Les couloirs de l’histoire sont souvent pavés des secrets de ceux qui ont cherché à transcender les limites de la condition humaine.
Au cœur obscur du XXe siècle, et plus précisément dans les années 1930 et 1940, une branche de l’élite allemande se passionna pour un récit qui n’avait rien à voir avec la biologie moderne, mais tout à voir avec l’architecture cachée de l’âme. Ils ne recherchaient pas des ancêtres darwiniens, mais une lignée de lumière et d’énergie antérieure à l’écriture.
Cette quête les mena aux sommets glacés du Tibet, aux archives poussiéreuses d’Éthiopie et aux textes anciens d’Orient. Ils croyaient que nous n’étions pas le summum de l’existence, mais simplement un point intermédiaire dans un drame cosmique bien plus vaste.
Selon cette vision ésotérique du monde, l’humanité traverse actuellement la cinquième étape de son développement, servant de lien intermédiaire entre un passé glorieux et éthéré et un avenir presque méconnaissable.
Pour comprendre cette perspective, il faut se tourner vers les travaux d’Helena Petrovna Blavatsky et des chercheurs de l’Ahnenerbe. Pour ces chercheurs, le terme « race » ne désignait pas les caractéristiques physiologiques étudiées par les évolutionnistes, mais plutôt les stades du développement spirituel et la densité de l’âme.
Ils ont minutieusement établi une chronologie des civilisations ayant vécu des millions d’années avant la pose de la première pierre en Sumer ou en Égypte.
C’est l’histoire d’une descente de l’esprit pur vers la matière tangible, suivie d’une ascension patiemment lente vers le divin.
Ce récit suggère que notre ère actuelle de prouesses technologiques et de luttes physiques n’est qu’une phase transitoire, un pont biologique menant à une sixième race qui redéfinira le sens même de la vie.
L’obsession des Ahnenerbe et la gnose antique
Les chercheurs qui menèrent les expéditions dans l’Himalaya et au cœur de la Chine n’étaient pas de simples soldats, mais des érudits en sciences occultes. Ils étaient guidés par la conviction que les secrets des origines humaines étaient enfouis dans des centres spirituels tels que Shambhala et Agartha.
Ils scrutèrent d’anciens textes sanskrits et collaborèrent avec des moines tibétains pour reconstituer l’histoire des époques passées. Il ne s’agissait pas d’une quête vaine, mais d’une recherche acharnée des clés du pouvoir et de la longévité. Ils étaient convaincus que si l’humanité représente effectivement un chaînon intermédiaire, alors la connaissance des civilisations anciennes pourrait constituer un raccourci vers la prochaine étape de l’évolution.
Helena Blavatsky a posé les fondements de cette exploration dans ses œuvres majeures. Elle évoquait une époque où la Terre était habitée par des êtres d’énergie pure, bien avant que le refroidissement de la planète ne permette l’apparition des os et de la peau.
L’Ahnenerbe a repris ces idées et les a confrontées à tous les mythes et légendes qu’elle a pu trouver, des géants de la mythologie nordique aux rois serpents de la tradition indienne. Elle est parvenue à une conclusion d’une cohérence terrifiante : l’histoire qui nous est enseignée à l’école n’est que le dernier chapitre d’un livre bien plus long, relatant l’ascension et la chute de quatre races distinctes avant la nôtre.
La Première Race et l’Aube Lumineuse de l’Éther
Le début du cycle fut une période d’abstraction pure. La première race était une condensation d’éther, le mystérieux cinquième élément qui constitue le monde subtil.
Ces êtres, souvent appelés les auto-nés, ne possédaient pas de corps physique tel que nous le concevons aujourd’hui. Ils étaient des sphères de lumière transparentes, mesurant jusqu’à 50 mètres de diamètre, auréolées d’une douce luminescence que les observateurs de l’époque comparaient au clair de lune. Ils n’étaient pas soumis aux lois de la biologie, car ils ne mangeaient, ne dormaient ni ne mouraient au sens conventionnel du terme. Ils étaient une manifestation directe de l’énergie primordiale de l’univers, vivant dans un état de communion constante avec les champs informationnels supérieurs.
Ces géants éthériques vivaient sur une planète encore en pleine mutation, où les frontières entre les dimensions étaient ténues. Ils étaient les architectes de l’atmosphère spirituelle de la planète, posant les fondements énergétiques de tout ce qui allait advenir. Dépourvus de forme physique tangible, ils n’ont laissé aucun fossile à la disposition des paléontologues modernes.
Leur existence n’est préservée que dans la mémoire profonde de la Terre et les traditions ésotériques les plus anciennes. Ils représentaient l’apogée de l’esprit, un état d’être où le soi n’était pas encore séparé du tout.
