Cas de conscience

Ce qui divise Israël n’est pas ce que l’on croit

Les déclarations mensongères ne manquent pas, il fallait rétablir la vérité sur un pays qu'on dit divisé !

Parce qu’il est devenu flagrant que tout le monde s’exprime aujourd’hui sur la politique israélienne en admettant, pour certains, ne rien y connaître, j’ai voulu faire un rapide tour du sujet qui va permettre au lecteur de comprendre ce qu’on ne lui dit pas forcément.

Faire tomber Netanyahou

Parmi les hommes politiques qui ont menacé de faire tomber Netanyahou, nous avons Benny Gantz et Naftali Bennet. Les deux ont toujours été d’accord sur un point précis : il ne fallait pas accepter un cessez-le-feu en 2014 !

Benny Gantz et Naftali Bennett ont toujours été contre la politique de financement du Hamas exercée par le gouvernement Netanyahou, et cela n’a jamais été pour donner plus de valeur à l’Autorité palestinienne, mais bien pour anéantir le Hamas.


Naftali Bennet qui était le ministre israélien de l’économie à l’époque, s’opposait et s’oppose encore aujourd’hui, à toute solution menant à deux Etats, israélien et palestinien. Il a toujours proposé d’annexer une partie de la Cisjordanie et de confier la bande de Gaza à l’Egypte.

Né en 1972, Naftali Bennett a été élu en novembre 2012 à la tête du parti de la droite sioniste religieuse Foyer juif. Lors des élections législatives de janvier 2013, son parti, allié au parti Union nationale, est devenu la quatrième force politique d’Israël avec 12 députés sur 120 à la Knesset. Cet ancien entrepreneur dans le secteur de la haute technologie occupait le poste de ministre de l’économie et de la diaspora au sein du gouvernement de Benyamin Nétanyahou.

Directeur du Conseil des colons de Judée et Samarie (Cisjordanie) – Yesha – entre 2010 et 2012, M. Bennett s’oppose à la création d’un Etat palestinien. Membre du cabinet de sécurité restreint, il a critiqué la « retenue » du premier ministre Nétanyahou durant la guerre de Gaza (8 juillet-26 août 2014), et appellait à mettre fin aux négociations pour un accord de cessez-le-feu permanent.

Naftali Bennett a été le Premier ministre israélien du 13 juin 2021 au 29 juin 2022.


Il avait réuni une coalition hétéroclite et avait succédé à douze ans de règne de Benyamin Nétanyahou. Mais un an plus tard, la coalition a perdu sa majorité à la Knesset au point où Naftali Bennett a jeté l’éponge et dissout la chambre pour convoquer des nouvelles élections législatives en novembre 2022. Le centriste Yaïr Lapid a assuré l’intérim pendant quelques mois, dans un gouvernement de transition.

Comment Naftali Bennett a-t-il perdu le pouvoir?

C’est une histoire à dormir debout qui ne pourrait jamais exister en France. Car en France, le président a tout pouvoir et lorsqu’il veut faire passer une loi, il peut invoquer ce qui est appelé le 49/3…

En Israël, la politique est toute autre. En effet :

A la suite d’une polémique sur la distribution de pain au levain dans les hôpitaux pendant la Pâque juive, une députée de la formation de droite radicale a annoncé son départ de la coalition du Premier ministre Naftali Bennett. Celle-ci ne comptait plus que 60 députés, alors que le seuil de la majorité est fixé à 61.

Le départ surprise de Idit Silman, une députée de la formation de droite radicale Yamina du Premier ministre, a été aussitôt salué par l’opposition du camp Benyamin Netanyahou, qui savourait déjà son retour en politique.

« J’ai tenté la voie de l’unité. J’ai énormément travaillé pour cette coalition, mais malheureusement je ne peux pas nuire à l’identité juive d’Israël », a déclaré Idit Silman dans un communiqué.

Sa décision est intervenu après une querelle avec le ministre de la Santé, Nitzan Horowitz, après que celui-ci a demandé aux hôpitaux, en conformité avec une décision de la Cour suprême, d’autoriser la distribution de pain au levain – et non azyme comme le veut la tradition – pendant la Pâque juive.

Donc, en substance, le gouvernement est tombé pour une histoire de pain… !

