Manipulation, Endoctrinement et Asservissement à l’aube du Nouvel Age

« J’ai juré sur l’autel de Dieu mon opposition éternelle à toute forme de tyrannie sur l’esprit de l’homme. » Thomas Jefferson

On peut douter qu’un visionnaire comme Thomas Jefferson ait imaginé à quel point l’art de la tyrannie du cerveau se serait développé au XXe siècle. Lorsque Jefferson choisit de défendre la liberté, ses ennemis n’étaient alors que diverses formes de duperie. La propagande et le mensonge, la fausse information et les explications erronées, voilà de quoi était faite alors la manipulation du cerveau. Jefferson craignait que les gens fussent abusés à ne pas penser, à penser d’une façon erronée ou à penser à des choses justes, mais de la mauvaise manière.


Il défendait la plus grande liberté possible de communication, de parole et de presse parce que, comme le disait la Bible (L’Evangile de Saint Jean), la vérité nous rend libres.

Les ennemis de Thomas Jefferson n’ont pas pour autant disparu. En fait, la duperie est, aujourd’hui encore, plus sophistiquée et plus persuasive que jamais. Et pourtant, Jefferson n’en aurait pas moins reconnu sa vieille ennemie. Mais comment aurait-il pu imaginer que la tyrannie sur l’esprit aurait trouvé de nouveaux alliés ? Aurait-il pu jamais s’imaginer que quelqu’un essayerai d’atteindre le cerveau d’une autre personne pour contrôler sa volonté ?

On peut tyranniser l’esprit de bien des manières. Les méthodes les moins subtiles sont celles qui mutilent, comme la psychochirurgie et l’électrochoc. Mais le contrôle de cette manière ne crée pas la possibilité de manipuler d’une façon aussi forte que les techniques qui cherchent à déformer le processus de la pensée. La propagande permet une plus grande manipulation des gens parce qu’ils ignorent qu’on les dupe pour les contrôler. Il leur reste néanmoins la possibilité de découvrir la vérité.

Une méthode plus ambitieuse est de remodeler le cerveau pour le rendre conforme aux contours idéologiques désirés. Les techniques de lavage de cerveau ont été conçues pour obtenir justement ce degré de contrôle. Mais la forme la plus ambitieuse de manipulation du cerveau, auprès de laquelle les autres pâlissent, est la robotisation qui subjugue la volonté pour créer des automates humains.

Cette éventualité a été, pour la première fois, portée à l’attention du public par le roman de Richard Condon, le Candidat mandchou, publié en 1958. Parce que c’est la première fois qu’on a soulevé le spectre d’assassins programmés sous hypnose et donc le cerveau est totalement sous contrôle.

Le Candidat mandchou

Lorsque Raymond Shaw revint de derrière les lignes ennemies pendant la guerre de Corée, ramenant avec lui presque toute sa patrouille, on lui décerna la Médaille d’honneur du Congrès pour avoir héroïquement risqué sa vie pour ses hommes. Cette décoration ne pouvait être plus mal décernée, car son récipiendaire était un lâche qui ne souciait que de lui-même. Sa patrouille n’avait pas eu à combattre pour sortir d’un guet-apens car elle avait été capturée sans gloire et envoyée en Mandchourie. Là, les hommes furent confiés à Yen Lo, image vivante du Péril jaune et vieillard diabolique dont l’expression faciale était aussi sardonique que si le défunt Dr Fu Manchu avait été son oncle. Yen Lo avait mis au point « sa propre technique pour descendre dans l’inconscient à la vitesse d’un ascenseur de puits de mine ».

Yen Lo était un maître de la manipulation du cerveau. Il savait que tout comportement obéissait au principe de base du conditionnement pavlovien. En entraînant l’inconscient à réagir par réflexe aux stimuli qu’il conditionnait, Yen Lo pouvait programmer un individu à réagir aussi automatiquement qu’un ordinateur. Un tel individu obéirait toujours à son maître car « la première chose à laquelle un être humain est loyal est son propre système nerveux conditionné ».

Yen Lo combinait l’hypnotisme au conditionnement pavlovien. Il se moquait des sceptiques. Cet expert asiatique du lavage de cerveau utilisait des drogues en plus du conditionnement et de l’hypnose. Elles traversaient parfois le conscient, ce qui permettait alors à Yen Lo de planter directement des suggestions dans l’inconscient. Ces dernières non seulement posaient des jalons primordiaux en vue de tout contrôle futur mais provoquaient également une amnésie totale sur tout le processus, y compris les assassinats qui étaient l’objectif final de l’opération.

