Secrets révélés

La face cachée du Mal Absolu

Se débarrasser du régime des mollahs ...

Et si l’Iran était aujourd’hui la première organisation criminelle au monde ? Le Corps des gardiens de la révolution islamique, un cartel de narcotrafiquants ? En quoi les mollahs forment-ils une véritable mafia ?

Comment la République islamique a-t-elle étendu son emprise délétère, notamment sur l’Europe, en finançant des groupes terroristes avec l’argent de la drogue ?

Des slogans de la révolution khomeiniste aux circuits du blanchiment d’argent sale, Emmanuel Razavi met au jour la face cachée des mollahs et expose les rouages de leur système mortifère. Pasdarans, caïds, pilotes, dealers, mais aussi agents, peshmergas, avocats et victimes : c’est en investigateur qu’il nous dévoile cet empire mondial du mal.


Un livre informé, implacable, indispensable.

Emmanuel Razavi est Grand reporter, spécialiste du Moyen-Orient. Il collabore avec les rédactions internationales de Paris Match, de Franc-Tireur, Politique Internationale, et de VA pour lesquelles il couvre notamment le dossier iranien. Il a également réalisé plusieurs documentaires sur le Moyen-Orient et les filières islamistes pour Arte, Planète, M6.

Il vient de publier « La Face cachée des Mollahs » (éditions du Cerf), un livre-enquête particulièrement fouillé et extrêmement documenté, qui révèle des informations jamais dévoilées sur la République islamique d’Iran, notamment sur le système mafieux qu’elle a mis en place. Entretien exclusif pour Le Dialogue :

Le Dialogue : Votre livre est particulièrement documenté. Les informations systématiquement recoupées. On comprend à sa lecture que vous avez eu accès à des sources exceptionnelles, notamment à l’intérieur de l’Iran et dans des pays frontaliers. Vous donnez ainsi la parole à des résistants de l’intérieur, à des proches du régime, aux combattants kurdes iraniens, aux monarchistes, au fondateur des Gardiens de la révolution, ainsi qu’à d’anciens agents infiltrés. Comment avez-vous travaillé pour réaliser cette enquête à hauts risques ?


Emmanuel Razavi : J’ai enquêté à la frontière entre l’Irak et l’Iran, je suis allé dans le Golfe persique, dans le détroit d’Ormuz … Dans d’autres pays aussi, comme à la frontière entre Israël et le Sud Liban. Durant de nombreuses années, j’ai également voyagé et fait des reportages dans tout le Moyen-Orient, et j’y ai vécu (…).

Pour mener mon enquête, je me suis attaché à me couper de toutes les représentations que l’on a eu de l’Iran depuis 45 ans en Occident, pour donner majoritairement la parole aux Iraniens, quel que soit leur camp et leurs motivations. J’ai raconté ce que je constatais et recoupais.

J’ai aussi interviewé des gens de l’ombre, qui ont œuvré au cœur du renseignement, et qui comptent parmi les meilleurs spécialistes de l’Iran. J’ai par exemple pu avoir un long entretien avec Mohsen Sazegara le cofondateur des Gardiens de la révolution. J’ai aussi remué les archives de la révolution iranienne. J’ai eu accès à des documents exclusifs. C’est une enquête qui a pu voir le jour grâce au soutien de Paris Match et de sa directrice de la rédaction Caroline Mangez. J’ai pu aussi bénéficier de l’aide de l’équipe du journal Franc-Tireur, et bien sûr de mon éditeur au Cerf, Jean-François Colosimo, qui m’a laissé carte blanche.

Il y a aussi une réalité : je suis d’origine iranienne, je bénéficiais donc de relais dont très peu de journalistes occidentaux disposent. Durant une partie de mon enquête, j’ai été accompagné par Alfred Yaghobzadeh, qui est l’un des plus grands photographes de guerre au monde, et qui collabore avec des rédactions internationales prestigieuses. Il est aussi d’origine iranienne, il a documenté l’actualité en Iran depuis 1979. C’est une véritable encyclopédie. Plusieurs de ses photos illustrent mon livre.