Légitime ou non, cette décision de la députée Idit Silman a fait tombé le seul gouvernement d’israël qui oeuvrait avec un parti arabe en son sein.

Ce gouvernement était constitué et soutenu par une coalition entre Yesh AtidBleu et blanc (le parti de Benny Gantz), le Parti travailliste (HaAvoda), Israel BeytenouYaminaNouvel Espoir, le Meretz et la Liste arabe unie (Ra’am). Ensemble, ils disposaient de 61 députés sur 120, soit 50,8 % des sièges de la Knesset.

Le parti de Benny Gantz

Sur le plan diplomatique, le parti Bleu blanc s’est affirmé déterminé à engager des négociations avec les Palestiniens tout en confirmant Jérusalem « unie » comme capitale d’Israël, le maintien du contrôle israélien sur la vallée du Jourdain et le maintien des blocs d’implantations en Judée Samarie.

Sur le plan social, le parti « préservera l’identité juive de l’État parallèlement à la réalisation du droit de chaque personne et de chaque communauté à façonner leur mode de vie dans la liberté et la tolérance » et reprendra les initiatives bloquées par les ultra-orthodoxes telles que l’ouverture de commerce et le fonctionnement des transports le chabbat.

Ancien chef de l’armée israélienne, le centriste Benny Gantz affiche une image de « Monsieur Propre » de la politique face à son rival, Benjamin Netanyahu inculpé pour corruption, dont il partage toutefois une vision sécuritaire musclée.

Ce père de quatre enfants, à l’attitude décontractée et abordable, n’avait aucune expérience politique lorsqu’il s’est jeté dans l’arène pour former un nouveau parti centriste, Kahol Lavan, « Bleu-blanc » en français, les couleurs du drapeau israélien.

Mais en fédérant les opposants au Premier ministre, il a réussi, avec sa liste regroupant des personnalités de gauche et de droite, à terminer ex-aequo avec M. Netanyahu aux législatives d’avril et septembre 2019.

Son message était clair: le but est de chasser Benjamin Netanyahu, au pouvoir sans discontinuer depuis dix ans et dont le procès pour corruption doit s’ouvrir mi-mars.

« Le monde doit savoir que nous sommes pragmatiques et voyons uniquement le bien de l’Etat d’Israël sans se préoccuper d’intérêts personnels », estime celui qui veut restituer un sens de « l’honneur » à la fonction de Premier ministre.

Le jeune Gantz rejoint l’armée en tant que conscrit en 1977. Parachutiste, il gravit les échelons et obtient le grade de général en 2001 avant de devenir chef d’état-major de 2011 à 2015.

Dans un pays où l’armée est fédératrice, cet homme d’1m95 aux yeux bleus bénéficie d’une grande aura conférée par ses faits d’armes et son rang d’ancien commandant des armées.

Il a toujours affirmé vouloir conserver le contrôle militaire israélien sur la majeure partie de la Judée Samarie (Cisjordanie), annexer la vallée du Jourdain et mettre fin aux attaques incessantes à partir de Gaza sur le territoire israélien.

Lors de la dernière guerre à Gaza, Bordure Protectrice en 2014, c’est d’ailleurs lui qui était aux commandes.

Il a accusé le gouvernement Netanyahou de « faire trop de concessions » et a promis d’imposer « une politique de dissuasion » contre le mouvement islamiste Hamas.

Pour Benny Gantz, il fallait en finir avec le Hamas en 2014, et mener l’opération « Bordure Protectrice » jusqu’à réalisation de cet objectif.

Un accord pour une politique sévère

Naftali Bennett n’est pas rentré à l’époque, dans le débat entre ceux qui reprochaient à Netanyahou d’avoir arrêté l’opération avant l’éradication du Hamas et ceux qui lui reprochaient d’avoir envoyé des troupes au sol.

Mais il a continué à clamer que la création d’un Etat palestinien serait un « suicide » pour Israël.

« Nous nous sommes retirés de Gaza, et la situation est pire qu’il y a dix ans », avec la multiplication des tirs de roquettes contre Israël.

Naftali Bennett est plusieurs revenu sur son plan « unilatéral » pour la Cisjordanie avec l’annexion de la zone C (les colonies israéliennes plus Jérusalem-Est) et le regroupement du reste (zones A et B) sous l’Autorité palestinienne, elle-même sous la surveillance des forces israéliennes.