En Mandchourie, Yen Lo démontra ce qu’il était capable de faire devant un parterre de responsables russes et chinois. Après avoir hypnotisé Shaw et sa patrouille, il les installa sur une scène, leur suggéra qu’ils se trouvaient dans un petit hôtel du New Jersey où ils participaient à une fête donnée par le cercle féminin local.


Le manipulateur de cerveau expliqua à son public que ce fut le rêve de Lavrenti Beria, le chef du KGB sous Staline, de mettre au point un « assassin préfabriqué » ou « assassin psychique ». Un tel individu peut tuer sans remords et on ne pourrait rien en tirer de plus qu’on ne le ferait de son arme ; tous deux n’agissant que comme des mécanismes inconscients. Il fut décidé que Shaw serait transformé en tueur.

Yen Lo fit alors la démonstration de son pouvoir sur Shaw en lui tendant un revolver et en lui ordonnant de tuer les deux hommes qu’il aimait le plus. Shaw tua les deux hommes sans sourciller. Ensuite, Yen Lo implanta dans Shaw et les autres survivants l’histoire que Shaw avait héroïquement sauvé sa patrouille des mains des communistes. Lorsqu’on les relâcha, chaque homme se souvenait jusqu’au moindre détail de l’embuscade où ils étaient tombés et du secours qu’ils n’avaient jamais reçu.

Ce n’est que bien plus loin dans le roman que nous apprenons pourquoi Raymond Shaw avait pu être programmé aussi intensément. Sa mère, femme de tête, obtenait en faisant du charme tout ce qu’elle voulait et, par ruse, ce dont elle avait besoin. Elle manœuvra adroitement son mari pour qu’il réussisse en politique : il devint même candidat à la vice-présidence des Etats-Unis. Huit ans après son « odyssée » coréenne, on ordonne à Shaw d’assassiner un candidat à la Présidence. Il n’y avait aucune raison pour qu’il n’obéisse pas puisqu’il avait déjà tué plusieurs personnes dont sa femme et son beau-frère. Mais le complot de Yen Lo commence à avoir des fissures. L’ancien commandant de Shaw, le colonel Marco, fait des cauchemars dans lesquels il voit Shaw abattre deux hommes de sa patrouille. Il découvre alors qu’un membre de la patrouille fait le même cauchemar. Marco entre en contact avec Shaw, et lorsque les deux ex-membres de la patrouille parlent devant lui de la Corée, ils se rendent compte que leurs souvenirs de l’embuscade semblent quelque peu inexacts.

Marco demande à Shaw : « Mais vous ne vous souvenez pas d’avoir fait tout ça ? » et ce dernier lui répond : « C’est ce que j’essai de vous expliquer… Chaque fois que je pense à cet engagement, je sais toujours ce qui est arrivé mais je ne peux me souvenir où cela s’est passé. » Le colonel Marco finit par deviner la vérité et lui dit qu’il était comme « une sorte de bombe à retardement avec un détonateur de huit ans de long ».

Ni Shaw ni Marco ne savaient dans quel but Shaw avait été si soigneusement programmé et ils ne connaissaient pas non plus le signal clé qui déclencherait l’action. Un soir, alors que tous deux se détendaient dans un bar, Shaw avait demandé un jeu de cartes et faisait une réussite quand il retourna la dame de carreau. Il resta figé. Les mots qu’il entendit alors étaient destinés à quelqu’un d’autre : « Pourquoi ne prends-tu pas un taxi tout de suite jusqu’à Central Park pour te jeter dans un lac ? » C’est exactement ce que fit Shaw. Lorsque, par la suite, Marco lui raconta ce qu’il avait fait, Shaw le nia, mais il ne pouvait ignorer ses vêtements tout trempés. Shaw savait maintenant que les communistes contrôlaient son cerveau. Marco savait comment. Mais ils ne savaient pas encore pourquoi et qui.

A la fin du roman, nous apprenons que le détonateur de Shaw est sa propre mère. Elle avait conclu un pacte diabolique avec les communistes ; en échange d’un assassin programmé soumis à sa volonté, elle propulserait son mari jusqu’à la Présidence pour ensuite le livrer ainsi que le pays aux communistes. Mais lorsque ces derniers choisirent son fils pour être l’assassin, elle jura secrètement de se venger. Une fois que son fils aurait assassiné l’autre candidat à la Présidence et que son mari aurait été élu comme Président, elle verrait à ce que les gens responsables de la programmation de son fils soient poursuivis et traduits en justice.

