Secrets révélés

La grille souterraine gronde

L'émergence d'une judéophobie planétaire. Islamisme, anti-impérialisme, antisionisme, wokisme, socialisme ...

« Qui a coulé le Titanic ? Iceberg, un Juif. » – Serge Gainsbourg

Lorsque l’être humain est rongé par la haine, il ouvre en lui un vide, un récipient, qui va être investi par des forces sombres, et ses actes ne seront plus cohérents.

Depuis toujours, deux grilles magnétiques s’affrontent : celle qui est formée par les aspirations, les idéaux, qui forment la matrice du ciel (la grille cristalline) et celle qui est formée par les désirs inavoués, viscéraux, qui forment une grille souterraine. Cette grille souterraine gronde et est est sur le point de faire exploser notre planète…

Nous nous trouvons aujourd’hui dans un contexte convulsif, marqué par la présence simultanée et menaçante de deux configurations antijuives :


  • d’une part, le vieil antisémitisme lié à l’extrême-droite ou au nationalisme xénophobe se porte bien un peu partout en Europe, et semble même être en France dans une phase d’augmentation ou de réactivation conjoncturelle;
  • d’autre part, une idéologie antijuive aux dimensions planétaires est en cours d’émergence, elle tend à s’installer dans le sens commun et touche tout particulièrement la société française depuis l’automne 2000, à travers des violences intolérables.

Il ne faut donc pas confondre les résurgences ou les recyclages du vieil antisémitisme ethnonationaliste et les formes d’émergence et d’expansion de la nouvelle judéophobie planétaire, dont les principaux vecteurs sont la propagande des réseaux islamistes et la démagogie des nouveaux gauchistes (néo-communistes, activistes de l’« anti-mondialisation », trotskistes, anarchistes), exploitant tous massivement la « cause palestinienne ».

Il est remarquable que les Juifs, désignés comme tels ou de façon indirecte (« les sionistes »), soient érigés en figure de l’ennemi absolu par les tenants de trois postures extrémistes bien distinctes (extrême-droite xénophobe, nouvelle extrême-gauche tiers-mondiste et islamisme radical), qui n’ont guère en commun qu’un objectif politique négativement défini : détruire le système politique réalisant (plus ou moins bien) l’idéal de la démocratie libérale/pluraliste.

La démocratie libérale n’est certes pas parfaite, mais elle est perfectible, elle est même le seul système politique à l’être. Elle doit être défendue parce qu’elle est le seul type d’organisation politique garantissant aux individus leur liberté d’agir et de penser. Or, la liberté et ses conditions politiques d’exercice n’entrent pas dans le champ de vision idéologique de l’extrémiste, dont les passions motrices et les inébranlables certitudes s’accommodent fort bien de régimes autoritaires ou dictatoriaux.

L’extrémiste est d’abord l’homme d’une conviction idéologique exclusive, érigée en absolu du vrai, du bien et du juste. C’est pourquoi la culture intellectuellement et politiquement « libérale » lui est aussi étrangère qu’odieuse : l’extrémiste ne discute pas, il croit qu’il sait ce qu’il faut savoir, il ne transige pas, il lui reste à éliminer de différentes manières ceux qui incarnent à ses yeux le faux, le mal et l’injuste. Il est à la fois intransigeant et fanatique (« possédé » par sa « cause »). Il est sectaire autant qu’épurateur.


Caractérisons brièvement les arguments fondamentaux respectifs des trois catégories d’extrémistes distinguées : les « nationalistes », les néo-gauchistes et les islamistes.

Le régime de type démocratique-représentatif est rejeté par les premiers parce qu’il serait au service du « mondialisme » ou du « cosmopolitisme » (contre les « nations »), par les seconds parce qu’il fonctionnerait au profit du « capitalisme mondialisé » (contre les « peuples »), et, par les derniers, parce qu’il serait l’expression de l’impérialisme occidental et servirait les intérêts des « judéo-croisés », diaboliques ennemis des « vrais » musulmans.

Autant de raisons, pour ces extrémistes des trois bords, de converger ou de confluer.

Est extrémiste qui refuse le dialogue, le compromis et la réforme, et envisage d’abord de détruire ce qui est, au nom d’un « autre monde », d’une idée de la société parfaite, de la vraie religion ou de l’homme nouveau.

Pour tout extrémiste, il va de soi que la fin justifie absolument les moyens, et qu’un contradicteur est un ennemi à éliminer. Un extrémiste vit, pense et agit dans un monde manichéen, où l’absolu du bien (qu’il incarne) s’oppose irrémédiablement à l’absolu du mal (qu’il combat).

La « cause palestinienne », ainsi absolutisée, est devenue la cause commune de tous les extrémismes. Une cause mythique, fantasmée comme celle du « peuple-martyr » par excellence.

