Secrets révélés

L’OTAN s’active pour le contrôle de l’opinion publique

Propagande, opérations psychologiques, guerre cognitive ... La guerre cognitive contre les populations a commencé.

Depuis l’affaire du covid, l’OMS puis l’OTAN ont publié plusieurs rapports autour de ce qu’ils appellent là-haut les « fake news » et l’OTAN se targue de mener des opérations de propagande contre la population civile européenne pour qu’elle adhère à son agenda. Un retour aux grandes années du stay-behind, mais cette fois de manière affichée.

Pour en savoir plus sur les réseaux Stay-behind, voir le dossier : Magouilles et corruption des élites.

L’OTAN est connue pour être une structure militaire, chargée de la protection des pays ayant signé le Traité de l’Atlantique nord.

On a vu avec les réseaux stay-behind qu’elle s’est aussi mêlée de politique et de propagande, mais c’était encore discret. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas: l’OTAN dispose d’un « Centre d’excellence de la communication stratégique » (STRATCOM) qui forme les journalistes et leur fournit des outils pour exercer cette nouvelle et étrange forme de « journalisme » qui est le « fact checking ».

On voyait bien dans les derniers exercices « pandémiques » que les préoccupations étaient de plus en plus focalisées sur le contrôle de l’information pour faire accepter les mesures liberticides variées et permettre la « vaccination ».

L’OMS a été leader dans cette stratégie de propagande et de censure des paroles critiques. Dès le 31 mars 2020 elle alertait sur les « fausses informations » en matière de covid et de traitements.

²

Elle a mis en place dès avril 2020 une structure dédiée à l’étude de ce qu’ils appellent  » l’infodémie », c’est-à-dire les informations qui ne correspondent pas à la doxa pandémique: l’initiative d’intervention de l’ONU pour la communication chargé de produire et disséminer les éléments de langage officiels sur le covid.

Elle a aussi lancé dès avril 2020 l’Information Network for Epidemics (EPI-WIN) « qui réunit des équipes techniques et des médias sociaux travaillant en étroite collaboration pour suivre et répondre à la désinformation, aux mythes et aux rumeurs et fournir des informations et des preuves sur mesure pour l’action« . Des preuves? J’ai dû les rater, n’ayant vu passer que des affirmations aussi péremptoires qu’infondées.

En mai 2020 elle fait passer la résolution WHA73.1 qui affirme que le contrôle des infos non conformes est un point essentiel dans la lutte « contre le covid », impose aux Etats de produire des contenus conformes et prendre des mesures contre les infos non conformes.

Des budgets de plusieurs millions de dollars ont été débloqués, des chercheurs ont été recrutés, des formations sont organisées et on a mis en application des techniques de manipulation de l’opinion publique pour que le programme « pandémie – mesures liberticides – faux traitements et faux « vaccins » – censure » soit mis en œuvre sans que les voix critiques ne perturbent les masses.

Le problème pointé est le problème de l’ampleur de l’information qui détourne l’opinion du narratif officiel. En réalité, si toutes les infos disponibles allaient dans le sens de ce narratif, il n’y aurait pas le problème: ce qui pose problème en réalité est que des informations contradictoires circulent et sont considérées comme crédibles par une partie grandissante de l’opinion publique.

Dès les premières semaines du covid, cette histoire d’ « infodémie » a été une préoccupation centrale. Des études et rapports ont été réalisée pour montrer à quel point les « fausses informations » ou « fake news » se sont multipliées, réduisant l’impact de la parole officielle.

Très vite, une nouvelle discipline « scientifique » est née: l’ « infodémiologie ». Ils ont réussi à museler et inonder les réseaux sociaux de leur com insipide, la prochaine cible sera celle des messageries privées. Car bien que les infos n’y soient pas publiques et qu’on tombe dessus parce qu’on le demande, cela pose problème au ministère de la Vérité (l’OMS).

Ces cogitations ont débouché sur un processus de réponse immédiate et à grande échelle à toute parole critique sur le covid et sa gestion, et à la censure massive de manière à ce que la plupart des citoyens n’aient accès qu’à la propagande, délirante mais officielle.

