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Jusque-là, la dernière innovation côté modification du génome humain était la technologie CRISPR-Cas9, mise au point en 2012. Surnommée « ciseaux moléculaires », elle est simple, peu coûteuse, et permet d’identifier une séquence de l’ADN, de la couper et de la remplacer par une autre.

Mais cette technique imparfaite entraîne, par la coupe de la séquence ADN, des risques de modifications des gènes.

En 2017, dans une étude de l’université de Columbia, les chercheurs remarquaient que, s’ils avaient pu corriger un gène de la cécité chez la souris, les animaux avaient développé plusieurs centaines de mutations, délétions et insertions nouvelles.

Alors que les discussions d’ordre moral n’ont cessées en Occident quant à la possibilité de modifier les gènes humains pour traiter les maladies mortelles, la Chine n’hésite pas à traiter ses patients en éditant leur ADN.

La Chine modifie l’ADN humain à l’aide de cette technologie Crispr-Cas9 afin de pousser l’organisme à combattre les cellules malignes. Les expériences ont réussi, a confié Wu Shixiu, médecin chef adjoint du centre de cancérologie de Hangzhou.


La méthode serait efficace pour le traitement du cancer et moins dangereuse que la chimiothérapie. Mais pour l’instant, les patients ayant subi un tel traitement sont peu nombreux.

La méthode Crispr-Cas9, parfois nommée «les ciseaux à découper l’ADN», a été élaborée aux États-Unis. Cas9 est une protéine liée au système CRISPR (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats, ou Courtes répétitions palindromiques groupées et régulièrement espacées). La protéine aide à déceler des fragments étrangers de l’ADN dans l’organisme, les évacuer et les remplacer par de nouveaux fragments.

Les ciseaux moléculaires. En jaune, un brin d’ARN, en bleu, la protéine Cas9, capable de couper les brins d’ADN

Aux États-Unis et en Europe, la technologie a longtemps été testée en laboratoire, mais en Chine, on la teste sur des humains.

Pour procéder à des découpes de segments d’ADN, les chercheurs vont fabriquer de l’ARN. Une suite de bases azotées, qui va venir se fixer sur les brins d’ADN de manière complémentaire.

L’ARN est une molécule très proche de la molécule d’ADN, mais constituée d’un seul brin (pas de double hélice) :

« Pour l’ADN, en face d’une base A on a toujours une base T. Et en face d’une base C on a toujours une base G. C’est la même chose avec l’ARN, sauf que la thymine est remplacée par l’uracile. Vous pouvez donc construire une séquence complémentaire, comme la clé qui rentre dans la serrure. Vous allez pouvoir fabriquer un ARN qui va très précisément reconnaître une certaine séquence d’ADN, celle que vous cherchez à cibler. Et vous allez pouvoir diriger votre construction guide vers une partie très précise du gène que vous cherchez à modifier«

Le sang prélevé sur le patient est soumis à une procédure spéciale en laboratoire à l’aide de Crispr-Cas9.

Un tronçon de l’ADN qui réprime le système immunitaire est découpé, puis le sang avec l’ADN modifiée est transfusé au patient. L’organisme est censé pouvoir ainsi combattre les cellules cancéreuses.

Cependant, selon des chercheurs américains, la méthode provoque également des mutations inattendues dans d’autres zones de l’ADN, ce qui pourrait présenter des risques.

En outre, le côté moral de la question préoccupe les scientifiques occidentaux.

Est-il admissible d’intervenir sur l’ADN humain? «En Chine, en revanche, il y a beaucoup moins de doutes. L’essentiel est d’aider le patient», dit Wu Shixiu.

«Pour l’instant, 21 patients ont pris part à l’expérience. L’efficacité s’est située à un niveau de 40%. Une personne reste en vie déjà depuis près d’un an après avoir suivi ce traitement», raconte le médecin.

« L’efficacité de la méthode ne sera cependant claire qu’après avoir traité un grand nombre de patients ».

Le cancer n’est pas la seule maladie qu’on peut traiter à l’aide de Crispr-Cas9, mais les chercheurs américains se montrent prudents. Il est ainsi difficile de prédire les conséquences de la modification des gènes.

Cela pose également le problème de la modification de l’évolution de l’homme à l’aide de technologies nouvelles.


Dans quel but la Chine modifie-t-elle l’ADN humain?

Afin de leur conférer une immunité naturelle contre le virus du sida, le généticien chinois, He Jiankui, avait effectué des manipulations sur des embryons dans l’objectif de provoquer une mutation de leurs génomes.

La communauté scientifique ignore ce que sont devenues les petites jumelles nées depuis.

Mais, selon des informations qu’a obtenues un journaliste, des mutations se sont produites ailleurs dans leur génome et entraîneront des conséquences imprévisibles.

L’expérience d’He Jiankui avait vivement été condamnée par la communauté scientifique internationale et les autorités de son pays, et l’affaire avait relancé les appels à une interdiction des « bébés Crispr ».

« Il y a énormément de problèmes dans l’affaire des jumelles Crispr. Tous les principes éthiques établis ont été violés, mais il y a aussi un grand problème scientifique : il n’a pas contrôlé ce que Crispr faisait, et cela a créé plein de conséquences imprévues », a dit le professeur de génétique Kiran Musunuru, de l’université de Pennsylvanie, dans un entretien à l’AFP.

Conquête spatiale et astronautes modifiés génétiquement

L’exploration des mondes extraterrestres est soit un rêve, soit un grand secret caché. Si l’on accorde foi aux divers dénonciateurs, les flottes galactiques secrètes ne manquent pas et trouvent encore le moyen de se faire la guerre entre elles.


Dans ce contexte obscur, un nouveau film, Titan, propose un moyen audacieux de conquérir l’espace : transformer, par la génétique, les astronautes en surhommes.

C’est ambitieux, d’autant plus que le film parle de coloniser Titan, une lune de Saturne, au lieu de Mars, plus proche de nous.

Il faut dire que Mars serait déjà colonisée par un groupe séparatiste allemand….!

Pour autant, ce film tombe à pic pour nous ouvrir les yeux.


Des scientifiques voient le génie génétique comme la révolution qui peut changer la conquête spatiale.

Titan s’illustre par un scénario audacieux. Il suit la transformation, radicale, d’un soldat américain, Rick Janssen — joué par Sam Worthington, connu pour son rôle dans Avatar (2009) –, recruté pour une expérience de génétique sans précédent. Celle-ci, fastidieuse et violente, doit aboutir à la création d’une nouvelle espèce humaine, Homo titanus, apte à coloniser la plus grosse lune de Saturne, Titan.

Quand la fiction rejoint la réalité …


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