Le Mur occidental (mur des lamentations) est « occupé », le « waqf islamique » n’appartient pas aux Juifs – (Ma’arouf Al-Rifai, porte-parole de l’Autorité palestinienne).
Les mesures de sécurité qui entraînent la fermeture de la mosquée Al-Aqsa sont « illégales » – (Mahmoud Al-Habbash, conseiller de Mahmoud Abbas).
Les préoccupations sécuritaires ne sont qu’un « prétexte » pour la fermeture – (présentateur de PA TV).
Le caveau des patriarches et le tombeau de Rachel « et tous nos lieux saints resteront entièrement palestiniens »- (Gouverneur de Ramallah)
Des visiteurs juifs sur le lieu le plus sacré du judaïsme ? Une « invasion » et « une provocation flagrante à l’égard des sensibilités des musulmans de Jérusalem, de Palestine et du monde entier » – (PA, district de Jérusalem).
Selon l’Autorité palestinienne, Israël agit de manière criminelle en fermant des lieux saints musulmans pour se protéger contre des pertes de vies humaines inutiles dues aux attaques de missiles iraniens pendant la guerre contre l’Iran.
Et ce, alors même qu’Israël applique uniformément cette réglementation sanitaire sur l’ensemble du territoire, interdisant les rassemblements de plus de 50 personnes sur les lieux saints de toutes les religions – une information que les responsables de l’Autorité palestinienne et les médias refusent de divulguer à leur population.
Comme l’a rapporté Palestinian Media Watch la semaine dernière, cette accusation est particulièrement hypocrite, car la police de l’Autorité palestinienne a également publié des directives limitant les grands rassemblements. Les dizaines de milliers de fidèles qui se rendent habituellement à la mosquée Al-Aqsa pendant le Ramadan constitueraient assurément un « grand rassemblement » interdit, même selon la réglementation de l’Autorité palestinienne.
Mais pour l’Autorité palestinienne, cela n’a aucune importance, car toute décision israélienne affectant des terres qu’elle considère comme appartenant à des musulmans est un ordre « illégal ». C’est ce qu’a clairement affirmé Mahmoud Al-Habbash, conseiller du président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour les affaires religieuses et les relations islamiques :
Présentateur de la télévision officielle de l’Autorité palestinienne : « Quelle est la raison de la fermeture de la mosquée bénie Al-Aqsa et quel est l’objectif de l’occupation (c’est-à-dire d’Israël) avec cet acte ? »
Mahmoud Al-Habbash, conseiller du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour les affaires religieuses et les relations islamiques : « Quels que soient les raisons, excuses et prétextes avancés par l’État occupant pour justifier les crimes et violations qu’il commet contre les lieux saints, au premier rang desquels figure la mosquée Al-Aqsa, tous ces arguments sont faux, inacceptables et illégaux. Israël n’a aucun droit légal de s’immiscer dans les affaires de la mosquée Al-Aqsa… Le gouvernement d’occupation est illégal, et par conséquent toutes les lois et décisions qui émanent de lui – quels que soient leurs prétextes, raisons ou justifications – sont illégales. »
Titre de la vidéo : « Le Dr Mahmoud Al-Habbash s’entretient avec la télévision officielle de l’Autorité palestinienne au sujet des véritables objectifs de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa par Israël et des activités du Comité d’assistance présidentielle dans la bande de Gaza »
[Mahmoud Al-Habbash, conseiller du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour les affaires religieuses et les relations islamiques, chaîne YouTube, 6 mars 2026]
Cette calomnie est proférée à maintes reprises par des responsables de l’Autorité palestinienne et, depuis le début de la guerre contre l’Iran, elle est devenue un sujet de discussion quotidien dans les médias officiels de l’Autorité palestinienne :
Un journaliste de la télévision officielle de l’Autorité palestinienne à Hébron : « L’occupation (c’est-à-dire Israël) continue de fermer la noble mosquée d’Ibrahim (c’est-à-dire le Tombeau des Patriarches) depuis cinq jours consécutifs sur la base d’une allégation sans fondement et empêche les fidèles musulmans de prier à l’intérieur de la mosquée , en particulier pendant ce mois béni [de jeûne musulman] [du Ramadan]. »
