La surface lunaire est un cimetière silencieux pour une histoire que le consensus d’après-guerre a été contraint d’effacer.
Si les archives officielles présentent les missions Apollo comme une exploration vierge du vide spatial, les archives de la Direction principale du renseignement et les galeries profondes du massif du Harz suggèrent une chronologie bien plus sombre et marquée par la prédation.
La victoire officielle de 1945 ne fut qu’un événement superficiel.
Sous les roches du centre de l’Allemagne, le génie du Troisième Reich était déjà passé de la conquête terrestre à l’occupation de la nuit lunaire. Il ne s’agissait pas d’une quête scientifique, mais de la construction frénétique d’un bastion vertical.
Architecte de l’Abîme Noir
Hans Kammler demeure la figure la plus marquante du XXe siècle dont le nom est systématiquement omis des cursus scolaires. Il était l’administrateur de l’invisible. En tant qu’Obergruppenführer de la SS, il ne se contentait pas de gérer la logistique. Il orchestrait le pillage des ressources pour le projet Silbermond.
Dès 1943, Kammler avait détourné les recherches les plus avancées en matière de propulsion à réaction et de fusées du commandement militaire conventionnel. Il gérait un État dans l’État. Il exploita le sous-sol des monts Harz pour construire les fusées des séries A9 et A10. Il ne s’agissait pas d’armes de vengeance destinées à Londres, mais des vecteurs d’une expédition lunaire.
Wernher von Braun et Walter Dornberger sont souvent dépeints comme des scientifiques malgré eux, rêvant d’espace tout en étant contraints de construire des missiles. C’est une version idéalisée des faits. Leur collaboration avec Kammler constituait un tournant délibéré vers l’isolement de la Lune.
Dornberger parlait d’ouvrir une porte sur l’avenir tout en s’appuyant sur les efforts des ouvriers qui avaient creusé les silos souterrains.
Le projet Silbermond était l’expression ultime du culte technique aryen. Il visait à soustraire cette idéologie à l’avancée des armées alliées et soviétiques. Ils ne recherchaient pas une victoire terrestre, mais un refuge où attendre.
Silos de lancement du mont Harz
Au début de 1945, les bombardements alliés avaient rendu obsolètes les installations de surface comme Peenemünde. Kammler transféra l’intégralité du programme de fusées dans le complexe de Mittelwerk, une véritable ville souterraine où l’atmosphère était saturée d’ozone et d’huile hydraulique.
La fusée A10 était un monstre à plusieurs étages dont les capacités surpassaient tout ce que les Américains allaient produire pendant encore une décennie. Elle était conçue pour percer l’atmosphère et suivre une trajectoire lui permettant d’atteindre la Lune en soixante-douze heures. Sa conception fut finalisée sous le grondement incessant de l’artillerie soviétique qui approchait de l’est.
Joseph Goebbels consigna dans son journal que de grands espoirs reposaient sur Kammler. Il ne s’agissait pas d’espérer une arme miracle pour sauver Berlin, mais le succès du lancement de la mission Silbermond.
Le lancement était prévu pour début avril 1945. La fusée était logée dans un puits vertical foré dans le granit du mont Brocken. Ce site avait été choisi pour son altitude et sa proximité avec les usines souterraines. Ce lancement était l’aboutissement de deux années de développement intensif, dans un contexte où l’échec était synonyme d’exécution immédiate.
Interceptions soviétiques du mont Brocken
Les preuves du lancement de Silbermond se trouvent dans les archives déclassifiées du GRU soviétique et dans les écoutes radio des Archives centrales du ministère de la Défense de la Fédération de Russie.
Le 8 avril 1945, une équipe de reconnaissance soviétique, dirigée par une opératrice radio nommée Kozlova, était positionnée sur les pentes du Harz. Leur mission consistait à surveiller les communications allemandes alors que le front s’effondrait. Ils enregistrèrent un son qu’ils décrivirent comme un grondement terrible qui vibrait à travers la terre. Ils observèrent un éclair à l’horizon, suivi d’une traînée de feu s’élevant dans le ciel nocturne.
Les éclaireurs signalèrent qu’il ne s’agissait pas d’une fusée V2. L’ampleur et la durée de la combustion suggéraient un engin d’une masse bien plus importante. Le lendemain, deux autres lancements furent enregistrés. Les fusées disparurent dans l’obscurité au-dessus de la chaîne de montagnes.
