Secrets révélés

La colonisation arabe de la Palestine

Tout commence en 636 ...

L’histoire de la colonisation Arabe en Palestine débute avec les premiers pèlerinages Ghassanides en Terre sainte, durant la période byzantine. À la suite de la conquête musulmane, des Arabes s’installent en Palestine.

Entre 622 et 633, Mahomet fit la conquête de l’Arabie et parvint à unir toutes les tribus arabes polythéistes autour d’une nouvelle religion monothéiste, l’islam. Il transforma l’Arabie en un État musulman dont il devint le chef unique. Un siècle plus tard, le monde arabo-musulman s’étendait tout autour du monde méditerranéen et même jusqu’en Inde, formant l’un des plus grands empires que les hommes aient connu.

Avant la conquête des Arabes, la Syrie et la Palestine formaient une très vaste région dominée par l’Empire byzantin. Les principales villes en étaient Damas et Jérusalem. Deux religions y prédominaient, le christianisme, largement majoritaire, et le judaïsme. Mais on trouvait également, vivant aux côtés des chrétiens et des juifs, des communautés d’Arabes polythéistes non encore islamisés.


La situation de carrefour commercial de cette région (dont les routes étaient parcourues de caravanes transportant toutes sortes de luxueux produits orientaux), en faisait une province riche et particulièrement convoitée de ses proches voisins.

La Palestine byzantine comprenait une majorité samaritaine en Samarie, juive en Galilée, et dans les autres régions, chrétienne, composé de Melchites, locuteur du grec et de l’araméen.

En 614, Palaestina Prima et Palaestina Secunda sont conquises par une armée mixte, sassanides et juive.

L’événement choque la société chrétienne, car beaucoup de ses églises sont détruites et la Vraie Croix est emmenée par les Perses à Ctésiphon. Après le retrait des troupes perses et la reddition des rebelles juifs locaux, la région est annexée, à nouveau, par Byzance en 628.


Le contrôle byzantin de la province est à nouveau et irréversiblement perdu en 636, lors de la conquête musulmane.

Les Arabo-musulmans s’emparent de la Syrie et de la Palestine au 7e siècle.

Les conquêtes avaient trois objectifs majeurs :

• Des objectifs religieux :
Après la mort de Mahomet (632), ses successeurs, les califes, décidèrent de poursuivre la conquête qu’il avait entamée afin de propager l’islam et de convertir le plus grand nombre de personnes possible. Ils prirent cette décision au nom de l’esprit du Jihad qui les animait. Mahomet leur avait en effet annoncé que le Jihad était une guerre sainte qu’il convenait d’accomplir, mais pas uniquement par des moyens guerriers, afin de diffuser l’islam à la surface de la terre.

• Des objectifs politiques et économiques :
L’idée de conquête religieuse s’accompagna d’un réel intérêt politique, car le fait de s’emparer de nouveaux territoires et de les dominer accroissait grandement la puissance et la renommée des vainqueurs. Et, sur le plan économique, le calcul était également particulièrement intéressant : qui dit territoires soumis, dit butin, rentrées régulières de nouveaux impôts et donc, possibilité d’accroître la richesse arabo-musulmane. Et la Syrie, comme la Palestine, étaient riches.

Les califes se lancèrent donc à la conquête des terres voisines de l’Arabie, les Empires perses et byzantins. Leurs soldats, pas toujours disciplinés, étaient cependant d’excellents cavaliers dont l’équipement (cheval ou chameau, arc, sabre et harnachement léger) leur permettait de se déplacer avec rapidité, légèreté et puissance. Face à eux, les fantassins, qui combattaient à pieds, ne possédaient pas les mêmes atouts.

Entre 634 et 636, le général Khalid ibn al-Walid, entreprit la conquête de la Syrie et de la Palestine. Il finit par battre les troupes de l’empereur byzantin, Héraclius, lors de la bataille de Yarmouk (2 août 636) en Syrie. Peu de temps après, Damas tomba à son tour. Deux ans plus tard, le calife Umar (ou Omar) acheva d’annexer les territoires de Syrie et de Judée. Jérusalem, elle aussi, capitula. La Palestine, à son tour, était conquise.