Des messages de « solidarité », d' »effort collectif » ont été propagés pour empêcher les gens de dénoncer les différentes mesures (« confinements », « masques », injections expérimentales par exemple).

Il faut reconnaître qu’utiliser des arguments « sanitaires » pour mettre en œuvre cette science de la manipulation des masses a été assez efficace: c’est pour le bien de tous qu’on va nier toute parole contradictoire. Qui voudrait assassiner son voisin en diffusant des fake news, comme l’origine non naturelle du virus, l’efficacité de traitements existants comme l’ivermectine, l’inefficacité des nouvelles mixtures type Remdesivir et « vaccins » expérimentaux à ARN, injections de Rivotril dans les Ehpad, contenu obscur des mixtures etc?

Bref, l’OMS a mis le paquet sur les moyens de la propagande. Elle a lancé des appels à projets de recherche, des formations, des séminaires, pour constituer un corpus « scientifique » et donner une consistance à cette nouvelle discipline. En fait pas nouvelle puisque les armées utilisent la propagande depuis toujours, mais pour la première fois la manipulation de l’opinion publique devient un enjeu de société qui concerne la société civile.

En septembre 2020 par exemple, l’OMS a lancé un « Appel à candidatures pour une formation complète pour la promotion de la demande de vaccins afin de maintenir et de rétablir la vaccination de routine et de promouvoir la vaccination contre la COVID-19« .

Rappelons que les premiers « vaccins » anti covid ne sont arrivés sur le marché qu’un an plus tard: l’OMS ne pouvait donc pas savoir qu’ils étaient efficaces et inoffensifs, ce qui d’ailleurs n’est pas le cas. C’est ce qui s’appelle mettre la charrue avant les boeufs et ça pose la question des vrais objectifs de cette affaire de covid.

On s’étonne tout de même de cette totale absence d’autocritique, au vu de l’ampleur des moyens mis en œuvre pour censurer ou décrédibiliser toute contradiction et on peut intégrer cela à la dérive totalitaire en cours dans les institutions internationales et nationales.

La Communication stratégique: modeler l’opinion publique

Plus inquiétant, l’OTAN se met aussi à cette lutte contre « l’infodémie », via son « centre d’excellence de la des communications stratégiques », opérationnel depuis janvier 2014 en présence de John McCain [1]. Car « Aujourd’hui », nous explique le site de STRATCOM, « l’OTAN agit dans trois dimensions pour ses opérations : les aspects physiques, cyber et cognitifs« .

C’est dans ce cadre que le centre d’excellence de la propagande atlantiste, pardon de la « communication stratégique » a organisé un séminaire en avril, intitulé « renforcez votre crédibilité et votre lisibilité avec des outils et astuces pour la vérification des faits et l’authenticité »

Et on ne se cache pas: l’objectif est bien de faire en sorte que les médias jouent bien leur rôle de gardes-chiourmes de la pensée, voire même d’effaceurs de la pensée puisque l’objectif est que les gens suivent le narratif qu’on va leur imposer sans qu’ils sachent pourquoi évidemment : « L’atelier se concentrera sur les domaines cyber et cognitifs, en se concentrant particulièrement sur le rôle que les médias peuvent et doivent jouer en tant que gardien qui encadre les conversations et interprète les récits« .

L’objectif du séminaire était de leur apprendre ce qu’était une information à diffuser ou à ne pas diffuser et de montrer les bonnes sources d’information.

Ce rendez-vous organisé dans un hôtel Spa à Riga devait être très intéressant. Evidemment, il était focalisé sur la Russie car selon la présentation, « C’est sans doute le premier conflit qui engage ouvertement la dimension cognitive de la guerre. Grâce à l’utilisation intensive de données et d’outils médiatiques modernes, les acteurs cherchent à façonner l’environnement de l’information et à façonner les discours, les opinions et les comportements dans le monde entier« .

Et il est bien question de diffuser des « narratifs », des « récits », comme l’explique un rapport de 2019 qui posait la terminologie en la matière [2]. L’objectif est d’impacter « les perceptions, les attitudes et les croyances » du public. On veut modeler l’esprit de la population, pour qu’elle se comporte comme attendu. Est-ce cela la démocratie?