La confluence des extrémismes

Les propagandistes islamistes comme les démagogues néo-gauchistes pratiquent systématiquement le terrorisme intellectuel dans les médias qui leur sont ouverts : toute critique de leur discours ou de leur comportement est aussitôt assimilée à un indice d’« islamophobie », de « racisme », de « fascisme » ou de complicité avec « l’extrême-droite », voire à un symptôme de « néo-libéra-lisme » (dernière appellation du diable).

Quant à l’extrême-droite, marginalisée et ostracisée depuis 1945 dans les démocraties occidentales, son usage des médias tend à se réduire à la dénonciation litanique du « complot » dont elle serait la victime, et dont les organisateurs seraient les adeptes du « mondialisme ». La guerre contre les Juifs est aujourd’hui conduite par les mouvances qui désignent la démocratie libérale, clairement ou non, comme leur ennemi.

Si l’on place à part l’islamisme, susceptible cependant de constituer un allié conjoncturel de l’extrême-droite (classiquement groupusculaire ou modernisée sur le mode national-populiste) comme de l’extrême-gauche réorientée par l’antiglobalisme gnostique (la quête d’un « autre monde »), il reste à considérer les extrémismes qu’il est convenu de situer à droite et à gauche, où l’on peut observer les expressions diversifiées d’un même « antisionisme » fanatique, d’une même israélophobie frénétique.

À l’extrême-droite, par exemple, les slogans du GUD témoignent de la banalisation d’un imaginaire structuré par un antisionisme et un anti-américanisme délirants :

« À Paris comme à Gaza, Intifada ! », « Deauville, Sentier, territoires occupés », « Sionistes assassins, américains complices », « Ni gauche, ni droite, antisioniste » (paraphrase ironique du slogan lepéniste « Ni gauche, ni droite, Français ».

Un militant de ce groupuscule violent d’extrême-droite précise, quant à son engagement pro-palestinien :

« Nous avons soutenu l’Intifada, pleins d’admiration et de respect pour ce peuple qui n’a d’autres armes que son sang. »

Et, en référence aux manifestations du GUD au cours des années 1990, le même militant, témoin direct, ajoute :

« Le keffieh côtoyait la croix celtique, alliance qui semblait paradoxale au début et qui pourtant s’est imposée au fil des ans comme la voie à suivre  »

S’il est vrai que le mot d’ordre de certains « militants identitaires » a été « Ni keffieh ni kippa », la ligne dominante, dans les milieux de la droite radicale extra-lepéniste, peut être définie bien plutôt par une formule du type « Avec le keffieh contre la kippa », ou, variante plus étoffée, « Croix celtique et keffieh contre kippa et bannière étoilée ».

On notera par ailleurs que les milieux islamistes ont tiré la conclusion logique des multiples prises de position publiques de Jean-Marie Le Pen en faveur du monde arabo-musulman, depuis la Guerre du Golfe.

Le Pen, ami de Saddam Hussein, a la réputation d’être un défenseur des « victimes » de « l’impérialisme américano-sioniste ». Radio islam, site Internet fondé et dirigé par l’islamiste d’origine marocaine Ahmed Rami, a diffusé, à l’approche de l’élection présidentielle en France, un appel sans ambiguïté en faveur du candidat Jean-Marie Le Pen :

« Appel aux musulmans de France : Votez Le Pen ! Et ne vous laissez pas manipuler par les mensonges de la propagande mensongère [ sic] des Juifs qui veulent se battre contre la France jusqu’au dernier “beur” ! ».

L’article, signé Kamal Khan, se fonde sur la dénonciation d’un complot « américano-sioniste » et incite les musulmans « opprimés » à se soulever contre « l’occupation sioniste » ou « juive » :

« Compatriotes musulmans ! La France n’est pas dirigée par de vrais Français, mais par des domestiques de l’internationale sioniste qui contrôlent l’économie. […] Vos pères se sont fièrement battus pour libérer la France de l’occupation nazie. Aidez-nous maintenant à libérer ce pays de l’occupation sioniste ! […] J.-M. Le Pen est le seul dirigeant politique français à s’être clairement opposé à la guerre que les américanosionistes ont menée contre l’Irak, berceau de la civilisation arabe. […] L’épouse de J.-M. Le Pen dirige l’une des rares associations françaises qui essaient d’empêcher le sacrifice de centaines de milliers d’enfants irakiens innocents sur l’autel de l’arrogance américano-sioniste. […] M. Le Pen n’est pas raciste. C’est un Français qui lutte pour libérer la France de l’occupation juive – comme vous luttez pour libérer vos pays de cette occupation –, ce qui est normal. […] M. Jean-Marie Le Pen milite pour liquider les forces du mal qui veulent asservir la France comme elles ont asservi la Palestine et de nombreux autres États, comme les États-Unis, l’Allemagne, l’Autriche, la Suisse ou… le Vatican qui ont capitulé sans conditions devant le chantage du sionisme international. M. Le Pen combat pour restaurer l’indépendance politique de la France, à en faire un pays fort, puissant et véritablement indépendant, pour aider le monde arabe opprimé à briser à son tour les chaînes diaboliques du sionisme ! ».