Elle ne vécut jamais ce moment-là car, le jour même de la convention nationale, Shaw appuya deux fois sur la gâchette et abattit sur le podium sa mère et son beau-père. Il se suicida ensuite. C’était le colonel Marco qui, ayant découvert la clé secrète : la dame de carreau, s’en était servi sur Shaw pour déjouer le complot. Il avait alors reprogrammé Shaw pour qu’il tue ses parents et se suicide ensuite. Il donna comme explication « qu’un récipiendaire de la Médaille d’honneur ne pouvait mourir sur la chaise électrique… »

Le Candidat mandchou et la CIA

Richard Condon a peut-être popularisé cette idée d’un candidat mandchou mais elle ne vient pas de lui. Condon ne le savait pas quand il écrivit son roman, mais la CIA avait déjà envisagé un scénario de ce genre. Lorsqu’Allen Dulles, directeur de la CIA, eut à prononcer un discours devant un congrès national des anciens élèves de l’université Princeton, en 1953, il choisit comme sujet « La bataille des cerveaux » que l’Union soviétique aurait alors commencée.

Selon Dulles, cette bataille devait se faire sur deux fronts : l’endoctrinement des masses par la propagande et la censure, et le « lavage et la transformation du cerveau » sur le plan individuel grâce auxquels les Soviétiques « lavent complètement le cerveau des pensées et processus mentaux du passé et, probablement par l’utilisation de quelque sérum de mensonge, créent de nouveaux processus et pensées que la victime répète à la manière d’un robot ».

Le procédé n’était pas nouveau, déclara Dulles. Depuis au moins les années 30, lorsque les Procès de Moscou révélèrent au monde que le contrôle du cerveau était une véritable menace, le spectre de la subversion de la personnalité et la création d’automates humains font partie du plan soviétique pour la domination du monde.

Les anciennes méthodes soviétiques étaient plutôt frustres, selon Dulles, mais néanmoins efficaces pour amener une « métamorphose mentale » – suffisamment forte qui prouve que « quiconque les dirigeants du Kremlin avaient décidé de détruire ne dirait que ce qu’ils voudraient qu’il dise ».

Les Soviétiques avaient beaucoup appris depuis cette époque sur « l’art pervers de briser le cerveau de l’homme ». Les procès en 1949 du cardinal Mindszenty en Hongrie et, en 1952, de Slansky, Löbl et autres soi-disant conspirateurs en Tchécoslovaquie, ne sont qu’une preuve de plus que même les hommes les plus résistants plient sous le poids de l’endoctrinement et des techniques de contrôle du cerveau des Soviétiques.

Pour qu’il y ait une chance de que les Etats-Unis ne perdent pas « la guerre du cerveau », continua Dulles, « nous devons comprendre les techniques dont se sert l’Union soviétique pour contrôler le cerveau humain ». Mais les Etats-Unis sont en désavantage marqué. Non seulement les Soviétiques ont une avance technique de vingt ans, mais le monde occidental est « quelque peu handicapé pour obtenir des renseignements utiles parce que peu d’hommes ont pu quitter les pays du bloc soviétique sans qu’on leur lave le cerveau ».

D’une façon encore plus frappante, raconta Dulles à son auditoire, « nous ne disposons d’aucun cobaye humain sur qui expérimenter des techniques extraordinaires ». La CIA s’est arrangée pour surmonter ce dernier handicap en procédant à des expériences sur des citoyens américains qui n’en avaient pas connaissance.

On s’était penché, à l’intérieur de la CIA, sur le problème du candidat mandchou bien avant le discours de Dulles. Un mémoire interne de la CIA en date du 16 février 1951, souligne que :

« L’hypnotisme aurait été utilisé dans certains cas par les Soviétiques en complément d’interrogatoire. Il permet d’abaisser le point de résistance à la révélation de la vérité ainsi qu’à l’action spécifique et au comportement du sujet. Il est possible à un interrogateur soviétique expérimenté d’abaisser la résistance du prisonnier aux fins d’interrogatoire et de ne lui laisser aucun souvenir d’avoir été interrogé. En ce qui concerne l’induction d’une action spécifique par hypnotisme sur un sujet, il est possible de lui donner des ordres, donc de l’envoyer ensuite en mission et de la récupérer à son retour sans qu’il se souvienne de tout ce qui lui est arrivé ».