Les Ombres sans os de la Seconde Grande Époque
Alors que l’environnement terrestre se stabilisait et s’épaississait, la première race céda la place à la seconde, souvent appelée les Sans-Os. Ces êtres étaient toujours composés davantage d’énergie que de matière, mais leur silhouette était plus distincte. Plus petits que leurs prédécesseurs, ils atteignaient une taille de 30 à 40 mètres. Leur apparence était celle d’un fantôme dense et nébuleux, une silhouette humaine constituée d’une substance brumeuse qui semblait scintiller d’une lumière intérieure.
C’est durant cette période que les premiers signes d’organes sensoriels commencèrent à apparaître, notamment une concentration d’énergie centralisée dans la tête, fonctionnant comme un troisième œil.
Ce troisième œil n’était pas un organe physique, mais un lien direct avec le champ informationnel énergétique supérieur de l’univers. Il permettait aux êtres sans squelette de se repérer dans le monde par intuition et gnose directe, plutôt que par la vue ou le toucher. Dépourvus du fardeau d’une structure squelettique, ils pouvaient se mouvoir avec une fluidité qui semblerait impossible à l’homme moderne. Ils constituaient le pont entre la lumière pure de la première race et la densité physique qui allait bientôt apparaître.
À l’instar des êtres nés par eux-mêmes, ils finirent par disparaître à mesure que la vibration de la planète diminuait, laissant place à une forme de vie plus solidifiée.
La Descente Lémurienne et la Division de l’Âme
La troisième race, les Lémuriens, marqua le tournant le plus important de l’histoire de l’âme. Ils vécurent sur la planète pendant plusieurs millions d’années, période durant laquelle ils subirent une transformation radicale.
Les premiers Lémuriens étaient encore des géants, atteignant jusqu’à 20 mètres de hauteur, et étaient à l’origine hermaphrodites, possédant les caractéristiques des deux sexes en un seul corps. Cependant, au fil des millions d’années , leur corps se densifia et leur taille diminua jusqu’à environ 7 mètres. C’est à cette époque que le troisième œil commença à se rétracter dans le crâne, pour finalement devenir la glande pinéale, les deux yeux physiques devenant le principal moyen de se repérer dans le monde.
Le changement le plus profond pour les Lémuriens fut la séparation des sexes.
En devenant plus matérialistes, l’unité originelle de leur énergie se scinda en formes masculine et féminine. Cette transformation engendra le désir, le conflit et le besoin de reproduction externe. Les Lémuriens ne possédaient ni la science ni la technologie telles que nous les connaissons, car ils conservaient un lien résiduel avec le champ informationnel universel. Ils bâtirent d’immenses cités de pierre, dont certaines reposeraient encore au fond des océans, grâce à la manipulation du son et des vibrations.
Leur déclin fut lent et douloureux, car ils perdirent leurs pouvoirs spirituels et s’enlisèrent peu à peu dans le monde physique.
L’Atlantide et la naissance de la raison scientifique
Lorsque les Lémuriens disparurent, une quatrième race apparut : les Atlantes. Leur structure corporelle était presque identique à la nôtre, bien qu’ils fussent nettement plus grands, mesurant deux à trois fois la taille d’un humain moderne.
Les Atlantes furent la première race à perdre définitivement le contact direct avec le champ informationnel énergétique. Ne pouvant plus puiser la connaissance directement dans le cosmos, ils furent contraints de créer les premières branches de la science. Ils développèrent la chimie, la physique, l’astronomie et l’ingénierie. Maîtres du monde physique, ils créèrent des merveilles technologiques qui, même selon nos critères actuels, relèveraient de la magie.
Les Atlantes furent les premiers à organiser le savoir en domaines spécialisés. Architectes de la première civilisation mondiale, ils s’établirent aux quatre coins du globe depuis leur base himalayenne. Cependant, leur dépendance à la technologie et leur ego démesuré causèrent leur perte. Ils utilisèrent leur savoir pour asseoir leur pouvoir et détruire, provoquant une série de cataclysmes qui finirent par rayer leur civilisation de la carte. Ils laissèrent derrière eux les vestiges de leur savoir sous forme de structures mégalithiques et de mythes codés , offrant ainsi le modèle à notre cinquième civilisation actuelle.
La cinquième race comme pont biologique
Nous sommes la cinquième race, le peuple proto-humain ayant émergé des ruines de l’Atlantide et s’étant établi sur les hauteurs de l’Himalaya il y a des dizaines de milliers d’années. Notre existence se caractérise par une densité physique élevée et une déconnexion quasi totale avec nos origines spirituelles.