Conquete de Jerusalem par le Calife Omar, disciple de Mahomet en 638. Vignette publicitaire Liebig, 19eme siecle. ©Selva/Leemage

Les habitants de ces deux provinces se soumirent à la domination des Arabo-musulmans d’assez bonne grâce car ils n’étaient pas très bien traités par les Byzantins dont ils considéraient l’empereur comme un tyran. De plus, le sort réservé aux vaincus par conquérants fut loin d’être terrible. En effet, la nouvelle puissance dominante se montra relativement tolérante et ne chercha pas à convertir les populations par la force.

Les conquérants donnèrent aux chrétiens et aux juifs un statut, celui de dhimmis (ce qui signifie « gens du Livre » car, comme eux, les chrétiens et les juifs avaient un livre saint de référence, la Bible) qui leur permit de continuer à pratiquer leur religion à la condition qu’ils paient un impôt par tête, la djezya. En échange les dhimmis obtinrent la protection de leurs personnes, de leurs biens, de leurs maisons et de leurs églises.

Carte représentant le monde arabe à la suite de ses conquêtes

Après cette période de colonisation arabe de la Palestine, viennent les Croisades à partir de 1095. Avec la défaite des Croisés et la victoire de Saladin sultan d’Égypte, la communauté juive se réimplante à Jérusalem tandis que les croisés conservent Acre et la région côtière.

Jérusalem est brièvement restituée aux Croisés en 1229 par un accord entre les Ayyoubides mais revient définitivement aux musulmans en 1244. Les Mamelouks, qui renversent les Ayyoubides en 1250, prennent Acre en 1291, mettant fin à la domination des Croisés.

Après les Ayyoubides, du xiiie siècle au xvie siècle, les Mamelouks égyptiens, créés en 1230, prennent en 1250 le pouvoir en Égypte et étendent leur pouvoir sur la Palestine et la Syrie.

En 1516, le sultan ottoman Sélim Ier vainc les Mamelouks et étend son pouvoir sur l’ensemble du Proche-Orient.

La colonisation Ottomane

Durant la seconde partie de la période ottomane, la région est nourrie par des vagues d’immigration. Selon Yehoshua Porath, l’immigration arabe sous l’Empire ottoman apparut simultanément à une émigration vers d’autres provinces de l’empire. La présence de migrants à Jérusalem et Hébron, est relevée par un recensement ottoman de 1905.

Le démographe Robert Bachi précise :

« Entre 1800 et 1914, la population musulmane connaît un accroissement moyen très rapide, de l’ordre de 6 à 4 ppm, ce qui peut être comparé avec l’estimation de 4 ppm des pays dits sous-développés entre 1800 et 1910 [ainsi], une part de l’accroissement de la population musulmane est due à l’immigration »

En effet, le mode de vie « nomade » des Arabes de la région, était depuis longtemps commun, comme l’atteste le rapport Hope Simpson. Les Druzes entrèrent en conflit avec les autorités turques et leurs voisins arabes, et des expulsions s’ensuivirent, certains s’installèrent en Palestine.

Napoléon Bonaparte en 1799, dévaste la région depuis Gaza jusqu’à Saint-Jean d’Acre, détruisant les villes, dont Jaffa, brûlant les villages et faisant plus de 20 000 morts. Il est alors contraint d’ordonner la retraite, à la suite de la peste et de l’ophtalmie qui sévissent dans ses rangs. La région est par la suite sujette à des razzias perpétrées par les Bédouins contrôlant la vallée du Jourdain, les zones côtières et le désert du Néguev.

En 1831, Mehmet Ali d’Égypte envahit la région, ce qui mit fin aux conflits entre tribus bédouines et entre certains clans fellahs. De nombreux Fellahs de la région fuirent vers d’autres régions.

Une émigration d’agriculteurs égyptiens, notamment fuyant la conscription milliaire y succéda.

En 1834, Ibrahim Pacha mate la révolte paysanne de Palestine et implante des Égyptiens à Beisan, Naplouse, Irbid, Acre, et Jaffa.