Des documents rendus publics par la CIA font supposer qu’on a utilisé la narco-analyse sur deux agents soviétiques, en juin 1954. Tous les deux furent drogués, interrogés sous hypnose et soumis à des ordres post-hypnotiques pour provoquer chez eux une amnésie totale. Sur l’un des sujets, on obtint une « remarquable régression » au cours de laquelle il revécut « véritablement certains événements de sa vie passée » et traita son interrogateur comme s’il « était un ami de longue date » en Russie. L’amnésie totale suivit cette régression dans le temps.

La quête de la CIA pour mettre au point un candidat mandchou coûta des millions de dollars et nécessita l’aide de centaines de chercheurs, d’universités, de sociétés pharmaceutiques, d’institutions psychiatriques, de prisons et de laboratoires.

Même si la CIA doutait qu’on puisse robotiser des gens, elle voulait continuer ses tentatives car, si on pouvait le faire, quelqu’un le ferait. Il valait mieux que ce soit elle plutôt que les Soviétiques. Est-ce que la CIA, ou quelqu’un d’autre, a réussi ? Est-il possible de reprogrammer le cerveau humain pour qu’il obéisse automatiquement à des ordres ? Est-ce que l’obéissance totale est possible sans qu’il y ait culpabilité, remords ou connaissance consciente ?

L’hypnose en tant que jeu

Les partisans du point de vue que l’hypnose est un jeu font porter l’attention sur l’interaction entre l’hypnotiseur et le sujet. Chacun veut répondre à l’attente de l’autre. Selon cette manière de voir, les sujets entrant en hypnose désirent agir de la façon dont le font les gens hypnotisés et ils répondent particulièrement bien aux clés que leur donne l’hypnotiseur, lequel les aide à se comporter selon ce qu’on attend d’eux en la circonstance.

Martin T. Orne, éminent chercheur sur l’hypnose, a décrit cette manière de jeu dans une étude effectuée en 1959. Orne fit une conférence sur l’hypnose à deux groupes d’étudiants et entreprit de leur prouver ce qu’il avançait. Il fit à l’un des groupes une démonstration de « catalepsie spontanée de la main dominante », expérience jamais encore relevée dans ses travaux sur l’hypnotisme. Ensuite, on hypnotisa des volontaires de chaque groupe.


Plusieurs de ceux qui avaient assisté à la « catalepsie spontanée de la main » refirent ce geste sous hypnose alors qu’aucun membre de l’autre groupe ne le fit. Orne croit que les sujets en état d’hypnose agissent de la manière qu’ils pensent qu’on attend d’eux. Ils jouent le rôle de sujets hypnotisés. Orne, dans un article ultérieur, déclare que « le déclenchement de l’état de transe est lié au souhait du sujet d’entrer en hypnose ».

Selon Orne, presque toute l’information disponible sur l’hypnose parle de situations au cours desquelles le sujet voulait être hypnotisé et il semble qu’il soit essentiel qu’il y ait comme une forme de « relation positive entre le sujet et l’hypnotiseur » avant de provoquer l’état de transe.

Le Techno-Paganisme et Disciples de T.O.P.Y.

Le Techno-Paganisme s’incarne sur Internet dans Thee Temple ov Psychic Youth (Le Temple de la Jouvence Psychique) ou T.O.P.Y. est une organisation informelle qui, depuis sa fondation en 1981, est passée du stade d’anti culte à celui de culte proprement dit. A l’origine, remise au goût du jour par le groupe Techno-Paien Psychic TV et surtout par son leader Genesis P. Orridge, la secte se réclame des écrits des philosophes et occultistes anglais, Aleister Crowley et Austin Osman Spare. T.O.P.Y. est en quelque sorte la résurgence actuelle de l’Eglise « The Process ».

Les disciples de l’ancien Process pensaient que le jour du jugement dernier, le Christ et Satan choisiraient parmi leurs fidèles respectifs, les plus dignes de les accompagner dans une autre dimension. Ils considéraient l’Humanité comme une entité, composée de deux « camps » dans lesquels seuls les « forts » pouvaient survivre.

