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Nostalgique des origines, le taoïsme chinois situait généralement l’âge d’or avant l’histoire et les empereurs, supposant une douce communauté paysanne sans ordre politique.

Les ennuis du taoïsme avec les autorités commencèrent bien avant l’avènement de la République populaire de Chine. À partir de la seconde moitié des Ming, son image s’est graduellement dégradée auprès des intellectuels et hauts fonctionnaires du fait de son lien avec la religion populaire.

La pratique spirituelle la plus prisée en Chine était, il n’y a pas si longtemps, le Falun Gong ou Falun Dafa.

Cette pratique est une très ancienne méthode de qigong, incluant des exercices énergétiques de méditation. Ses trois principes fondamentaux sont l’authenticité, la bienveillance et la tolérance. Pratiquer le Falun Dafa est plus qu’une simple méditation, c’est un état d’esprit qui guide la vie quotidienne, orienté vers l’amélioration de soi, être responsable et agir avec altruisme.

La persécution des pratiquants de Falun Gong en Chine a débuté en 1999, alors que des dizaines de millions de personnes pratiquaient les exercices de méditation du Falun Dafa dans les parcs en Chine.


Craignant la popularité grandissante de cette pratique et son retour à la culture traditionnelle hors de son contrôle, le Parti Communiste a lancé une campagne nationale de persécution visant à l’éradiquer. Pourtant, 18 ans de tortures, d’emprisonnements et de massacres plus tard, ces pratiquants persévèrent dans leur foi et continuèrent de résister par la non-violence.

Le Super-Etat Han en Chine aujourd’hui

Le nouveau maître de la Chine, Xi Jinping, a ordonné aux cinq religions officielles – la reconnaissance par l’Etat est un outil de contrôle – de se « siniser ».

Que veut dire se siniser ? Le Tao n’est plus pratiqué ? Le falun Gong est interdit. On se demande ce que la sinisation peut bien représenter au niveau spirituel. 

Une implacable logique d’assimilation a été mise en place qui incite les Chinois à détruire mosquées et églises, à contraindre les musulmans pratiquants à boire de l’alcool et à manger du porc, à loger des fonctionnaires Han au domicile des musulmans et à mettre fin à l’instruction religieuse des mineurs.

Plus d’un million de personnes sont détenues, sans autre raison que leur appartenance ethnique ou religieuse, dans des camps de concentration situés dans ce que Pékin appelle la Région autonome ouighour du Xinjiang et que les natifs nomment Turkestan oriental. Outre les Ouïghours, ces camps sont également peuplés de Kazakhs.

Presque toutes les familles de cette région troublée du nord-ouest de la République populaire de Chine, sont en voie de démembrement.

Quand des Ouïghours et Kazakhs sont emprisonnés, leurs enfants sont pris en charge par l’Etat et « confinés » dans des écoles ceinturées de fils de fer barbelés et gardées par d’importantes patrouilles de police. Ces enfants ont pour obligation d’apprendre le chinois mandarin et ne peuvent plus s’instruire dans leur langue maternelle.

Ces contraintes sont la conséquence d’une politique dite de « Hanification » – les « Han » sont le groupe ethnique dominant en Chine – qui n’est rien d’autre qu’un programme d’assimilation forcée.

Quand ces Ouïghours et Kazakhs meurent dans les camps – et ils meurent en masse -, des crématoriums effacent les corps et font l’impasse sur les rites funéraires traditionnels.

Les camps, authentique crime contre l’humanité, tendent à se multiplier. Au Tibet et dans le sud-ouest, la Chine développe des installations similaires qu’elle nomme « centres de formation professionnelle ».

L’offensive de Pékin ne se limite pas à l’islam

Toutes les religions sont attaquées. Chrétiens et bouddhistes sont tout aussi maltraités, et pire parfois.

Le nouveau maître de la Chine, Xi Jinping, a exigé que les cinq religions officielles se « sinisent ». Une implacable politique d’assimilation est donc en cours.

Ces tentatives ont des antécédents dans l’histoire de la Chine, mais elles se sont intensifiées depuis que Xi est devenu secrétaire général du Parti communiste en novembre 2012.

Plus encore que ses prédécesseurs, Xi défend également le concept d’un ordre mondial régi par un seul souverain, un souverain chinois.

Dans ses grandes lignes, la vision du monde de Xi est remarquablement similaire à celle du Troisième Reich, du moins avant les meurtres de masse.

Le Troisième Reich et la République populaire développent le même racisme virulent qu’en Chine on surnomme pudiquement « le chauvinisme Han ». Les Han, (92% de la population) sont issus de la fusion de groupes ethniques apparentés.



La mythologie chinoise veut que tous les Chinois descendent de l’Empereur Jaune, qui aurait régné au troisième millénaire avant notre ère. Les Chinois se considèrent comme une branche de l’humanité à part, une vision du monde que l’endoctrinement à l’école renforce.

Les Chinois fondent leur séparatisme sur la théorie de l’évolution. « L’homme de Pékin » serait cet ancêtre premier qui autorise les Chinois à affirmer qu’ils n’ont pas le même ancêtre africain commun que le reste de l’humanité. Cette théorie de l’évolution séparée des Chinois a, faut-il s’en étonner, renforcé le racisme ambiant.