Dans d’autres régions, notamment à Safed différentes populations immigrent ; des Maures, des Kurdes, des populations turques, des Albanais, des Grecs, des Arméniens, des Druzes et Circassien.

En 1878, l’empire austro-hongrois envahit la Bosnie et une émigration de Bosniaques s’ensuit jusqu’en 1908, lors de l’annexion de la Bosnie, certains furent amenés en Palestine pour renforcer les rangs de l’armée ottomane et d’autres s’installèrent dans le nord de la Palestine, à Amman et dans la plaine du Sharon.

À Naplouse, une part importante de la population aurait parmi ses ascendants des Samaritains convertis à l’islam et « arabisés ».

Charles Clermont-Ganneau soutient néanmoins que « la race non citadine, aux mœurs sédentaires, aux habitudes originales, au langage même plein de particularités, qui occupe la Judée, notamment la partie montagneuse (…) n’est nullement, comme on l’admet d’ordinaire, celle à laquelle appartiennent les hordes nomades venues de l’Arabie avec les généraux d’Omar ».

Durant la période ottomane, la population déclina et fluctua de 150 000 à 250 000 habitants, et ce n’est qu’à partir de la fin du xixe siècle que la population croît, notamment grâce à de l’amélioration des conditions sanitaires entreprise par les autorités ottomanes et les missionnaires chrétiens et les émigrés juifs de la mouvance du « retour à Sion ».

Le rapport de la commission royale britannique de 1913 fit état d’une région sous-peuplée et restée économiquement stagnante jusqu’à l’arrivée des premiers pionniers sionistes en 1880, qui étaient venus reconstruire la terre juive.

Ainsi la population doubla presque de 350 000 en 1870 à 660 000 personnes en 1914. De plus, la région connu un changement d’ordre économique et social, caractérisé par un développement urbain, rural et industriel incroyable.

Lewis French, directeur britannique du développement de la Palestine, déclara en 1931 :

« Nous l’avons trouvée habitée par des fellahs (agriculteurs arabes) qui vivent dans des taudis de boue et souffrent sévèrement de la malaria très répandue. De grands secteurs étaient non cultivés. […] Il n’y avait presque aucune sécurité publique, les fellahs sont sans cesse soumis au pillage de leurs voisins nomades, les bédouins ».

Sous l’Empire ottoman, fut construite la première voie ferrée du Moyen-Orient reliant Jaffa à Jérusalem, par Joseph Navon, qu’il fit ensuite raccorder à Gaza puis à Naplouse. Ce qui contribua à l’essor économique de la Palestine.

Joseph Navon est né à Jérusalem en 1851, fils du rabbin Eliahu Navon. La famille faisait partie intégrante de l’élite séfarade de Jérusalem. Son père était le représentant des Juifs palestiniens à la Sublime Porte.

Jusqu’en 1885, des tentatives de construction du chemin de fer de Jaffa à Jérusalem sont entreprises par Moïse Montefiore mais toutes échouent. En 1885, Joseph Navon décroche une licence auprès de la Sublime Porte, l’autorisant à entamer la construction. Il était un sujet de l’Empire ottoman et avait des liens avec l’aristocratie ottomane, ce qui lui permit de bénéficier de faveurs. Il passe trois ans à Constantinople à promouvoir son projet et reçoit le 28 octobre 1888 un permis de 71 ans qui lui donne l’autorisation de construire la ligne et aussi de l’étendre à Gaza et Naplouse.

Manquant de fonds, Navon part en Europe en 1889 chercher un acheteur pour la concession. Il vend le permis à Camille Collas pour un million de francs. Le 29 décembre 1889, la Société de Chemin de Fer Ottoman est créée à Paris avec Collas.

L’accroissement de la population de Palestine après 1880 est considéré comme étant dû à l’accroissement naturel de la population ainsi qu’à la simple installation de populations arabes du Moyen-Orient attirées par les « opportunités » offertes par l’immigration juive, d’autant qu’aucune frontière n’existait entre les deux rives du Jourdain.