En divisant ainsi l’Humanité en deux camps distincts : les forts (les plus qu’humains) d’un coté, et les faibles de l’autre, cela aurait eu, parait-il, pour effet fâcheux d’attirer au sein du Temple, un certain nombre de personnes cultivant les visions inquiétantes de l’idéologie nazie… T.O.P.Y. cultive une vision plus contemporaine (mais néanmoins subversive) : cette facette de l’idéologie du Process a été gommée au profit d’une volonté militante et activiste au sein de notre société. T.O.P.Y. considère, en effet, tout ce qui touche à l’ordre établi, comme néfaste et refuse plus volontiers les doctrines fascistes que ses prédécesseurs.

Car T.O.P.Y. a beau être une secte tolérante envers ses fidèles, sa principale motivation reste la transformation psychologique de l’Humanité afin de se préparer au Troisième Millénaire. Cependant, au contraire du Process où la morale n’entrait absolument pas en ligne de compte dans le comportement – ce qui engendra des excès : on se souviendra de l’horrible assassinat de Sharon Tate en 1969, alors enceinte de Roman Polanski, par la « famille » de Charles Manson, un gourou maniaque installé en Californie du Sud entretient des rapports étroits avec l’Eglise du Process dans les années 1960 – pour T.O.P.Y., il est primordial de combattre tout idéologie basée sur la contrainte et sur l’obéissance, mais de manière positive.


Mystique & Anarchie

En effet, T.O.P.Y. n’accepte aucun compromis. D’obédience politique anarchiste, la secte se rebelle volontiers contre le pouvoir établi. Le T.O.P.Y. Manifesto en est un excellent exemple : « Nos ennemis sont faibles. Nos ennemis sont tridimensionnels. Nos ennemis sont la Continuité et la Cohérence. Nos ennemis sont Restriction et Isolement. Nos ennemis sont lâcheté et peur. Nos ennemis sont Matériels. Nos ennemis sont Direction et Faits ».

La secte T.O.P.Y. exprime son rejet total vis-à-vis de tout ce qui touche au pouvoir. Pour T.O.P.Y., les valeurs de la vie quotidienne, ses obligations et ses concessions sont sans fondement. Il se situe totalement hors de tout consensus. Pour T.O.P.Y. et ses disciples « les questions sont plus importantes que les réponses ».

De plus, T.O.P.Y. verse volontiers dans une interprétation magique du monde (la « Magik », dans le langage du Temple). La vie du disciple type est guidée par l’acceptation du hasard, de la surprise et du chaos au sein même de la vie et en tant que moteur même de la vie (cette philosophie est l’expression même des idées subversives des Illuminati pour asservir et détruire la vie humaine – on reconnaîtra « l’arbre à ses fruits »). Mais c’est aussi dans l’action que se réalisent les disciples de T.O.P.Y. Ils ne veulent pas faire partie du « monde qui dort » comme ils l’appellent dans le T.O.P.Y. Manifesto.

Un disciple de T.O.P.Y. doit être prêt à réagir aux événements que la vie lui impose. Pour T.O.P.Y., le Chaos est la première loi naturelle. Une référence récurrente, au sein de T.O.P.Y. et dans l’idéologie techno païenne, est l’utilisation New Age de la science et de la technique à des fins totalement non scientifiques. Par exemple, pour atteindre des états mystiques, dépasser la dualité âme- corps et réintégrer la conscience moderne aliénée dans la trame de l’Univers. Tout cela témoigne d’un besoin évident de rendre ces croyances efficaces dans une société hyper technologique en perte de valeurs et de références sacrées. Le techno paganisme imprègne déjà Internet.

La définition la plus simple que l’on peut en faire, serait : une tentative de réflexion sur l’impact négatif produit par les bouleversements idéologiques et technologiques du XXe siècle dans nos vies quotidiennes et y remédier. Il exprime aussi le besoin de remettre en cause les avis des experts et scientifiques qui semblent avoir une part trop importante dans ce que nous devons croire ou non, aujourd’hui. En somme, on peut dire que le techno paganisme est un mélange de mysticisme païen et de new age, accommodé à la sauce technologique.

Raves & Mysticisme

Le techno paganisme de T.O.P.Y. apparaît encore dans la furie électro-bachique qui anime les « Raves Party » où les conventions sociales sont provisoirement suspendues dans l’hystérie collective. Cette forme de transe est censée déboucher sur une décompression totale et une libération psychologique vis-à-vis de notre société.

