Résonance

2030 selon la cyclologie traditionnelle

Pourquoi l'ONU accélère-t-elle l'Agenda 2030 ?

Le 4 mai 2022, Klaus Schwab du Forum économique mondial et le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres ont signé un accord pour accélérer l’Agenda 2030.

Cette date de 2030 ou 2031 a été avancée, ici et là, comme devant marquer, selon diverses traditions, la fin du cycle actuel.

A cette date Gaston Georgel consacre un chapitre de son dernier ouvrage, « Le Cycle Judéo-Chrétien », et Jean Phaure en traite également dans son « Cycle de l’Humanité Adamique ».

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Dans l’avant-propos de son « Cycle Judéo-Chrétien », Gaston Georgel définit en ces termes son objectif:


« Le but du présent ouvrage est de montrer, ou mieux de prouver, que le cycle christique, c’est-à-dire la durée totale de la vie de l’Église depuis la Pentecôte jusqu’à la Parousie, soit 2000 ans, s’insère très exactement dans le déroulement de l’histoire de la présente humanité dont il constitue en quelque sorte, d’une façon non pas approximative, mais extrêmement précise, le sceau ou le couronnement, réalisant ainsi les promesses du cycle juif antérieur. »

S’appuyant sur les Évangiles, qui mettent en rapport la Crucifixion de Jésus le Vendredi Saint, puis la destruction de Jérusalem quarante ans plus tard, et enfin la destruction de Rome et le Jugement dernier à la fin des temps, Gaston Georgel affecte au cycle christique une durée de 2000 ans (à partir de la Crucifixion).

Il évoque l’hypothèse du cardinal Nicolas de Cues, qui, à partir du nombre jubilaire 50 (dans lequel saint Augustin voyait la « perfection de la récompense ») proposait une durée de 2500 ans (50 x 50). Ce nombre est associé à la Pentecôte (cinquante jours après Pâques – alors que l’Ascension se situe quarante jours après Pâques, nombre de l’épreuve) ainsi qu’au jubilé juif au terme duquel les dettes étaient remises et les prisonniers rendus à la liberté, ce qui symbolisait le retour de l’Age d’Or.

Gaston Georgel assimile ainsi le cycle christique tout entier à un grand jubilé de cinquante fois quarante ans.


Notons qu’au début du cycle, 40 ans après la Crucifixion a lieu la destruction de Jérusalem (en l’an 70). A la fin du cycle, 40 ans avant 2030 nous avons la Chute du Mur de Berlin – et la clôture des 72 ans du Jour de Yahvé.

Puis Gaston Georgel évoque la célèbre prophétie des Papes, dite aussi Prophétie de saint Malachie, à laquelle Raoul Auclair a consacré un de ses livres (paru en 1969). On sait que ce texte, attribué à saint Malachie, contemporain et disciple de saint Bernard, énumère, à partir de Célestin II (1143-1144), une liste de cent onze devises papales successives. Le précédent pape, Jean-Paul II était associé à la devise « De labore solis », et le pape Benoît XVI à la devise « De gloria olivae ». Après devrait régner Pierre le Romain, qui sera le dernier pontife de l’histoire. Une série de médaillons présente la suite des pontifes romains au haut d’une frise qui fait le tour du vaste quadrilatère de la basilique Saint-Paul-hors-les-murs à Rome ; il était très impressionnant de voir, tout à la fin du pontificat de Jean-Paul II, les deux dernières places encore vides… Raoul Auclair a mis en évidence que la 73e devise (« Axis in medietate signi ») indique le milieu chronologique de la prophétie ; cette devise est associé à Sixte Quint, dont le milieu du règne tombe en 1587. Entre le départ de la prophétie (1143) et 1587, il s’est écoulé 444 ans ( 4 x 111 ans) ; on peut en conclure que la fin doit se situer 444 ans après 1587, soit en 2031.

Une autre source, citée par Gaston Georgel, provient du fond de l’Asie et a été transmise par un livre étonnant de Ferdinand Ossendowski intitulé « Bêtes, Hommes et Dieux ». Le passage de l’auteur en France avait donné lieu, en 1924 à un table ronde organisée par le journaliste Frédéric Lefèvre, réunissant René Grousset, un historien spécialiste de l’Asie, le philosophe néo-thomiste Jacques Maritain et René Guénon, qui avait déjà publié son « Introduction aux doctrines hindoues » et dont venait de sortir un ouvrage intitulé « Orient et Occident ». L’ouvrage d’Ossendowski relate une « Prophétie du Roi du Monde », datée de 1891 – l’année de la dernière conjonction NE-PL – selon laquelle :

 » …Dans la cinquantième année [après 1891], trois grands royaumes seulement apparaîtront, qui vivront heureux pendant soixante et onze ans. Ensuite il y aura dix-huit ans de guerres et de destructions. Alors les peuples d’Agartha sortiront de leurs cavernes souterraines et apparaîtront sur la surface de la terre. »

Une simple addition des chiffres conduit une fois encore à la date fatale de 2030 (1891 + 50 + 71 + 18). On pourrait sans doute associer les « trois royaumes » qui apparaissent en 1941 aux trois puissances qui vont dominer le monde à partir de la Seconde Guerre mondiale (États-Unis, Russie, Chine). Les 18 ans de guerres et de destructions devraient commencer, selon cette prophétie, en 2012, au moment du carré UR-PL. Certes, il y a autour du personnage d’Ossendowski beaucoup d’ombres et d’ambiguïtés, mais il se peut qu’il ait été néanmoins un vecteur de transmission de données traditionnelles à un moment où le « sceau de la prophétie » était appelé à être ouvert.