En effet l’augmentation de près d’un million d’individus en l’espace d’un siècle, a été nourrie par des vagues d’immigration en provenance du centre de la Palestine et d’autres provinces de l’Empire ottoman, la Syrie, l’Irak, l’Égypte, le Liban d’aujourd’hui. Ainsi de nombreux nouveaux arrivants venus des régions avoisinantes, peuplent la région à la fin du XIXe siècle.

À partir du xixe siècle, de nombreuses tribus bédouines migrèrent progressivement depuis les régions désertiques vers celles de la Palestine et de la Transjordanie.

Henry Maundrell en 1697, l’archéologue britannique Thomas Shaw en 1738, Fredric Hasselquist en 1749, le comte François Volney en 1785, James Silk Buckingham en 1815Alphonse de Lamartine en 1832, le vicomte de Châteaubriant en 1838, Edward Robinson en 1838William Thackeray en 1844, Alexander Keith en 1844James Finn en 1857Arthur Penrhyn Stanley en 1862, Mark Twain en 1867Gustave Flaubert en 1910 et Frederick Treves en 1912 témoignèrent d’une région largement sous-peuplée.

L’odieux mandat britannique

En 1917, les Anglais entrent en Palestine… Ils arrivent d’Égypte et doivent traverser le Sinaï, chose très difficile à cause du désert. Après deux échecs à Gaza et de nombreuses pertes, les Anglais entrent par surprise à Beer Sheva.

Le 9 novembre, ils entrent à Jérusalem. Le Général anglais Allenby arrive à la Porte de Jaffa et descend de cheval par respect pour la Ville Sainte… Les Turcs se rendent. C’est la fin de quatre siècles de domination ottomane au Moyen-Orient. Jérusalem est conquise sans un seul coup de fusil. C’est Hanukah, la Fête des Lumières. Pour les Juifs, c’est un signe de l’arrivée des temps messianiques.

L’entree d’Allenby a Jerusalem

Le 24 juillet 1918, à Jérusalem, Chaïm Weizmann, avec Albert Einstein, réalise le premier jalon d’un projet qui lui tient à cœur : la pose de la première pierre de l’Université hébraïque symbolisant la volonté des sionistes de bâtir en Israël un foyer national où la place la plus importante sera donnée à l’esprit.

Il choisit comme emplacement le Mont Scopus, l’endroit même où le Général romain Titus a établi son camp lorsqu’il faisait le siège de Jérusalem au temps de l’invasion romaine, au début de l’exil, il y a 1970 ans. Quinze pierres sont mises en terre pour représenter les différentes classes et communautés du pays, y compris les chrétiens et les musulmans.

Chaïm Weizmann, le seul à prendre la parole pendant la cérémonie, explique que l’étude est le cheval de bataille des Juifs errants revenus sur leur terre de prédilection. En 1925, l’Université est inaugurée, l’invité d’honneur de la cérémonie est Lord Arthur James Balfour, Premier ministre du Royaume-Uni et chef du parti conservateur, célèbre pour son action en tant que ministre des Affaires étrangères pendant la Première Guerre mondiale.

En parallèle, le Technion, premier institut de technologie, s’ouvre à Haïfa.

En 1919, les Arabes voient le retour des Juifs en Palestine d’un bon œil. Fayçal, futur roi de Syrie, d’Irak et du Hedjaz (la région ouest de la péninsule arabique comprenant La Mecque, Médine et Djeddah), s’adresse aux Juifs et leur envoie une lettre :

« Nous tenons à adresser aux Juifs nos vœux cordiaux de bienvenue à l’occasion de leur retour dans leur patrie… Nous travaillons ensemble pour la construire et pour faire revivre le Proche Orient et nos deux mouvements se complètent. Il y a en Palestine assez de place pour deux peuples ».

Le 3 janvier 1919, il signe même un accord de coopération judéo-arabe pour le développement d’un Foyer National Juif dans la région de Palestine et d’une nation arabe sur la plus grande partie du Moyen-Orient avec Chaïm Weizmann, futur Président de l’État d’Israël.