Quant à la bande de Gaza, elle passerait sous l’autorité de l’Egypte. Car Bennett a toujours été persuadé que « personne n’a de bonne solution pour Gaza ».

Naftali Bennet a toujours affirmé « ne rien avoir contre les citoyens arabes. Mais nous sommes contre les terroristes qui veulent nous tuer. » Il a ensuite formé son gouvernement avec Mansour Abbas du parti Arabe Raam.

En rejoignant la large union anti-Netanyahou, le parti Raam de Mansour Abbas a ouvert une page historique dans l’histoire du pays. C’était la première fois qu’un parti Arabe prennait part à une coalition gouvernementale.

Pourtant…

L’opinion la plus courante au Moyen-Orient, dans les pays arabes ennemis d’Israël, est que ces gens vivent « sous l’oppression et le racisme de l’occupation sioniste ». Cette certitude est partagée par tous les mouvements pro-palestiniens, en Europe et en Amérique.

Mansour Abbas

Cause commune avec les partis juifs ultra-orthodoxes.

Dans une interview accordée au Jerusalem Post, le député Mansour Abbas faisait remarquer que

« la plupart du temps, les partis arabes font automatiquement partie de la gauche, sans tenir compte des questions essentielles ». Selon lui, cette approche était « erronée » et nécessitait un repositionnement. « Nous ne sommes pas dans la poche de la gauche ou de la droite, nous devons agir dans l’intérêt de la société arabe qui nous a choisis. »

En réalité, Mansour Abbas a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de trouver une cause commune avec les partis juifs ultra-orthodoxes sur les questions sociales conservatrices, dont la Gay Pride est le meilleur exemple…

Né à Maghar, une ville à majorité druze du nord d’Israël, où vivent depuis l’Antiquité des communautés juives et chrétiennes, puis musulmanes, Mansour Abbas a été exposé dès son plus jeune âge à la coexistence multiculturelle.

Il a d’ailleurs systématiquement refusé de s’associer aux appels à des violences lancés par le Hamas.

Les Arabes israéliens – 20 % de la population totale d’Israël – ont en effet une double identité. Ils descendent des Palestiniens qui sont restés chez eux après la guerre qui a précédé la création de l’Etat d’Israël en 1948. Disposant de la nationalité israélienne, ils ont les mêmes droits et devoirs que les Juifs, y compris le droit vote.

Cette égalité officielle doit toutefois être nuancée en raison de discriminations sociales, professionnelles ou encore pour le logement dont ils sont l’objet. Il est vrai de que de nombreux israéliens refusent de louer un appartement au citoyens arabes, pour ne pas créer de conflit avec d’autres occupants juifs des immeubles. Il faut savoir qu’en Israël un propriétaire a tous les droits sur son logement et peu donner congé à quelqu’un à la fin de son contrat d’un an, sans qu’aucun syndicat de locataires ne puisse l’en empêcher. Un propriétaire peut refuser les animaux domestiques et même prioriser des familles sans enfants, dans son logement. Aucune loi ne le lui interdit.

Ce dont il faut aussi tenir compte, c’est de l’hécatombe d’une sanglante guerre des gangs au sein de la population arabe israélienne, qui fait près de 200 morts par an, y compris des victimes collatérales dans les localités arabes, sans que la police parvienne à mettre fin à ce fléau. Il est certain que cette violence porte préjudice aux étudiants de bonne famille qui cherchent à se loger à Tel Aviv… Sans compter les fameux « crimes d’honneur », qui peuvent avoir lieu à n’importe quel moment, si une fille décide de faire comme ses voisines, c’est-à-dire se promener en short, les cheveux au vent.

Malgré tout, la solidarité avec les Palestiniens n’a, jusqu’à présent, pas joué un grand rôle. La grande majorité des dignitaires arabes israéliens ont refusé de s’associer aux appels à des violences pour ouvrir un front intérieur en Israël.

Nous voici donc devant une réalité que la presse internationale ne prend jamais en compte:

1 – Les opposants à Netanyahou ont tous condamné le cessez-le-feu de 2014. Ils voulaient en finir avec le Hamas, bien avant que ne se déchaîne le massacre du 7 octobre 2023.

