L’histoire de Zana: une humanoïde de Russie


Sur la majorité des continents, on dénombre à chaque année des témoignages de gens qui affirment avoir aperçus des humanoïdes velus dans la nature. Certains affirment que ce sont des hommes sauvages, alors que d’autres les identifient comme des singes.

D’une région à l’autre, leurs caractéristiques physiques et comportementales varient, et on leur attribue des noms différents: « Bigfoot » en Amérique du Nord, « Yéti » dans l’Himalaya, « Woodwose » dans le nord de l’Europe, « Almas » dans certaines régions d’Asie, etc.


Mais que se passerait-il si on réussissait à capturer un des ces humanoïdes? Pourrait-il vivre parmi nous? Apprendrait-il à parler? Pourrait-il se reproduire par croisement avec des humains?

Si l’on en croit certains témoignages, ces questions ont déjà trouvé réponse, puisqu’une femme sauvage aurait été capturée par des hommes de Géorgie au 19ème siècle, et aurait vécu dans leur village de nombreuses années, sous le nom de Zana.

L’histoire de Zana

Cela s’est passé vers 1850, en Géorgie, dans les forêts du Mont Zaadan. Un groupe d’hommes, qui était parti à la chasse, a aperçu une femme sauvage qui semblait à la fois humaine et guenon. Elle était forte, trapue, et recouverte d’un pelage roux. Ils l’ont capturée avec beaucoup de difficulté.

Elle a changé de propriétaires plusieurs fois avant de se retrouver au village de T’khina, qui se trouve à 50 miles (78 kilomètres) de distance de la ville de Soukhoumi, dans la région de l’Abkhazie, en Géorgie. On lui donna alors le nom de Zana. Elle était si hostile et agressive qu’on la garda en cage pendant environ 3 ans. Ses geôliers allaient régulièrement lui jeter de la nourriture, mais ils étaient incapables de développer un quelconque langage avec elle.

Physionomie et comportement

Zana avait la peau sombre et le corps recouvert d’un pelage roux foncé, plus long sur la tête. Elle n’avait pas de poils sur le visage et les mains. Ses bras et ses jambes étaient particulièrement musclés, ses doigts étaient larges et longs, son postérieur et sa poitrine étaient proéminents. Ses orteils pouvaient s’étendre largement, particulièrement le pouce qui pouvait se séparer des autres.

Son visage, à l’expression sauvage, était large avec un front fuyant, sa bouche était grande, avec de larges dents blanches, son nez était plat aux narines exhorbitées, ses sourcils étaient larges, les os de ses joues étaient saillants, et ses yeux étaient légèrement rougeâtres.

Son comportement agressif se calma avec le temps, et éventuellement, elle fut déménagée dans une maison où elle habitait avec des villageois qui lui confiaient des tâches simples à effectuer, comme broyer du grain, rentrer du bois ou de l’eau, ou porter des sacs provenant du moulin. Elle émettait des sons, mais n’a jamais parlé. Elle réagissait à son nom, obéissait aux ordres, et semblait effrayée lorsque son propriétaire la réprimandait en criant.

Sa force et sa puissance étaient plutôt spectaculaires: on raconte qu’elle pouvait faire craquer de ses mains nues les coquilles des noix les plus solides, soulever d’une main un sac de farine de quatre-vingt kilos, nager sans difficulté à travers des courants forts, et même courir plus vite qu’un cheval. Elle avait une tolérance exceptionnelle au froid, mais en revanche, elle supportait mal un environnement chauffé.

Bien qu’elle ne s’éloignât pas trop du lieu où on lui donnait sa nourriture, elle aimait se promener sur les collines voisines la nuit, prendre un bain d’eau froide avec des buffles, et jouer avec des pierres qu’elle frappait ensemble pour les casser. Elle n’aimait pas porter de vêtements et préférait rester nue, même en hiver, déchirant les robes qu’on lui mettait sur le dos.


Elle aimait aller cueillir des fruits dans les arbres, et elle mangeait de tout ce qui lui était offert, incluant la viande et le vin, qu’elle appréciait particulièrement. Avec le temps, elle n’a pas montré de signe de vieillissement: ses poils et cheveux ne sont pas devenus gris, elle n’a pas perdu ses dents et elle est restée forte et musclée. Zana est morte aux environs de 1890.

Elle a eu de nombreux enfants.

Certaines sources citent plusieurs pères (des villageois malfaisants), alors que d’autres sources en citent un seul, Edgi Genaba, un des propriétaires de Zana. La paternité de ses enfants n’est donc pas claire, mais on parle toujours de pères humains.

Lorsqu’elle accouchait seule d’un enfant, Zana prenait le nouveau-né et allait le baigner dans l’eau glacée. Elle semblait croire que l’enfant aurait la même résistance qu’elle au froid, mais ce n’était pas le cas, et le nouveau-né mourrait.

Des villageois ont entrepris de sauver le reste de sa progéniture, et ils lui ont retiré les nouveaux-nés suivants dès la naissance. Quatre enfants de Zana ont ainsi été élevés par des familles du village et ont survécu jusqu’à l’âge adulte, soit deux garçons (Dzhanda et Khwit Sabekia, nés en 1878 et 1884), et deux filles (Kodzhanar et Gamasa Sabekia, nées en 1880 et 1882).