Fayçal ben Hussein accepte, par cet accord, les termes de la Déclaration Balfour à condition que les Britanniques tiennent les promesses d’indépendance faites aux arabes pendant la guerre.

Elles ne furent pas respectées et l’accord resta donc lettre morte.

La première conférence de la Paix commence à Paris le 18 janvier 1919 : c’est un combat diplomatique très embrouillé.

Le Traité de paix, signé le 28 juin 1919 entre l’Allemagne et les Alliés, dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles, annonce la création de la Société des Nations (SDN) et détermine les sanctions prises à l’encontre de l’Allemagne et de ses alliés mais les frontières restent encore floues.

En 1920, les Alliés se retrouvent à San Remo en Italie pour les accords de division du Moyen Orient. Les problèmes surgissent car la terre a été « trop promise ».

Les Français et les Anglais vont se partager une grande partie de l’Empire Ottoman et créer de nouveaux pays.

Au nord, la France reçoit la Syrie et le Liban, et expulse de suite Fayçal de Damas. La Grande Bretagne reçoit un mandat sur l’Irak et la Palestine à condition qu’elle aide à construire un foyer Juif. Il faut redéfinir les propos de la Déclaration Balfour : quel sens précis donner au terme de foyer national, quelles sont ses frontières, comment établir la coexistence entre les populations juive et non juives, quel statut donner aux Lieux saints etc…?

La Déclaration Balfour qui n’était qu’une lettre d’engagement, reçoit à San Remo une valeur politique.

Commence alors le mandat britannique en Palestine. C’est une période faste pour l’organisation sioniste. Mais cela ne durera qu’un court moment.

La Palestine d’après les accords de 1920 à Versailles

En 1921, de violentes manifestations arabes se déclenchent à Yafo (Jaffa) et à Tel Aviv à la suite de l’augmentation de l’immigration juive et arabe. Ceux-là revendiquent la fin du mandat britannique sur la Palestine, la création d’un État arabe indépendant sur tout le territoire et la fin de l’immigration juive sioniste. Cette opposition arabe est incarnée par le Grand mufti de Jérusalem, Amin al-Husseini. Ces émeutes font plus d’une centaine de morts juifs et de nombreux blessés.

Elles pousseront les Juifs à développer leur propre organisation de défense : la Haganah.

Georges V continue à aider les Juifs à retourner en Palestine, mais Balfour a quitté le gouvernement anglais et à sa place se trouve Churchill, un antisioniste. Au printemps 1921, il vient en Palestine et rencontre les Juifs et les Arabes. Les Arabes demandent la suppression de la Déclaration Balfour. Il refuse. A Jérusalem, il rencontre Abdallah, le fils de Hussein, et lui donne en cadeau, en compensation des promesses non tenues, la partie est du Jourdain.

La Transjordanie est née (qui deviendra la Jordanie) et le foyer national Juif est réduit à 1/5 de sa superficie.

La trahison britannique

Dans la région se trouvent pourtant 7 pays arabes qui vont avoir leur indépendance sur une surface de la moitié de l’Europe. Le pays pour les Juifs représente 0,5% de cette surface.

Pour éviter d’autres violences de la part des Arabes et par peur de perdre le contrôle du canal de Suez, les Anglais vont restreindre les libertés données aux Juifs : ils publient le premier Livre blanc en 1922 qui restreint les achats de terres et limite l’immigration des Juifs en Palestine.

Ils justifient leur politique en disant qu’« il est impossible de faire rentrer ou de nourrir un chat de plus dans ce pays ».

Il faut enfin préciser que l’immigration juive n’est pas la seule, une immigration arabe au moins aussi importante se poursuit durant la même période attirée par le développement économique de la Palestine et par les nouvelles possibilités de travail offertes les Anglais.

Des motivations religieuses sont à l’origine des émeutes de1929. Dans la ville d’Hébron, des Arabes pillent des maisons et des synagogues, y tuent plus de 60 Juifs, en blessent 53, des femmes et des enfants et aussi des médecins et infirmières de l’hôpital Hadassah, le lieu qui dispensait des soins gratuits à la population locale juive et arabe, sans distinction.

