Mystères

Le mystère de l’un des lieux les plus cachés au monde

Cerro El Cono : montagne, pyramide ou ancienne base ?

Il existe des centaines de milliers de lieux à travers le monde où l’accès est interdit aux citoyens ordinaires. Cette liste comprend des bases secrètes, des installations militaires, des sites religieux fermés, des monastères, des réserves naturelles protégées et bien d’autres encore.

Si la situation des laboratoires et des infrastructures militaires est compréhensible, comment expliquer les restrictions d’accès aux réserves naturelles ?

C’est particulièrement vrai pour certaines d’entre elles. À la frontière entre le Pérou et le Brésil se trouve un lieu remarquable : le parc national de la Sierra del Divisor.


On y trouve jusqu’à 1 500 espèces de plantes endémiques, ainsi qu’une multitude d’oiseaux, d’insectes, d’araignées, d’amphibiens et d’autres espèces animales qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Quoi de si étrange ? se demandera-t-on.

Or, le plus étrange est que, jusqu’au milieu du XXe siècle, l’accès à ces territoires était libre, sans que cela n’ait d’incidence sur la faune et la flore locales. Des scientifiques y ont organisé des expéditions. Leurs rapports contiennent des informations surprenantes qui éclairent les raisons de l’interdiction d’accès à ce territoire.

En 1959, Paul Meunier (ornithologue belge) et Jacques Simon (botaniste français) visitèrent la Sierra del Divisor. Ils y découvrirent une multitude de fleurs et d’oiseaux extraordinaires, ainsi que plusieurs espèces de papillons, mais leur découverte la plus intéressante n’avait rien à voir avec la faune sauvage : le Cerro El Cono.

Officiellement, personne ne l’avait escaladé ni même aperçu à proximité, mais les récits d’explorateurs du milieu du XXe siècle en témoignent.


La montagne possède un pic acéré, recouvert de végétation indigène. Curieusement, Paul Meunier la désigna d’abord comme une montagne dans ses rapports, puis comme une pyramide.

Il affirmait que sous la terre se trouvaient des blocs de pierre d’un blanc immaculé, semblables à de l’émail.

Les Belges envisagèrent la possibilité d’une entrée dans la structure, mais la trouver aurait exigé un travail considérable. Ils y renoncèrent, car une telle activité aurait perturbé l’écosystème local.

En 1974, l’Italien Manuelo Scavolli et trois explorateurs partageant les mêmes idées se mirent en route pour cette région. Selon des rapports non officiels, son expédition fut la deuxième à atteindre le Cerro El Cono. À son retour, l’explorateur raconta :

« Nous avions l’impression qu’il s’agissait d’une pyramide. Mais elle était inhabituelle : sans arêtes, elle était conique. Ce type d’architecture n’était pas typique des bâtisseurs antiques d’Égypte, d’Amérique centrale ou d’Amérique du Sud. »

À environ deux kilomètres de là, nous avons entendu un bourdonnement qu’on pourrait qualifier de mécanique. C’est le même genre de bruit que l’on ressent à Rome lorsqu’on marche au-dessus d’une ligne de métro et qu’un train passe.

La comparaison n’est peut-être pas tout à fait exacte, mais les quatre membres de l’expédition l’ont ressenti précisément.

À mesure que nous nous rapprochions de la montagne (ou était-ce la pyramide ?), le bourdonnement s’intensifiait. Puis il s’est arrêté. « Sur des milliers de kilomètres, il n’y a aucune infrastructure, aucune ville, rien de tout cela. Du moins, c’est ce qu’on nous a dit. »

Cerro El Cono est une formation rocheuse véritablement mystérieuse. Curieusement, personne n’a jamais été officiellement autorisé à s’en approcher.

Le parc national est fermé à tous les visiteurs. On peut toutefois apercevoir la montagne depuis des montgolfières, qui décollent à proximité du parc, permettant ainsi aux touristes d’admirer le magnifique paysage.

Les autorités péruviennes justifient l’interdiction stricte d’accès à la jungle et à la montagne elle-même par la préservation de l’écosystème. Elles affirment que toute intervention humaine perturberait inévitablement l’harmonie de la région. Si cela peut être vrai, de nombreux chercheurs pensent que cette interdiction repose sur l’idée que Cerro El Cono abrite une infrastructure cachée, voire une base extraterrestre.

Les Indiens de la région racontent une histoire fascinante à propos de cette montagne.

Ces légendes remontent à la période pré-inca. Il s’avère que la montagne n’existait pas il y a des milliers d’années. Elle serait descendue du ciel, et de là aurait émergé le grand esprit Apu. Il aurait bâti une immense cité d’or et de pierre d’une blancheur immaculée, dont la montagne serait devenue le centre.

Longtemps, des tribus vinrent vivre ici sous la protection d’Apu. Son esprit conférait à ses habitants une force incroyable, leur permettant de déplacer d’énormes blocs de pierre. On y vivait cent ans sans maladie. Les gens pouvaient communiquer avec les animaux et les esprits de l’eau, du vent, de la terre et du feu. Longtemps, cette cité prospéra dans la jungle, jusqu’à ce qu’une immense vague l’engloutisse, la recouvrant de boue avec le grand esprit Apu et tous ses habitants.

D’après les scientifiques, tout cela aurait été inventé par des tribus semi-sauvages de la période pré-inca.

Le Cerro El Cono n’est ni une pyramide ni un vaisseau spatial, mais simplement une montagne étrange au milieu d’une jungle infinie. Et pourtant, cette région est l’une des plus isolées au monde. N’est-ce pas bizarre ?


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