La diabolisation d’Israël et du « sionisme », ainsi que la dénonciation litanique de l’impérialisme « américano-sioniste », s’incarnent dans une constellation d’attitudes idéologiques qui ouvre un espace commun aux islamistes et aux extrémismes de droite et de gauche.

En France, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle, le 21 avril 2002, ont montré que l’extrémisme de droite pouvait recueillir 19,2 % des suffrages, tandis que l’extrémisme de gauche (les candidats trotskistes !) en obtenait 10,44% (auxquels il convient d’ajouter les 5,25% des suffrages qui se sont portés sur le nom de Noël Mamère, candidat gauchiste portant l’étiquette « Verts »).

Faisons le total : près de 35% des suffrages ( 34,89%) ont été obtenus par des candidats d’extrême-gauche et d’extrêmedroite communiant dans le soutien à la « cause palestinienne », la démonisation criminalisante de l’État d’Israël, la nazification du « sionisme » et la dénonciation frénétique de « l’impérialisme américain », du « mondialisme » ou de la « mondialisation néo-libérale ».

Il importe de prendre la mesure de ces deux phénomènes distincts, illustrant deux formes politiquement différentes d’extrémisme, l’un issu du « nationalisme français », l’autre de « l’internationalisme prolétarien », et de se donner les moyens de les combattre sans faiblesse. La lucidité doit ici se marier au courage, car le conformisme « antisioniste » et palestinophile ne cesse de progresser dans l’espace public, en même temps que se met en place un dispositif d’intimidation visant à interdire toute critique de l’islamisme (assimilée à de l’« islamophobie »).

La nouvelle vague de « politiquement correct » en Europe de l’Ouest mêle la diabolisation démagogique de la mondialisation, avec le populisme misérabiliste qui l’accompagne (l’abbé Pierre, Bové, etc.), l’israélophobie frénétique, l’islamophilie angélique et une palestinophilie colorée de religiosité.

Voilà le front d’une véritable résistance intellectuelle et politique.

Si la droite ne doit pas céder à la démagogie d’extrême-droite, la gauche doit à tout prix résister aux chants de sirène des milieux de la nouvelle extrême-gauche avançant masqués sous le drapeau du mouvement « anti-mondialisation » ou sous le voile de l’écologie (les Verts). C’est en effet autour des haines et des ressentiments visant les Juifs que se rencontrent les extrémistes de droite et de gauche, certains mettant l’accent sur la dénonciation du « pouvoir juif » dans les sociétés libérales, d’autres privilégiant la diabolisation d’Israël et du « sionisme », inséparable d’un anti-américanisme radical.

La récente vague de judéophobie en France

Le conflit entre le Hamas et Israël a suscité une recrudescence d’actes antisémites en France. 1159 ont été répertoriés dans l’Hexagone depuis le 7 octobre, contre 436 au cours de la seule année 2022. Au total, 502 personnes ont été interpellées, précisait, mardi 7 novembre, le ministère de l’Intérieur.

Israël n’était pas encore entrée à Gaza et pleurait 1200 morts, quand ces actes antisémites ont été commis, sur fond de manifestations pro-palestiniennes qui réclamait une Palestine libre de la mer au Jourdain. C’est-à-dire l’éradication d’un pays : Israël, et de sa population.

Pourquoi le conflit suscite-t-il davantage de sentiments anti-juifs que de sentiments anti-musulmans dans l’Hexagone, alors même que l’attaque terroriste du Hamas a été très largement dénoncée ? Question délicate.

« Le contexte n’est pas favorable à un déferlement de haine anti-arabes, avance le sociologue Michel Wieviorka. Les juifs en France font très attention de ne pas apparaître comme en guerre contre les Palestiniens, et donc contre les Arabes et les musulmans. De son côté, l’extrême droite, qui a soif de respectabilité, ne va pas, non plus, sur ce terrain »

Parallèlement, la menace islamiste continue, en Europe et particulièrement en France, d’être sous-estimée, voire réduite à un mythe, alors que de multiples signaux indiquent que les fondamentalismes islamiques séduisent, fabriquent et mobilisent des masses d’endoctrinés et de fanatiques, phénomène largement masqué par les régimes dictatoriaux du monde musulman.

Si l’islamisme radical, malgré les difficultés rencontrées dans ses tentatives de prise du pouvoir et d’institutionnalisation, fait preuve d’un tel dynamisme conquérant, c’est parce qu’il combine l’exploitation démagogique des injustices sociales et économiques, la croyance que l’islam est la solution de tous les problèmes qui se posent à l’homme et l’appel au djihad, à la guerre sainte, dont dérive la légitimité du terrorisme.

L’islamisme radical et activiste fascine. Il fait renaître le mythe guevariste, en transfigurant le ressentiment contre l’Occident riche, puissant, arrogant, et en remplaçant l’idéologie marxiste-léniniste par un islam idéologisé.