Enfin, Gaston Georgel évoque une étude de René Guénon consacrée à la tradition atlantéenne, où ce dernier apporte des précisions relatives à la date de l’effondrement de l’Atlantide :

« Quant au cataclysme qui y mit fin, certaines données concordantes semblent indiquer qu’il eut lieu sept mille deux cents ans avant l’année 720 du Kali-Yuga, année qui est elle-même le point de départ d’une ère connue, mais dont ceux qui l’emploient encore actuellement ne semblent plus savoir l’origine ni la signification. »

Gaston Georgel explique que « l’ère connue » dont parle René Guénon serait l’ère juive, dont le début est situé à la date de 3761 av. J.-C.

« Si ceci était exact, le Kali-Yuga aurait commencé en 720 + 3761 = 4481, et devrait en conséquence se terminer en 6480 – 4481 + 1 = 2000 (ap. J.-C.). On peut affirmer que l’an 2000 est une date trop rapprochée, compte tenu de certains « signes des temps », il convient donc de rechercher à quoi pourrait correspondre du point de vue de la tradition juive cet an 2000. »

Ayant commencé par un cycle de 720 ans, le Kali-Yuga – dont la durée de 6480 ans comporte neuf cycles de 720 ans – devrait également s’achever sur cycle semblable, ce qui met en valeur la date de 1310 (2030-720), juste au moment de la destruction des Templiers. Précisons enfin que Gaston Georgel présente comme « théorique » la date de 2030, estimant que la date réelle, concrète, serait plutôt 2028, correspondant à 2000 ans après le début de la vie publique de Jésus et à 111 ans après la date cruciale de 1917. […]

Il se trouve que, lors du stage de Laval de 1994, nous avions interprété l’année 1989 comme marquant le passage du « relais » entre les deux entités qui sont désignées dans l’Apocalypse de saint Jean comme la « Bête de la Mer » et la « Bête de la Terre ». Voici ce que nous soumettions alors à la réflexion des participants à ce stage :

Méditant sur le temps qui paraît devoir être imparti à la Bête de la Terre, déjà en train de prendre le relais de la Bête de la Mer, nous avons remarqué qu’entre 1989 – fin du temps de la Bête de la Mer qui a régné 72 ans depuis 1917 – et la date avancée de 2031, il s’écoule une durée de 42 ans, nombre cyclique fondamental, en particulier dans l’Apocalypse. Nous avons donc risqué l’hypothèse que nous vous livrons aujourd’hui, avec crainte et tremblement : la période qui s’étend devant nous jusqu’à la fin du cycle, aux alentours de 2031, peut être considérée comme un « Supplément de tribulation » de 42 ans venant s’ajouter au « Jour de Yahveh » de 72 ans, cette dernière phase étant dévolue au règne de la « Bête de la Terre » venant prendre le relais de la « Bête de la Mer ».

Il nous était alors aussi venu à l’esprit de prendre en considération la période globale de 114 ans entre 1917 et 2031. Le centre tombe sur 1974, année de la crise pétrolière faisant suite à la guerre du Kippour en 1973. Malgré l’implication d’Israël dans cette scansion, il ne nous apparaissait pas, à première vue, que cette date soit parmi les plus marquantes du siècle. En revanche, une coupure de la période en trois phases de 38 ans chacune amenait à évoquer le cycle des Nœuds lunaires, et nous pouvons observer que ces phases sont rythmées par la conjonction de l’axe des Nœuds lunaires à l’axe du Centre galactique (de 25°30 à 26°30 du Sagittaire). Ce qui donne comme jalons les années 1955 et 1993. Notre conclusion portait enfin sur les thèmes harmoniques de 1996 et de 2026 et sur la période de 30 ans + 3 ans ½ qui conduit à 2031 :

Si l’année 2010 semble devoir être une échéance importante et chargée dans le cheminement vers la fin du cycle, deux dates ressortent, en revanche, par leurs splendides harmoniques : 1997 et 2026. A première vue, ces harmoniques devraient présager plutôt d’heureux événements. Mais si nous gardons à l’esprit qu’en fin de cycle toutes choses obéissent à une logique de l’inversion, il n’est peut-être pas excessif, compte tenu des nombres cycliques éveillés par ces deux dates – 30 ans de 1996 à 2026, trois ans et demi de 2026 à 2031… – d’y lire la possibilité d’une manifestation « à rebours ». C’est là, et encore une fois à titre de pure hypothèse, une réponse voilée à certaines questions relatives au thème de l’Antéchrist.

