Nouveau paradigme

La fin d’un club de dictateurs

La mort annoncée de l'ONU ...

Hier, à Davos, lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial, le président des États-Unis, Donald Trump, a déclaré ce qui pourrait bien rester dans l’histoire comme un avis de décès politique.

Sans emphase théâtrale, sans langage diplomatique creux, il a annoncé la création d’un nouveau cadre international : le Board of Peace.

Et, en une phrase soigneusement pesée, il a fait ce qu’aucun dirigeant occidental n’osait dire ouvertement depuis des décennies. Il a affirmé que ce nouvel organe serait « plus efficace et plus prestigieux que toutes les organisations existantes ».


Le message était limpide. L’ère de l’ONU touche à sa fin.

Beaucoup le pressaient depuis longtemps. Peu osaient l’exprimer.

L’Organisation des Nations Unies était devenue une coquille vide, alourdie par la bureaucratie, l’idéologie et une paralysie morale chronique.

Ce que Trump a fait à Davos ne consiste pas simplement à proposer une alternative : il a publiquement retiré à l’ONU ce qui lui restait d’autorité symbolique. Le prestige ne se décrète pas, il se mérite. Et l’efficacité ne se mesure pas au nombre de résolutions votées, mais aux conflits résolus, aux guerres évitées et aux vies protégées. À cet égard, le bilan de l’ONU est accablant.


Aucun pays n’illustre mieux cet échec qu’Israël.

L’obsession de l’ONU contre l’État juif ne relève pas de l’opinion, mais du constat factuel. Année après année, l’Assemblée générale adopte plus de résolutions condamnant Israël que l’ensemble des autres nations réunies.

Des démocraties, des dictatures, des régimes génocidaires et des États soutenant le terrorisme bénéficient d’une indulgence quasi totale, tandis qu’Israël est désigné comme l’accusé permanent de la scène internationale.

Ce n’est pas de la justice.

C’est une persécution idéologique déguisée en droit international.

Le mécanisme est toujours le même.

  • Israël se défend contre des organisations terroristes opérant au cœur de populations civiles : on parle alors de « disproportion ».
  • Des groupes terroristes tirent des roquettes depuis des écoles, des hôpitaux ou des mosquées : ces faits sont minimisés, relativisés, voire ignorés.
  • Des agences onusiennes opérant à Gaza et ailleurs ont été à plusieurs reprises exposées pour avoir employé des individus liés à des groupes extrémistes, stocké des armes dans des infrastructures civiles ou fermé les yeux sur l’endoctrinement et l’incitation à la haine.
  • Et lorsque des preuves émergent, la réaction institutionnelle oscille entre le silence, le déni et des « enquêtes internes » sans conséquence.

Ce biais n’a rien d’accidentel.

L’ONU s’est progressivement transformée en une entité mondialiste dominée par des régimes autoritaires, notamment des blocs de dictatures musulmanes et l’influence stratégique de la Chine.

Ces régimes ont compris ce que trop de diplomates occidentaux feignent d’ignorer : contrôler la narration, c’est contrôler l’institution. En instrumentalisant les majorités de vote et les mécanismes procéduraux, ils ont fait de l’ONU une plateforme de combat idéologique plutôt qu’un instrument de paix.

Israël n’est que la cible la plus visible ; ce sont les valeurs occidentales qui sont visées en profondeur.

Parallèlement, le bilan de l’ONU dans le règlement des conflits mondiaux est désastreux.

De la Syrie au Liban, du Soudan au Yémen, du Congo à l’Afghanistan, les missions onusiennes ont englouti des milliards de dollars pour produire essentiellement des rapports, des communiqués et des évacuations précipitées lorsque la situation se dégrade. Les Casques bleus sont souvent entravés par des règles d’engagement absurdes, incapables d’agir avec fermeté, parfois complices par leur inaction.

Le paradoxe est tragique : des budgets colossaux pour des résultats dérisoires.

Même l’action humanitaire, supposée être le socle moral de l’ONU, suscite désormais de lourdes interrogations.

Comment des milliards disparaissent-ils alors que les populations restent dépendantes, radicalisées et enfermées dans la pauvreté ?

Comment expliquer la rotation quasi parfaite des hauts responsables entre agences internationales, ONG et postes politiques, accumulant pouvoir et avantages pendant que les crises restent figées ?

Il n’est pas déraisonnable de penser qu’un jour, un système de corruption massif — financier, idéologique et politique — sera mis au jour. Le moment venu, son ampleur pourrait dépasser tout ce que l’on imagine aujourd’hui.

C’est précisément pour cela que l’annonce de Trump est décisive.

Le Board of Peace n’est pas présenté comme une utopie ni comme un clone bureaucratique de plus. Il se veut un cadre orienté vers les résultats, porté par des États souverains décidés à assumer leurs responsabilités plutôt qu’à se refuger derrière des résolutions creuses. Il incarne une approche pragmatique de la diplomatie : responsabilité, efficacité mesurable, et exclusion des acteurs qui instrumentalisent les institutions à des fins idéologiques.

L’Organisation des Nations unies ne manquera pas à ceux qui croient en la liberté, à la souveraineté nationale et à la clarté morale.

Elle ne manquera pas aux pays lassés d’être moralisés par des régimes qui emprisonnent les dissidents, oppriment les femmes ou administrent des camps tout en siégeant dans des conseils prétendument « des droits de l’homme ».

Elle ne manquera pas aux victimes de conflits que l’ONU a été incapable de résoudre malgré des décennies de mandats et de financements.

Elle sera en revanche regrettée par les mondialistes et les socialistes qui y voyaient un instrument de contrôle de l’humanité par des structures non élues, des normes sans fin et un relativisme moral commode.

Pour eux, l’ONU n’a jamais été un outil de paix, mais un levier de pouvoir sans responsabilité.

Cette époque se termine. Et à juger par la panique feutrée qui a gagné certains couloirs diplomatiques après Davos, ils en sont parfaitement conscients. L’histoire annonce rarement ses tournants avec une telle clarté.

Hier, à Davos, ce fut le cas.

Pierre Rehov

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