Pour son neuvième voyage en Europe depuis son accession au poste de Premier ministre il y a 15 mois, le Premier ministre canadien Mark Carney a une fois de plus exposé son modèle de gouvernement pour lutter contre une administration américaine qui, selon lui, a rompu les normes mondialistes.
Lors de sa conférence de presse avec Micheál Martin, le Taoiseach (Premier ministre) irlandais, Carney a de nouveau insisté sur l’idée que les « puissances moyennes » s’unissent autour d’une idéologie commune contre la domination américaine jusqu’à ce que le gouvernement américain puisse revenir à une idéologie de gauche.
Les objectifs précis se précisent à mi-chemin de la conférence de presse d’aujourd’hui, lorsque Carney souligne l’importance de regrouper les nations qui partagent le même avis sur le changement climatique , la régulation de l’énergie et l’agenda vert.
L’alignement du Canada sur l’Europe semble s’articuler autour du modèle carboneutre. Cette perspective est cohérente avec celle de Carney, puisqu’il s’agit de la même priorité qu’il défend depuis son mandat de gouverneur de la Banque d’Angleterre. À VOIR :
En tant qu’ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre et de la Banque du Canada, Mark Carney a utilisé sa tribune pour présenter le changement climatique comme un risque financier systémique. Il a ensuite défendu l’idée que les capitaux privés devaient être le principal levier pour impulser une transition énergétique économique. [Après la pandémie de COVID-19, ce programme a été baptisé « Reconstruire en mieux ».]
La position du président Trump et l’opinion majoritaire des Américains sur le changement climatique et le développement énergétique s’opposent aux principes fondamentaux défendus par Carney et aux intérêts bancaires qu’il a toujours représentés. Il est crucial de comprendre ce point, car le conflit canado-américain est sur le point d’atteindre un tournant décisif.
HISTORIQUE : Par le biais de la « Net Zero Banking Alliance » (NZBA), Mark Carney a incité les banques à adopter des politiques et des protocoles les obligeant à fixer des objectifs de prêt moins ambitieux aux industries et aux clients fortement émetteurs de carbone. L’objectif était de contraindre les entreprises à se décarboner sous peine de se retrouver privées de capitaux.
Lorsqu’il travaillait à la Banque d’Angleterre et au Canada, Carney avait mis en garde les multinationales et les compagnies d’assurance, principalement basées à Londres, contre le risque que les actifs liés aux énergies fossiles ne correspondant pas au modèle industriel zéro émission nette ne deviennent des « actifs échoués », sans valeur car impossibles à capitaliser ou à assurer.
Cette menace indiquait clairement aux multinationales que tout investissement dans un projet contraire à l’Accord de Paris sur le climat représentait un risque financier important.
Cette approche a valu à Mark Carney les faveurs du roi Charles III, lui-même un fervent défenseur de la lutte contre le changement climatique.
Malheureusement, des responsables politiques américains, notamment durant le premier mandat de Trump, ont accusé l’alliance bancaire, financière et d’assurance Carney de constituer un cartel bancaire illégal visant à étouffer le secteur énergétique américain. Confrontée à des menaces de poursuites judiciaires pour infraction aux lois antitrust, et à des manquements manifestes à ses obligations fiduciaires, la NZBA est contrainte de supprimer ses restrictions strictes et obligatoires en matière de prêts.
Peu à peu, les banques se sont désengagées de l’alliance pour la neutralité carbone. Les banques régionales et nationales ont commencé à invoquer la nécessité économique de soutenir les entreprises énergétiques traditionnelles, et la sécurité énergétique est devenue plus importante que le respect des restrictions volontaires sur les émissions de carbone. Cette situation a irrité Carney, dont le modèle de vie était mis à rude épreuve.
Carney s’est ensuite lancé en politique fédérale canadienne et a cherché à minimiser son programme climatique idéologique. Cependant, toutes ses politiques énergétiques découlent fondamentalement de la même opposition aux énergies fossiles.
La disparité en matière de production d’énergie est au cœur des détails de l’ACEUM. Les États-Unis et le Mexique privilégient l’utilisation de combustibles fossiles à bas coût, essentielle notamment pour la production industrielle à grande échelle (sidérurgie, etc.). Le Canada, quant à lui, refuse les emplois polluants et souhaite se concentrer uniquement sur la production d’électricité.
On peut produire de l’électricité grâce aux éoliennes, aux centrales solaires et à l’énergie nucléaire. En revanche, on ne peut pas fabriquer de fer, d’acier ou d’aluminium sans combustibles fossiles.
En réalité, l’une des plus grandes ironies mondiales, d’un point de vue scientifique, est qu’il est impossible de fabriquer des composants d’éoliennes, des panneaux solaires ou des équipements de centrales nucléaires sans utiliser de combustibles fossiles.
Dans la vidéo ci-dessous, on peut voir Mark Carney, alors banquier, admettre publiquement : lorsque les électeurs ont rejeté ses plans ESG, « nous » (les banquiers centraux) avons endossé le rôle de « régulateurs » pour contourner le vote par des moyens détournés, notamment la finance et l’assurance. Ils ont manipulé la production et les prix des énergies fossiles en refusant des prêts et des assurances.
Mon avis c’est que Trump soutient Carney.. Tout ça est une grande comedia del arte où le citoyen lambda est pris pour un con. Les migrants sont considérés comme des réfugiés climatiques, tout le mensonge est créé dans un but précis. Et Trump, contrairement à ce que l’on a eu l’habitude de croire, fait partie de l’équation. Ce sont tous des ordures de neo-nazis !
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