Ce racisme fonde un suprémacisme discret : nombreux sont les Chinois, à commencer par leurs dirigeants, qui se croient « fondamentalement différents et implicitement supérieurs au reste de l’humanité », écrit Fei-Ling Wang, auteur de The China Order : Centralia, World Empire, And the nature of the Chinese Power.

Pire, le racisme en Chine est institutionnalisé et s’exprime ouvertement.

Un sketch de 13 minutes diffusé par la Télévision centrale de Chine à l’occasion du gala du Festival du printemps, le spectacle de variétés le plus regardé de Chine, en a fourni une preuve pénible l’an dernier.

Dans « Faisons la fête ensemble », une actrice chinoise en blackface a interprété le rôle d’une mère kényane dotée d’une énorme poitrine et de fesses géantes. Pire encore, son compagnon était un singe humanisé. L’association du singe et de la femme faisait écho à « This is Africa », une exposition du musée provincial du Hubei qui a exposé en 2017 des photographies d’Africains accompagnées d’images de primates.

Ces dernières années, les reportages tendancieux sur les Africains se sont multipliés sur les médias chinois.

Le sketch de l’an dernier n’était pas le pire, mais en le diffusant à environ 800 millions de téléspectateurs, le principal radiodiffuseur d’Etat a donné une claire idée du sentiment que les autorités chinoises portaient aux Africains : un objet de dérision et des sous-hommes. Cette vision du monde des dirigeants de Pékin et les appels à la race lancés au peuple chinois – ainsi qu’aux Chinois de l’étranger – ont de quoi inquiéter.

La race des seigneurs de ce XXIème siècle a cependant un problème.

La Chine, a beau être l’État le plus peuplé du monde, elle fait face à un déclin démographique rapide. L’an dernier, le taux de natalité s’est avéré être le plus bas depuis la fondation de la République populaire en 1949.

La population du pays atteindra son apogée en 2029, selon les prévisions de la World Population Prospects 2017 du département Populations des Nations Unies. Etablies sur la base de chiffres fournis par Pékin, ces projections pourraient se révéler trop optimistes ; le point culminant pourrait en effet être atteint dès l’an prochain. Les démographes officiels chinois n’ont pas anticipé le quasi-effondrement du taux de natalité l’an dernier.

En 2024, un autre événement important aura lieu

Pour la première fois depuis au moins 300 ans – et peut-être pour la première fois de son histoire -, la Chine ne sera pas le pays le plus peuplé du monde. Cet honneur ira un pays que les Chinois détestent et craignent, l’Inde. A son apogée en 2061, l’Inde aura 398 millions d’habitants de plus que la Chine.

Une fois le déclin démographique amorcé, le processus ira en s’accélérant. En 2018, la population de la Chine était 4,3 fois supérieure à celle des Etats Unis. Mais en 2100, ce ratio devrait tomber à 2,3.

La courbe démographique de la Chine est établie depuis des décennies et les conséquences seront graves – et extrêmement négatives – pour la société chinoise mais aussi pour la « force nationale globale » du pays. Pour cette raison peut-être, Pékin semble vouloir chercher à compenser sa faiblesse démographique par une course au surhommes chinois.

He Jiankui de la faculté des sciences et de la technologie de l’Université Shenzhen-Sud a annoncé en Novembre qu’il avait utilisé le procédé CRISPR pour modifier le génome humain et donner naissance à deux jumelles.

A l’en croire, les nourrissons sont résistants au VIH, mais des rumeurs affirment qu’il aurait également tenté d’augmenter l’intelligence des nourrissons.

A ce sujet lire :

Et si on modifiait l’ADN humain !

Cette expérimentation qui s’avère avoir été « encouragée » par le gouvernement chinois, fait l’objet d’une réprobation de la communauté scientifique mondiale qui la considère comme contraire à l’éthique et dangereuse. Certains n’hésitent pas à établir un parallèle avec les pratiques eugénistes des nazis.

Xi Jinping est certainement dangereux.

« Mao Tse Toung a sans doute joué sur les ressentiments raciaux du tiers monde pour unir les anciens peuples coloniaux contre les impérialistes blancs. Mais il croyait que le communisme s’imposerait au plan mondial ; il s’agissait d’une utopie pour le futur », affirme Charles Horner, président du Hudson Institute, à Gatestone.

« Le Parti communiste chinois de Xi Jinping n’est ni internationaliste ni utopique ; il semble plutôt être prisonnier d’une logique essentialiste chinoise ».


Horner trouve de déconcertantes similitudes existent entre la Chine de Xi et le Japon impérial des années 1930.

« A l’instar du Japon impérial », a ajouté Horner, « Xi et le Parti se réfèrent à un passé mythologique verrait un empereur bienveillant unifier le monde lequel chanterait ensuite sa gloire et vanterait sa mugnificence ».

Camps de concentration, racisme, eugénisme, ambitions de domination mondiale. Cela vous rappelle quelque chose?

Adapté d’un article de Gordon G. Chang


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