Corrélativement, la dénonciation de l’« islamophobie » – dénonciation en principe légitime – devient un instrument de terrorisme intellectuel permettant d’interdire toute analyse critique de l’islamisme radical, sous ses formes intégristes ou djihadistes.

L’islam, sous toutes ses formes (même les plus extrémistes), est traité comme la religion intouchable, comme la seule religion à ne pouvoir faire l’objet d’une critique.

La religion des ex-colonisés, la religion de ceux qui, à travers une vision en rose de certaines populations issues de l’immigration maghrébine, provoquent, tout particulièrement en France, une mauvaise conscience croissante chez les anciens colonisateurs. C’est pourquoi la judéophobie portée par les multiples idéologisations de l’islam reste si méconnue, si peu analysée et dénoncée. La judéophobie islamiste est perçue comme une obscénité, comme quelque chose qu’il vaut mieux taire, parce qu’il est aussi gênant que dangereux d’en parler. L’impératif est de rassurer à tout prix les citoyens qui ont de bonnes raisons d’être inquiets. À tout prix : c’est-à-dire en les traitant comme des consommateurs d’informations tronquées ou truquées, en les gavant, si besoin est, de désinformation.

La nazification d’Israël

La nouvelle vague antijuive, qui se manifeste planétairement par des discours d’accusation autant que par des actions violentes, est portée à la fois par l’islamisme radical, de façon ouverte, et par le nouveau gauchisme tiers-mondiste, d’une façon plus ou moins voilée (à travers l’antisionisme radical ou absolu). La nouvelle judéophobie se fonde sur un amalgame polémique entre Juifs, Israéliens et « sionistes ».

ces derniers étant fantasmés comme les représentants d’une puissance maléfique, et elle se constitue autour d’un noyau idéologique bien défini : ce que j’ai appelé l’antisionisme absolu, qui, sur la base d’une délégitimation sans réserve de l’État d’Israël, prône ouvertement ou non son démantèlement, ou sa destruction violente.

Cet « antisionisme » extrémiste ne relève donc pas d’une critique légitime de la politique mise en œuvre par tel ou tel gouvernement israélien, ni même d’une mise en question du projet sioniste tel qu’il s’est historiquement défini, afin de donner une « solution » à la « question juive ».

L’antisionisme absolu revient à nier le droit à l’existence d’Israël alors même que cet État existe et que des citoyens israéliens le reconnaissent comme le leur : il constitue un appel à son élimination.

Voilà ce qui surgit et se diffuse, sans reproduire un modèle historique connu : une vision diabolisante des Juifs, assimilés à l’entité mythique censée incarner une puissance maléfique : « les sionistes », accusés litaniquement de « racisme », de « fascisme », d’« expansionnisme », d’« impérialisme », d’« apartheid » et de « génocide » (ou, plus précisément, de « palestinocide »).

Cette vision dite « antisioniste » enveloppe des appels à la haine, voire au meurtre.

L’assassinat de Daniel Pearl, journaliste américain forcé, devant les caméras de ses tortionnaires islamistes au Pakistan, de confesser ses origines juives, avant d’avoir la tête tranchée, illustre la violence extrême à laquelle peut conduire l’islamisme djihadiste, au nom d’un « antisionisme » démonologique.

Les massacres de civils commis en Israël par les « islamikazes » palestiniens du Hamas ou du Djihad islamique en constitue une autre illustration. Autre pratique de la terreur antijuive : l’attentat-suicide commis par un islamiste de l’organisation d’Oussama Ben Laden, le 11 avril 2002, contre la synagogue de Djerba (Tunisie), le lieu de pélerinage le plus vénéré du judaïsme séfarade (après le Mur des Lamentations), un attentat qui a fait 21 morts (dont 14 touristes allemands) . Ces attentats-suicides visant à tuer des Juifs en tant que juifs, civils ou non, relèvent du crime contre l’humanité, comme l’a reconnu un rapport d’Amnesty International.

L’« antisionisme absolu » est devenu le mode de légitimation le plus courant, avec le prétendu « anti-impérialisme » visant essentiellement les États-Unis, de crimes contre l’humanité que les héritiers contemporains du stalinisme et du nazisme, de concert avec les masses fanatisées par la propagande islamiste, applaudissent plus ou moins bruyamment.

La nouvelle idéologie antijuive qui s’est constituée puis imposée depuis l’été 1967, à la suite de la Guerre des Six Jours ( 5-10 juin 1967), ne doit pas être comprise comme une nouvelle forme de racisme visant les Juifs, elle ne se fonde pas sur une doctrine des races, elle n’est pas un racisme antijuif (même si elle met en œuvre des mécanismes classiques de catégorisation raciale), elle se présente et s’affirme au contraire comme un antiracisme accusant les « Juifssionistes » d’être racistes.