Une question cruciale est : quels moyens techniques ont-ils à disposition pour influencer la pensée des citoyens? Car si les moyens existent, n’en doutons pas: ils sont utilisés.

L’OTAN a établi la doctrine des « effets conjoints » pour désigner l’action conjointe des actions létales et non létales à toutes les étapes des conflits et de la gestion de crise (l’OTAN étant en permanence en « état de crise » puisque c’est sa raison d’être, quitte à les créer comme on l’a vu dans le cadre du stay-behind).

Les activités « non-létales » seraient la propagande et autres « opérations psychologiques ». Un article du magazine « The Three Swords » paru en 2020 donne cette définition:

« Les effets psychologiques des activités non létales sont généralement censés changer un certain comportement indésirable ou influencer le prise de décision de l’adversaire ; l’effet de premier ordre est donc cognitif. Après l’effet cognitif vient le changement d’intention, ou amener l’adversaire est disposé à changer son comportement, qui est l’effet de second ordre. Enfin, et si ce dernier est atteint, l’effet de troisième ordre est le changement observable et réel du comportement de l’adversaire. C’est cet aspect cognitif qui rend difficile et chronophage de déterminer efficacement les impacts non létaux« .

C’était tellement plus facile quand, pour s’informer, le clampin moyen n’avait que les médias de masse, avec une information lissée. Mais avec Internet et les réseaux sociaux, l’information est diffusée rapidement et à grande échelle, et chacun peut aujourd’hui avoir accès à des informations sensibles, du genre de celles qui amènent l’opinion à s’interroger sur le système dans lequel elle vit et ses mécanismes. Ce qui, immanquablement, amène à critiquer l’ordre établi que défend l’OTAN depuis sa création en 1949.

On note aussi que le patron de STRATCOM , Janis Sarts, était au Bilderberg en 2019.

Depuis, STRATCOM organise des formations pour les armées des pays membres, sur les opérations d’information, les opérations psychologiques, la communication stratégique etc.

Objectif: contrôle de l’information sur les réseaux sociaux

Cette année, STRATCOM a aussi publié deux rapports sur la guerre de l’information et la manipulation de l’opinion publique. Le premier est intitulé « Social Media Manipulation 2021/2022: Assessing the Ability of Social Media Companies to Combat Platform Manipulation » (Manipulation des médias sociaux 2021/2022 : évaluation de la capacité des entreprises de médias sociaux à lutter contre la manipulation des plateformes).

C’est une analyse de la « capacité des entreprises de plateformes à protéger leurs plateformes contre la manipulation ». Qu’est-ce que l’OTAN appelle « manipulation »?

Eh bien des agents de l’OTAN se sont amusés à envoyer des messages sponsorisés sur différentes plateformes comme VK, TikTok, Instagram, Facebook… en utilisant des manipulations -que les Russes utiliseraient- pour pousser l’audience. L’OTAN a montré qu’il est possible d’acheter de « faux engagements » (commentaires, like etc.) qui font mousser les publications.

Bref, l’OTAN faisait des recommandations qui bien-sûr n’allaient pas contrôler que les Russes. L’OTAN veut pouvoir superviser les actions mises en places et contrôler les résultats de la lutte contre les opérations de communication de l’étranger, mais il y a fort à parier que d’ici peu ce sont tous les messages contradictoires qui seront visés.

Mais quand c’est l’OTAN qui utilise ces outils, pas de problème: en effet dans sa présentation de la « communication stratégique », STRATCOM précise que « L’OTAN doit utiliser divers canaux, y compris les médias traditionnels, les médias sur Internet et l’engagement du public, pour sensibiliser, comprendre et soutenir ses décisions et ses opérations« .

Le deuxième rapport « Disinformation in Democracies: Improving Societal Resilience to Disinformation » (La désinformation dans les démocraties : améliorer la résilience de la société à la désinformation), reprend le concept d' »infodémie »contre laquelle il faut bien-sûr lutter.

