Secrets révélés

Le canular des « terres volées »

Les manifestants pro-Hamas à New York et ailleurs propagent des mensonges à l'extrême.

Efrat est située dans la région connue sous le nom de Goush Etzion en Israël. Avant 1948, les habitants du Goush étaient des Juifs résidant dans quatre kibboutzim prospères, connus sous les noms de Kfar Etzion, Massu’ot Yitzhak, Ein Tzurim et Revadim.

Les terres du Goush ont été acquises légalement. Une grande partie l’a été par des particuliers ou des organisations juives des décennies avant la guerre d’indépendance de 1948.

Suite au plan de partage de l’ONU, le Goush fut assiégé par l’armée jordanienne et d’autres forces arabes. Le 13 mai 1948, Kfar Etzion tomba sous l’assaut de l’armée jordanienne. Après la reddition des habitants juifs, un massacre eut lieu. Seuls quelques survivants subsistèrent.


Les survivants des trois autres kibboutzim furent faits prisonniers de guerre et emmenés en Jordanie, et les quatre villages furent rasés.

La région demeura sous contrôle jordanien et fut entièrement vidée de ses habitants juifs jusqu’à la guerre défensive des Six Jours en 1967.

Il y a de nombreuses années, lors d’un mariage de famille, j’ai eu le privilège de rencontrer l’un des rares enfants à avoir miraculeusement survécu au massacre. Il était alors adulte et ravi de retrouver sa famille. Orphelin, il avait été élevé par une famille adoptive ; ses parents l’avaient mis en sécurité lors d’un des derniers convois quittant le Goush. Il pensait n’avoir plus aucun parent survivant, explique Leonard Grunstein.

L’armée jordanienne et ses cohortes qui ont envahi le Goush les ont ensuite assassinés ; ils figurent parmi les personnes commémorées au Centre du patrimoine d’Etzion.

Qui pourrait oublier les Lamed Hey ? Ces 35 courageux soldats de la Haganah, en route vers le Goush pour défendre les kibboutzim juifs, furent pris en embuscade par les forces arabes et brutalement assassinés dans la vallée d’Elah. À l’instar de tous les habitants juifs du Goush assassinés, ils devinrent un symbole de sacrifice héroïque.

Qualifier le Goush, y compris Efrat, de terres volées est une absurdité.


Seule l’armée jordanienne a volé ces terres, la Jordanie les considérant comme propriété de l’État. Après la libération du Goush par Israël, il est devenu territoire d’État. Aucune propriété privée arabe n’a été confisquée.

Le traité de paix israélo-jordanien de 1994 a établi le Jourdain comme frontière internationale entre les deux pays. La Jordanie a également renoncé officiellement à toute revendication sur les territoires conquis à l’ouest du Jourdain, notamment le Goush.

Efrat était l’un des lieux qui a suscité l’intérêt des Juifs lors d’un programme organisé à New York en novembre dernier, dans le cadre d’une session d’information sur l’alyah par Nefesh B’Nefesh, qui se tenait à la synagogue Park East, dans l’Upper East Side de Manhattan.

Cet événement a été l’élément déclencheur, et a largement contribué à provoquer une quasi-émeute désormais tristement célèbre à l’extérieur, lorsque des participants juifs intéressés ont tenté d’entrer dans le bâtiment.

Pour la deuxième fois en six mois, des émeutiers masqués pro-Hamas ont tenté de forcer les barrières à l’entrée de Park East le 5 mai afin d’empêcher l’accès au parc, allant jusqu’à agresser les policiers new-yorkais présents pour rétablir l’ordre. Ces voyous ne se contentaient pas de bafouer la loi ; ils prétendaient agir au nom des Arabes dont les terres auraient été volées par les Juifs, ce qui est manifestement faux.

Heureusement, nombreux sont les Américains qui reconnaissent la gravité morale et sociale de l’antisémitisme et qui sont prêts à s’engager dans sa lutte. La majorité qualifiée au sein du conseil municipal de New York, qui a récemment adopté la loi sur les zones tampons pour protéger les lieux de culte, en est un bon exemple.

