Dans une nouvelle vidéo diffusée sur X, la journaliste norvégienne Rebecca Mistereggen soulève une question qui devrait préoccuper tous les Américains soucieux de la souveraineté nationale et de l’intégrité politique.
« Je préfère mourir que de voir mon pays devenir islamique » – Rebecca Mistereggen
Le Qatar, ce petit État pétro-islamique immensément riche, a passé des années à se forger une image glamour en Occident grâce à des campagnes de relations publiques somptuaires, des partenariats avec des célébrités et des alliances stratégiques.
Dans le même temps, il soutient discrètement les forces islamistes qui déstabilisent la région et propagent les idéologies djihadistes bien au-delà de ses frontières.
Mistereggen l’affirme sans détour : la stratégie du Qatar consiste à infiltrer la droite. Elle dénonce le défilé de soutiens de personnalités occidentales de premier plan, de David Beckham et Jessica Alba à Tucker Carlson, qui confèrent à Doha une apparence de légitimité malgré ses liens troublants.
Les contradictions sautent aux yeux
En novembre 2025, le président Trump a signé le décret 14362, lançant une procédure visant à désigner certaines sections des Frères musulmans comme organisations terroristes étrangères et terroristes internationaux spécialement désignés.
En janvier 2026, l’administration a mis ce décret à exécution, s’attaquant aux branches situées au Liban, en Jordanie et en Égypte.
Pourtant, le Qatar, principal bailleur de fonds des Frères musulmans et siège de la direction politique du Hamas, sa branche palestinienne, reste indemne. De hauts responsables talibans circulent également librement à Doha.
Pourquoi ce laissez-passer pour le principal mécène des Frères Musulmans ?
Le deux poids deux mesures a atteint un nouveau niveau de bassesse lors de Thanksgiving 2025.
Alors que l’administration intensifiait sa répression contre les Frères musulmans, cinq membres républicains de la Chambre des représentants – Laurel Lee (R-FL), Marlin Stutzman (R-IN), Abe Hamadeh (R-AZ), Ryan Zinke (R-MT) et Lance Gooden (R-TX) – se sont rendus au Qatar tous frais payés. Ils y ont rencontré de hauts responsables, dont le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani, pour discuter de « relations stratégiques ».
Qui a pris en charge les frais ? Qui a organisé cela ? Qu’est-ce qui a été dit en privé ? Ces questions restent sans réponse.
Le propos de Mistereggen va bien au-delà des simples photos avec des célébrités.
Il s’agit d’un système d’achat d’influence : le Qatar a injecté environ 6,6 milliards de dollars dans les universités américaines (de loin le plus important donateur étranger), avec des sommes colossales versées à des établissements comme Cornell (2,3 milliards de dollars), Carnegie Mellon (1 milliard de dollars), Texas A&M (992 millions de dollars) et Georgetown (971 millions de dollars).
Ajoutez à cela d’importants achats immobiliers dans les capitales occidentales, des partenariats médiatiques avec Al Jazeera et un lobbying agressif qui façonne le débat public, donne la parole aux personnes favorables et étouffe les critiques acerbes.
Il ne s’agit pas d’une influence douce et subtile. C’est une influence brute et transactionnelle qui garantit l’accès aux instances décisionnelles, oriente les débats politiques et risque de s’emparer des décisions au sommet de l’État.
La présence à Doha de personnalités influentes et de parlementaires de droite, souvent en parallèle d’événements comme le Forum de Doha, témoigne de l’ampleur des manœuvres du Qatar auprès des deux camps politiques.
Il y a ensuite la base aérienne d’Al Udeid, la plus grande des États-Unis au Moyen-Orient. Elle revêt une réelle importance stratégique, mais les dirigeants qataris ont rappelé à Washington qu’ils en sont les propriétaires, ce qui donne à Doha un moyen de pression sur un atout américain majeur.
Les informations faisant état d’installations financées par le Qatar sur le sol américain, comme le centre d’entraînement des pilotes de F-15 à la base aérienne de Mountain Home dans l’Idaho, témoignent d’une présence militaire étrangère sans précédent ici depuis la guerre de 1812.
Le constat est clair : le Qatar exploite les divisions occidentales, offre des avantages et un accès privilégié pour récompenser la coopération, et punit toute opposition. Trop de personnes, à droite comme à gauche, se sont laissées séduire par ces voyages, ces financements et cette illusion d’alliance.
Les Américains méritent une transparence totale dès maintenant, tous les détails concernant les voyages financés par l’étranger, les liens avec les groupes de pression et les flux financiers, avant que ces voyages somptueux ne se transforment en cadeaux politiques qui affaiblissent la sécurité et la souveraineté des États-Unis.
Les excuses ne suffisent plus ; les risques sont réels, il est temps d’exiger des réponses.
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