Plusieurs « solutions innovantes » (déployées à l’étranger de manière expérimentale ou en grandeur nature) sont présentées dans le rapport, comme adapter les messages aux populations ciblées, en appeler à la « morale » pour que les parents fassent injecter leurs enfants, faire de la « pédagogie » auprès du public et des médias sur les « théories complot » pour que le brave citoyen n’ose pas s’interroger dès que l’anathème de « théorie du complot » est jeté sur une information qui ne correspond pas au narratif…

On notera que les personnes dotées d’assez d’esprit critique pour avoir rapidement vu l’arnaque du covid puis des mixtures expérimentales à ARN messagers que certains appellent « vaccins » ont été étudiées de près, notamment par l’Agence des affaires civiles suédoise qui note le caractère hétérogène de ce « groupe » et note : « La croyance en une théorie du complot conduit aussi souvent à croire en une autre. Une fois qu’un récit s’est établi sur lequel on ne peut pas compter sur les autorités et les politiciens, [il] ouvre la porte à la notion d’un « État profond » qui induit intentionnellement en erreur« . On aimerait enfin avoir un débat argumentatif sur ce sujet de l »Etat profond.

En tout cas il faut absolument impliquer les médias dans la lutte, même préventive, contre les « théories du complot ». Qui en fait sont toute parole contraire ou divergente de la parole officielle.

Pour eux le risque est grand car ce qu’ils appellent « désinformation » risque d’augmenter « les divisions » à l’intérieur de la société. Il faut donc redonner confiance dans les institutions, non pas en la méritant mais en organisant moult actions de communication et en impliquant les citoyens dans le processus. Le gouvernement finlandais organise depuis le printemps 2020 une grande campagne de « résilience psychologique » via 70 organisations civiles, pour rendre confiance dans le gouvernement et sa propagande et dans les autres citoyens.

D’autres on fait des jeux des fake news, des actions participatives pour guider le public dans la sélection des bonnes informations… Le Medialab de l’AFP est également cité en exemple de bonnes pratiques de fact checking (une extension qui dit si un site est bon ou pas en termes d’info, selon d’obscurs critères ou pour répérer si une photo a déjà été diffusée par exemple).

Parmi les conclusions, il fallait développer la communauté de la contre désinformation. Mais depuis 2020 le programme de travail de STRATCOM n’est plus publié. Et on attend toujours le rapport annuel de 2021.

Un dernier rapport publié en 2021 est intéressant, il s’appelle « Inoculation theory and misinformation » (Théorie de l’inoculation et de la désinformation), encore centré sur la question des informations qui ne correspondent pas au narrtif officiel, et tente le périlleux exercice de la définir ce qu’est une fake news. Personnellement, après une analyse des discours sur le sujet et d’après mes propres connaissances historiques, j’en conclus qu’une fake news est une information qui ne correspond pas au narratif officiel, toute parole officielle étant considérée a priori comme une vérité absolue.

Le rapport constate que « Les conséquences néfastes de la diffusion d’informations fausses et/ou trompeuses se traduisent par la multiplication des groupes anti-vax sur Facebook, le manque de confiance dans la science du changement climatique, les actes de vandalisme commis sur la base de fausses théories du complot sur le COVID-19 et son influence sur l’exacerbation de la radicalisation et de la polarisation« . Traduction: cela aiguise les esprits critiques, et c’est dangereux pour l’ordre social, politique et économique.

Mais la question de la définition est encore une fois éludée: en effet, comment critiquer le mensonge quand c’est la base de sa propre communication? Où s’arrête l’imprécision, où commence le mensonge? Comment ne viser que les informations issues de la société civile ou de médias alternatifs, mais pas celle des politiques ou des médias mainstream?

Eh bien le mieux semble, selon ce rapport, être de ne pas se préoccuper de la véracité ou non de l’information mais de l’intention dans laquelle elle a été produite ou diffusée: l’auteur voulait-il tromper le public? Mais il y a encore des failles : la communication politique, qui vise intentionnellement à mentir à l’opinion comme on le constate à la fin de chaque mandat, n’est pas considérée comme de la fake news.