Dans les raves, les danseurs déchaînés et en sueur s’agitent comme dans un rituel chamanique au son de la dance music électronique, sur des rythmes « house » ou « techno » entêtants, atteignant parfois des niveaux sonores faramineux qui les aident à « décoller » vers un autre plan de conscience. Sauf que ce sont des rythmes à deux temps obsédant qui ont en réalité le but de déstructurer la conscience d’un individu, pour aboutir à des comportements anti-sociaux voire suicidaires. L’usage généralisé des drogues comme l’extasy, considéré comme un excitant et un aphrodisiaque, leur a valu le nom de mouvement « Acid House » au cours de l’été 1989, et fut qualifié de « deuxième été de l’amour » par les journalistes anglais.

Ce qui est paradoxal et ironique dans cette culture de fin de siècle, dont la conception du monde est censée reposer sur la science, c’est qu’elle est devenue le refuge de visions théologiques et de mythes transcendantalistes en tous genres qui témoignent de l’influence persistante de la contre-culture des années 1960-1970 au sein de la communauté technocratique que constitue Internet. Les extases mystiques et les prédictions fumeuses de cette époque ressurgissent dans les prophéties millénaristes des techno hippies, techno païens, militants new age et autres visionnaires. Partout, dans la cyberculture, au sein du XXe siècle, on peut constater la persistance de superstitions bien vivaces. Mais la question à se poser : « A qui profite le crime ? » pas seulement aux industriels et aux commerçants de tous poils (les marchands du temple)…

L’Eglise « The Process »

Ce qui va suivre, est une adaptation très libre de l’article à propos de l’Eglise « The Process » paru dans Alternative Press, en février 1997. Il y a plus de 20 ans que la Process Church of Final Judgment ou The Process a été dissoute et que son fondateur est tombé dans l’oubli. Mais depuis quelques années, une nouvelle génération reprend à son compte ce système de croyances très controversé. Fondée en 1963 en Grande-Bretagne, la Process Church of Final Judgment est d’emblée un groupe de type sectaire, apparenté à la Scientologie. Pendant ces 20 années, elle se propage aux Etats-Unis pour disparaître en 1974. Volontiers sectaires, les principes de « l’Eglise » sont basés sur la volonté intérieure et la discipline. Le mot d’ordre est : « Celui qui ne se souvient pas de ces erreurs passées, est condamné à les répéter ».

Le but de chaque disciple est de maximiser ses actions et leurs conséquences au niveau de la vie quotidienne et spirituelle. L’exploration des plus profonds désirs, fantasmes et motivations de chacun est la clef de voûte de toute la philosophie de T.O.P.Y. Comme au sein de l’Eglise de Scientologie du défunt Ron Hubbard, les fidèles doivent prendre conscience au mieux de leurs envies, leurs pulsions profondes dans le but de les combattre ou au contraire les réaliser, déclenchant ainsi The Process, le processus. Le Process n’est donc ni un jeu, ni un concept marketing pour vendre des livres ésotériques ou des disques de musiques « métal » ou « gothiques ».

Actuellement, de nombreux écrivains, musiciens et artistes réinvestissent les écrits de son fondateur Robert De Grimston. Certains historiens des religions signalent que cela va dans le sens de la folie fin de millénaire. Le nom même de Process (processus en français) provient de la Scientologie. Elle encourage la personne à se transformer mentalement, à devenir plus forte et à obtenir ainsi plus de pouvoir.

A l’automne 1966, les membres du Process se rencontrent au Mexique pour clarifier leur religiosité croissante. En effet, certains événements les poussent à reconsidérer la question divine. Ils sont sous l’emprise de « phénomènes divins ». Pour De Grimston, le Christ et Satan ne sont pas ennemis. Ils ont été capables de résoudre leurs conflits et vivent en harmonie. La peur est à la base de la destruction même de l’homme (ce qui n’est pas faux non plus). Parce que De Grimston pense que les systèmes sociaux modernes s’imposent par la peur, il décrit le XXème siècle comme « le temps de la mort ». Les hommes ont été éduqués d’une manière telle qu’ils sont aveugles à la veille de l’Apocalypse. Quand elle va arriver, les hommes seront trop apeurés pour se sauver. Ce jour-là, le Christ et Satan jugeront les âmes et seulement les hommes fiers et sans peur pourront accéder à l’Eternité et au Nouvel Age…

De retour à Londres, ils font l’objet d’une forte couverture médiatique. Grâce à la presse sensationnaliste, leur culte se répand très vite. Fin 1967, des chapitres sont installés à Toronto (Canada) et aux Etats-Unis. Pour le Process, la loi de l’Univers est : « Tu recevras autant que tu donnes ».

