La responsable des Nations Unies dont le rapport a inscrit Israël sur la liste noire internationale des pays auteurs de violences sexuelles, aux côtés du Hamas, de l’État islamique et d’autres groupes terroristes, a admis n’avoir jamais examiné personnellement les preuves sous-jacentes avant de formuler cette accusation.
Cette révélation soulève de sérieuses questions quant à l’intégrité d’un processus qui a conduit Israël à rompre toute relation de travail avec le bureau du Secrétaire général António Guterres.
Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée de la question des violences sexuelles commises en période de conflit, a fait cette déclaration lors d’une conférence de presse suivant la publication du rapport annuel 2026 de Guterres, qui ajoute Israël à la même liste noire que les auteurs du massacre du 7 octobre.
« Je reçois ces informations. Je les compile et les présente au Secrétaire général », a-t-elle déclaré.
Interrogée par des journalistes sur le point de savoir si elle avait personnellement examiné les preuves citées contre Israël, elle a répondu catégoriquement :
« Non, car ce n’est pas mon rôle. »
Elle a ajouté : « J’ai clairement indiqué à Israël que je ne me rendrais dans aucun centre de détention, même si on me le proposait. Il n’incombe pas à mon bureau d’effectuer des vérifications. »
Le rapport de Guterres allègue que les forces armées israéliennes, les forces de sécurité et l’administration pénitentiaire israélienne ont commis des actes de violence sexuelle et de torture sur des détenus palestiniens. Israël a catégoriquement rejeté ces allégations.
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, a annoncé que sa mission suspendait tout contact avec le bureau de Guterres.
« C’est une honte morale qui prouve que Guterres a perdu toute crédibilité », a déclaré Danon, qualifiant la décision d’inscrire Israël sur la liste noire d’« outrageuse, dangereuse et moralement indéfendable ».
Benny Gantz a qualifié le rapport d’« antisémite et d’hypocrite », tandis que Gilad Erdan a qualifié les Nations Unies de « corrompues et manipulées ».
La liste noire place désormais Israël au même rang que le Hamas, ce même Hamas que le bureau de Patten avait accusé, en mars 2024, de viols et de violences sexuelles lors de l’attaque du 7 octobre et pendant la détention d’otages à Gaza.
Des responsables israéliens, cités par Ynet, ont indiqué que les pressions politiques exercées sur Guterres pour qu’il ajoute Israël à la liste, notamment après l’inscription du Hamas, étaient une manœuvre délibérée visant à établir une fausse équivalence morale entre un État démocratique et une organisation désignée comme terroriste.
Les médias turcs ont rapporté que Patten affirmait que son bureau avait demandé à plusieurs reprises des informations et des documents à Israël, sans succès, ce qu’Israël conteste.
L’ONU a depuis longtemps cessé d’être un médiateur impartial au Moyen-Orient. Ce que les aveux de Patten révèlent clairement, c’est qu’elle n’est même plus un accusateur impartial.
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