Cas de conscienceTV

Une confession glaçante de l’intérieur du régime a révélé la corruption morale de l’Iran

L'appel téléphonique de la fille d'un haut responsable de la sécurité iranienne. Vidéo

Lors d’un appel en direct poignant à Manoto TV, Fatemeh — fille d’un haut responsable de la sécurité iranienne proche du redouté Ahmad-Reza Radan — s’est effondrée, confessant les tortures qu’elle avait subies de la part de son père, le viol systématique de ses amies emprisonnées, les plans d’évasion frénétiques de l’élite du régime avec de l’argent liquide et de faux passeports, et sa destruction morale totale : « Ils m’ont tuée. »

Un appel poignant, la voix étranglée par les larmes, a été diffusé en direct aujourd’hui sur Manoto TV — la chaîne britannique en langue persane qui reste l’une des rares voix non censurées à parvenir en Iran — une femme nommée Fatemeh a brisé le masque de l’élite de la République islamique.

Se présentant comme la fille d’un haut responsable des services de sécurité iraniens, elle s’exprimait avec une profonde détresse. Sa voix tremblait lorsqu’elle décrivait son arrestation, son emprisonnement et l’insoutenable honte d’avoir été libérée – non par justice ou par clémence, mais uniquement grâce à son nom de famille – tandis que ses amis croupissaient dans les mêmes cellules.


Le moment qui a glacé le silence : « Connaissez-vous M. Radan ? »

Au milieu de l’appel, Fatemeh a posé une question directe et percutante à l’animateur :

« Connaissez-vous M. Radan ? »

L’animateur a confirmé qu’il s’agissait bien d’un nom tristement célèbre.

Fatemeh a alors révélé que son père jouissait d’un rang et d’une réputation de cruauté équivalents. Bien qu’elle n’ait jamais prononcé son nom ouvertement, l’implication a fait l’effet d’un coup de tonnerre : sa famille appartient au cercle le plus intime de la répression au sein du régime.


Elle faisait très probablement référence à Ahmad-Reza Radan , l’actuel commandant des forces de l’ordre iraniennes (FARAJA), nommé personnellement par le guide suprême Ali Khamenei en janvier 2023.

Qui est Ahmad-Reza Radan ?

Radan est l’un des plus redoutables responsables de l’application de la loi en République islamique. Ancien membre des Gardiens de la révolution (CGRI), il a passé des décennies à superviser :

  • Police des mœurs brutale, notamment en appliquant les lois sur le port obligatoire du hijab
  • Répression violente des manifestations, notamment du Mouvement vert de 2009
  • Arrestations arbitraires généralisées, passages à tabac et intimidations
  • Des violations systématiques des droits de l’homme qui lui ont valu des sanctions des États-Unis, de l’Union européenne, du Royaume-Uni, du Canada et d’autres pays.

Sa nomination à la tête de la police nationale a illustré le choix du régime : privilégier l’escalade de la coercition à toute forme de réforme, surtout dans un contexte de vagues de contestation.

Le cœur de son angoisse : « Mes amis sont en prison »

Fatemeh revenait sans cesse à un seul refrain dévastateur :

«Mes amis sont en prison.»

Elle opposait leurs souffrances à sa propre libération – un privilège qu’elle attribuait non à l’innocence, mais au nom et à l’influence redoutés de son père. Ses paroles ne laissaient transparaître aucun soulagement, seulement une honte écrasante. Sa liberté lui semblait volée, imméritée, entachée par l’injustice qu’elle mettait en lumière.

« Ils m’ont tué » — Un cri de désespoir moral

Au moment le plus poignant de l’appel, Fatemeh a déclaré :

« Ils m’ont tué. »

À première vue, ces mots prêtent à confusion. Dans l’expression émotionnelle persane, cependant, il s’agit du langage d’une profonde annihilation psychologique – non pas une mort littérale, mais la mort du respect de soi, de l’identité et de l’intégrité morale.

Elle exprimait le fait que :

  • Son identité a été anéantie.
  • Sa survie s’est faite au prix de sa dignité.
  • Elle se sent complice du système même qui tourmente les autres.
  • Le privilège de son droit de naissance est devenu une condamnation permanente

Il s’agit là d’une atteinte morale à l’intégrité physique la plus pure : lorsque le simple fait de survivre dénonce l’injustice ambiante.

Une horreur plus sombre encore : « Mes amis sont violés en prison »

Les allégations de Fatemeh corroborent des décennies de témoignages crédibles de survivantes et des rapports d’organisations internationales de défense des droits humains.

Les violences sexuelles dans les prisons iraniennes ne sont pas le fruit du hasard : elles constituent une arme délibérée de punition et de contrôle idéologique.

D’anciens détenus ont décrit des viols collectifs commis par des agents de l’État, dissimulés sous une justification religieuse islamique : violer une femme avant son exécution pour « lui refuser le paradis ».

Qu’il s’agisse d’une croyance sincère ou d’une cruauté cynique, le résultat reste le même : le viol institutionnalisé comme politique d’État.

Une fissure dans l’armure du régime

Ce qui a rendu cet appel historique, ce n’est pas un acte de défi héroïque, mais un effondrement total.

  • Fatemeh n’a présenté aucune défense de son père.
  • Aucune justification du système.
  • Aucune revendication d’innocence personnelle.

Elle semblait être quelqu’un qui avait enfin compris que la proximité du pouvoir dans un régime tyrannique n’est pas un bouclier, mais une forme d’emprisonnement.

Le temps d’un bref instant, en direct à la télévision, la cruauté de la République islamique s’est exprimée à travers la voix brisée d’un de ses propres enfants privilégiés.

Ce genre de vérité est quasiment impossible à censurer, à déformer ou à faire taire pour le régime.

Elle persiste — une accusation silencieuse et dévastatrice venant de l’intérieur des murs.


Que pensez-vous de cet article ? Partagez autant que possible. L'info doit circuler.



Aidez Elishean à survivre. Merci


ELISHEAN 777

Bouton retour en haut de la page