Comme l’ a si justement dit le rabbin Dr. Lord Jonathan Sacks , « la haine qui commence avec les Juifs ne finit jamais avec les Juifs ».

Il est temps à présent d’appliquer scrupuleusement la loi sur les zones tampons et de l’étendre aux écoles.

Le slogan « Plus jamais ça » doit se traduire concrètement par des efforts réels pour protéger les personnes, et en l’occurrence, la sécurité des élèves.

Il est hors de question de laisser tous ces haineux d’Israël propager leurs mensonges sans répondre. Seule la vérité doit avoir droit au chapitre !

Le  Goush Etsion est sur la route du chemin des patriarches

Goush en hébreu veut dire bloc . Il s’agit d’une région des montagnes de Judée où furent édifiés plusieurs kibboutzim dans les années 20 et 30 qui protégeaient la partie sud de Jerusalem. Le mot Etsion vient du mot עץ (etz), un arbre et de ציון (tsion), Sion. Pourquoi un arbre? Parce que celui qui acheta une bonne partie des terres s’appelait Shmuel Tzvi Holzman (en allemand Holz signifie arbre).

Ces kibbutzim furent tous détruits pendant la guerre d’Indépendance.

Tout le monde ici connait la fin du kibboutz Kfar Etsion, totalement détruit le 14 mai 1948 et de ses défenseurs massacrés par la Légion arabe.

Pendant les 19 années de l’occupation jordanienne, les veuves et les enfants de ces défenseurs se retrouvaient chaque année sur une des collines de Jerusalem pour contempler au loin le chêne solitaire qui se trouve dans le Goush, à l’intersection des routes menant aux kibboutzim détruits.

Cet arbre, vieux de 700 ans a survécu à toutes les guerres et destructions. Il est devenu le symbole du Goush Etzion et de son renouveau.

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En 1967, après la guerre des 6 jours, le kibboutz Kfar Etzion fut reconstruit et repeuplé par les descendants de ses fondateurs.

« Le monde converge vers l’odeur de la terre et des pins. La récolte et les hommes sont rentrés. L’odeur de la terre fouette les sommets, dans le ciel les nuages se battent avec un rayon de soleil. A côté des épines, la terre têtue, le cyclamen enfoui, la terre est saturée de pluie et de sang. La reine est tombée mais la reine s’est relevée, ses sujets applaudissent: elle a ôté sa robe de captive et a mis ses vêtements de splendeur* pour les nations. Elle regarde vers la mer, tournant le dos aux monts d’Edom. Ses fils ont appelé à la liberté, au retour à la maison. Revenez à votre héritage pour toujours. Elle marche comme une fiancée à la rencontre de son fiancé, une ketouba si ancienne… sur ce chemin sinueux sur les hauteurs qui la mènent du passé à demain. Et l’homme étendra ses mains, élèvera sa prière vers Dieu, et chantera le chant du cœur, un chant de louange, pour l’année du Jubilé «

Actuellement la région compte 70 000 habitants et 22 bourgades parmi lesquelles Neve Daniel :

Tekoa à la limite du désert de Judée :

Efrat qui jouxte Bethlehem :

Mais la grande attraction du Goush Etzion c’est le Herodion.

Le Herodion, c’est cette drôle de colline nue, en forme de cône tronqué, qui se trouve entre Tekoa et Efrat:

En cette année 40 (avant l’ère chrétienne), Hérode est très heureux d’avoir défait les Parthes. Il décide de faire construire à sa gloire un palais et un tombeau qu’il appellera en toute simplicité le Herodion*.

