Les questions de Rob Astorino sont indiquées ci-dessous par RA et les réponses d’Avi Loeb sont indiquée par AL.
RA : Le président Trump a donné pour instruction de publier les dossiers sur les ovnis. Cela signifie-t-il que nous allons enfin obtenir des réponses ? Accueillons un expert pour en parler. Il s’agit du professeur Avi Loeb, de l’université Harvard, et directeur de l’Institut de théorie et de calcul de Harvard.
Quelles informations pensez-vous que le président pourrait divulguer ? Autrement dit, que pensez-vous que contiennent réellement ces fichiers ?
AL : Merci de m’avoir invité. Le président Trump repousse les limites et c’est très enthousiasmant.
Il y aura probablement plusieurs phases de diffusion. La première consistera en des fichiers vidéo. Nous avons déjà vu des vidéos floues, peu informatives. J’espère que nous verrons quelque chose de plus important, d’intéressant et de captivant.
Si nous observons dans le ciel des objets que nous ne comprenons pas pleinement et que les membres des services de renseignement du Pentagone ne parviennent pas à identifier, deux possibilités existent :
- soit des nations adverses utilisent des technologies dont nous n’avons pas connaissance,
- soit nous avons affaire à quelque chose d’extraterrestre, ou à des objets non fabriqués par l’homme, auquel cas nous pourrions découvrir de nouvelles technologies.
Nous lançons sans cesse des fusées – c’est le rôle de la NASA – dont la masse du carburant est supérieure à celle de la charge utile. Ceci afin de vaincre l’attraction terrestre. Cependant, si, par exemple, nous avions eu le moyen de produire un objet de masse négative, nous aurions pu l’attacher à la charge utile. Si cet objet a exactement la même masse et est de masse négative, la masse totale du système est nulle et il ne subit aucune gravité. Une simple impulsion suffirait à l’éloigner de la Terre. Il existe donc des possibilités d’étendre les technologies utilisées par le passé pour les manœuvres ou les voyages spatiaux, dont nous n’avons peut-être pas conscience.
C’est une leçon à tirer. À tout le moins, c’est important pour la sécurité nationale si tous les OVNI sont d’origine humaine. Mais si, par hasard, nous découvrions ne serait-ce qu’un seul objet sur un million qui ne soit pas d’origine humaine et qui soit technologique, ce serait la plus grande découverte de l’histoire de l’humanité. Et le président Trump restera dans l’histoire comme celui qui a permis à la communauté scientifique de faire cette découverte.
RA : Vous savez, avant, les gens avaient honte d’avouer : « J’ai vu quelque chose dans le ciel. Je ne sais pas ce que c’était. C’était un OVNI. » Et ils gardaient ça pour eux. Maintenant, des pilotes de ligne, de la Marine et de l’Armée de l’Air filment ces phénomènes en disant : « Je n’en ai aucune idée. » Le sujet est donc de plus en plus abordé. Un membre du Congrès, Tim Burchett, a déclaré :
« Lors des réunions d’information que j’ai eues avec des représentants du gouvernement au sujet d’images vidéo, certains des pilotes les mieux entraînés au monde ont décrit des collisions rapprochées avec un aéronef ou un appareil. Je pense donc qu’il est temps qu’ils disent la vérité. Je ne sais pas s’il s’agit de petits hommes verts ou de soucoupes volantes, Monsieur Morgan, mais je pense qu’il s’agit de transparence. Il s’agit de divulgation. »
Voilà le problème. On assimile les ovnis à, comme il l’a dit, des petits hommes verts ou quelque chose du genre. Et est-ce forcément le cas ?
AL : Non, pas nécessairement. Surtout s’il s’agit d’objets qui parcourent des distances interstellaires. Cela prend énormément de temps et des pilotes biologiques n’ont aucun sens. On s’attendrait plutôt à des sondes technologiques dotées d’intelligence artificielle.
Et vous savez,Albert Einstein a dit :
« Si vous voulez que vos enfants soient intelligents, lisez-leur des contes de fées. Et si vous voulez qu’ils soient encore plus intelligents, lisez-leur encore plus de contes de fées. »
D’un point de vue cosmologique, nous ne sommes probablement pas au sommet de la chaîne alimentaire, car la Voie lactée compte à elle seule 100 milliards d’étoiles, et nous devrions considérer notre vie comme une expérience d’apprentissage pour savoir si certains de nos voisins nous rendent visite.
Et si cela se produit, nous pourrons découvrir de nouvelles technologies, de nouvelles sciences, bien au-delà de ce que nous possédons actuellement, car nous n’avons bénéficié que d’un siècle de science et de technologie modernes. Voyez ce que nous avons aujourd’hui : l’intelligence artificielle – une autre frontière promue par l’administration Trump. Mais la découverte de visiteurs pourrait avoir des conséquences encore plus importantes pour l’avenir de l’humanité.
RA : Je connais beaucoup de gens qui ont payé. Je ne sais pas ce que ça représente d’avoir une étoile qui porte le nom de quelqu’un, mais c’est une autre histoire. Jack Nicholson a dit : « Vous ne pouvez pas supporter la vérité. »
Je fais partie de ceux qui pensent que le gouvernement détient beaucoup d’informations qu’il dissimule pour diverses raisons. Est-ce parce qu’il pense que nous ne pouvons pas supporter la vérité ?
AL : Je ne pense pas que ce soit une bonne raison. Si vous trouvez une balle de tennis dans votre jardin et que vous êtes ensuite à table avec votre famille, vous leur direz sûrement qu’il y a peut-être un voisin qui l’a lancée, car il pourrait se présenter à votre porte ou perturber leur vie d’une autre manière. Il est donc absurde de cacher ce fait à vos proches.
Nous sommes tous dans le même bateau et le gouvernement a d’autres responsabilités, notamment en matière de sécurité nationale. Le Pentagone et les services de renseignement doivent se préoccuper des objets produits par des nations hostiles. Il n’est donc pas vraiment de leur ressort de s’intéresser à ce qui se trouve en dehors du système solaire. C’est mon domaine d’expertise. Et je serai ravi d’aider l’administration Trump à déterminer la nature de ces objets.
Il est difficile de savoir si les données les plus intéressantes seront divulguées dès la première vague. Certaines données, provenant de satellites et d’autres sources, ne peuvent être rendues publiques car elles ont été collectées par des capteurs classifiés ; nous ne voulons pas que des nations adverses prennent connaissance de nos capacités. Néanmoins, si des informations cruciales existent, nous devons tous en être informés. Et je serai le premier à saisir cette opportunité. Le président Trump peut compter sur moi dès le premier contact, s’il souhaite que j’aide le gouvernement à y voir plus clair.
RA : Très bien, très rapidement, car vous êtes un homme très intelligent. Et c’est pourquoi nous vous avons invité : nous accordons une grande importance à votre opinion. Croyez-vous qu’il existe des preuves de l’existence d’une forme de vie extraterrestre non humaine ou de quelque chose que le gouvernement possède ?
AL : Je ne sais pas, il me faut voir les preuves avant de vous répondre. Je n’y ai jamais eu accès, donc je n’en sais rien. Et s’ils possèdent de telles preuves, ce serait extraordinaire. Cela donnerait un sens à ma vie, comme à celle de toute une génération. Cela inspirerait l’humanité à faire mieux. Cela changerait nos priorités.
En fin de compte, je pense que cela nous mènera vers un avenir meilleur. C’est un peu comme réaliser qu’on a un frère ou une sœur plus accompli(e) que soi.