Il est capital de relever cette métamorphose du discours antijuif contemporain. Le système de mise en accusation des « Juifssionistes » est, plus précisément, fondé sur le noble appel aux droits de l’Homme, sur l’invocation de « la Justice » contre toute oppression, sur l’exigence louable d’une « paix juste » ou sur l’incitation à lutter « contre le racisme ».

Le misérabilisme organisé

Le « misérabilisme »,implique de célébrer un groupe social en tant qu’il serait seul ou particulièrement « souffrant », « pauvre », « misérable » ou « désespéré », donc digne de compassion, de l’exalter à travers les privations, les « exclusions », les déficiences et les misères qui autorisent à l’instituer en « victime ».

Lorsque la catégorie de « victime » est illustrée, que la « victime » est désignée, le parti pris en sa faveur suit automatiquement.

Et ce, que la catégorie victimaire soit incarnée par « les sans-papiers » (ou les « sans-travail », les « sans-logis », etc.) en France ou par « les Palestiniens » (les « sans- État ») au Proche-Orient.

La démagogie islamiste et la démagogie néo-gauchiste se rejoignent dans le recours aux évidences toutes faites du populisme misérabiliste, dont l’axiome central est ainsi formulable : « Ils sont meilleurs que nous (que tous les autres) parce qu’ils souffrent plus que nous (que tous)». Telle est la logique normative qui dicte le choix inconditionnel en faveur des « pauvres », des « faibles », des « démunis » ou des « opprimés ». Comment ne pas défendre les « victimes » contre leurs « bourreaux » ? Les Palestiniens-victimes contre les Israéliens-bourreaux ?

Ce mythe manichéen est indéfiniment monnayé en slogans.

C’est sur la base de ces présuppositions que fonctionnent l’antisionisme absolu et le propalestinisme compassionnel, dont les idéologues vont jusqu’à dénoncer un « complot sioniste » contre les « victimes ». Des « victimes » titulaires.

C’est pourquoi l’instrumentalisation de l’humanitarisme et de l’antiracisme à des fins antijuives est au cœur de la nouvelle judéophobie. Ainsi l’abbé Pierre, ami de Roger Garaudy et l’ennemi du « lobby sioniste mondial », l’abbé des « pauvres », le « saint homme » le plus aimé des Français, symbolise, depuis ses déclarations de juin-juillet 1996 contre le « mouvement sioniste » qui « intrigue mondialement », la relative continuité entre l’antijudaïsme chrétien et la nouvelle judéophobie, à base d’antisionisme démonologique et de négationnisme.

Ou bien le plus médiatique des démagogues du « mouvement antimondialisation », au printemps 2002, qui n’a pas hésité à attribuer les violences antijuives en France aux « services secrets » du gouvernement israélien, relançant ainsi les vieilles accusations conspirationnistes contre les Juifs, traités comme des manipulateurs sans scrupules.

Voyons le message de José Bové, qui a naturellement rejoint Attac en août 2002 :

« Il faut se demander à qui profite le crime. Je dénonce tous les actes visant des lieux de culte. Mais je crois que le gouvernement israélien et ses services secrets ont intérêt à créer une certaine psychose, à faire croire qu’un climat antisémite s’est installé en France, pour mieux détourner les regards  ».

Les actes antijuifs commis en France ne sont donc pas niés, ils sont dénoncés comme des manipulations « sionistes », thèse qui implique que la montée de la judéophobie soit réduite à un mensonge de propagande entretenant une illusion collective.

On vient de contempler le même scénario après les attaques barbares du 7 octobre sur des kibboutz en Israël, peuplés de militants pour la paix. On a même entendu Alexis Cossette de Radio-Québec parler de faux enterrements de juifs, et de fausses attaques du Hamas, par le choix d’une explication complètement déjantée qui visait à prouver que les palestiniens de Gaza n’étaient pas capables d’utiliser des parapentes et que les civils gazaouis preneurs d’otages, ne pouvaient être des combattants masqués du Hamas.

Ce qui prouve que la presse soit-disant alternative pro-Trump, perd complètement les pédales quand il s’agit des palestiniens, tant la haine anti-sioniste est gravée au fer rouge dans l’ADN des occidentaux, qui se disent défenseurs de la liberté contre l’état profond, mais qui finissent par aller dans le sens de l’état profond quand il s’agit d’Israël.

Pourtant Trump ne se gêne pas pour afficher ses opinions, alors qu’il est en pleine campagne électorale :

Le postulat de cet « antisionisme » satanisateur est donc que « le sionisme » incarne par excellence, aujourd’hui, « le racisme » et « le colonialisme », et qu’il s’inscrit dans une puissante structure occulte aux dimensions planétaires (« complot sioniste mondial », « lobby juif mondial », etc.).

À l’amalgame entre « sionisme » et « racisme » de type colonialiste s’ajoute l’assimilation polémique du « sionisme » au racisme génocidaire de type nazi, d’où l’accusation de « palestinocide » : l’accusation consistant à attribuer à l’État d’Israël un programme d’extermination systématique des Palestiniens en tant que Palestiniens, ce qui définit un projet raciste. La dénonciation « antiraciste » d’Israël paraît ainsi légitime.