2 – Les partis Arabes israéliens, se sont liés à un gouvernement qui s’oppose à une solution à deux état, avec la création d’un état palestinien aux cotés d’israël.

La position des opposants à Netanyahou après le 7 octobre

Aujourd’hui, Naftali Bennett assume sa part de responsabilité dans ce qui a conduit à l’assaut du Hamas  le 7 octobre.

« Je suis bien sûr également responsable. J’ai été Premier ministre pendant 12 mois. Il y a des choses que je n’ai pas eu le temps de faire avant que le gouvernement ne soit dissout. Il est certain que j’en porte la responsabilité », a déclaré Bennett dans une interview accordée à la station de radio 103FM.

« Est-ce que j’ai une part de responsabilité ? Assurément », a-t-il déclaré, tout en soulignant qu’en tant que Premier ministre, il n’avait jamais autorisé le transfert de fonds du Qatar au Hamas, une politique instaurée sous le Premier ministre Benjamin Netanyahou dans le but de faire taire le groupe terroriste palestinien.

Suite au massacre du 7 octobre, Mansour Abbas, député d’opposition d’un parti Arabe, fait au contraire barrage au hamas et à son idéologie mortifère.

« J’appelle les citoyens arabes et juifs à faire preuve de responsabilité, de patience pour maintenir la loi et l’ordre », affirme-t-il. Selon lui, « les valeurs de l’islam nous commandent de ne pas faire prisonniers des femmes, des enfants, des personnes âgées ».

A l’autre bout de l’échiquier politique, un autre parlementaire arabe, Ayman Odeh, membre lui du Parti communiste, estime

« Est inacceptable tout appel à des actions militaires en vue de déclencher une guerre entre Arabes et Juifs à l’intérieur d’Israël ».

Yair Lapid a déclaré que le Premier ministre a « franchi une ligne rouge » en attribuant aux services de sécurité et de défense la responsabilité de l’échec israélien du 7 octobre. »

« De telles tentatives d’échapper à la responsabilité et de rejeter la faute sur l’establishment de la sécurité affaiblissent Tsahal alors qu’il combat les ennemis d’Israël », poursuit Lapid. »Netanyahu doit s’excuser pour ses propos. »

Au mois de septembre, Yaïr Lapid avait prévenu du danger sécuritaire qui guette l’ensemble des israéliens :

« En cette veille de Yom Kippour je suis au regret d’avertir l’ensemble des Israéliens sur le prochain conflit de grande envergure qui nous attend très prochainement. Il sera violent et se dispersera sur plusieurs fronts. Selon l’appareil sécuritaire, le nombre de menaces explose dans les territoires de Cisjordanie ainsi que les provocations observées ces dernières semaines à la frontière entre Israël et la Bande de Gaza. Tous ces incidents nous ont conduits par le passé vers des conflits contre les organisations terroristes palestiniennes. Par le passé aussi, les gouvernements dirigés par Binyamin Netanyahou avaient su repousser ces menaces, également celui que je dirigeais dernièrement, mais malheureusement aujourd’hui l’actuel gouvernement ne sait plus répondre à ces dangers. »

La répétition continuelle du mot « colonisation exaspère Yaïr Lapid au plus au point. Bien qu’il soit de gauche, cet opposant au gouvernement Netanyahou s’exprime avec force sur le plateau de LCI :

«Nous vivons sur notre terre biblique»

Israël les nomme des «implantations». «Ce ne sont pas des colonies, parce que nous n’avons pas occupé d’État palestinien parce qu’il n’y a jamais eu d’État palestinien», a justifié dans un entretien à LCI Yaïr Lapid, ancien premier ministre et aujourd’hui chef de l’opposition au gouvernement de Netanyahou.

L’ancien premier ministre, qui avait fait chuter un temps Benjamin Netanyahou, a également rappelé son approbation d’une solution à deux états, mais n’a jamais parlé de frontière de 67.

Nous voyons ici, qu’il existe un consensus politique en Israël sur la question des implantations de Judée Samarie et sur la position face au Hamas. Contrairement à ce que pensent la plupart des commentateurs sur la politique d’Israël, la seule chose qui divise Israël c’est la laïcité.