À Safed aussi, 45 personnes sont tuées ou grièvement blessées, leurs maisons sont pillées et incendiées. À la fin de cette semaine, on compte 135 Juifs morts et 116 Arabes tués surtout par les balles des Britanniques qui essayent de rétablir l’ordre. Les Anglais arrivent en retard, les Juifs n’ont presque pas d’armes car les Anglais le leur interdisent. Les représentants de la communauté Juive blâment immédiatement les autorités britanniques de n’avoir pris aucune mesure pour défendre les Juifs d’Hébron.

Le deuxième Livre blanc est publié après les émeutes sanglantes de 1929. Il remet en question la poursuite de l’implantation juive en Palestine, et favorise la priorité à l’emploi de la population arabe, et ce, même au sein des entreprises juives.

Le problème de l’immigration sera une constante de la tension entre les Juifs et les Anglais. Pour les Juifs, une émigration importante apportera une main d’œuvre plus nombreuse et permettra un développement économique et une prospérité dont bénéficieront tous les habitants arabes et juifs de la région. Les Arabes, eux, veulent l’arrêt complet de l’immigration ou sa limitation à l’extrême.

À partir de 1933, la ville de Haïfa se développe surtout grâce au nouveau port que les Anglais construisent, et qui va permettre de développer des industries lourdes et importantes telles qu’une raffinerie de pétrole, une usine de ciment…

Le 30 janvier 1933, Hitler devient Chancelier de l’Allemagne. Avec une rapidité foudroyante, il va asseoir sa dictature en dépit de la faible représentation de son parti au gouvernement et au Reichstag. Dès février 1933, la persécution contre les Juifs se déchaîne.

Les lois de Nuremberg, en 1935, retirent la citoyenneté allemande aux Juifs et interdisent tout mariage mixte. La liste des métiers interdits s’allonge sans fin, toute vie quotidienne normale leur est rendue impossible. Un grand nombre d’entre eux essayent de partir mais les frontières sont pratiquement fermées.

La population juive ne cesse d’augmenter. Les Juifs quittent l’Europe pour venir s’installer en Palestine. L’année 1936 est une année record pour l’émigration.

Les Arabes se révoltent contre les Juifs et contre les Anglais qu’ils accusent de pencher du côté des Juifs. Le 19 avril 1936, les émeutes commencent à Jaffa où sont tués plusieurs Juifs. Le lendemain, les Arabes déclenchent une grève qui va durer six mois et annoncent leur intention de la continuer jusqu’à ce que les Anglais mettent un terme au développement du Sionisme, à l’alyah (immigration) des Juifs, à l’achat de nouvelles terres pour les Juifs et de permettre la réalisation d’un État Arabe en Palestine.

Après quelques semaines, ils se rendent compte que la grève seule ne sera pas suffisante et qu’il faut accentuer la révolte par des actes de sabotage et de terrorisme contre les Juifs et contre les Anglais. Une nouvelle vague de terreur lancée par le mufti de Jérusalem éclate : la grande révolte arabe (1936-39). Des émeutes, pillages, massacres abominables de Juifs ont lieu sans intervention des anglais.

Parmi les revendications figure en premier lieu l’arrêt immédiat de l’immigration.

Les Juifs vont comprendre qu’ils doivent apprendre à devenir indépendants, construire le pays sur du travail juif et non basé sur le travail arabe. C’est ainsi que le pays se développe : on apprend à s’occuper des chameaux, un nouveau port à Tel Aviv est construit car celui de Jaffa est fermé à cause de la grève.

Depuis longtemps les Anglais refusaient de permettre la construction d’un autre port pour les Juifs mais là il n’y a plus le choix, ils en donnent l’autorisation. Le premier port juif est construit après 2000 ans d’exil.

En 1936, la situation est tellement tendue que les Anglais se sentent incapables de régner et envisagent la possibilité de se retirer de la région.