La nazification d’Israël implique que les « Juifs-sionistes » seraient passés du statut de « victimes » à celui de « bourreaux » : ils peuvent dès lors être stigmatisés comme les « nazis » d’aujourd’hui.

Quant aux Palestiniens, ils se transforment en peuple-victime par excellence : pauvres, démunis, opprimés, dominés, humiliés, etc. Ils seraient les « nouveaux Juifs » écrasés par la puissance aveugle et cruelle des « nouveaux nazis ».

Plus précisément, le peuple palestinien est transfiguré en peuple de « héros » et de « martyrs », jusqu’à être christifié en peuple d’enfants-martyrs.

L’opposition manichéenne entre « bourreaux » et « victimes », « dominants » et « dominés », « riches » et « pauvres », « forts » et « faibles », une fois intériorisée, se traduit mécaniquement par une préférence misérabiliste pour le peuple supposé incarner la série « victimes »/« dominés »/« pauvres »/ « faibles ».

Les « souffrants », les « humiliés » et les « désespérés » ont tous les droits, y compris celui de commettre des attentats barbares provoquant la mort de civils, femmes, enfants, personnes âgées, du peuple-ennemi. D’où les appels à la haine, voire au meurtre, lancés de façon récurrente lors des manifestations « propalestiniennes » : « Mort aux Juifs », « les Juifs au four », « Juifs assassins », etc.

Au nom des « pauvres » ou des « opprimés », tout est permis. Les « humiliés » ont le droit de tuer.

Depuis l’attaque surprise du Hamas contre Israël, samedi 7 octobre, Jean-Luc Mélenchon et ses proches refusent de qualifier de « terroriste » l’action d’un groupe islamiste qui s’est attaqué à des civils, a massacré des familles, pris en otage des enfants et déclenché une guerre meurtrière. Comme une grande partie de la gauche française, LFI s’est toujours positionnée en défenseuse du peuple palestinien opprimé.

Le leader des « insoumis » n’a rien fait pour arranger son cas en attaquant le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui avait appelé à des manifestations de soutien à Israël. Il a accusé cette instance « d’empêcher la solidarité des Français avec la volonté de paix ».

Certains vont jusqu’à varier sur un énoncé du type : « Les victimes d’hier sont devenues les bourreaux (ou les assassins) d’aujourd’hui ».

On y perçoit la nostalgie d’un temps où les Juifs n’étaient que victimes, où ils ne pouvaient être que discriminés ou persécutés. Les « bons Juifs » des antijuifs sont des Juifs qui souffrent et errent à travers des terres inhospitalières.

Dans la nouvelle configuration tiers-mondiste, néo-communiste et néo-gauchiste, plus connue sous la désignation médiatique de « mouvement anti-mondialisation », l’ennemi absolu tend à prendre deux visages, ceux-là mêmes qu’il possède dans la rhétorique islamiste : celui du « grand Satan » américain et celui du « petit Satan » israélien ou « sioniste » (c’est-à-dire « juif »). Disons, pour simplifier, que, dans la vulgate néo-tiers-mondiste, l’impérialisme est toujours américain et le racisme toujours « sioniste ».

Dans cette vision manichéenne du monde, les « masses opprimées » sont illustrées principalement par « les Palestiniens » (parfois, plus vaguement, par « les musulmans »), et « l’impérialisme » par la ténébreuse alliance des deux Satans, bref par l’Amérique et Israël. Le principe d’action qui s’y articule est bien connu : la « résistance à l’oppression » pensée comme un droit fondamental.

Telle est la vision simpliste du monde partagée aujourd’hui par les militants du nouveau gauchisme anti-néo-libéral et par les guerriers des mouvements islamistes radicaux.

Des Juifs peuvent être tolérés, voire acceptés dans cette mouvance islamo-gauchiste, à condition qu’ils fassent preuve de palestinophilie inconditionnelle et d’antisionisme fanatique.

Les représentations sociales antijuives sont nourries avant tout par des images télévisuelles et par des rumeurs. Car les rumeurs sur le comportement scandaleux des « sionistes » courent les banlieues françaises et ne sont pas étrangères, dans nombre de cas, aux passages à l’acte.

Le Parti des Musulmans de France fait partie des organisations responsables de la publication et de la diffusion d’un faux antijuif largement diffusé au printemps 2002, qui se fonde sur l’amalgame polémique de base de l’antisionisme absolu : l’assimilation du « sionisme » au « racisme » et au « fascisme », voire au « nazisme ».

La formule arabo-islamique de la « solution finale » de la question juive a été trouvée par le lumineux ministre syrien de la Défense, Mustapha Tlass :

« Si chaque Arabe tuait un Juif, il ne resterait plus de Juifs » (déclaration faite sur la chaîne de télévision LBC, 5 mai 2001).