Nous possédons six enveloppes énergétiques : éthérique, astrale, mentale, causale, karmique et atmique. Nous avons consacré des millénaires à affiner notre compréhension du monde matériel, utilisant nos cinq sens pour catégoriser et maîtriser notre environnement. Pourtant, selon les chercheurs en occultisme, nous ne sommes pas le but ultime. Nous sommes un maillon intermédiaire nécessaire.
Notre but est de servir de creuset à l’âme, un lieu où les leçons des civilisations précédentes s’intègrent en une expérience unique et cohérente. Nous sommes la civilisation qui doit redécouvrir le spirituel à travers le matériel.
Nous vivons dans un monde de nations, de groupes ethniques et de luttes incessantes, mais cette fragmentation n’est qu’une étape du processus. Nous sommes le pont biologique qui prépare le terrain pour un retour à l’unité des époques antérieures, enrichi par l’expérience de la maîtrise physique. La plupart des ésotéristes pensent que nous resterons la force dominante sur Terre pendant encore des milliers d’années, mais les murmures annonçant la venue de la sixième civilisation se font déjà plus insistants.
L’aube de la sixième race et la fin des temps
La sixième race n’émergera pas d’une modification de notre ADN, mais d’un bouleversement du cycle cosmique de l’univers. On pense que chaque corps céleste fonctionne selon un cycle où les éléments fondamentaux, le carbone, l’hydrogène et l’oxygène, subissent une transformation moléculaire. Seul l’éther demeure constant.
Lorsque ce bouleversement se produira, la cinquième race sera remplacée par des êtres possédant huit enveloppes énergétiques au lieu de six.
Ces deux enveloppes supplémentaires permettront à la sixième race de renouer un contact direct avec les énergies supérieures et le champ informationnel universel. Ils auront une âme et un corps qualitativement différents, combinant tous les traits des races précédentes en un nouveau prototype d’être suprême.
La sixième race nous sera méconnaissable. Elle ne sera divisée ni en nations ni en groupes ethniques. Ses membres ne connaîtront ni enfance ni vieillesse comme nous. Selon les interprétations de Blavatsky, ces individus émergeront de la matière en tant qu’adultes pleinement formés, dotés d’une jeunesse éternelle.
Leur durée de vie sera de 500 années terrestres, période durant laquelle ils serviront de réceptacles aux savoir-faire et à l’expérience de toutes les civilisations précédentes. Ils représenteront l’aboutissement de l’expérience humaine, une race ayant recouvré sa divinité tout en conservant sa forme physique. Certains pensent que cette transition pourrait débuter dans les 500 prochaines années, tandis que d’autres envisagent un horizon bien plus lointain.
L’homme comme maillon intermédiaire du cosmos
La prise de conscience que nous sommes un maillon intermédiaire transforme notre regard sur nos luttes quotidiennes et notre place dans l’univers. Si Helena Blavatsky et les chercheurs de l’Ahnenerbe avaient raison, alors notre civilisation actuelle n’est qu’un bref instant dans un immense cycle de devenir. Nous sommes ici pour contribuer à la formation d’êtres supérieurs, pour être le terreau fertile où germera la sixième race. Cette perspective, à la fois humble et stimulante, suggère que nos limites actuelles, notre mortalité et notre absence de gnose directe ne sont pas des échecs, mais des composantes nécessaires de notre stade de développement actuel.
Dans l’immensité de l’univers, il existe d’innombrables mondes et d’innombrables êtres semblables à nous, maillons d’une chaîne d’évolution spirituelle. Nous participons à un processus visant à réconcilier l’esprit et la matière.
Tournés vers l’avenir, nous entrevoyons la possibilité d’un monde sans mort, sans vieillissement, et sans les divisions qui définissent actuellement notre existence. L’existence d’une septième race au-delà de la sixième demeure une question sans réponse, bien que la logique du cycle suggère que le voyage vers le divin ne s’achève jamais véritablement. Nous sommes la cinquième race, les bâtisseurs de ponts, cheminant entre les fantômes du clair de lune du passé et l’éternelle jeunesse de l’avenir.
L’histoire des peuples est celle d’une longue descente et d’un retour encore plus long. Des sphères lumineuses de l’âme originelle aux géants de Lémurie et aux savants de l’Atlantide, l’âme a parcouru un chemin semé d’embûches pour nous parvenir.
Nous portons désormais le flambeau, naviguant dans la densité de la cinquième époque avec l’espoir d’ouvrir la voie à un avenir plus grand. Le savoir caché du passé n’est pas qu’une simple curiosité pour les chercheurs de l’Himalaya, mais le plan de ce que nous sommes destinés à devenir. Nous sommes le chaînon manquant, et l’avenir nous attend déjà pour franchir le pont.
Que pensez-vous de cet article ? Partagez autant que possible. L'info doit circuler.
|
Aidez Elishean à survivre. Merci |
