Ils envoient sur place Lord Peel pour étudier le problème et examiner la situation, afin de proposer des modifications au Mandat britannique en Palestine à la suite du déclenchement de la Grande Révolte arabe. Le 11 novembre 1936, la commission débarque en Palestine pour enquêter sur les raisons de la révolte.

Le rapport de la Commission retrace clairement dans sa première partie et avec une impartialité remarquable l’histoire du pays et du peuple juifs, le lien historique unissant Israël et son pays, la misère du peuple juif dans la diaspora.

Le rapport souligne aussi la ténacité avec lesquels les Juifs se sont accrochés au pays et la volonté qu’ils eurent, tout au long de l’exil, de le reconstruire. Il mentionne aussi leurs réalisations nouvelles, urbaines et rurales, industrielles et agricoles scolaires et culturelles.

La commission Peel (nov. 1937)

La Commission note aussi que l’économie arabe dans son ensemble n’a pas subi de préjudice et que les obligations du Mandat ont été respectées. Elle révèle aussi pour la première fois les intentions qui avaient inspiré la déclaration Balfour :

« Nous nous sommes permis d’examiner les documents, il nous apparaît que par les mots » Installation d’un Foyer National Juif en Palestine », le gouvernement de sa Majesté reconnaissait qu’un jour, probablement, un État Juif devrait être instauré mais qu’il n’était pas en son pouvoir de dire quand cela arriverait ».

Le rapport rappelle les propos tenus par le Président Wilson le 3 mars 1919 :

« Pour moi, il est clair que les puissances alliées, en complet accord avec notre gouvernement et notre peuple, ont accepté de poser les bases d’un État Juif en Palestine ».

Le rapport souligne aussi que l’émir Fayçal, qui représentait les arabes à la Conférence de la Paix, avait approuvé la Déclaration Balfour et promis une coopération « entre l’État arabe et une aide à une large immigration des Juifs en Palestine et leur installation aussi rapide que possible sur le sol ».

Cependant la Commission conclut que le mandat était inacceptable et qu’il convient de partager la Palestine en deux parties inégales indépendantes :

Le partage proposé par la Commission Peel.

La côte méditerranéenne aux Juifs (25% du territoire, en gris sur la carte), tout le reste de la Palestine et de la Transjordanie aux Arabes (en vert sur la carte). Le mandat Britannique maintenu sur les « lieux saints » : Jérusalem Bethlehem et Nazareth (en rouge sur la carte).

Les Juifs qui voient leur État se réduire au fur et à mesure, hésitent à accepter ce plan. Les Arabes le refusent sans hésitation, ils veulent attaquer le conduit de pétrole irakien qui passe en Galilée basse et qui est extrêmement important pour les Britanniques.

Les Anglais prennent peur de perdre tout ce qu’ils ont au Moyen-Orient et en particulier le pétrole et leur domination sur le Canal de Suez s’ils ne reviennent pas sur la possibilité de séparer l’État en deux. Le manque d’enthousiasme de tous fera finalement échouer le projet (novembre 1938). Ils annulent donc ce programme.

L’État Juif aurait presque pu être créé à ce moment-là avant la Deuxième Guerre mondiale et ses conséquences fatales. Le gouvernement britannique continue à chercher une solution. En avril 1938, une nouvelle Commission rédige un rapport qui démontre que la Commission Peel n’est pas viable et que le partage ne peut aboutir qu’à un échec.

Les anglais se laissent influencer par l’agressivité des arabes et publient le 17 mai 1939 un nouveau Livre blanc catastrophique pour les Juifs, vu leur situation avec la montée du nazisme.

Alors que les Anglais veulent annuler leur engagement, l’État Juif se développe avec un élan nouveau, le plus important depuis le début du sionisme.

Des bédouins ont vendu leurs terres marécageuses aux Juifs au prix fort. La Commission Peel a fait comprendre aux Juifs que les frontières s’établissent en fonction des villages installés sur les lieux. Les endroits dans lesquels se trouveront des villages juifs seront intégrés aux frontières d’Israël. On choisit donc de d’établir le plus rapidement possible des nouveaux points d’implantation dans des régions éloignées ou d’autres lieux afin de créer une continuité territoriale.