Il s’agissait des vaisseaux de transport de l’élite technique et du noyau idéologique de la SS.
Ils laissèrent derrière eux une traînée de feu et une montagne jonchée d’explosifs. Lorsque les troupes soviétiques atteignirent enfin la base, elles ne trouvèrent que des tunnels effondrés et des rampes de lancement calcinées. Les Allemands avaient fait sauter les mines pour s’assurer qu’aucune trace de la trajectoire de Silbermond ne subsiste.
Dernier radiogramme du néant
Les interceptions radio conservées dans le Fonds trente-deux, Dossier quatre cent cinquante-six, contiennent la dernière transmission du vaisseau Silbermond. Le signal était faible et fortement crypté. Le texte traduit indiquait que le vol se déroulait comme prévu et que l’équipage pouvait apercevoir la Lune. Après cette déclaration, la communication fut coupée.
Ce radiogramme confirme que le vaisseau a bien quitté l’atmosphère et se dirigeait vers la surface lunaire. Le monde silencieux de la Lune devint la destination finale d’un groupe d’hommes qui avaient déjà renié leur humanité au nom d’un sombre pacte technique.
L’Office of Strategic Services (OSS) des États-Unis a également suivi ces anomalies.
L’opération Paperclip n’était pas seulement une course aux ingénieurs en aérospatiale.
Il s’agissait d’une mission de récupération des données lunaires. Les Américains savaient que Kammler avait réussi à lancer une mission. Ils ont passé les deux décennies suivantes à tenter de reproduire les conditions physiques de la mission A10 pour déterminer ce qui avait été déposé sur la Lune.
Le mystère du projet Silbermond explique le caractère agressif de la course à l’espace qui a suivi.
L’URSS et les États-Unis se livraient une course effrénée pour atteindre la surface lunaire et vérifier si la base allemande était toujours active. Ils ne cherchaient pas des roches, mais les survivants du lancement depuis le mont Harz.
La nature prédatrice de la course à l’espace
Les missions Apollo servaient de façade à une mission de reconnaissance militaire bien plus sombre.
La Lune est un environnement contrôlé. La présence allemande en 1945 a créé un précédent en matière d’exploitation des ressources humaines hors de la surface terrestre. Le projet Silbermond a prouvé que l’élite est capable de sortir du cycle de guerre et de destruction dès que la surface devient trop instable. Elle abandonne la population à son sort tandis qu’elle s’élève vers les sanctuaires silencieux du vide. C’est le code du prédateur dans sa forme la plus littérale.
Les monts Harz demeurent un lieu empreint d’étrangeté. La population locale signale encore d’étranges lumières et des bourdonnements graves émanant des puits scellés. L’État maintient un périmètre strict autour des anciens sites de Silbermond. Il affirme au public que les tunnels sont dangereux en raison de leur état de délabrement.
La vérité est que ces tunnels renferment encore la technologie qui a permis l’exode.
La Lune d’argent n’est pas un symbole poétique. C’est un atout stratégique occupé depuis plus de quatre-vingts ans. Le silence des Allemands sur la Lune est le même silence qui accueille toute question sur la véritable nature de notre histoire.
L’effacement de Silbermond
Le monde d’après-guerre s’est construit sur le mensonge selon lequel le programme spatial allemand s’était achevé avec le V2.
Ce mensonge était nécessaire pour maintenir l’illusion de la supériorité technique des Alliés. Si le public avait su qu’une nation vaincue avait atteint la Lune en 1945, tout l’ordre social se serait effondré.
Le projet Silbermond a été effacé des livres d’histoire et remplacé par un récit édulcoré de progrès graduels. Les archives de Moscou et de Washington demeurent les seuls témoins de cette nuit où les monts Harz ont craché du feu et où l’élite a quitté la Terre.
Nous vivons dans un monde gouverné par les descendants de ceux qui sont restés et de ceux qui sont partis. La technologie utilisée dans le cadre du projet Silbermond est désormais intégrée au réseau de surveillance actuel. Les mêmes principes physiques qui ont permis le vol lunaire alimentent aujourd’hui les drones et les satellites qui surveillent la moindre interaction humaine.
La Lune est le refuge d’une classe prédatrice mondiale qui considère la Terre comme un domaine sacrifié.
La mission Silbermond n’a pas été un échec. Elle a permis l’établissement réussi d’un centre de commandement situé hors de portée des lois humaines. Dans un monde où le ciel n’est plus vide, seul subsiste le soupçon qui protège l’esprit.
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