Hier soir, j’ai participé à un dialogue stratégique de haut niveau qui ne pourrait avoir lieu qu’à Jérusalem en 2026.
Organisé et animé avec un professionnalisme exemplaire par Keren et Tamra Simon, l’événement s’est déroulé dans un refuge intime et luxueux, métaphore poignante de la « Forteresse de la Vérité » que nous devons construire à l’ère de la désinformation mondiale.
Le Conseil
J’étais accompagné de deux des esprits les plus brillants des médias juifs d’aujourd’hui :
Avi Mayer : Ancien rédacteur en chef du Jerusalem Post et ancien collaborateur de l’AJC et de l’Agence juive, il demeure un acteur majeur du discours sioniste mondial.
Gil Hoffman : Directeur exécutif d’HonestReporting et ancien chef du service politique du Jerusalem Post, une figure emblématique du journal. Gil maîtrise parfaitement les rouages de la Knesset et les enjeux de la guerre de l’information.
Diagnostic géopolitique
Notre discussion a dépassé le stade des gros titres pour aborder les changements structurels qui ont marqué notre année :
I. Le pouls américain
Nous avons analysé la montée des tensions anti-israéliennes aux États-Unis. Ayant moi-même évolué dans le paysage politique américain, j’ai insisté sur la nécessité de distinguer les protestations ponctuelles de l’alliance stratégique à long terme.
La question demeure : dans quelle mesure cette minorité bruyante se traduira-t-elle réellement par un changement de cap dans la politique étrangère américaine ?
II. Le « culte du sacrifice » au Moyen-Orient
J’ai présenté une analyse du rôle déterminant du peuple iranien dans la reconquête du récit régional. Nous sommes confrontés à une philosophie fondamentaliste unique, partagée par Téhéran, le Hamas, le Hezbollah et les Houthis. Il s’agit d’un « culte du sacrifice », une idéologie prête à sacrifier sa propre population pour faire avancer une cause radicale.
Sous l’administration Trump actuelle, le régime dispose d’une fenêtre de tir de 24 heures pour un démantèlement potentiel. Paradoxalement, les extrémistes provoquent cette destruction en utilisant leurs propres citoyens comme boucliers humains.
Notre « diplomatie sociale » doit contourner les fondamentalistes et atteindre les populations sur le terrain, prêtes pour une ère nouvelle.
La conclusion « Âme à âme »
En tant que rabbin ordonné à Jérusalem et résidant dans la Vieille Ville, originaire de Los Angeles, ma mission est claire : la force est nécessaire, mais insuffisante.
Nous devons privilégier une approche humaine, une diplomatie qui relie la réalité humaine nationale à la scène géopolitique mondiale.

Rabbi Mordechai Yosef
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