Secrets révélés

L’Europe veut élargir la censure aux sciences du climat et de l’énergie

Face à l'effondrement du discours dominant en Europe, des dirigeants désespérés envisagent des mesures encore plus tyranniques pour éviter le naufrage : la censure du débat scientifique.

L’an dernier, la Commission australienne des droits de l’homme (AHRC) a exigé la censure des débats et des opinions sur le changement climatique qui ne correspondent pas au discours officiel.

L’AHRC proposait de supprimer le droit fondamental à la liberté d’expression afin de protéger un récit mensonger sur le changement climatique.

Comme le souligne P. Gosselin ci-dessous, cette volonté d’instrumentaliser le changement climatique pour justifier la censure ne se limite pas à l’Australie.


Bienvenue en 2026 : L’Europe prépare le terrain pour la censure des sciences du climat !

Actuellement, les dirigeants européens s’indignent que des responsables américains osent les accuser de censure. Pourtant, lorsqu’il s’agit de réprimer les débats ouverts et les points de vue divergents sur les grands enjeux, la situation est en réalité bien pire que ce que l’on imagine. Et elle est sur le point de s’aggraver encore.

Un rapport récent (financé indirectement par l’UE) publié en début d’année montre comment l’UE prévoit d’étendre la censure aux sujets liés aux sciences du climat et de l’énergie.

Dans le rapport « Harmful Environmental Agendas and Tactics » (« HEAT »), publié par EU DisinfoLab et Logically, les auteurs examinent comment la désinformation, la mésinformation et la malinformation liées au climat (« MDM ») sont utilisées de manière stratégique pour saper la politique climatique en Europe, et plus particulièrement en Allemagne, en France et aux Pays-Bas.

Les climatosceptiques menacent la démocratie

Le rapport affirme que la désinformation climatique a dépassé le simple déni de la science pour devenir un outil de polarisation politique et sociale plus large.


Selon les auteurs, le déni pur et simple du changement climatique est remplacé par des discours axés sur le « retard climatique ». Ces discours reconnaissent souvent le changement climatique, mais s’attaquent à la faisabilité, au coût et à l’équité des solutions ; par exemple, ils affirment que les politiques vertes ruineront les ménages ou détruiront des industries.

Les ennemis

Le rapport identifie quatre piliers principaux qui sous-tendent ces programmes :

  • Le milieu des théories du complot : méfiance envers les élites et les récits relatifs à l’« État profond » (par exemple, la « Grande Réinitialisation »).
  • Guerre culturelle/Discours partisan : Présenter l’action climatique comme un projet autoritaire ou élitiste.
  • Acteurs étatiques hostiles (« AES ») : Implication importante de réseaux liés à la Russie (par exemple, Portal Kombat) qui utilisent des domaines localisés comme Pravda DE pour amplifier un contenu climatique clivant.
  • Alignement avec les grandes compagnies pétrolières : des discours qui s’alignent sur les intérêts liés aux énergies fossiles, même si l’attribution directe aux entreprises est souvent occultée.

En Allemagne, par exemple, on observe des attaques contre l’Energiewende (transition énergétique) et la loi sur le chauffage des bâtiments.

En France, il existe des liens entre la politique climatique et le mouvement des « gilets jaunes » ou les sentiments anti-élitistes.

Parallèlement, aux Pays-Bas, la « crise de l’azote » a été requalifiée en « vol de terres par le gouvernement ».

Les dirigeants européens sont persuadés que leurs politiques n’ont rien à voir avec tous les échecs constatés. À leurs yeux, tout est imputé à des citoyens indisciplinés et à leurs campagnes de désinformation.

Principales recommandations du rapport

Les auteurs appellent à une action institutionnelle et participative décisive pour traiter la désinformation climatique comme une menace structurelle et un danger pour la démocratie. Il faut que cela cesse !

Les plateformes doivent agir !

La principale recommandation est que l’UE reconnaisse explicitement la désinformation climatique comme un risque systémique au titre de la loi sur les services numériques (également appelée par ses détracteurs loi sur la censure numérique). Cela obligerait les très grandes plateformes en ligne (« VLOP ») à prendre des mesures proactives et à réaliser des évaluations des risques.

Les auteurs préconisent également de rendre obligatoires les audits d’algorithmes et la publication de rapports sur la modération des contenus, notamment ceux relatifs au climat. Il est temps de sévir contre les sceptiques, affirment-ils.

Auditeurs « indépendants »

De plus, des « chercheurs indépendants » doivent avoir accès à des données désagrégées de la plateforme afin de suivre la diffusion de ces récits.

Une autre recommandation consiste à préconiser l’étiquetage et la limitation de la portée de la désinformation climatique « idéologique ou sponsorisée ».

« Signaleurs de confiance »

Les auteurs appellent également à un contrôle accru des opérations menées par des États alignés sur la Russie et d’autres États hostiles qui exploitent les débats sur le climat pour affaiblir la résilience démocratique de l’UE.

Une autre mesure proposée pour lutter contre la « désinformation climatique » consiste à mettre en place des canaux de signalement permettant aux organisations de la société civile (les « signaleurs de confiance ») de signaler aux autorités de réglementation les comportements inauthentiques coordonnés (« CIC ») et les discours nuisibles.

« Pré-bunking »

Par ailleurs, des campagnes de « pré-désinformation » visant à sensibiliser proactivement le public aux tactiques de désinformation avant qu’il n’y soit exposé – en particulier dans les zones rurales et ouvrières moins instruites qui sont fréquemment ciblées.

Bonne année !

 P. Gosselin


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