Le rapport souligne les limites du fact checking et l’influence grandissante des théories non officielles sur le public qui à force aurait tendance à les considérer comme vraies. De plus, les gens n’aiment pas le fact checking et qu’on leur dise quoi penser.

Bref, il faut « prévenir » la « désinformation » plutot qu’y remédier à poseriori, selon ce document.

Le rapport explore donc « le rôle que la psychologie et les sciences du comportement peuvent jouer dans l’atténuation de la désinformation en ligne » et comment les gens peuvent admettre que les fakes news sont fausses et la parole officielle vraie. C’est-à-dire qu’il faut « renforcer la résistance psychologique » du public à ces horribles informations qui n’ont pas le tampon « vérité » et/ ou qui dérangent, « par le biais de « vaccins » ou « inoculations » psychologiques « : on est donc pleinement dans la manipulation de l’opinion. Et on prévoit de développer les « recherches » dans ce domaine.

La « théorie de l’inoculation », développée dans les années 60 (MK-Ultra?) consiste donc à « inoculer » aux public un « vaccin » contre les fake news ou finalement, tout ce qui dérange. Elle a d’abord été testée sur les soldats US pendant la guerre du Vietnam pour empêcher un éventuel lavage de cerveau par les Vietcongs.

Et comment « vacciner » les gens contre les « fausses informations »? En leur montrant au prélable l’info officielle et l’info qualifiée de « fake news », de manière ultra caricaturale et surtout sans entrer dans les débats de fond, pour que les gens retiennent bien laquelle est la bonne. Seule la forme des infos est examinée, en particulier la source. Le principe de base est le suivant : source officielle = vrai.

Selon le spécialiste de psychologie sociale (= manipulation des masses en français) William McGuire, c’est la formule gagnante: « McGuire a proposé qu’au lieu de bombarder les gens avec des faits plus favorables, exposer de manière préventive les gens à une dose affaiblie d’un argument persuasif [manipulateur] spécifique pourrait conférer une résistance psychologique contre une exposition future à des attaques persuasives, un peu comme un vaccin médical confère une résistance physiologique contre une infection future« .

Les théories de McGuire n’ont été mises en application qu’en 2017 -on se souvient de l’affaire du Pizzagate en 2016 qui a servi à populariser le concept de « fake news » et à lancer la lutte contre les informations qui dérangent, en particulier sur les réseaux sociaux qui étaient encore assez libres.

Adaptée aux besoins du moment, la théorie de l’inoculation vise en gros à prendre les informations les plus débiles, les sources les moins crédibles, pour mettre en exergue des « techniques » qui seraient manipulatoires telles que la « polarisation » entre les groupes (mais pour le micron ça ne compte pas bien-sûr), afficher des émotions telles que l’indignation, susciter des émotions telles que la peur, l’utilisation de « théories du complot » (qui ne sont pas définies non plus mais on comprend qu’il s’agit des théories contraires au narratif officiel)…

L’objectif est que les gens « reconnaissent ces techniques » quand ils les voient en ligne, mais pas à la télé.

Avec des jeux interactifs et des vidéos « pédagogiques », on s’aperçoit même que les gens ont de plus en plus confiance dans leur capacité à identifier les « vraies » / « fausses » informations, ce qui renforce l’effet de l' »inoculation » qui peut ainsi durer jusqu’à 3 mois. Différents outils sont en cours de développement, on a hâte de les découvrir. Et de voir le retour de bâton: une fois que nous aurons débunké les mensonges officiels les gens sauront plus facilement repérer les discours trompeurs.

Un des axes de recherches sera de savoir combien de temps dure l’ « inoculation », comment renforcer la collaboration entre les acteurs pour lutter contre cette « infodémie » etc.

Le département des opérations psychologiques

L’OTAN mène depuis toujours des opérations psychologiques, principalement pour que l’opinion publique adhère à ses guerres. [3] Et cela se faisait discrètement. Il s’agissait alors principalement d’enjeux militaires, mais seulement: Un document de l’OTAN de 2012 explique que le rôle des Opération psychologiques (OPSPSY) « est d’induire ou de renforcer les perceptions, attitudes et comportementsdes publics approuvés de l’OTAN en soutien des objectifs politiques et militaires de l’Alliance« . (NB: les « publics autorisés » sont en fait la population générale ou des publics cibles selon les besoins).