Le « président Arafat », au milieu des années 1990, alors même que se négociaient les accords de paix, lançait compulsivement : « Djihad ! Djihad ! Djihad !..»

Résister au conformisme palestinophile

Un conformisme palestinophile s’est étendu sur les sociétés d’Europe de l’Ouest, où un « antisionisme » fanatique a saisi une grande partie de l’opinion.

Le conflit israélo-palestinien est vécu depuis plusieurs années comme une affaire personnelle par nombre de citoyens français, il se prolonge en France par une guerre politico-culturelle utilisant manifestations, pétitions et contre-péti-tions, etc., qui a fait émerger un nouveau clivage idéologiquement transversal.

L’israélophobie idéologiquement normalisée est désormais présente dans toutes les régions du monde. Et ce, jusqu’à sombrer dans le grotesque, le cocasse ou l’odieux.

À gauche comme à droite, pro-israéliens et pro-palestiniens se distinguent nettement, se confrontent et s’affrontent par divers moyens.

Cette vague planétaire de judéophobie est théorisée sans fard par certains milieux islamistes, comme une nouvelle guerre mondiale : « Cette guerre est entre nous et les Juifs », répétait Oussama Ben Laden dans une vidéo qui a récemment fait le buzz sur Tik Tok.

La nouvelle judéophobie, dans sa version islamiste-djihadiste, est explicitement exterminatrice, elle définit son combat comme une entreprise d’élimination totale des figures de l’ennemi absolu, amalgamées dans l’expression « judéo-croisés ». Elle s’imagine comme une façon, pour les « croyants », d’atteindre leur salut, au-delà même de l’accomplissement de leur devoir.

La responsabilité des musulmans investis d’une autorité théologique est sur ce point directement engagée : décerner à des assassins superstitieux le titre de « martyr » revient à encourager leurs imitateurs.

Cela consiste à refuser, dans le seul cas de la nation israélienne, le principe même d’une différence entre l’armée et la population civile. Il s’ensuit que tout Israélien peut et doit être légitimement considéré comme une cible militaire : femmes, enfants, nouveaux-nés (militaires potentiels !).

Cette vision manichéenne d’une « guerre des civilisations », réduite au conflit entre l’« Occident » et le monde de l’islam, se trouve légitimée par une forte dose d’idéologie victimiste et de ressentiment.

Nous sommes en guerre, la guerre nous a été déclarée.

Une guerre non classique, mais mondiale, conduite contre l’Occident libéral-démocratique par les réseaux islamo-terroristes mondialisés. Une guerre totale dans laquelle tous les moyens technologiques disponibles sont très loin d’avoir été utilisés par les combattants islamistes. Le « mégaterrorisme » est pour demain.

La Troisième Guerre mondiale a commencé.

Nous devons notamment démonter les arguments sophistiques visant à justifier les actes terroristes (par l’invocation des « souffrances » ou du « désespoir » des « opprimés »), réfuter les propositions fausses ou mensongères sur les « responsabilités » dans le conflit israélo-arabe, montrer notamment comment le refus arabe, loin d’avoir commencé en 1948, n’a cessé de se manifester de façon plus ou moins convulsive depuis les années 1880-1900.

Nous devons contrer la monopolisation du statut de « victime » par les Palestiniens (thème victimaire habilement exploité par la propagande islamiste), démystifier les prétendus « martyrs » d’un islam devenu fou, réduit à un « isme » transfigurant des machines humaines à tuer.

Cette guerre multidimensionnelle a ses combattants et ses profiteurs, ses fanatiques et ses opportunistes, ses acteurs socialement visibles et ses agents d’influence, elle a aussi, à droite comme à gauche, ses « collabos », ses auxiliaires, ses supplétifs – ces pseudo-antiracistes devenus judéophobes professionnels, ces intellectuels d’origine juive passés subrepticement dans le camp antijuif, ces chrétiens tiers-mondistes sujets à des réminiscences d’antijudaïsme, ces révolutionnaires sans prolétariat ni révolution en vue mais trouvant dans la « cause palestinienne » (ou, en France, dans celle des « sans-papiers ») un objet substitutif de leur passion idéologique, ces antifascistes imaginaires en quête de « fascistes » introuvables.

Pitoyables supplétifs ou haïssables collabos du « troisième totalitarisme », naïfs compagnons de route du « fascisme vert », l’islamisme conquérant, ennemi déclaré des démocraties constitutionnelles et pluralistes.

Plumes auxiliaires du terrorisme islamo-palestinien. « Idiots utiles » et « collabos » dont la bonne conscience est immaculée et dont le nombre ne cesse d’augmenter, en même temps que s’impose en Europe de l’Ouest le terrorisme intellectuel islamophile et palestinophile.

Par le conformisme, on se rassure, et on s’assure d’un semblant de vertu « citoyenne ».

