Cas de conscience

Le Hezbollah promet d’étendre ses opérations de trafic de drogue au Venezuela

Démanteler les proxys de l'Iran !

D’après des sources diplomatiques libanaises citées par EREM News, un média basé aux Émirats arabes unis, le Hezbollah prévoit d’étendre ses activités au Venezuela, notamment le blanchiment d’argent, la production et le trafic de cocaïne et de Captagon.

Le groupe chercherait à recruter de jeunes sympathisants au Liban pour les transférer au Venezuela et y renforcer ses activités, malgré la montée des tensions et la possibilité d’une intervention militaire américaine dans le pays.

Cette semaine, un groupe de sénateurs de gauche et quelques républicains ont déposé une motion de censure visant à mettre fin aux bombardements, ordonnés par le président Trump, des navires transportant de la drogue en provenance du Venezuela.

Selon  Politico :

Le Sénat a rejeté jeudi une loi qui aurait exigé l’approbation du Congrès avant que le président Donald Trump puisse entreprendre une action militaire contre le Venezuela, malgré les réticences bipartisanes concernant les efforts secrets de l’administration dans la région.

Seuls deux républicains ont fait dissidence et se sont opposés à Trump. Ce vote, qui s’est soldé par 49 voix contre 51, constitue le deuxième échec en un mois pour freiner la campagne militaire américaine contre les navires soupçonnés de trafic de drogue en Amérique latine, une campagne qui a déjà fait près de 70 morts.

Heureusement, la mesure a échoué. On commence à comprendre pourquoi :


Le Hezbollah prévoit d’étendre ses activités au Venezuela, en se concentrant sur le blanchiment d’argent, la production et le trafic de cocaïne et de Captagon, selon des sources diplomatiques libanaises qui se sont confiées à EREM News, un média basé aux Émirats arabes unis. Le groupe chercherait notamment à recruter de jeunes sympathisants…

— Réseau Faytuks (@FaytuksNetwork) 6 novembre 2025

Voici quelques précisions supplémentaires :

Pour ceux qui ne le savent pas, le Hezbollah a tissé d’importants réseaux et acquis une grande influence en Amérique du Sud, notamment au Venezuela, au cours des deux dernières décennies.

Son principal objectif est de générer des revenus grâce au trafic de stupéfiants afin de financer ses opérations au Liban.

Selon cette  analyse de RAND :


Il existe des preuves que le Hezbollah a activement cherché à développer ses capacités opérationnelles tant aux États-Unis qu’en Amérique latine.

Aux États-Unis, les arrestations en 2017 de membres présumés du Jihad islamique, qui surveillaient des cibles potentielles à New York pour le compte du Hezbollah, en sont un exemple (Office of Public Affairs, US Department of Justice, 2017).

La présence opérationnelle du groupe en Amérique latine a été démontrée plus récemment en novembre 2023, lorsque les autorités brésiliennes ont démantelé une cellule du Hezbollah soupçonnée de planifier des attentats contre des cibles juives (Grattan, 2023).

Bien que des mesures de sécurité intérieure américaines robustes permettent de mieux contenir ces menaces sur le territoire national, les activités illicites du Hezbollah en Amérique latine – où les infrastructures de sécurité sont parfois moins développées – représentent un risque particulier pour les intérêts américains dans toute la région.

Le contexte géopolitique exacerbe ces préoccupations. La mort du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et de son successeur présumé, Hashem Safieddine, lors de frappes aériennes israéliennes, conjuguée au soutien américain direct croissant à Israël, pourrait inciter l’organisation à exploiter plus agressivement ses réseaux internationaux (Jackson, 2024 ; Jones et al., 2024).

Cette période de transition pourrait s’avérer particulièrement instable pour les opérations internationales du Hezbollah, notamment pour ses cellules dormantes aux États-Unis et en Amérique latine.

Selon RAND, le Hezbollah se concentre principalement sur la collecte de fonds pour ses activités néfastes au Moyen-Orient, mais il est également connu pour s’en prendre à des cibles américaines et israéliennes dans cet hémisphère :

Ces mécanismes de financement engloberaient, selon les informations, le trafic de drogue, le trafic d’armes, le trafic d’êtres humains, l’exploitation minière illégale, le vol d’identité et les systèmes de blanchiment d’argent (Hesterman, 2005, pp. 34-45).