Bien qu’ils aient eu la peau foncée et qu’ils étaient particulièrement forts, les enfants de Zana n’était pas très différents des autres villageois. Ils étaient tous d’une intelligence normale.

Ils n’ont pas eu de problème pour apprendre à parler ou à s’intégrer à la société, et ils ont eu à leur tour une descendance. On dit que l’un de ses fils est devenu un pianiste accompli.

Études scientifiques

En 1964, le chercheur russe Boris Porshnev de l’Académie Scientifique de Moscou, a étudié l’histoire de Zana en se rendant sur place, dans le village de T’khina.


Khwit Sabekia

Il a parlé à plusieurs personnes âgées qui affirmaient avoir connu Zana de son vivant, et avoir assisté à ses funérailles. Il a aussi rencontré certains de ses petits-enfants, et il a écrit cette anecdote:

« À l’instant où j’ai aperçus les petits-enfants de Zana, j’ai été frappé par leur peau sombre et leurs traits négroïdes. Shalikula, son petit-fils, avait des muscles de la mâchoire si puissant qu’il pouvait soulever, avec ses dents, une chaise sur laquelle un homme était assis. »

Khwit Sabekia Il a tenté, sans succès de retrouver la tombe et les restes de Zana. Ses collègues Dimitri Bayanov et Igor Bourtsev ont continué les recherches après lui, et ils ont déterré les reste du plus jeune fils de Zana, appelé Khwit Sabekia, qui a vécu de 1884 à 1954.

Bien que Khwit portait le nom de Sabekia, plusieurs villageois s’entendent pour dire que son père biologique était sans doute le propriétaire de Zana, Edgi Genaba. À part sa peau sombre, son tempérament impulsif et sa grande force physique, Khwit montrait peu de ressemblance avec sa mère, s’apparentant beaucoup plus avec la famille Genaba.


Études du crâne de Khwit Sabekia

Le crâne de Khwit Sabekia fut examiné par plusieurs chercheurs, et malheureusement, les différentes études arrivent à des conclusions contradictoires:

L’anthropologue M.A. Kolodievea a noté que le crâne de Khwit avait des différences significatives avec les crânes des autres habitants de la région de l’Abkhazie. Elle a écrit:

Le crâne de T’khina présente une combinaison originale de caractéristiques anciennes et modernes… La section faciale du crâne est significativement plus large, en comparaison au type Abkhaz moyen… Toutes les mesures et indices du contour crânien sont plus larges, non seulement par rapport au type Abkhaz moyen, mais aussi par rapport aux plus grands des crânes fossiles qui ont été étudiés pour leur ressemblance. Le crâne de T’khina se rapproche de trois crânes néolithiques Vovnigi II de la série fossile…

Une autre anthropologue, M. M. Gerasiomva, a écrit:

Le crâne révèle une grande quantité de singularités, une certaine disharmonie, un déséquilibre de ses traits, un squelette faciale aux dimensions très larges, un développement accru du contour du crâne, la particularité de traits non-métriques (…). Le crâne mérite des recherches plus poussées.

Le Dr Grover Krantz, qui a étudié le crâne dans les années 1990, affirme que celui-ci présente seulement des traits d’homme moderne, sans caractéristiques du Néanderthal.

Qui était Zana?

Plusieurs prétendent que Zana n’était pas autre chose qu’une femme humaine, d’origine africaine, avec un handicap mental. D’un autre côté, si on envisage l’hypothèse qu’elle était almas, son hybridation avec des humains nous démontrerait alors que les almaslar ne seraient pas des singes, et seraient beaucoup plus proches de l’homo sapiens que ne le sont les grands singes connus.


Dans ce cas, les différents candidats possibles seraient:

  • des Néanderthaliens qui auraient survécu jusqu’à nos jours
  • des Homo Erectus
  • des descendants du Giganthopithèque, un singe géant dont on a découvert les restes fossilisés en Indes et en Chine
  • une autre branche inconnue de la famille Homo
  • des descendants de l’homme moderne, qui avaient été rejetés de la société pour leur handicap mental et qui se sont reproduits entre eux, transmettant leurs caractéristiques à leurs descendants

Conclusion

L’almas est un cryptide de type « homme sauvage » supposé habiter les montagnes du Caucase (Georgie, Arménie, Azerbaïdjan) ainsi que le centre de l’Asie : les monts Pamir et l’Hindou-Koush (Afghanistan, Tadjikistan), l’Himalaya (Pakistan, Népal), les monts Tian Shan (Kirghizistan, Kazakhstan, Chine), l’Altaï (Russie et Mongolie).

De façon plus anecdotique, on le trouverait également dans la péninsule de Kola (Nord-Ouest de la Russie), dans l’Oural et en Sibérie orientale.

Plusieurs témoignages concernant les almaslar les décrivent, au niveau physionomique et comportemental, beaucoup plus semblables à l’humain que ne le seraient le Bigfoot, l’Orang-Pendek et le Yéti.

Si on pouvait un jour approfondir le mystère de Zana et en découvrir plus sur son identité, nous aurions peut-être de nouveaux cousins connus, plus proches de nous que n’importe quel grand singe.


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