LD : Vous dites que l’Iran est fragile sur le plan économique, que le pays est traversé par plusieurs crises structurelles. Vous insistez sur la fracture générationnelle, et affirmez que les jeunes iraniens veulent se débarrasser de l’islam politique. Que représente vraiment cette jeunesse face au pouvoir ?

ER : La République islamique d’Iran est traversée par plusieurs crises : économique, sociale, politique, sanitaire et environnementale. Près de la moitié des Iraniens peinent à se nourrir deux fois par jour. L’inflation est à son paroxysme.

L’État est gangréné par la corruption à tel point qu’il ne parvient pas à assurer le bon fonctionnement de certaines administrations.

C’est cette convergence de crises qui est à l’origine de la contestation. Les Iraniens contestent le port du voile car celui-ci est l’un des piliers du régime, un symbole de l’islamisme. Par le voile islamique, les Mollahs entendaient occuper religieusement l’espace public. Les Iraniens, et notamment les femmes, sont en train de montrer que ce temps est révolu.

En réalité, le pouvoir ne tient que par la force.

Mais il est fragilisé comme jamais il ne l’a été en interne, traversé par des dissensions importantes entre conservateurs et réformateurs. Une étude réalisée l’année passée par l’institut Gamaan montre que près de 81% des Iraniens ne veulent pas de ce régime, et veulent mettre un terme au règne de l’islam politique.

L’âge moyen en Iran est de 32 ans, alors que le pays compte près de 88 millions d’habitant. Ces jeunes Iraniens rêvent de liberté. Ils reprochent à leurs parents et grands-parents d’avoir mis les religieux au pouvoir. Ils ne veulent plus des Mollahs, qu’ils soient réformateurs ou qu’ils s’inscrivent dans la tendance la plus dure. C’est en tout cas ce qu’ils disent lorsqu’on les interroge. Ils ont d’ailleurs le sentiment que les grandes démocraties occidentales et leurs diplomaties n’ont pas mesuré ce changement générationnel, et ne comprennent pas leur acharnement à continuer de négocier avec le régime, alors que selon eux, toutes les conditions sont réunies pour que celui-ci s’effondre.

LD : L’Iran attaque des tankers internationaux dans le Golfe persique. Les Houthis, animés par les Gardiens de la révolution, s’en prennent quant à eux aux navire de commerce en mer rouge. Que veut la République islamique ?

ER : Les Gardiens de la révolution, et plus précisément la force al Qods en charge de leurs opérations extérieures, livrent une guérilla économique à l’Occident. Dans le même temps, ils mettent l’ensemble du Moyen-Orient sous pression. Le régime Iranien se sait fragilisé en interne. Il multiplie donc les agressions sur le plan extérieur pour montrer à l’occident qu’il est encore en capacité de lui nuire, et en même temps de se maintenir. Il veut par-là dissuader les grandes démocraties de créer une coalition contre lui.

Il montre ainsi sa capacité de nuisance par l’activation de ses proxys au Yémen et en mer rouge avec les Houthis, comme il le fait en Irak, en Syrie et au Liban avec ses milices (…).

La République islamique d’Iran est en phase terminale.

D’ailleurs, plusieurs de ses dirigeants font part en off de ses limites. Mais tant que l’occident ne se décidera pas à soutenir les oppositions iraniennes, démocratiques, laïques et particulièrement éduquées, les mollahs resteront en place.

LD : L’élection de l’assemblée des experts montre que les religieux modérés sont actuellement marginalisés au sein du pouvoir. Qui dirige vraiment à Téhéran ?

ER : Les religieux prétendument modérés sont marginalisés. Mais cela ne veut pas dire qu’ils n’agissent pas dans l’ombre. D’ailleurs, ils font passer un certain nombre d’informations à l’extérieur du pays, y compris en direction des diplomaties occidentales et des journalistes.

Cependant, ces « modérés » sont quand même des islamistes, qui sont aussi détestés en Iran que les conservateurs. Car lorsqu’ils étaient au pouvoir, ils n’ont rien fait, à part s’enrichir.