Flavius Joseph nous en a laissé une description dans La guerre des Juifs I, 21, 10:

« …il n’oublia pas le souci de sa propre mémoire. C’est ainsi qu’il renouvela les fortifications d’une place située dans la montagne à côté de l’Arabie et l’appela de son propre nom, Hérodium. Une colline artificielle en forme de mamelon, à soixante stades de Jérusalem, reçut le même nom, mais fut embellie avec plus de recherche. Hérode entoura le sommet de la colline d’une couronne de tours rondes et accumula dans l’enceinte les palais les plus somptueux : non seulement l’aspect des constructions, à l’intérieur, était superbe, mais les richesses étaient répandues à profusion sur les murs extérieurs, les créneaux et les toits. Il fit venir à grands frais de loin des eaux abondantes et assura l’accès du palais par un escalier de deux cents degrés de marbre d’une blancheur éclatante, car la colline était assez haute et toute entière faite de main d’homme. Au pied du coteau, il bâtit un autre palais pouvant abriter un mobilier et recevoir ses amis. Par la plénitude des ressources, cette enceinte fortifiée paraissait être une ville par ses dimensions, c’était un simple palais. »

Ce palais se trouvait sur le bas de cette colline, entouré d’entrepôts, d’écuries et de nombreux jardins. C’est là que vivaient Hérode, sa famille et sa cour. Sur une des pentes, se tenait un théâtre de 470 places somptueusement décoré.

Mais Hérode fit aussi fait bâtir une sorte de coquille construite entre deux murs arrondis.

Dans cette coquille se trouvait toute une forteresse avec ses citernes, les entrepôts, son réseau d’alimentation en eau, des thermes et un second palais agrémenté d’un jardin où le roi et la cour vivaient en cas de guerre, le tout réparti sur plusieurs étages.

Détail d’une mosaïque des thermes qui se trouve au Musée Israel

Trois tours de garde semi-circulaires protégeaient cette colline artificielle. Elles aussi étaient divisées à l’intérieur en plusieurs étages.

En mai 2007, l’archéologue Ehud Netzer annonça qu’il avait enfin trouvé la tombe d’Hérode qu’il cherchait depuis plus de 30 ans. Elle se situe sur la pente externe de la montagne, sous les restes de la muraille entourant le Hérodion et au-dessus du palais inférieur d’où partit le cortège funèbre d’Hérode. Dans un mausolée en pierres de tailles, Netzer a trouvé des fragments d’un sarcophage, similaire aux sarcophages découverts au « Tombeaux des rois »*.

C’est évidemment Flavius qui nous raconte les obsèques royales: »

« … on s’occupa des funérailles du roi. Archélaüs n’épargna rien pour qu’elles fussent magnifiques. Il étala tous les ornements royaux qui devaient accompagner le mort dans sa tombe. Sur un lit d’or massif, constellé de pierreries, était jeté un tapis de pourpre brodé de couleurs variées : le corps reposait sur cette couche, enveloppé d’une robe de pourpre, la tête ceinte du diadème, surmontée d’une couronne d’or, le sceptre dans la main droite. Autour du lit marchaient les fils d’Hérode et la foule de ses parents, et après ceux-ci les gardes, les mercenaires thraces, germains et gaulois, tous dans leur équipement de guerre. Tout le reste de l’armée formait escorte ; elle s’avançait en armes, accompagnant en bon ordre les généraux et les commandants ; venaient, enfin, cinq cents serviteurs et affranchis, portant des aromates. Le corps fut ainsi transporté sur un parcours de 200 stades jusqu’à Hérodion où il fut enseveli comme le roi l’avait prescrit. Ainsi finit le règne d’Hérode.

Plus tard le Herodion servit de forteresse aux troupes de Bar Kokhba. Les révoltés construisirent des tunnels d’évasion, ajoutèrent une synagogue et deux mikve.

(tunnels d’évasion datant de la révolte juive des années 133-135)

Après la fin de la grande révolte juive, le site resta désert jusqu’à l’époque byzantine, où fut construit un monastère.

Le monastère et les quatres églises attenantes furent détruits au moment de la conquête arabe, les bédouins de la région utilisèrent ce lieu pour parquer leurs bêtes jusqu’à ce qu’il devint un site archéologique protégé.


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