A cette époque, l’OTAN considérait déjà les réseaux comme une grande menace qui dépassait les capacités de propagande des Etats et nécessitait le déploiement d » « OPSPSY efficaces »: « Les PSYOPS sont un élément indispensable de la vaste gamme des activités militaires, politiques, économiques, civiles et d’information modernes visant à la prévention des conflits et la réponse de crise« .

Un autre document de 2009, déclassifié, est la « doctrine de l’OTAN pour les opérations d’information« . On y apprend que ces opérations peuvent être menées par « des moyens létaux ou non létaux ».

Il y a 3 types de PSYOPS: les « blanches » quand la source identifiée est la vraie, les « grises » quand la source n’est pas claire, et les « noires » quand la source affichée est fausse. Mais elles doivent toujours être crédibles et dans l’idéal il faut s’appuyer sur des faits « indiscutables ».

Comme au bon vieux temps du stay-behind (voir articles sur le sujet par exemple sur la Francela Belgiquel’Allemagne..), un département des Opérations Psychologiques mène des « actions de planification psychologique en utilisant des méthodes de communication et d’autres moyens dirigés vers des populations approuvées pour influencer les perceptions, les attitudes et les comportements, en relation avec l’accomplissement des objectifs militaires et politiques« .

C’est moi qui ai mis en gras, parce que la question de ces « autres moyens » est importante, et il pourrait aussi bien s’agir d’armes psychotroniques.

En tout cas, les attaques électromagnétiques sont utilisées contre des ennemis dans le cadre de conflits armés. Il n’y a qu’un pas avant de les utiliser contre une population considérée comme « insurrectionnelle ».

Cet objectif affiché de manipuler et contrôler l’opinion publique, ainsi que l’esprit des individus, rappelle beaucoup la grande époque des magouilles Gladio, quand l’OTAN s’organisait avec les groupuscules d’ex nazis et d’extrême-droite pour mettre en place une stratégie de la tension destinée à renforcer l’Etat policier en Europe de l’ouest ainsi qu’à s’assurer que l’opinion rentre dans la ligne atlantiste.

Pour cela, les médias étaient infiltrés, mais on utilisait aussi des attentats attribués à l’extrême gauche et réalisés par l’extrême droite, comme en Italie, la corruption des politiques, le trafic d’armes, de drogue, la mafia…

Aujourd’hui l’arsenal est bien plus complet: les ondes électromagnétiques peuvent être utilisées pour contrôler l’esprit humain, comme on l’a déjà vu (par exemple ici).

« Nous devons penser à des solutions complexes à long terme et à des moyens efficaces d’influencer les grands discours importants dans un environnement très concurrentiel« , explique le site de STRATCOM.

En gros: il y a beaucoup d’informations qui circulent, et l’enjeu pour l’OTAN est que ses messages passent bien dans l’esprit des masses.

Un article de la revue 111 de Morpheus paru en mai 2022 explique que l’OTAN considère le cevreau humain comme un nouveau champ de bataille, au même titre que ceux de la terre, de la mer, de l’air, de l’espace et des technologies. Il est question de guerre cognitive, selon l’expression de François du Cluzel, qui dirige le carrefour de l’innovation de l’OTAN (I-Hub).

Des opérations psychologiques à la guerre cognitive

En 2020 il a rédigé un rapport intitulé « Cognitive Warfare » dans lequel k’auteur nous annonce que « L’esprit humain est désormais considéré comme un nouveau domaine de guerre« . En effet, avec « la surabaondance d’informations » (non contrôlées) et la technologie (notamment les messageries cryptées et les réseaux sociaux), « les capacités cognitives individuelles ne suffiront plus à assurer une prise de décision éclairée et opportune, d’où le nouveau concept de Guerre Cognitive« . Mais bien-sûr, jamais il n’est dit l’OTAN utilise ces techniques, qui seraient l’apanage des « ennemis » de l’OTAN.