Plusieurs personnalités de leur parti politique sont derrière de nombreux trafics, notamment d’armes et de blanchiment. Ils constituent, au moins autant que les conservateurs, un réseau mafieux, ce que je documente dans le livre. Les voir reprendre le pouvoir un jour n’est pas impossible, mais peu probable. Les Iraniens n’en veulent plus. Ils ne veulent plus des Mollahs.

LD : Dans votre livre, on remarque que de jeunes iraniens que vous interviewez semble avoir la nostalgie de l’ère Pahlavi, alors que leurs parents ont fait chuter le Shah Mohamad Reza Pahlavi en 1979, car ils lui reprochaient d’être un dictateur ?

ER : En réalité, ce que disent ces jeunes que j’ai interrogés, qui ont une trentaine d’années, c’est que le nom des Pahlavi incarne un Iran moderne, une époque où il y avait l’égalité entre les femmes et les hommes, des groupes de rock, ou les filles allaient en bikini à la plage. Ils disent souvent que ceux qui étaient persécutés, c’étaient les communistes, qui représentaient des groupes marginaux, et non la société iranienne dans son ensemble, même si ces persécutions étaient évidemment inadmissibles (…). Ils sont nostalgiques d’une époque qu’ils n’ont pas connue (…).

Pour revenir à aujourd’hui, beaucoup de jeunes Iraniens voient son fils, le prince Reza, comme un homme en phase avec la démocratie, qui sait s’entendre avec l’Occident.

Cela ne veut pas dire qu’ils aient forcément envie d’un retour à la monarchie. C’est plus complexe. Ils voient plutôt Reza Pahlavi comme le tenant d’un retour aux libertés individuelles, comme le garant d’une nouvelle donne politique pour l’Iran.

Je l’ai longuement interviewé. Il est très brillant intellectuellement, très au fait des revendications des jeunes. Il a une maitrise de la géopolitique et des grands enjeux internationaux impressionnante. Après, je ne suis pas certain qu’il soit attiré par le pouvoir. Je pense qu’il se voit plutôt comme une force motrice.

De mon point de vue, il est incontournable (…). Il y a bien sûr d’autres figures dans l’opposition iranienne, qui jouent un rôle important, comme l’avocate des droits de l’homme, Nasreen Soutoudeh. En fait, ce que retiens de mon enquête, c’est que dans son ensemble, l’opposition laique iranienne est d’une grande compétence, à gauche comme à droite. Il me paraît étonnant que les occidentaux ne s’appuient pas sur elles.

LD : Vous semblez dire, en préambule de votre livre, que certains intellectuels ont déformé la réalité iranienne au moment de la révolution en 1979, par idéologie. Pouvez-vous développer ?

ER : Les nombreux témoignages recueillis des témoins qui ont vécu cette époque, ainsi que les archives que j’ai explorées, laissent apparaître que l’image de l’Iran sous les Pahlavi a été déformée à l’époque par certains intellectuels de la gauche, notamment française.

À la lecture des archives iraniennes et françaises, on comprend ainsi que Sartre et Foucault ont par exemple imposé une représentation fausse de l’Iran du Shah. Bien sûr, Mohamad Reza Pahlavi était un autocrate, et la corruption était une réalité. Mais il fut aussi un dirigeant éclairé, garant de la stabilité régionale.

Sartre et Foucault, comme d’autres intellectuels de gauche iraniens et occidentaux firent globalement l’impasse sur les réformes modernisatrices de ce dernier en matière d’éducation, d’égalité entre hommes et femmes, d’accès à l’éducation et la culture, etc. Ils lui reprochèrent d’avoir voulu aller trop vite, ce qui était un peu court comme argument, et le réduisirent à un dictateur, mais sans vraiment admettre qu’il avait fait avancer l’Iran sur la voie du progrès et de l’égalité entre les sexes, ou qu’il avait redistribué des terres aux plus modestes (…).

Le Shah d’Iran a créé des universités, des écoles, des musées. Il a considérablement alphabétisé l’Iran. Il a aussi été à l’origine de la création de studios de cinéma en prenant le modèle américain. Il entretenait d’excellents rapports avec Israël. Il avait un côté visionnaire (…).

