L’Autorité palestinienne – celle-là même qui glorifie quotidiennement les terroristes meurtriers – demande aujourd’hui au monde de plaindre ces meurtriers car malgré qu’ils soient libérés, leur châtiment les sépare de leurs familles.
Raed Abu Al-Humus, directeur de la Commission des affaires des prisonniers de l’OLP :
« Après le crime de l’arrestation vient celui de la déportation. Ces héros, qui ont payé un lourd tribut de leur vie et de leur corps, continuent aujourd’hui de payer un prix exorbitant, ne voyant leurs enfants et leurs familles qu’à travers l’objectif de leur téléphone. Incapables de partager les moments importants de la vie avec eux, ils souffrent d’un manque profond qui met en péril leur santé mentale et leur quotidien. »
[Commission des affaires des prisonniers de l’OLP, page Facebook, 10 juin 2026]
C’est presque comme si l’Autorité palestinienne avait adopté comme politique la célèbre définition du culot donnée par Leo Rosten dans son ouvrage *Les Joies du yiddish* :
« Un homme qui, ayant tué sa mère et son père, implore la clémence du tribunal parce qu’il est orphelin. »
Publié sur Facebook et relayé par l’agence de presse officielle WAFA, un message d’Abu Al-Humus qualifiait ces terroristes condamnés de « héros » ayant d’abord subi le « crime » d’être arrêtés par Israël, puis « payé un lourd tribut de leur vie et de leur corps » en prison. Or, maintenant qu’ils sont libérés, déplore Abu Al-Humus, ils sont contraints de vivre à Gaza ou en Égypte et ne peuvent voir leurs familles qu’à travers l’objectif de leur téléphone portable !
Autrement dit, l’Autorité palestinienne, qui revient toujours avec de nouvelles exigences quelles que soient les concessions accordées aux Palestiniens, déplore maintenant la manière dont Israël a libéré des terroristes qui auraient dû être emprisonnés à vie et qui n’ont été libérés que grâce aux chantages exercés par le Hamas sur les otages israéliens.
La même inversion est apparue dans un appel international lancé par l’un des terroristes déportés à Gaza, qui a présenté l’incapacité des terroristes à retrouver leurs familles comme une crise humanitaire justifiant une intervention mondiale.
« Les prisonniers libérés qui avaient été expulsés de Cisjordanie vers la bande de Gaza sont honorés de vous inviter à participer et à couvrir l’événement « Le Cri des prisonniers libérés ». Cet événement est un appel humanitaire que nous lançons au monde entier pour faire valoir notre droit de retrouver nos familles et nos proches après de longues années de privation et de séparation. »
Par cet événement, nous lançons un appel à l’ONU, aux institutions internationales et humanitaires, aux organisations de défense des droits de l’homme et à toutes les parties concernées afin qu’elles agissent pour permettre aux prisonniers libérés et expulsés d’exercer leur droit humain et naturel de rencontrer leurs familles et de les retrouver après des années de souffrance et de séparation forcée.
C’est un cri humanitaire que nous adressons à la conscience mondiale, en espérant qu’il trouvera des oreilles attentives et des cœurs bienveillants et qu’il mettra fin aux souffrances de centaines de familles qui attendent encore le moment des retrouvailles après des années de séparation…
Lieu : Hôpital Nasser – Khan Younès
Date : 06/10/2026
Heure : 12h00
Au nom du prisonnier Jalal Al-Faqih »
[Commission des affaires des prisonniers de l’OLP, page Facebook, 10 juin 2026]
Pour l’Autorité palestinienne, les véritables victimes ne sont pas celles qui ne pourront plus jamais parler à leurs proches ni les retrouver grâce à l’intervention de l’ONU, des organisations de défense des droits humains ou de « la conscience mondiale ».
Pour l’Autorité palestinienne, les véritables victimes sont ces meurtriers qui ont détruit la vie familiale d’autrui.
Autrement dit, l’orphelin incarné par Leo Rosten est devenu le « héros » de l’association de parents d’élèves.
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