Le 29 mai 2026, à la Maison islamique de la sagesse de Dearborn Heights, dans le Michigan, l’imam Mohammad Ali Elahi a prononcé un sermon du vendredi sans concessions.
Dans un extrait vidéo composite de l’événement, il a invoqué des passages clés du Coran pour dépeindre les Juifs (appelés les Enfants d’Israël / Bani Isra’il) comme les ennemis historiques et actuels des « prophètes d’Allah » et de l’humanité elle-même.
Voici ce qu’il a dit :
En vérité, ceux qui ne croient pas aux signes d’Allah et qui tuent injustement les prophètes… C’étaient là des criminels… Les ennemis du Prophète… Car ils (les Enfants d’Israël) ont tué des milliers de ces [prophètes] et d’autres…
Un parti qu’ils ont nié, et un parti qu’ils ont tué…
L’histoire de Yahya (Jean-Baptiste) et de son père Zakariya… Tous deux prophètes… tués par des criminels parmi les Enfants d’Israël.
Nous sommes confrontés, même aujourd’hui au XXIe siècle, à des ennemis similaires… Ce sont des ennemis d’Allah… des ennemis de l’humanité.
Il ne s’agit pas de propos marginaux. C’est une application directe et sans détour de versets canoniques du Coran, notamment Coran 3:21 (« ceux qui ne croient pas aux signes d’Allah et qui tuent injustement les prophètes ») et Coran 25:31 (« Nous avons assigné à chaque prophète un ennemi parmi les malfaiteurs »), au peuple juif, d’hier et d’aujourd’hui.
Tiré directement des Écritures islamiques
L’interprétation islamique classique et des siècles de tafsir (interprétation juridique officielle des Écritures) associent explicitement ces versets aux Juifs.
Le sermon suit le schéma traditionnel : les anciens Israélites ont tué leurs propres prophètes (dont Zacharie et Jean-Baptiste), ont rejeté la vérité et représentent donc l’archétype des « mujrimīn » (criminels) qui s’opposent aux messagers d’Allah.
L’imam l’actualise simplement pour 2026 :
« Ces mêmes ennemis sont toujours là. »
Il s’agit de la doctrine islamique normative et majoritaire telle qu’elle est enseignée dans les mosquées d’Amérique et du monde entier.
Elle n’est pas « extrémiste » au sens où elle s’écarterait des textes sources. Il s’agit de l’application littérale des textes sources.
Le christianisme s’est réformé, contrairement à l’islam.
Par souci d’équité : le christianisme a lui aussi propagé pendant des siècles l’accusation de « déicide » (tueur de dieux), accusant collectivement les Juifs d’être responsables de la crucifixion. Cette accusation a alimenté pogroms et persécutions. Mais le christianisme dominant l’a combattue et, dans sa grande majorité, rejetée.
En 1965, Nostra Aetate (Vatican II) de l’Église catholique a déclaré explicitement :
Ce qui s’est passé lors de sa passion ne peut être imputé à tous les Juifs, sans distinction, qu’ils aient vécu alors, ni aux Juifs d’aujourd’hui… Les Juifs ne doivent pas être présentés comme rejetés ou maudits par Dieu.
La plupart des confessions protestantes ont emboîté le pas. Ce chapitre théologique est clos au sein du christianisme traditionnel. L’islam ne connaît pas de mouvement de réforme équivalent. Ce n’est d’ailleurs pas le seul grief formulé contre le peuple juif dans les textes sacrés islamiques. Les versets demeurent inchangés, et des sermons comme celui-ci perpétuent ces accusations et les instrumentalisent.
Même imam, même modèle
L’imam Mohammad Ali Elahi n’est pas un inconnu belliciste. Il dirige l’une des plus grandes institutions chiites du Michigan et est connu pour ses discours intransigeants.
- Comparer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à « Hitler du XXIe siècle ».
- Accusant l’AIPAC d’être un « cancer » détruisant la démocratie américaine.
- Des positions résolument pro-iraniennes et des critiques de la politique américaine envers la République islamique.
- Tel est le cadre idéologique constant prêché à la Maison islamique de la sagesse.
Dearborn, exemple flagrant d’échec du multiculturalisme
Dearborn et ses environs sont devenus un cas d’école de ce qui se produit lorsque l’immigration à grande échelle importe des populations ayant des visions du monde scripturaires fondamentalement en contradiction avec la civilisation occidentale.
Des sociétés parallèles se forment. D’anciennes inimitiés religieuses se ravivent sur le sol américain, et le « dialogue interreligieux » poli devient à sens unique.
On attend des Occidentaux qu’ils s’adaptent, tandis que les doctrines islamiques fondamentales concernant les juifs, les apostats, les femmes, la liberté d’expression et la gouvernance restent inchangées.
Aucune quantité de crêpes lors de petits-déjeuners interreligieux ne saurait réécrire le Coran 3:21 ni changer la conclusion de l’imam selon laquelle certaines personnes sont « ennemies d’Allah et de l’humanité » au XXIe siècle.
Légal, mais pas inoffensif
Ce sermon est très probablement protégé par le Premier Amendement. La loi américaine sur la liberté d’expression (arrêt Brandenburg c. Ohio) est très exigeante : le sermon doit inciter à une action illégale imminente . L’enseignement religieux et son application contemporaine restent généralement du bon côté de la ligne.
Nous ne cherchons pas à la criminaliser. Mais la liberté d’expression ne signifie pas l’absence de propos inoffensifs. Notre propre liberté d’expression existe précisément pour que nous puissions dénoncer les idées incompatibles avec une société libre et pluraliste, et celles qui considèrent un peuple entier comme l’ennemi éternel de Dieu et de l’humanité.
Prétendre le contraire au nom de la « diversité » n’est pas de la tolérance. C’est un suicide par myopie volontaire.
Voilà l’islam dominant prêché ouvertement aux États-Unis en 2026.
La question à laquelle les Américains doivent faire face est la suivante : allons-nous continuer à importer et à subventionner une vision du monde qui déclare que de larges pans de notre propre population sont des ennemis d’Allah, ou allons-nous enfin exiger une véritable compatibilité avec la civilisation occidentale ?
RAIR continuera d’enregistrer ces sermons. L’enregistrement ne ment pas. Les textes non plus.
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