Secrets révélés

Comment l’UE paie les médias grand public pour promouvoir ses récits

par Robert Williams

Les dirigeants non élus de l’Union européenne (UE), manifestement corrompue, paient désormais les médias grand public pour promouvoir les programmes de ses « élites ».

L’UE aurait dépensé jusqu’à un milliard d’euros rien qu’au cours de la dernière décennie pour ce faire, selon un rapport récent intitulé « La machine médiatique de Bruxelles : le financement des médias européens et la formation du discours public », rédigé par Thomas Fazi, du groupe de réflexion européen MCC Bruxelles.

En présentant ces projets comme des initiatives de « lutte contre la désinformation » et de « promotion de l’intégration européenne », l’UE a injecté l’argent des contribuables, estimé prudemment à 80 millions d’euros par an, dans des « projets médiatiques » – sans compter les financements indirects, tels que les contrats publicitaires.


Le rapport montre également que l’UE gère un « complexe médiatique européen » extrêmement sophistiqué, grâce auquel elle parvient à façonner les récits médiatiques sur elle-même et sur ses programmes.

Selon le rapport de Fazi :

La Commission européenne, à travers son seul programme de Partenariats journalistiques, doté d’un budget cumulé de près de 50 millions d’euros à ce jour, supervise un vaste écosystème de collaborations médiatiques européennes.

Au fil des ans, celles-ci ont porté sur des centaines de projets, allant des campagnes de promotion pro-UE aux initiatives de « journalisme d’investigation » douteuses, en passant par de vastes campagnes de lutte contre les fausses informations. Sans compter les campagnes publicitaires financées par le programme « Mesures d’information pour la politique de cohésion de l’UE » (IMREG), à hauteur de 40 millions d’euros à ce jour…

« Plus inquiétant encore est le rôle central joué par les principaux radiodiffuseurs publics européens dans ce processus. Ces projets montrent qu’il ne s’agit pas de collaborations ponctuelles, mais plutôt d’une relation semi-structurelle évolutive entre les institutions européennes et les réseaux de médias publics. »

Il semble que la Commission européenne ait littéralement payé presque tout et n’importe qui dans le monde des médias ; autrement dit, tous, des agences de presse aux médias, en passant par les radiodiffuseurs publics et autres organisations médiatiques, sont plus ou moins à la solde de la Commission européenne. Voici quelques exemples :

Parmi les agences de presse – dont dépendent pratiquement tous les médias pour leurs reportages – la Commission européenne a investi de l’argent dans les agences suivantes, entre autres : l’Agence France-Presse a reçu 7 millions d’euros de l’UE, ANSA (Italie) 5,6 millions d’euros, Deutsche Presse-Agentur (Allemagne) 3,2 millions d’euros, Agencia EFE (Espagne) 2 millions d’euros, Associated Press (AP) 1 million d’euros, Lusa News Agency (Portugal) 200 000 euros, Polish Press Agency 500 000 euros et Athens News Agency 600 000 euros.


Plusieurs médias d’information semblent également être financés par la Commission européenne : Euronews (paneuropéen) 230 millions d’euros, ARTE (France) 26 millions d’euros, Euractiv (paneuropéen) 6 millions d’euros, Gazeta Wyborcza (Pologne) 105 000 €, 444.hu (Hongrie) 1,1 million d’euros, France TV (France) 400 000 €, GEDI Gruppo Editoriale (Italie) 190 000 €, ZDF (Allemagne) 500 000 € et Bayerischer Rundfunk (Allemagne) 600 000 €.

Les radiodiffuseurs publics ont reçu les montants suivants : Deutsche Welle (Allemagne) 35 millions d’euros, France Médias Monde 16,5 millions d’euros, France Télévisions 1 million d’euros, RAI Radiotelevisione Italiana (Italie) 2 millions d’euros, RTBF (Belgique) 675 000 euros, RTP (Portugal) 1,5 million d’euros, Radiodiffusion publique estonienne, TRE 1 million d’euros, RTVE (Espagne) 770 000 euros TRE. (Estonie) 1 million d’euros et TV2 (Danemark) 900 000 euros.

Des organisations médiatiques telles que Reporters sans frontières (France) et Journalismfund Europe (Belgique) ont reçu respectivement 5,7 et 2,6 millions d’euros. Une organisation néerlandaise se déclarant indépendante, Bellingcat, a reçu 440 000 euros.

Ces nombreux exemples de médias et d’organes de presse ne concernent que l’UE. Cependant, l’UE mène également une vaste opération d’influence en dehors de ses frontières, sous couvert, bien sûr, de propagande bienveillante : « présenté comme un soutien à la liberté et au pluralisme des médias » – comme si l’UE connaissait la liberté et le pluralisme. Ces projets ont notamment ciblé les médias d’Ukraine, d’Arménie, d’Azerbaïdjan, de Géorgie, de Moldavie, de Russie, de Biélorussie et des Balkans occidentaux.

Ces financements sont totalement opaques. Selon le rapport, ils sont opaques et difficiles à démasquer. Il est toutefois logique que l’UE cherche à dissimuler autant que possible son propre trafic d’influence.

Le rapport conclut :

« Le système de financement des médias de l’UE, en constante expansion… crée des dépendances financières, encourage la conformité narrative et favorise un écosystème dans lequel les voix dissidentes sont marginalisées – tout cela sous les bannières vertueuses de la « lutte contre la désinformation », de la « promotion des valeurs européennes » et de la « construction d’une sphère publique européenne ».

L’ampleur de l’imbrication institutionnelle entre les organes de l’UE et les principaux acteurs des médias – des radiodiffuseurs publics aux agences de presse en passant par les médias en ligne – ne peut être ignorée comme étant inoffensive ou accessoire. Elle constitue un conflit d’intérêts systémique qui compromet la capacité des médias à fonctionner comme un pilier indépendant de la démocratie.

Même en l’absence d’interférence éditoriale directe, la dépendance structurelle aux subventions et contrats de l’UE suffit à dissuader les journalistes critiques et à encourager un alignement réflexif sur les positions officielles de l’UE.

L’UE apparaît malheureusement comme un régime profondément corrompu et antidémocratique, qui s’accroche désespérément au pouvoir par le trafic d’influence et l’imposition d’une censure autoritaire.

Des centaines de millions d’Européens continuent de subir ces tactiques. Quand donc se réveilleront-ils ?

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