Depuis son exil, le fils du Shah a appelé les Iraniens à se rassembler contre le régime jeudi et vendredi à 20 heures.
Si peu de personnes avaient répondu à l’appel, M. Pahlavi aurait été perçu comme un simple beau parleur bien à l’abri à l’étranger. Au lieu de cela, le peuple iranien a répondu à son appel.
La vague de protestations s’est accélérée, avec les plus importantes manifestations depuis des années à Téhéran, Mashhad et dans tout le pays. Les manifestants anti-régime ont occupé les rues pendant des heures, même dans les quartiers aisés de la capitale, scandant « À bas le dictateur ! », « Liberté ! » et « Vive le Shah ! ».
Des véhicules de police ont été abandonnés et incendiés. Les drapeaux du régime ont été arrachés. Plusieurs bâtiments officiels ont été incendiés à Téhéran, ainsi qu’un bâtiment de propagande d’État à Ispahan. Des membres des forces de sécurité ont été tués, ainsi que de nombreux manifestants, selon certaines sources.
Une vidéo montre des corps jonchant le sol d’un hôpital.
Les images que Téhéran tente de cacher : à l’intérieur des « couloirs de la mort » du régime. Des images difficiles à regarder depuis une chambre mortuaire au cœur de Téhéran révèle le prix de la résistance au régime.
Des rangées infinies de corps de jeunes manifestants remplissaient le sol, après avoir été éliminés par les forces de sécurité.
La méthode cruelle : le régime ne met pas à jour les familles sur le sort de leurs proches.
Dans les images, on voit des parents et des membres de la famille perdus, passant entre des tas de corps et examinant visage par visage afin de reconnaître l’un de leur proche.
Il est difficile d’obtenir plus de détails car, le régime a coupé l’accès à Internet et les lignes téléphoniques dans tout le pays afin de perturber les manifestations et de dissimuler sa répression. C’est la même stratégie qu’en 2019, lorsqu’il a tué 1 500 manifestants.
De plus, avec l’aide de la chine ils ont désactivé Starlink :
Après la fermeture de jusqu’à 80 % des terminaux Starlink en Iran, des rapports ont émergé indiquant que la technologie chinoise aide la République islamique.
En principe, le plan fonctionne ainsi : la Russie fournit le matériel, la Chine fournit le guide, et le cas iranien a prouvé en pratique que cette méthode fonctionne.
Avant les événements en Iran, il était convenu que les satellites en orbite basse autour de la Terre (LEO) ne pouvaient pas être efficacement bloqués, et que les signaux Starlink étaient protégés car ils changent constamment de fréquence et sont en mouvement. Cette affirmation est désormais fortement remise en question.
Il convient de noter que SpaceX a déjà modifié le logiciel de Starlink pour l’Ukraine afin de faire face au blocage russe. Cependant, dans ce cas, il semble que le problème soit matériel, pas logiciel.
Il y a deux mois, des chercheurs chinois ont annoncé avoir trouvé une solution pour désactiver Starlink au-dessus de Taïwan : 935 brouilleurs au sol synchronisés inondent la bande Ku.
Il semble maintenant que l’Iran soit devenu un terrain d’essai. Le pays compte actuellement environ 40 000 terminaux Starlink presque complètement désactivés, ce qui les empêche de transmettre des informations au monde sur les crimes du régime.
Mais en Chine, il ne fait aucun doute que certaines personnes sont satisfaites de la situation et analysent soigneusement quelles parties de leur recherche sur la fermeture de Starlink ont fonctionné et ce qui doit encore être amélioré.
Le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, ne souhaite pas que le président Trump soit témoin de la répression.
Jeudi, M. Trump a réaffirmé que si le régime massacre son peuple, « nous riposterons avec la plus grande fermeté ». Pour les manifestants qui font face aux milices armées du régime, cette affirmation, conjuguée à leur nombre important, constitue leur seule protection.
La répression menée précédemment par le régime — des sources fiables font état de 3500 à 6000 morts !
- On parle à présent « d’escadrons de la mort » qui tirent à vue sur les manifestants.
- Les corps s’entassent dans les rues.
- Il n’y a plus assez de sacs en plastique.
- Des médecins rapportent des tirs directs à la tête et au coeur sur des jeunes.
Un témoin oculaire cité par la BBC estime que le nombre total de morts pourrait dépasser 10 000. Il décrit l’usage de fusils AK-47, des forces de sécurité déployées en rangs, des tirs à balles réelles sur des manifestants non armés, des corps empilés « comme des sacs de riz ».
Trump a menacé d’intervenir si le régime dépassait la ligne rouge … L’ayatollah a répliqué en raillant M. Trump.
« S’il en est capable, qu’il gère son propre pays », a déclaré M. Khamenei vendredi, tandis que le procureur général de Téhéran menaçait les émeutiers de la peine de mort.
Mais les défaillances de l’État iranien – en matière de monnaie, de prix, d’eau, d’électricité et de défense – sont désormais indéniables, et un recours massif à la violence pourrait engendrer un soulèvement encore plus important.