Des petites communautés se créent autour des chapitres. Ils ouvrent des centres d’aide publique et par ce biais, recrutent des nombreux acteurs, artistes et personnalités du show-biz au sein de l’Eglise. L’Eglise ratisse large, elle accueille toutes les confessions, toutes les orientations sexuelles ou autres (Gays, Lesbiennes, Sado-masochistes, Fétichistes…). Mais l’Eglise du Process entre vite en concurrence avec l’Eglise de Satan (Church of Satan) de Anton LaVey. Au début, les médias font des confusions entre les deux groupes. L’Eglise du Process se réjouit de cette condition, car elle veut accueillir le plus de gens bizarroïdes possible, le plus d’acteurs possible de la contre-culture, même dans le domaine de la pornographie. Elle va même jusqu’à recruter auprès des bikers.


Charles Manson (le commanditaire de l’assassinat de Sharon Tate) a ingurgité une grande quantité d’écrits de De Grimston. Mais le seul lien connu entre « la famille » Manson et le Process, s’arrête au niveau idéologique. A la suite du procès de Charles Manson, l’Eglise connaît des conflits internes et est démantelée en 1974. Son fondateur entre au sein d’un groupe chrétien New Age. Il est pour bon de signaler que la croix du Process représente quatre P qui s’entrecroisent, symbolisant l’union de personnes venant d’horizons totalement différents. Tous les symboles, tous les noms, qui étaient en quelque sorte marque déposée, ont été repris avec l’accord des membres originaux de L’Eglise du Process. Actuellement, on constate une renaissance du mouvement sur Internet sous le nom de Temple Ov Psychick Youth ou T.O.P.Y.

En 1945, Ron Hubbard s’associe avec un certain Aleister Crowley, le dirigeant d’une secte satanique. Aleister Crowley se fait appeler « La Bête 666 », servant de l’Antéchrist. Il préconise d’étranges pratiques sexuelles et l’utilisation de drogues à accoutumance. Grâce à lui, Ron Hubbard rencontre John Parsons, alias Jack, chimiste de son état et l’un des premiers membres du laboratoire de Jet Propulsion en Californie, mais dont la magie constitue la passion nocturne. Hubbard et Parsons se mettent à pratiquer des rituels sexuels sur Sara Elizabeth Northup, alias Betty qui désire devenir la mère de Babalon, l’incarnation du Mal.

Le Contrôle de la Pensée et le Nouvel Ordre Mondial

« Tous les dictateurs et tous les tortionnaires du monde vivront en vous et par vous tant que vous n’aurez pas intégré l’essence du mot liberté ».

Dans les dossiers de la CIA, une note rendue publique au comité du congrès américain nous apprend l’expérimentation des micro-ondes sur les êtres humains. Les armes à énergie directe couramment utilisées par la CIA sont les suivantes :

« VOICE SYNTHESIS » qui permet l’envoi à distance d’un faisceau « audio » dans le cerveau d’individus sélectionnés. On le trouve aussi sous le om « télépathie synthétique » ou encore « communication spatiale télépathique électronique » dans le vocabulaire de la NASA. Ces armes sont fabriquées par la Lockheed-Sanders et par le très connu « Los Alamos Nationale Laboratories ». Des informations publiées dans une revue militaire américaine inclineraient à penser que lors du siège tenu par le FBI/BATF contre la secte « Branch Davidians » dirigée par David Koresh à Waco (Texas) on aurait utilisé de telles armes pour faire croire à ce dernier que Dieu lui parlait…

Un autre appareil à pulsation de micro-ondes peut transmettre des signaux audibles uniquement par la personne choisie. Cet appareil peut être construit avec un banal fusil radar. Le faisceau de micro-ondes peut être modulé à des fréquences audio et transmettre des voix directement au cerveau. Le Dr J.C. Sharp suivit des testes lors d’expériences en 1973 à l’institut de recherches militaires de Walter Reed. Il pouvait comprendre des paroles transmises dans une chambre d’isolation sans écho via un audiogramme pulsé en micro-ondes dirigé vers son cerveau.