[Journal télévisé officiel de PA, 4 mars 2026]
Le refus de l’Autorité palestinienne de reconnaître les droits d’Israël sur les lieux saints du judaïsme fait suite à son révisionnisme historique et à son déni répété que le Mur occidental et le Tombeau des Patriarches à Hébron sont des lieux saints juifs d’importance historique et religieuse :
Le porte-parole de l’Autorité palestinienne pour le district de Jérusalem, Ma’arouf Al-Rifai, a déclaré : « Nous affirmons que le mur d’Al-Buraq (c’est-à-dire le mur occidental du Mont du Temple) et l’esplanade d’Al-Buraq font partie de la mosquée Al-Aqsa. Il s’agit d’un waqf islamique (un bien religieux inaliénable en droit islamique). Ce territoire n’appartient ni aux Juifs orthodoxes ni aux Juifs non orthodoxes. Nous ne reconnaissons aucune souveraineté israélienne sur ce territoire, et une telle souveraineté n’existe pas. »
[Radio Hawa Nablus, page Facebook, 23 février 2026]
Le lieu le plus sacré du judaïsme – le Mont du Temple – est également dépossédé de sa place centrale dans l’histoire et les textes religieux juifs. Avant le déclenchement de la guerre en Iran, le journal officiel de l’Autorité palestinienne s’en prenait aux Juifs qui visitaient le site, les qualifiant d’« envahisseurs colonialistes ». Leurs prières étaient décriées comme des « cérémonies talmudiques » « provocatrices » et une « escalade dangereuse ». L’événement était qualifié de « provocation flagrante à l’égard de la sensibilité du monde entier ».
Titre : « [PA] District de Jérusalem : Prolonger d’une heure la durée des envahissements de la mosquée Al-Aqsa constitue une escalade dangereuse »
« Le district de Jérusalem [de l’Autorité palestinienne] a annoncé que des dizaines de colonialistes avaient envahi la mosquée Al-Aqsa, lieu saint, et y avaient organisé des cérémonies talmudiques (c’est-à-dire juives) et provocatrices… »
Le district de Jérusalem a déclaré que le fait que les autorités d’occupation israéliennes aient prolongé d’une heure chaque jour la durée des invasions colonialistes de la mosquée bénie Al-Aqsa pendant le mois béni [de jeûne musulman] du Ramadan constitue une escalade dangereuse.
Dans un communiqué publié hier [18 février 2026], le district… a déclaré que cette décision constitue une dangereuse escalade qui porte atteinte au statu quo historique et juridique de la mosquée Al-Aqsa et constitue une provocation flagrante à l’égard des sensibilités des musulmans de Jérusalem, de Palestine et du monde entier.
Le district de Jérusalem a précisé que cette décision s’accompagnait de campagnes d’incitation menées par des associations colonialistes extrémistes… promouvant de faux récits religieux affirmant que le site est sacré pour les Juifs…
Le district de Jérusalem a souligné que la mosquée Al-Aqsa, lieu béni, est exclusivement un lieu de culte islamique et que toutes les mesures d’occupation (c’est-à-dire d’Israël) à son encontre sont invalides et illégales, et constituent une violation flagrante du droit international et des résolutions des institutions internationales compétentes.
[Quotidien officiel de l’AP Al-Hayat Al-Jadida , 19 février 2026]
Le fait que les Juifs, au même titre que les musulmans, soient interdits de visite du Mont du Temple, du Mur occidental et du Tombeau des Patriarches pendant la guerre en Iran est clairement une information que l’Autorité palestinienne préférerait cacher aux Palestiniens et au monde entier.
La fermeture des lieux saints musulmans et juifs est motivée par les craintes sécuritaires liées aux tirs de roquettes iraniens et libanais dans le cadre de l’opération Lion rugissant. Cette décision ne concerne pas uniquement les musulmans, mais aussi les juifs et les chrétiens.
Le mur d’Al-Buraq (Mur des Lamentations)
Le prophète Mahomet, lors de son voyage nocturne de La Mecque à la mosquée Al-Aqsa (la mosquée la plus éloignée, selon le Coran, sourate 17), aurait attaché son cheval ailé miraculeux, Al-Buraq, à une pierre (Jami’ at-Tirmidhi, livre 47, hadith 3424).
Dans les années 1920, le mufti arabe Haj Amin Al-Husseini identifia le Mur occidental du Temple de Jérusalem à cette pierre, et depuis lors, les musulmans l’appellent le Mur d’Al-Buraq.
INDÉCROTTABLES …
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