La guerre cognitive ou « cognitique », qui est un des grands sujets de travail de l’OTAN depuis deux ou trois ans, va prendre de l’ampleur à l’aune des nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives. Mais, si les actions de guerre cognitive ont cours depuis les années 90, l’OTAN est aujourd’hui occupée à transformer en profondeur sa stratégie d’intervention, et cela en collaboration étroite avec l’armée US. Elle donne une importance énorme aux actions de guerre non « militaires » comme la propagande et le conditionnement de « l’ennemi » en amont des conflits armés et pendant.

« Tout utilisateur des technologies modernes de l’information est une cible potentielle. Elle vise l’ensemble du capital humain d’une nation. » précise le rapport de Cluzel (en gras dans le texte original). Cluzel considère que les populations des pays de l’OTAN sont victimes d’une uerre cognitive des « ennemis de l’OTAN » (la Russie et la Chine principalement) pour saper la confiance dans le modèle atlantiste, plus précisément selon Cluzel, la « confiance du public dans les processus électoraux, confiance dans les institutions, les alliés, les politiciens…« ). Comme si on avait besoin d’une guerre cognitive pour s’en méfier …

Cette « guerre cognitive » exploite « les vulnérabilités innées de l’esprit humain, en raison de la façon dont il est conçu pour traiter l’information » et c’est devenu un business avec beaucoup de milliards à la clé.

L’intelligence artificielle, l’économie de la donnée qui permet de cerner les comportements des individus, la neurodonnée, les neurosciences et la recherche biomédicale ouvrent des perspectives en mtière de manipulation de l’opinion et des individus.

On va utiliser les émotions qui « limitent les capacités cognitives », les biais cognitifs connus et les failles du cerveau humain, qui sont précisées. Le cerveau :

  • est incapable de distinguer si une information particulière est juste ou fausse ;
  • est amené à prendre des raccourcis pour déterminer la fiabilité des messages en cas de surcharge d’informations ;
  • est amené à croire comme vrais des déclarations ou des messages qu’il a déjà entendus, même s’ils peuvent être faux ;
  • accepte des déclarations comme vraies, si elles sont étayées par des preuves, sans se soucier de l’authenticité de ces preuves.

Le grand enjeu sera de capter l’attention du public et d’éviter que les « ennemis » ou informations contradictoires ne le fassent. Ce qui montre l’importance de décrocher des médias mainstream, de ne pas nourrir la bête, de ne pas donner d’attention à la propagande.

Cluzel anticipe que l’abrutissement généralisé va continuer avec le développement du numérique, ce qui est considéré comme une « oportunité »:

« L’une des évolutions déjà constatées est la perte de l’esprit critique directement liée à la lecture sur écran et l’incapacité croissante à lire un vrai livre. La façon dont l’information est traitée affecte le développement du cerveau, ce qui conduit à négliger les processus de pensée sophistiqués. Les cerveaux seront donc différents demain. Il est donc fort probable que nos cerveaux soient radicalement transformés dans un laps de temps extrêmement court, mais il est également probable que ce changement se fasse au détriment des processus de pensée plus sophistiqués et plus complexes nécessaires à l’analyse critique. 

Dans une ère où la mémoire est externalisée au profit de Google, du GPS, des alertes de calendrier et des calculatrices, il en résultera nécessairement une perte généralisée des connaissances qui ne Innovation Hub – Janvier 2021 Page 16/48 sont pas seulement de la mémoire, mais plutôt de la mémoire motrice. En d’autres termes, un processus à long terme de désactivation des connexions dans votre cerveau est en cours. Il présentera à la fois des vulnérabilités et des opportunités« .

Alors que les USA, l’Europe et la Chine ont lancé de vastes programmes de cartographie du cerveau et de ses fonctions, l’utilisation de ces connaissances à des fins militaires est une certitude. Les différentes disciplines scientifiques se rejoignent d’ailleurs à travers un processus appelé « convergence scientifique intégrative avancée (AISC)« .

Les armées développent déjà (et le programme MK-Ultra a montré que ça a commencé dans les années 50) des armes neurologiques qui visent le système nerveux et les capacités cognitives. Des expérimentations dans ce sens sont très certainement menées actuellement en Amérique Latine avec la DARPA.