Et le Venezuela en est l’épicentre :

Les régimes de Chávez et de Maduro ont fait du Venezuela une plaque tournante opérationnelle pour le Hezbollah.

S’appuyant sur des liens de longue date avec l’Iran, le gouvernement vénézuélien a créé un environnement propice au maintien de cellules actives du Hezbollah impliquées dans le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et la contrebande (Clarke, 2019 ; Young, 2024).

Ce climat permissif s’étend profondément au sein de la sphère politique vénézuélienne, où le Hezbollah collabore étroitement avec les autorités en matière d’infrastructures de renseignement, d’acquisition d’armes, de documents d’identité, de comptes bancaires et de filières pour le déplacement de ses agents et de son matériel (Humire, 2020).

La diversité des manières dont cette menace est présentée dans le débat public transparaît dans des documents non classifiés : si les rapports du Département d’État américain sur le terrorisme de 2018 et 2019 mentionnaient brièvement la présence de sympathisants du Hezbollah au Venezuela, les rapports de 2021 et 2022 ne faisaient aucune référence aux activités du Hezbollah (Département d’État américain, 2019).

La preuve de ces liens au niveau étatique est apparue clairement lorsque des responsables politiques vénézuéliens ont été accusés de délivrer des passeports à des membres du Hezbollah (Agence américaine de lutte contre la drogue, 2020).

Le département du Trésor américain a identifié des figures clés de ce réseau, notamment l’homme d’affaires vénézuélien Fawzi Kan’an et le diplomate Ghazi Nasr al-Din, qui facilitent la formation idéologique, l’entraînement des milices et les réseaux de trafic illicite d’armes et de stupéfiants (Humire, 2020 ; DEA, 2020).

L’inculpation en 2020 de l’ancien député vénézuélien Adel El Zabayar, accusé d’avoir coordonné le trafic de cocaïne et d’armes entre le gouvernement de Maduro et le Hezbollah, illustre davantage ces liens étatiques (DEA, 2020). Le partenariat stratégique entre l’Iran et le Venezuela a considérablement renforcé la position régionale du Hezbollah.

En juin 2022, l’Iran et le Venezuela ont officialisé un accord de coopération de 20 ans, dans lequel Maduro a explicitement aligné son pays sur l’Axe de la Résistance iranienne (« Maduro : Nous faisons tous partie de l’Axe de la Résistance », 2022).

Cette alliance se traduit concrètement par un soutien multicanal : des compagnies aériennes d’État, comme CONVIASA, transporteraient des agents et des marchandises illégales, tandis que des pétroliers iraniens livreraient du carburant au Venezuela, illustrant l’imbrication de ces relations (Berg, 2022 ; Zerpa, Bartenstein et Millard, 2020).

L’axe Iran-Venezuela a fourni au Hezbollah des ressources considérables, une protection diplomatique et une grande flexibilité opérationnelle.

D’autres choses inquiétantes nous parviennent du Venezuela, outre le trafic de drogue du Hezbollah, comme cette information en provenance de Colombie :

L’argent destiné à assassiner Miguel provenait du Venezuela. Le père de Miguel Uribe, candidat à la présidence assassiné en plein jour l’an dernier, a déclaré que les enquêteurs ont découvert que l’argent utilisé pour payer les assassins provenait du Venezuela.

Le Venezuela, encore une fois.

Croyez-vous vraiment qu’ils n’oseraient pas tenter la même chose ici ? Ils l’ont déjà fait contre le secrétaire d’État Marco Rubio. L’assassinat est désormais leur principal produit d’exportation, tant pour eux que pour leur allié du Hezbollah.

Les États-Unis sous Trump ne relâchent pas la pression :

L’administration Trump applique une politique de tolérance zéro envers les narcoterroristes qui introduisent du poison dans notre pays.

Grâce à POTUS , les États-Unis prennent des mesures pour assurer la sécurité des Américains !

Et c’est une bonne chose : ils semblent maintenir le cap et, suite à l’échec du vote au Sénat, ils ont désormais le feu vert. Ils devraient persévérer, car le Hezbollah et le Venezuela constituent clairement des menaces. Il serait terrible de ne réagir qu’à des actes potentiellement catastrophiques.


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