Sartre participa au comité de soutien à l’Ayatollah Khomeini, qui a fait tuer des dizaines de milliers de gens par la suite.

Foucault qualifia quant à lui l’ayatollah de « saint ».

L’un et l’autre passèrent pratiquement sous silence les textes délirants de Khomeini, pourtant accessibles à l’époque, et qui annonçaient son projet politico-religieux mortifère. J’en publie des extraits dans mon livre. On pourra toujours rétorquer qu’ils ne les avaient pas lus. Mais pour des intellectuels de ce niveau, avec un engagement aussi fort que le leur, cela paraît pour le moins problématique.

En 1978, une partie de ces intellectuels et quelques artistes croisaient les fondateurs du futur corps des Gardiens de la Révolution, à Neauphle le Chateau. Ils étaient fascinés par ces guérilleros islamistes (…).

LD : Vous avez consacré plusieurs pages aux Kurdes iraniens, dont vous avez rencontré les chefs dans des circonstances très risquées, dans une zone où sévissent autant les agents des Gardiens de la révolution que les djihadistes d’Al Qaida. On ressent votre attachement à cette population. On a pourtant l’impression qu’ils sont les oubliés de l’histoire. Que représentent-ils aujourd’hui ?

ER : Les Kurdes iraniens forment une partie de l’ADN de l’Iran. Dans la mythologie, ils sont l’une des incarnations originelles de l’histoire de la Perse. Ce peuple est doté d’un romantisme formidable, alors même qu’il est composé de farouches guerriers.

Indépendamment de leurs revendications culturelles ou régionales, on ne peut donc pas faire l’impasse sur ce qu’ils sont, d’autant plus que c’est la mort de la jeune Mahsa Amini, d’origine kurde, assassinée en septembre 2022 par la police des mœurs pour mauvais port du voile, qui est le premier déclencheur du soulèvement en Iran (…).

Les Kurdes ont des combattants massés à la frontière entre l’Irak et l’Iran. Ils sont très informés de ce qui se passe en Iran, car ils ont de nombreux relais dans tout le pays. Je suis allé les rencontrer pour cette raison, pour comprendre aussi comment ils voyaient leur avenir si le régime des Mollahs venait à chuter. Chez eux aussi, j’ai pu me rendre compte de la fracture générationnelle.

Les jeunes kurdes sont attachés à leur culture, à leur identité. Mais ils se voient d’abord comme des Iraniens. Ils sont moins militants pour l’indépendance du Kurdistan que leurs ainés, mais tout autant engagés dans la lutte contre les Mollahs. Ce à quoi ils aspirent, c’est avant tout la liberté, même s’ils souhaitent encore une fois une reconnaissance de leurs particularismes culturels. Bien sûr, leurs positions varient selon les groupes politiques auxquels ils appartiennent. Le Komala est par exemple davantage ouvert à une coalition avec Reza Pahlavi et les libéraux iraniens que le PDKI, qui demeure résolument antimonarchiste (…). Quoiqu’il en soit, rien ne pourra se faire sans les Kurdes.

LD : Quels sont les rapports entre la République islamique d’Iran et la Russie ?

ER : Ils ne sont pas nouveaux. L’Iran livre des missiles et des drones à la Russie. La Russie livre quant à elle de la technologie à l’Iran. Les services secrets russes forment aussi leurs homologues iraniens à la guerre de l’information, à la manipulation, à la cyberguerre, et aux techniques de torture. Ils partagent aussi des informations et des bases de données concernant leurs opposants respectifs afin de les traquer à l’étranger, y compris en Europe.

Ils fichent aussi des journalistes et des intellectuels occidentaux, dont les travaux ne vont pas dans leurs sens. En France par exemple, ils sont aussi mis en place des réseaux d’agents d’influence, qui font du lobbying pour eux. Ces deux régimes ont en commun d’avoir défini un axe anti-occidental et anti-démocratique, et de s’entendre pour faire de l’ingérence dans nos pays.

Par leurs opérations de manipulation, ils sont l’une des sources de la montée de l’antisémitisme en Europe.

Mollahs iraniens et services secrets russes jouent la carte de l’affaiblissement de l’Europe en cherchant à fracturer l’unité des nations démocratiques, par tous les moyens.