La CIA étudie en profondeur les effets des rayons électromagnétiques concentrés à ultra haute fréquence pour provoquer « agitation » ou « faiblesse » ainsi que les effets des micro-ondes pour augmenter les effets des drogues, des bactéries, des virus ou affecter le fonctionnement du cerveau.

Le CLIPPER CLAPSTONE est également une trouvaille de taille. Construit à l’aide de deux microprocesseurs, il est manufacturé par une importante agence américaine d’espionnage. Ce système utilisa un « Algorithme secret » nommé « Skipjack » qui permet d’encoder ou de décoder toute conversation téléphonique de même que toute donné informatique. Le gouvernement américain souhaiterait implanter ces micro-chips en tant que norme officielle dans toute l’industrie des traitements de données informatiques indépendamment de la volonté et du consentement du public. De cette manière, les ordinateurs, les téléphones et télécopieurs seraient équipés de ces deux puces-espions.

Les puces vont bientôt gouverner

La technologie cachée derrière le nouveau Micro-Chip humain n’est pas très compliquée et avec un peu de raffinement, pourrait être utilisée dans une large variété d’applications humaines. D’une manière plus que convenable un numéro pourrait être assigné à chacun dès la naissance, et faire partie intégrante de la vie de celui-ci jusqu’à sa mort. Vraisemblablement, cette puce électronique pourrait être implantée sous la peau ou le revers de la main et celle-ci pourrait servir de « carte d’identification universelle » ; ce qui remplacerait les cartes de crédit, les passeports, les permis de conduire, etc.

Ces puces, pour l’instant, sont utilisées pour repérer, contrôler et identifier les animaux de ferme, les animaux domestiques, les oiseaux et tous produits manufacturés. Actuellement, ce nouveau système se répand très vite sur la planète. Aujourd’hui, le numéro d’Assurance Sociale se compose d’une série de 9 chiffres. Selon d’autres informations reçues, ce système sera un jour remplacé (avec l’aide de nouveaux ordinateurs), par une série internationale de 18 chiffres numériques : le « MESH-BLOCK », une configuration internationale qui permettra de repérer n’importe qui sur la planète.

Cette nouvelle série de 18 chiffres sera divisée en 3 parties, c’est-à-dire, 3 séries de 6 chiffres chacun, soit 666.

Avec ce nouveau Micro-Chip d’identification internationale, il sera alors possible d’imposer un Nouvel Ordre Mondial, à l’intérieur duquel tous ceux qui n’auront pas reçu ou qui auront refusé cette marque d’identité, n’auront aucun droit, ni d’acheter ni de vendre.

Cela veut dire quoi du jour au lendemain ? Aucune possibilité de travailler, de recevoir un salaire, de pouvoir se loger, de s’acheter un moyen de transport.

Comment voulez-vous vendre des objets personnels si l’argent « liquide » n’existait plus?

Un Gouvernement Mondial permettant le contrôle, la surveillance directe de tous les individus sur la planète, par l’utilisation d’un Micro-Chip biologique d’identification internationale c’est une chose ; mais de quelle façon ces personnes à la tête de la finance internationale, les Illuminati comptent-ils s’y prendre ? Par le biais de l’économie, une crise économique sans précédent dans l’histoire humaine, pour amener les nations à accepter, de gré ou de force, l’installation d’un Gouvernement Mondial.

L’ingrédient clé dans cette formule est de mettre en banqueroute financière la machine économique internationale. En créant, par exemple, un Krack boursier et monétaire qui déclencherait une crise économique sans précédent dans l’histoire. L’interdépendance des économies actuelles, les concentrations économiques et les fusions-acquisitions par les grosses sociétés peuvent favoriser dans l’avenir ce scénario.

On parle de coupure au niveau des programmes sociaux, jamais au niveau des programmes militaires. On touche directement les populations. Donc, cela obligera les Etats-Nations à se tourner vers le Fonds Monétaire International de l’O.N.U. et la Banque Mondiale pour les sortir de la crise, mais la condition sera que les emprunteurs, les Etats-Nations, devront abandonner leur souveraineté nationale. « L’abandon, lentement, étape par étape, sans que cela paraisse, de la souveraineté nationale ».

Voila les différents mécanismes établis en fonction de l’instauration d’un Gouvernement Mondial, d’un Nouvel Ordre Mondial, d’une Conspiration du Nouvel Age.

Strange-univers


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