Cas de conscience

Make Terror Great Again

Qatar, l'administration Trump « rend sa grandeur aux États qui soutiennent le terrorisme »

« Le Qatar est en tête du financement du terrorisme mondial… Encore plus que l’Iran. »

Partout où l’on regarde, les dirigeants occidentaux mènent des politiques qui, en armant les ennemis de l’Occident qui souhaitent sa disparition, mènent à un suicide civilisationnel.

Malheureusement, on s’attendrait le moins à de telles politiques de la part de l’administration Trump. Celle-ci prétend vouloir « Rendre sa grandeur à l’Amérique ». Or, elle encourage des pays – comme le Qatar, la Turquie et le Pakistan – qui veulent « Rendre leur grandeur aux États qui soutiennent le terrorisme ».

« Le Qatar, selon Udi Levy, ancien haut responsable du Mossad, service de renseignement israélien chargé de la guerre économique contre les organisations terroristes, est en tête du financement du terrorisme mondial… encore plus que l’Iran. »

Il a été révélé la semaine dernière que le Qatar finance depuis des années des établissements d’enseignement américains à hauteur de plus de 400 milliards de dollars. Et ce, uniquement pour les dons ayant fait l’objet de justificatifs.


Le président américain Donald J. Trump renforcerait les forces armées du Qatar et lui assurerait une immunité contre toute attaque future potentielle en lui fournissant des capacités anti-drones de pointe, notamment le système FS-LIDS de Raytheon, dont le Qatar serait « le premier client international », comme l’a récemment affirmé l’administration Trump. Le Qatar acquiert également le système de drone MQ-9B SkyGuardian (« le drone multimission le plus avancé au monde »).

Le Qatar possède déjà une flotte d’avions de chasse F-15 et d’hélicoptères d’attaque AH-64 Apache. Sans compter les systèmes d’armement qu’il a acquis auprès des Européens et de la Chine communiste.

Depuis 2014, alors que le Qatar ne disposait que d’une force aérienne défensive négligeable, l’émirat a pu se doter, selon MEMRI, de « l’une des flottes aériennes les plus puissantes du Moyen-Orient ».

Le Qatar abrite également le quartier général avancé du Commandement central américain (CENTCOM) sur la base aérienne d’Al-Udeid, en plus d’une récente promesse de l’administration Trump de défendre l’émirat en cas d’attaque.


L’augmentation rapide de la puissance militaire du Qatar est le reflet direct des progrès que cet État islamiste, qui soutient et propage le terrorisme, a pu réaliser dans son acquisition progressive d’un monde occidental avide et flatteur.

Le président Barack Obama avait promis des avions de chasse au Qatar. Il a approuvé la vente de F-15 à la fin de son mandat en 2016. Cependant, c’est la première administration Trump qui a finalement signé et finalisé l’accord sur les avions de chasse en 2017, ironiquement après que Trump lui-même ait déclaré que « la nation du Qatar, malheureusement, a historiquement été un financeur du terrorisme à très haut niveau ».

Il est significatif que cette annonce soit intervenue à un moment où l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et Bahreïn avaient rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, fermé leurs frontières et leur espace aérien à ce dernier et imposé un blocus économique qui a duré plus de trois ans, afin de contrer « le soutien apporté par le Qatar à divers groupes terroristes et sectaires visant à déstabiliser la région, notamment les Frères musulmans, Al-Qaïda, Daech et des groupes soutenus par l’Iran », selon l’Arabie saoudite.

Armer le Qatar est une très mauvaise idée : il est fort probable que le Qatar soutienne encore la plupart des mêmes forces terroristes. Qu’est-ce qui empêchera le Qatar de fournir à ces groupes terroristes la technologie militaire même à laquelle les États-Unis lui donnent accès ?

Donner plus de pouvoir au Qatar est irresponsable – non seulement envers la région, mais aussi envers les États-Unis et le monde entier.

Nul n’ignore que le Qatar n’est pas un ami d’Israël. Il a même été qualifié de « machine de propagande génocidaire anti-israélienne ». Après le départ de Trump, le Qatar deviendra-t-il l’une des nouvelles bases de lancement pour tenter d’éliminer l’État juif ?

Lors de la visite de Trump en mai, les États-Unis et le Qatar ont convenu que cet État islamiste soutenant le terrorisme investirait jusqu’à 38 milliards de dollars « dans des investissements potentiels, notamment le soutien au partage des charges à la base aérienne d’Al Udeid et aux futures capacités de défense liées à la défense aérienne et à la sécurité maritime ».

Huawei, le géant chinois du numérique, fournit le réseau de télécommunications du Qatar, renforce sa présence dans le domaine de l’intelligence artificielle au Qatar et construit des « villes intelligentes » pour surveiller l’ensemble de la population.

L’administration Trump, pourtant, ne semble pas avoir de scrupules à opérer au Qatar, pays hostile à l’ensemble de l’Occident et vraisemblablement infesté de dispositifs d’espionnage chinois.

Lors de la première administration Trump, les États-Unis avaient averti Israël que leur « coopération en matière de sécurité pourrait être réduite » en raison d’un accord signé avec le groupe portuaire international de Shanghai (SIG) pour l’exploitation d’un nouveau terminal au port de Haïfa, où accostent fréquemment les navires de l’US Navy. Comment expliquer que les États-Unis n’éprouvent pas les mêmes inquiétudes à l’égard du Qatar ?

Robert Williams


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