Fils aîné du cheikh Hassan Yousef, l’un des fondateurs du Hamas, Mosab Hassan Yousef, alias le « Prince vert », aujourd’hui installé en Californie, est devenu l’un des critiques les plus radicaux de la cause palestinienne.
À l’heure où plusieurs pays européens et le Canada s’apprêtent à reconnaître un État palestinien, il affirme dans des propos rapportés par The Telegraph, que ce dernier « n’existera jamais ».
Selon lui, le « palestinisme » est une construction artificielle et un « culte de la violence et du victimisme » qui a mené au massacre du 7 octobre 2023 et à la guerre de Gaza.
Yousef ne ménage pas ses mots : il accuse la société palestinienne, bien au-delà du Hamas, d’avoir glorifié les attentats suicides et cultivé une idéologie de mort depuis des décennies.
Il assure que nombre des atrocités commises le 7 octobre n’ont pas été le fait des commandos armés mais de civils de Gaza, emportés par cette culture de haine.
Ses propos, sans concession, visent aussi bien le nationalisme palestinien que certaines dérives de la société israélienne ou du monde occidental, qu’il accuse de se comporter en « troupeau » incapable de penser par lui-même.
« Le mouton croit que le berger est son ami, mais il le mène à l’abattoir », résume-t-il.
Son ancien officier traitant au Shin Bet, Gonen Ben Itzhak, devenu avocat et critique de Benjamin Netanyahou, reste l’un de ses proches. Tous deux partagent l’idée que la violence et l’endoctrinement menacent autant Israël que les Palestiniens.
Pour Yousef, le salut ne viendra ni d’un État palestinien ni d’une idéologie religieuse, mais d’une révolte individuelle contre l’esprit grégaire.
« On ne se trompe jamais en sauvant une vie humaine », conclut-il, fidèle à ce qui fut, dit-il, son unique boussole au cœur de la guerre.
Mosab Hassan Yousef a grandi au cœur du mouvement terroriste palestinien du Hamas avant de devenir son plus redoutable adversaire. Surnommé le « Prince vert », il fut pendant près de dix ans l’un des espions les plus précieux du Shin Bet, le service de sécurité intérieure israélien, qu’il alimenta en renseignements décisifs durant la seconde Intifada.
Après avoir infiltré le Hamas, souvent au contact direct des kamikazes qu’il tentait de neutraliser, il choisit l’exil. Son autobiographie « Son of Hamas » (2010) révéla au grand jour son parcours et brisa définitivement ses liens familiaux.
« J’ai sauvé ma vie, celle de mon père et de nombreux innocents, des deux côtés », dit-il aujourd’hui.
A la question : À quels indices avez-vous réalisé que le Hamas trahissait ses objectifs tels que vous les aviez acceptés au départ ?
Mosab Hassan Yousef répond : Dès le début, à sa création en 1987, il était évident qu’il existait un fossé entre la théorie — la liberté, l’humanité et l’émancipation —, qui n’était que fantasme, et la réalité. Ce fossé n’a cessé de s’agrandir au fil des années, au fur et à mesure que le Hamas s’est transformé en organisation totalitaire.
Pourquoi ? Parce que le Hamas prétendait libérer les Palestiniens aux dépens des Israéliens. Le droit au retour promettait de faire revenir un groupe tout en en chassant un autre — et cela bien que les Juifs, qui sont nés sur cette terre, qui l’ont fait fructifier grâce à leur travail acharné jusqu’à créer une superpuissance au Moyen-Orient, fussent parfaitement en droit d’y rester.
Le Hamas luttait pour le droit des personnes déplacées. Mais lesquelles ? Toutes les guerres ont leurs déplacés, à commencer par les deux guerres mondiales. Les Juifs ont été déplacés, chassés du monde arabe, victimes de purification ethnique. Alors, oui, il y a eu des Arabes déplacés qui ont décidé de partir après leur défaite. Mais ils ne sont pas les seuls !
Le problème, c’est que le Hamas n’accepte jamais la réalité. Son idéologie est vouée à l’échec. Ne reposant que sur des mensonges et de fausses croyances, elle ne peut produire que de la violence. On a vu le 7 octobre une illustration de cette différence entre la théorie et la pratique. En théorie, tout le monde pouvait adhérer à la formidable idée du Hamas, la libération des Palestiniens. À l’arrivée, le Hamas s’est rendu coupable d’un génocide.
A la question : Qu’avez-vous personnellement ressenti le 7 octobre 2023, pendant le pogrom du Hamas contre Israël ?
Mosab Hassan Yousef répond : Je n’ai pas été surpris par la brutalité de l’attaque mais par son ampleur. Le pogrom du 7 octobre donne une idée de ce qui peut se passer ailleurs si le Hamas consolide son pouvoir.
L’utilisation des boucliers humains, le sacrifice des civils sont ses principales armes. Les dirigeants du groupe terroriste ont conduit les Palestiniens dans une impasse. Mais il faut les prendre au sérieux lorsqu’ils affirment vouloir détruire la civilisation occidentale, à laquelle appartient Israël.
Dans cette vidéo, Mosab Hassan s’oppose à la motion selon laquelle cette Chambre estime qu’Israël est un État d’apartheid responsable du génocide. Il s’agit du sixième orateur sur huit. Écoutez les cris de ceux qui ne connaissent rien au problème, contre le seul qui sait de quoi il parle !
1948 : État d’Israël ✡️
1917 : Empire britannique
1517 : Empire ottoman
1250 : Sultanat mamelouk
1187 : Sultanat Ayyoubide
1099 : Royaume latin de Jérusalem
638 : Califats arabes
395 : Empire byzantin
-63 : Empire romain
-140 : Royaume autochtone juif hasmonéen ✡️
-332 : Empires hellénistiques
-539 : Empire perse achéménide
-609 : Empire néo-babylonien
-722 : Empire assyrien
-930 : Royaumes autochtones d’Israël et de Judah
-1000 : Royaume unifié d’Israël ✡️
La « Palestine » est une fiction
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