Les Russes pour lever la pression européenne qui pèse sur eux en Ukraine, les Iraniens pour continuer d’avancer leurs pions au Moyen-Orient et jouer la survie de leur régime. Il y a une convergence d’intérêts entre eux, qui repose sur un certain opportunisme.

L’alliance de ces deux régimes représente une menace pour nos démocraties. Pour autant, leurs relations ne sont pas aussi bonnes qu’on pourrait le croire.

LD : Comment définir la relation entre la France et la République islamique d’Iran ?

ER : Avant l’avènement de la République Islamique d’Iran en 1979, la France et la Perse, puis l’Iran, ont été très proches sur le plan économique et culturel. Le peuple iranien, dans sa majorité, garde une passion pour la France. Cependant, les Mollahs au pouvoir nous livrent une guerre asymétrique depuis 45 ans.

Au moment où nous échangeons, 4 otages français sont retenus dans les geôles iraniennes. La République islamique est un État terroriste, qui pratique la diplomatie des otages. Durant mon enquête, je me suis rendu compte que les Mollahs avaient quand même peur de la France. Nous disposons en effet d’un formidable dispositif militaire qui les menace dans le Golfe persique, avec la présence d’une base française à Abu Dhabi, et de navires de guerre de haute technologie qui patrouillent dans la région.

Par ailleurs, ils se méfient de notre maillage diplomatique au Moyen-Orient, qui génère du renseignement de haut niveau. Pour les Iraniens proches du régime que j’ai interviewé, c’est aussi la France qui a eu les positions les plus dures sur le dossier du Nucléaire. Bref, fort des atouts de sa puissance, la France pourrait faire preuve d’une politique plus ferme vis-à vis des Mollahs. Cependant, ce n’est pas le cas. Cela vient probablement du fait que notre diplomatie connaît mal la psyché politique iranienne.

Un certain nombre d’acteurs diplomatiques analysent ainsi les évènements en Iran à travers le prisme des printemps arabes, ce qui est une erreur car premièrement, l’Iran n’est pas un pays arabe. Deuxièmement, sa jeunesse veut se débarrasser de l’islam politique et troisièmement, les oppositions iraniennes, qu’elles soient monarchistes, de droite ou de gauche, sont très intellectualisées, prodémocraties, et ouvertes à l’occident.

LD : Certains parlent quand même du risque de guerre civile en Iran, un peu à l’image des Printemps arabes, voire d’un coup d’État des pasdarans (nom des Gardiens de la révolution en persan, ndlr).

ER : Pas un Iranien de l’opposition, quel que soit son camp, ne souhaite la guerre civile. Au contraire, ils font tout pour l’éviter. Quant aux pasdarans, cette théorie du coup d’État existe, bien sûr. Mais ils ont déjà le pouvoir. Je rappelle qu’ils ont la mainmise sur l’arsenal sécuritaire et sur 60% de l’économie iranienne, sans compter le trafic d’armes et de drogues. Tout est possible, mais franchement, quel serait leur intérêt ?

LD : Vous abordez la question d’Israël dans votre livre, et notamment la question du pogrome du 7 octobre perpétré par les terroristes du Hamas. Vous affirmez que le régime iranien a soutenu le Hamas, alors même que la population iranienne dans son ensemble semble soutenir les Israéliens.

ER : La République Islamique d’Iran a soutenu les terroristes du Hamas. On a retrouvé à Gaza des armes avec des inscriptions iraniennes. Des terroristes ont également avoué avoir été entrainés en Iran. Ils sont passés par l’Égypte, puis ont rejoint la Syrie où des avions des Gardiens de la Révolution les ont récupérés pour les emmener en Iran.  Là-bas, ils ont été entraînés au maniement des armes, au tir de précision …

Pourtant, historiquement, le peuple iranien est très proche du peuple juif. Cela depuis 2600 ans.

Sur les réseaux sociaux, les Iraniens ont apporté massivement leur soutien aux Israéliens victimes des massacres du 7 octobre. C’est bien pourquoi le régime des Mollahs est une aberration dans l’histoire de l’Iran.

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