On ne saurait évoquer la fin d’un cycle sans d’abord préciser de quel cycle cette fin marque le terme. Des deux auteurs que nous avons pris pour guides dans cette exploration, Raoul Auclair et Gaston Georgel, il apparaît que le premier se limite au cycle de 7 000 ans (« Notre Génération ») et qu’il situe le moment crucial prochain comme devant être celui qui fait passer le monde du Sixième au Septième Jour de ce cycle. La perspective de Gaston Georgel, qui s’appuie sur l’enseignement de René Guénon en matière de cyclologie traditionnelle, est infiniment plus vaste, puisque la fin dont il est ici question est celle d’un Manvantara de 64 800 ans. Gaston Georgel le précise à la fin de son Cycle Judéo-Chrétien :

« Cette dernière période, le Cycle moderne, n’appartient pas seulement à l’histoire du judéo-christianisme, mais également à celle de notre actuel Manvantara (durée de 64 800 ans), dont il constitue précisément et très exactement la dernière phase, puisque l’Age sombre (6480 ans) se divise naturellement en trois « années cosmiques » de 2160 ans chacune, la dernière, ou cycle de César (60 av. J.-C. – 2030 ap. J.-C. environ) se subdivisant à son tour en trois phases de 720 ans dont la troisième (1310-2030) s’identifie avec le Cycle moderne. »

Mais, aussi bien Raoul Auclair que René Guénon lui-même insistent à plusieurs reprises sur le fait que la fin d’un cycle, aussi vaste fût-il, ne signifie pas la Fin du monde : elle n’apparaît comme telle que pour ceux qui ne voient rien au-delà du cycle actuel en cours d’achèvement. René Guénon précise cependant le caractère particulier de la fin du Manvantara :

« [La fin] que nous envisageons ici a incontestablement une portée plus considérable que beaucoup d’autres, puisqu’elle est la fin d’un Manvantara tout entier, c’est-à-dire de l’existence temporelle de ce qu’on peut appeler proprement une humanité, ce qui, encore une fois, ne veut nullement dire qu’elle soit la fin du monde terrestre lui-même, puisque, par le « redressement » qui s’opère au moment ultime, cette fin même deviendra immédiatement le commencement d’un autre Manvantara. »

René Guénon ne manque pas, toutefois, de souligner avec force que le prochain Manvantara est séparé de notre époque par une « barrière » infranchissable, et que cela n’a rien à voir avec les élucubrations des idéologues du New Age qui attendent l’Ère du Verseau comme un simple prolongement de l’époque actuelle.

« Le Règne de la quantité et les signes des temps » s’achève d’ailleurs sur des considérations relatives au double aspect « bénéfique » et « maléfique » sous lequel se présente la marche du monde en tant que manifestation cyclique. La manifestation prise en elle-même apparaîtra comme une descente et une dégradation progressive (du simple fait de l’éloignement du Principe qui en est à l’origine) ; mais replacée dans l’ensemble de l’existence universelle, elle produit des résultats positifs qui sont intégrés eux-mêmes dans le cadre d’un autre cycle de manifestation.

Le cycle de l’humanité adamique de Jean Phaure

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Introduction à l’étude de la cyclologie traditionnelle et de la fin des Temps

Cet ouvrage de référence est une vaste synthèse qui présente la doctrine traditionnelle des cycles développée et appliquée à notre temps. La cyclologie, ou théorie du temps cyclique, est une conception que l’on retrouve dans la plupart des sociétés archaïques. Selon cette vision, l’écoulement du temps n’est pas linéaire, l’histoire passant pour obéir éternellement à des cycles immuables amenant un retour périodique de l’humanité face aux mêmes situations, cycles dont la durée varie selon les traditions.

La plus répandue et la plus ancienne des conceptions cycliques est la mesure védique du temps en quatre âges, encore développée aujourd’hui dans l’hindouisme et le bouddhisme. Le cycle complet dure 12 000 ans environ et débute par un Age d’Or, période où l’homme possède la connaissance spirituelle et vit dans une harmonie parfaite. Puis continence le déclin (perte progressive de la connaissance) qui, en passant par l’Age d’Argent puis l’Age de Bronze, aboutit à l’Age de Fer (Kali Youga) où triomphent l’ignorance, l’égoïsme et le mal. Une conflagration (sous la forme d’un cataclysme cosmique, de guerres ou autre) purifie ensuite l’humanité pour permettre le commencement d’un nouveau cycle, donc d’un nouvel Age d’Or.

Bien qu’elle soit en contradiction avec les doctrines judéo-chrétiennes qui véhiculent une vision linéaire du temps, de la Création et de la fin du inonde, la cyclologie s’est perpétuée jusqu’à nos jours, véhiculée par divers courants philosophiques. A l’aide de cette théorie, Jean Phaure a la vertu de nous faire comprendre que ce que nous vivons et la fin de cycle qui nous attend n’arrivent pas pour la première fois et ont déjà eu lieu avec des intensités différentes . c’est un perpétuel recommencement.

Charles Ridoux


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