L’esprit de soumission à l’opinion dominante chasse la liberté de l’esprit. Mais surtout, l’islamisme radical exerce une fascination sur les épuisés et les embourgeoisés de l’Occident, en même temps qu’il mobilise ceux qui n’ont rien à perdre. Il réinvente l’utopie révolutionnaire. Il fait renaître le mythe tiersmondiste.

L’islamo-palestinisme « révolutionnaire » est aujourd’hui l’opium des peuples européens. Il s’exprime avec le maximum de virulence rhétorique et de légitimité médiatique dans l’anti-américanisme de ressentiment qui s’est constitué en vulgate.

Il importe d’attirer l’attention de tous les citoyens de toutes les nations démocratiques sur les dangers réels représentés par l’islamisme radical, soit la nouvelle forme de totalitarisme qui s’annonce au début du XXIe siècle, dont les ennemis désignés sont la démocratie pluraliste (la « démocratie impie ») et le principe de laïcité (un « poisonmortel », instrument du « complot judéomaçonnique », précisent certains prédicateurs islamistes).

Les banlieues françaises ne sont pas épargnées, depuis une vingtaine d’années, par les propagandistes de cet islamisme djihadiste, comme l’ont montré de nombreuses enquêtes mettant en évidence quelques-uns des réseaux terroristes – actifs ou dormants – qui s’y sont implantés.

On est particulièrement en droit de s’inquiéter de la pénétration islamique dans les établissements scolaires (collèges, lycées) à travers l’exploitation des « affaires de foulard » ou du soutien à la « cause palestinienne », qui mobilisent toujours chez les jeunes les « bons sentiments » idéologisés au détriment des idées claires.

Ceux qui, démagogues cyniques, partisans fanatiques ou tiers-mondistes naïfs, légitiment les appels au djihad contre l’Occident et Israël, contre les Américains et les Juifs et trouvent des excuses idéologiques au terrorisme, au nom d’un « anti-impérialisme » d’origine stalinienne, sont les complices des nouveaux barbares transnationaux. Il convient de les traiter, intellectuellement et politiquement, comme tels

Cette devise n’est pas celle de Daesh mais celle des Frères Musulmans, qui gèrent l’islam du Qatar et achètent en masse des hommes politiques européens :

Allah est notre but
Mahomet notre chef
Le Coran notre constitution
Le Jihad notre voie
Le martyr notre plus grande espérance
pic.twitter.com/a8DcT4LSa9

Le Proche et le Moyen Orient en ont été le berceau des mouvements islamistes qui se sont fait remarquer par leur barbarie et leurs attentats aveugles.

78% DES FRANÇAIS ESTIMENT QUE L’ISLAMISME CONSTITUE UNE MENACE POUR LA FRANCE.

Depuis le début des années 1980, on dénombre 73 attaques ou attentats terroristes islamistes sur le sol français qui ont causé plus de 300 morts.

Selon une note du Service central du renseignement territorial, le repli identitaire se renforce en France : «La frange fondamentaliste islamiste […] bénéficie d’un contexte favorable dont elle entend tirer profit. Elle paraît en capacité d’inscrire son action dans la durée […] notamment en cherchant des relais auprès de certaines institutions internationales».

Depuis janvier 2023, plus de la moitié des mis en cause dans des procédures terroristes ont moins de 18 ans.

C’est une réalité plus inquiétante que jamais sur le plan sociétal, judiciaire et sécuritaire. Les atrocités du terrorisme islamiste se succèdent depuis 2012 et, en dépit des lourdes sanctions encourues, des mineurs, garçons et filles, continuent à adhérer à l’islam radical avant de basculer dans des projets terroristes. Comme le prouvent depuis le 1er janvier les mises en examen de dix adolescents âgés de 14 à 17 ans (dont deux pour leur rôle indirect dans l’attentat d’Arras). Et le fait que les trois projets d’attentat déjoués depuis le début de l’année impliquent tous des mineurs.

Le prosélytisme tisse sa toile derrière les portes des vestiaires, fait irruption sur les terrains de football, sur les tapis de lutte des gymnases et dans les salles de musculation. Avec, parfois, le risque de communautariser des clubs entiers et de les faire basculer dans une dérive séparatiste, voire une dérive violente. Dans son livre Quand l’islamisme pénètre le sport (Presses universitaires de France, PUF), Médéric Chapitaux jette une lumière crue sur un phénomène inquiétant et difficile à quantifier.

Les assassins de Samuel Paty et de Dominique Bernard s’entraînaient dans des clubs de boxe…

En 1995, parmi les terroristes de l’attentat de Saint-Michel, à Paris, figure un champion de karaté. Les terroristes de 2004 à Madrid sont nombreux à avoir été recrutés dans des clubs de sport. Et il y a d’autres exemples. Selon un responsable des services de renseignements, une grande partie des auteurs des attentats terroristes en France et en Europe ces dernières années sont passés par des clubs de sport de combat.

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