Effectivement, un gouvernement est tombé à cause du pain dans les hôpitaux à Pessah, et la division entre partis inclus majoritairement le droit pour les bus de circuler le chabbat, quand ce n’est pas la conscription à Tsahal des étudiant ultra-orthodoxes, qui rappelons-le se sont engagés suite au massacre du 7 octobre.

Nous sommes loin, très loin, des querelles habituelles qui font débat en Occident. En Israël le vrai débat se situe autour d’une seule question : « Peut-il y avoir un état d’israël sans Torah » ?.

Le principal souci de cohabitation entre les mondes laïcs et religieux auquel Israël doit actuellement faire face ne correspond pas à un problème de relation ou d’équilibre entre minorité et majorité comme en Europe.

État juif, Israël ne sépare pas de manière obligatoire et systématique la religion de l’État.

Par conséquent, un point de vue à partir des valeurs démocratiques laïques n’est jamais très loin d’être abordé aussi sous l’angle de la religion. C’est pourquoi il n’existe pas à proprement parler de sujet qui ne mêle pas le politique au religieux et inversement, la société considérant cette proximité comme normale dans la mesure où elle n’est ni imposée ni subie.

À titre d’exemple, si les partisans de la laïcité admettent volontiers que le chabbat (le samedi) soit jour de repos hebdomadaire, une telle résolution ne suffit pas pour les religieux qui exigent que toute activité publique soit effectivement interrompue ce jour-là.

Certes, du vendredi soir au samedi soir, la circulation est interdite aux abords et à l’intérieur des quartiers ultra-orthodoxes, mais ce sont également les transports publics – trains, autobus et même les avions de la compagnie aérienne nationale qui ne fonctionnent plus pendant vingt-quatre heures. Cette dernière mesure est ressentie comme insupportable par les non-religieux, qui restent malgré tout, pour beaucoup, traditionalistes.

L’État d’Israël ne répond nullement à la définition d’une théocratie dans la mesure où:

  • Premièrement, la souveraineté procède du peuple (et non de Dieu et de sa parole révélée).
  • Deuxièmement, le pouvoir est exercé par des civils (et non par un clergé rabbinique).
  • Troisièmement, les fins de l’État, telles qu’elles sont énoncées dans la Déclaration d’Indépendance, sont identiques à celles d’un État laïque.
  • De plus, toute décision prise par les tribunaux religieux est soumise au contrôle de la Cour suprême.
  • Enfin, en dépit de son statut privilégié, le judaïsme n’est pas défini comme religion d’État. Pas moins de quatorze communautés religieuses sont officiellement établies en Israël.

Mais cela n’empêche pas des dissensions incessantes, au sein des diverses coalitions politiques.

En conclusion, nous voyons que les états occidentaux vont devoir admettre que ce qui divise la société israélienne, n’a rien à voir avec les palestiniens, qu’ils soient de Gaza ou de Cisjordanie, n’en déplaise à l’opinion internationale….

D’autant plus que la plupart des victimes du 7 octobre viennent de la frange minoritaire de population qui votait plutôt pour le parti Meretz dont les positions WOKE sont :

  • La paix entre Israéliens et Palestiniens basé sur la solution à deux États comme définie par l’initiative de Genève
  • Le gel des colonies israéliennes des territoires occupés
  • Lutte pour la protection des droits de l’homme dans les territoires occupés par Israël
  • Lutte pour les droits des minorités en Israël (tels que les Arabes israéliens et les travailleurs étrangers), la lutte contre la « discrimination systématique » et le soutien à la discrimination positive
  • Défense des droits des femmes et du féminisme
  • Défense des droits LGBT
  • Faire d’Israël un état-providence social-démocratique
  • Séparation des instances religieuses et de l’État et liberté de culte
  • Promotion d’une éducation libérale et laïque
  • Garantie de la sécurité d’Israël
  • Écologisme

Or, depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre, une partie des militants engagés contre l’occupation israélienne des territoires palestiniens sont tiraillés dans leurs convictions.

Pire encore, la dirigeante du parti travailliste israélien qui a longtemps incarné le pays a démissionné d’une formation qui tend à disparaître. La gauche israélienne est en train de virer à droite aptès le 7 octobre…


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