Le rapport Cluzel poursuit: « Les produits de la recherche neuroscientifique et neurotechnologique peuvent être utilisés pour affecter :

  • la mémoire, l’apprentissage et la rapidité cognitive 
  • le cycles veille-sommeil, fatigue et vigilance ;
  • le contrôle des impulsions ; 
  • l’humeur, anxiété et perception de soi ;
  • la prise de décision ;
  • la confiance et l’empathie ;
  • le mouvement et la performance (par exemple, la vitesse, la force, l’endurance, l’apprentissage moteur, etc.).

Dans le cadre de l’armée ou de la guerre, la modification de ces fonctions peut être utilisée pour atténuer l’agressivité et favoriser les cognitions et les émotions d’affiliation ou de passivité ; induire la morbidité, le handicap ou la souffrance ; et « neutraliser » les adversaires potentiels ou provoquer la mortalité« .

Pour compléter la panoplie des actions de manipulations de l’opinion, on fait appel aux sciences sociales corrompues car en principe elles devraient servir à éviter cela. Bien-sûr, on ne dit pas que ce sera utilisé contre les populations occidentales également.

Le rapport pointe les « défis » éthiques et juridiques évidents liés à l’utilisation de ces techniques de manipulation.

L’Innovation hub de l’OTAN collabore avec de nombreuses entreprises et centres dits de « recherche », notamment le Johns Hopkins Center [3], fidèle allié de Bill Gates et de l’appareil d’Etat US, qui a organisé plusieurs exercices « pandémie » ayant précédé le covid.

En 2021 par exemple, des étudiants de Johns Hokins ont collaboré avec le Hub pour lutter contre « la mésinformation » en définissant ce qu’est une attaque cognitive et en créant un système permettant de les repérer, de les mesurer et de les tracer. Cela, à travers un programme destiné à repérer les futurs décideurs du monde.

L’armée française a lancé fin 2021 le projet Myriade pour, selon la ministre de l’armée Florence Parly « mieux comprendre, anticiper et identifier les facteurs critiques de ce nouveau domaine potentiel de conflictualité, dans une démarche innovante impliquant plusieurs services du ministère et pouvant associer des PME et des start-ups sur la question des menaces cognitives « .

La DARPA mène différents programmes comme REMIND, Restorative Encoding Memory Integration Neural Device, sur les mécanismes de la mémoire chez les soldats victimes de stress post-traumatique, ce qui « fait naitre des craintes de manipulations de souvenirs, implantations de faux souvenirs ou disparition de certains » souligne un article de la fondation pour l’Innovation politique.

Petit rappel pour ceux qui doutent encore de l’origine réelle du complot mondialiste : 

Le chef d’état-major d’Hitler est devenu plus tard le chef d’état-major de l’OTAN

Notes :

[1] Ses premiers travaux visaient à contrer la propagande russe, à définir une doctrine de communication stratégique, à lancer des cycles de formation en communication stratégique pour les hauts fonctionnaires, examiner le rôle des réseaux sociaux…

Les premiers pays membres étaient les pays baltes, la Pologne, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas.

[2] « Les récits jouent un rôle central dans la Communication stratégique. Il est de la plus haute importance que les stratégies, les opérations et les niveaux tactiques de l’OTAN partagent une compréhension commune du terme. De plus, étant donné que la communication stratégique est une approche holistique approche de la communication, il devrait être facilement compréhensible par différentes communautés extérieures que l’organisation de l’OTAN essaie d’impliquer ou d’engager dans ses efforts de communication stratégique (par exemple les médias de masse, les organisations non gouvernementales, les universités, le secteur commercial). Par conséquent, la définition doit être aussi générique, simple, claire et applicable à d’autres domaines que possible« .

[3] Cette collaboration a commencé en 2018, à l’occasion d’un challenge d’innovation organisé à Berlin par l’OTAN. Les discussions ont vite porté sur une implication du centre auprès de l’OTAN et lui soumettre des « problématiques ».

Source : Dondevamos


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