Jeudi et vendredi ont clairement démontré l’ampleur des manifestations. Plus elles se prolongent, plus les Iraniens surmontent la peur dont le régime se nourrit. Dépourvus d’armes, les manifestants auront besoin du soutien de sympathisants au sein du régime et de l’armée.
Les révolutions ont aussi besoin de leaders, et il est encourageant de voir M. Pahlavi organiser les manifestations et rallier d’autres factions et grévistes. Les Iraniens qui manifestent dans les rues ne sont pas tous favorables à la restauration de la monarchie, et M. Pahlavi affirme régulièrement vouloir être un symbole d’unité nationale et un simple dirigeant de transition. Il est toutefois remarquable qu’il bénéficie d’un soutien suffisant pour que les Iraniens se soient mobilisés lorsqu’il l’a appelé.
Vendredi, M. Pahlavi a lancé un appel à l’aide à M. Trump.
L’hypothèse est soutenue par plusieurs comptes crédibles : la Chine et la Russie déploieraient une aide technologique pour permettre aux mollahs de réprimer les manifestants. Cela confirme que l’Iran est l’épicentre de la grande confrontation. D’où la prudence de Trump.
Après avoir examiné l’état des communications à l’aide de trois technologies différentes, je peux affirmer avec certitude que nous sommes confrontés à une ingérence étrangère visant à réprimer les manifestants.
Appareils utilisant des satellites
Les satellites géostationnaires, tels que Garmin et Viasat, étaient plus susceptibles de se connecter dans les zones vertes.
Utiliser Starlink en centre-ville est devenu quasiment impossible, avec 85 % de perte de paquets…
Dans les zones rouges, la connexion du terminal Mini était plus stable, mais avec Flat High Performance, la stabilité des paquets de données atteignait 50 %.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, multiplie les menaces contre les États-Unis et Israël, dans un discours de défi assumé adressé à Donald Trump.
Ghalibaf affirme que l’Iran est prêt à « détruire toutes les positions américaines dans la région » et promet d’« inscrire » les forces américaines « dans l’histoire ».
Il nie toute perte de contrôle à Mashhad et invoque une légitimité religieuse et nationale, affirmant que « les défenseurs de l’Iran sont présents ».
Il revendique une « résistance devenue mondiale », prétendument capable de mettre Israël « à genoux », et se félicite de succès politiques à l’étranger :
« Aujourd’hui, même dans la capitale américaine, on gagne des élections avec des slogans anti-israéliens. Une allusion explicite à New York : l’Iran présente l’élection de Zohran Mamdani comme une victoire de Téhéran.
Pour Washington, le dilemme est le suivant : ne rien faire, et regarder un peuple se faire massacrer ou agir, et mettre fin à ce régime, qui cherche a embraser le monde comme l’a fait l’Allemagne nazie.

L’Iran menace de frapper Israël en représailles à toute action américaine.
Israël est en état d’alerte maximale.
RÉPONSE : Le président Donald Trump a déclaré : « Israël comprend les enjeux. Si mettre fin au régime et à ses groupes terroristes affiliés signifie affronter des missiles iraniens, Israël est prêt. »
Les exécutions vont commencer
Les autorités islamiques iraniennes ont annoncé l’exécution imminente des participants aux manifestations anti-régime.
Les autorités ont annoncé qu’à l’issue d’une procédure judiciaire accélérée, le premier groupe de « meneurs des troubles » condamnés sera exécuté mercredi matin.
Parmi les condamnés à mort figure Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans. Son exécution est prévue pour le 14 janvier 2026, quelques jours seulement après son arrestation lors des manifestations.
Selon les informations disponibles, l’exécution se fera par pendaison. Certaines exécutions pourraient avoir lieu publiquement, conformément à la loi islamique.
Selon les organisations de défense des droits humains, la famille de Soltani a été informée de la condamnation à mort le 11 janvier et n’a bénéficié que d’une brève visite de 10 minutes. Soltani s’est vu refuser l’accès à un avocat, à un procès équitable et à toute possibilité d’appel, ce qui semble être le premier d’une potentielle vague d’exécutions sommaires visant à réprimer la dissidence.
Des nouvelles monstrueuses nous parviennent in extremis d’Iran.
Un contact sur place décrit des mares de sang figées par le froid, gelant les routes après les mitraillades du régime. Plusieurs milliers de civils assassinés par le régime en quelques jours.
Livrée à elle-même, privée de tout soutien extérieur, la résistance iranienne est au bord de l’effondrement.
Une fois encore, elle est abandonnée dans le mutisme spectaculaire des médias et l’inaction calculée des grandes puissances occidentales.
Pourtant, la chute d’un régime qui a semé la terreur et le chaos pendant 47 ans serait un événement cataclysmique. C’est une opportunité – voire une obligation – pour les États-Unis et le monde de se rallier au peuple iranien.
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