Secrets révélés

La tentative d’assassinat qui a déclenché une guerre

Ce jour là - Le 3 juin 1982 - une bande de dégénérés va déclencher un point de non-retour !

La tentative d’assassinat qui a déclenché la guerre du Liban de 1982… Des terroristes palestiniens de la faction d’Abou Nidal — une branche mortelle de l’OLP de Yasser Arafat — ont tiré dans la tête de l’ambassadeur israélien Shlomo Argov à l’extérieur de l’hôtel Dorchester à Londres. Il a survécu, mais est resté paralysé à vie et a passé les 21 années suivantes dans l’incapacité jusqu’à sa mort en 2003.

Le ministre de la Défense de l’époque, Ariel Sharon (à droite), rencontre des soldats de Tsahal après une bataille contre des hommes armés palestiniens au château de Beaufort, dans le sud du Liban, le 7 juin 1982.

C’était la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Pendant des années, l’OLP avait transformé le sud du Liban en un État terroriste dans l’État, avec 15 000 à 18 000 combattants armés.


Après avoir été expulsés de Jordanie lors du Septembre noir en 1970-71 (lorsque l’OLP avait tenté de renverser le roi Hussein), ils avaient recréé le même problème au Liban — imposant des barrages routiers, extorquant les habitants, menant des enlèvements et brutalisant les civils libanais (le plus notoirement lors du massacre de Damour en 1976, où ils ont massacré des centaines de chrétiens maronites).

Depuis cette base, l’OLP avait visé des civils et des enfants israéliens avec des raids transfrontaliers, des roquettes Katyusha, faisant des massacres.

Entre le cessez-le-feu de juillet 1981 et juin 1982 seulement, ils ont mené plus de 270 attaques terroristes, tuant 29 Israéliens et blessant plus de 300. Le nord d’Israël vivait dans la peur constante, les enfants dormant dans des abris antiaériens.

Trois jours plus tard, le 6 juin, Israël a lancé l’opération Paix pour la Galilée — la guerre du Liban de 1982 — pour détruire l’infrastructure de l’OLP et mettre fin au cauchemar à sa frontière nord. De nombreux Libanais (surtout les chrétiens) ont applaudi et aidé les soldats de Tsahal, désespérés de débarrasser leur pays de l’occupation de l’OLP.


L’opération a atteint son objectif principal : entre le 21 août et le 2 septembre 1982, l’OLP a été chassée de Beyrouth.

Yasser Arafat et environ 14 000 à 22 000 combattants ont été évacués et exilés en Tunisie, éliminant l’OLP comme menace quotidienne directe pour le nord d’Israël.

Quand une armée terroriste occupe le territoire de votre voisin, brutalise son peuple et l’utilise quotidiennement pour assassiner vos civils — vous finissez par devoir intervenir et l’éliminer.

Chronologie : Siège de Beyrouth en 1982

Voici une chronologie des événements clés :

4 juin — Des avions israéliens bombardent Beyrouth après une tentative d’assassinat contre l’ambassadeur israélien à Londres, Shlomo Argov (malgré le démenti de responsabilité de l’Organisation de libération de la Palestine).

L’attentat contre Argov a été commandité par Abou Nidal (Sabri al-Banna), et l’un des assassins présumés était son cousin. Abou Nidal avait été exclu du Fatah, principale composante de l’OLP, à la suite d’un différend en 1974 avec le chef de l’OLP, Yasser Arafat, qui avait dégénéré en affrontements sanglants entre Palestiniens.

6 juin — Environ 60 000 soldats israéliens envahissent le Liban, lançant l’« Opération Paix pour la Galilée ».

13 juin — Les Israéliens achèvent d’encercler Beyrouth-Ouest, le bastion de l’OLP d’Arafat.

De fin juin à août, Israël bloque Beyrouth-Ouest par des bombardements et des tirs d’artillerie afin de tenter d’en chasser l’OLP (avec des cessez-le-feu intermittents). Les États-Unis mènent une médiation qui aboutit à une évacuation planifiée des dirigeants et des troupes de l’OLP, ainsi que des troupes syriennes.

21 août — Environ 350 soldats français arrivent en tant qu’unité avancée de la force internationale pour superviser l’évacuation, qui commence ce jour-là.

23 août — Le Parlement libanais élit Bachir Gemayel président du Liban.

25 août — Les dernières troupes internationales arrivent, dont 800 Marines américains.

1er septembre — Fin de l’évacuation des combattants palestiniens et syriens. Les Marines et les autres membres de la force internationale se retirent ensuite.

14 septembre — Le président élu Gemayel est assassiné lors d’un attentat à la bombe.

16-18 septembre — Une milice chrétienne massacre des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants palestiniens dans deux camps de réfugiés.

24-30 septembre — Une force multinationale de maintien de la paix composée de troupes françaises, italiennes et américaines est déployée à Beyrouth.

Massacre de Sabra et Chatila

À Sabra et Chatila, deux camps de réfugiés palestiniens à Beyrouth ouest, des phalangistes chrétiens et des soldats libanais ont massacré des femmes, des enfants et des vieillards, alors que les soldats palestiniens étaient évacués depuis des semaines.

La bataille de Beyrouth a commencé le 12 juin 1982. La ville est coupée en quartiers antagonistes : les Palestiniens contrôlent Beyrouth ouest, où sont installés les camps de réfugiés et les infrastructures militaires.

Les responsables palestiniens ont en effet opté pour une stratégie particulière devant l’avancée rapide des soldats israéliens et les affrontements entre communautés religieuses libanaises. Ils estiment que la bataille de Beyrouth, qui s’annonce longue et coûteuse en vies humaines, va entraîner des solidarités internationales, une mobilisation du monde arabe contre Israël.

Cette stratégie est partiellement un échec : les États arabes restent spectateurs du conflit, mais la France intervient pour aider les combattants palestiniens en permettant leur évacuation de Beyrouth ouest – opération achevée le 3 septembre – et en déployant un contingent de soldats français comme Casques bleus, placés sous le commandement de l’ONU. À cette date, Beyrouth n’est plus la capitale politique et militaire de l’OLP, qui doit trouver de nouveaux lieux pour s’installer (Yémen, Tunisie…).

La situation politique libanaise semble alors se stabiliser : le 23 août, Béchir Gemayel, chef de la milice des phalanges et de l’armée libanaise, est élu président de la République. Mais, avant même sa prise de fonction, il est assassiné le 14 septembre dans un attentat contre le siège des forces libanaises. Un espoir de stabilisation disparaît.

Dans ce contexte, pour maintenir l’ordre, les forces israéliennes entrent dans Beyrouth ouest, suivies par des phalangistes et des soldats des forces libanaises, fidèles de Béchir Gémayel.

Ces derniers pénètrent dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, officiellement pour poursuivre les combattants palestiniens encore présents : en fait, ils se livrent à un massacre contre toute la population qu’ils rencontrent dans les camps.

Bien que la tuerie ait été perpétrée par des phalangistes chrétiens libanais (opposés à la présence des Palestiniens dans leur pays), ce déchaînement de violence contre des civils plaçait l’État hébreu sous le feu des accusations et un vent de sympathie s’est levé en faveur des victimes palestiniennes.


Que pensez-vous de cet article ? Partagez autant que possible. L'info doit circuler.



Aidez Elishean à survivre. Merci


ELISHEAN 777

Bouton retour en haut de la page