en train de s’effondrer.

Mais les opposants affirment que le problème plus profond va bien au-delà de simples défaillances procédurales isolées.

Ils avertissent que le Canada pourrait s’engager sur un terrain dangereux où les incitations financières interfèrent de plus en plus avec les décisions politiques qui peuvent avoir des conséquences vitales.

La « pente glissante » n’a plus l’air d’une théorie

Pendant des années, les instances dirigeantes ont balayé d’un revers de main les inquiétudes liées à la « pente glissante » de l’euthanasie, les qualifiant de paranoïa et de théorie du complot. Mais aujourd’hui, les critiques citent l’exemple du Canada, preuve que chaque extension de l’euthanasie crée une dynamique pour la suivante.

D’abord la maladie en phase terminale. Puis la souffrance chronique. Puis la maladie mentale. Puis les populations économiquement vulnérables.

Des chercheurs calculent désormais ouvertement les économies budgétaires considérables que les gouvernements pourraient réaliser grâce à un accès plus large à l’euthanasie, notamment dans les cas où elle n’est pas volontaire.

Pour les critiques, ce schéma n’apparaît plus comme aléatoire, mais comme systématique. Et aux yeux de nombreux opposants, de plus en plus délibéré.

Car, à une époque marquée par le vieillissement de la population, l’effondrement des systèmes de santé, l’augmentation de la dette nationale et l’instabilité économique, les critiques craignent que les gouvernements ne commencent à considérer l’euthanasie non seulement comme une politique de santé publique, mais aussi comme un outil de gestion de la population.

La question n’est plus de savoir si l’aide médicale à mourir permet de faire des économies, mais plutôt si ces économies deviendront, à terme, la raison pour laquelle les gouvernements autorisent l’euthanasie elle-même.


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