Le 10 décembre 1936, le premier village construit est Tel Amal dans la vallée de Beth Shean dont le nom sera changé plus tard en Nir David. En trois ans, 52 nouveaux villages sont créés dans des régions où il n’y avait pas encore de population juive sur des terres qui ont été acquises auparavant par le Keren Kayemeth le « Fonds National pour Israël ».

Le troisième Livre blanc est publié le 17 mai 1939 à la suite de la Grande Révolte arabe en Palestine, et son but est d’apaiser le soulèvement de la population arabe. Il impose une réduction draconienne de l’immigration juive jusqu’à son arrêt total de 75 000 personnes sur une durée de 5 ans (sauf si les Arabes de Palestine consentent à cette immigration !), soit 12 000 Juifs par an uniquement, afin que la population Juive ne dépasse pas le tiers de la population du pays. De ces 75 000 entrées sera déduit le nombre d’immigrants illégaux.

Le « Livre Blanc » limite aussi la vente de nouvelles terres aux Juifs et promet la création d’un État unitaire dans les dix ans, dans lequel Juifs et Arabes partageront un gouvernement qui permettra de préserver les intérêts de chaque communauté mais dans lequel les Juifs devront toujours être minoritaires.

Les mesures contre les Juifs se durcissent en Europe. Beaucoup cherchent à partir. Mais pour aller où ? Les différents pays ferment leurs portes.

Le seul pays qui serait prêt à les accepter est la Palestine mais les Anglais ont édité ce Livre blanc. Il va limiter l’immigration, responsabilité très grande de la part des Britanniques pendant cette triste période.

Chaïm Weizmann dira : « Le Monde est divisé en deux parties. Là où les Juifs ne peuvent pas vivre et là où ils ne peuvent pas entrer ».

Après la publication du Livre blanc, la Haganah développe une activité intense pour faire venir des immigrants dans la clandestinité : l’alyah Beth, illégale ; et réussissent, avant le début de la guerre, à faire venir 20 000 personnes par environ cinquante bateaux et par voie de terre.

La Conférence d’Évian se déroule du 6 au 16 juillet 1938 en France.Son but est d’aider les réfugiés juifs allemands et autrichiens fuyant le nazisme, peu après l’Anschluss, à trouver des pays d’accueil.

Trente-trois pays sont invités. L’Italie de Mussolini refuse de venir, par solidarité avec l’Allemagne. L’URSS décline aussi l’invitation. La Hongrie, la Pologne, la Roumanie et l’Afrique du Sud n’envoient que des observateurs. L’Australie déclare « qu’elle n’a pas eu jusqu’à maintenant de problème d’antisémitisme et qu’elle ne veut pas en importer » ! L’Angleterre refuse d’ouvrir les portes de la Palestine craignant des troubles avec la population musulmane, elle a d’ailleurs accepté de participer à la conférence à condition que la possibilité de l’émigration en Palestine ne soit pas évoquée.

Pendant plusieurs jours, les différentes délégations font de nombreux discours émouvants sur la situation des Juifs en expliquant pourquoi leur pays ne peut changer sa législation pour recevoir les réfugiés juifs. La conférence ne débouche sur aucune mesure concrète, hormis la création du Comité intergouvernemental pour les réfugiés (CIR).

Plusieurs millions de Juifs vont mourir car aucun pays d’Europe n’est prêt à ouvrir ses portes.

L’histoire du Saint Louis

Le Saint-Louis est un paquebot allemand à bord duquel 939 Juifs allemands quittent l’Allemagne nazie durant le printemps 1939, Cuba leur ayant proposé de les recueillir. Les passagers embarquent le 13 mai 1939 à Hambourg. Dans ce contexte, le Saint-Louis constitue pour beaucoup le dernier espoir pour quitter l’Allemagne. Ils laissent, contraints par les nazis, tous leurs biens derrière eux. Ils arrivent près des côtes de Cuba le 4 juin 1939 mais les cubains ne les laissent pas débarquer, suite à des changements politiques à Cuba.

Munis d’un certificat de débarquement émis par le directeur général cubain de l’Immigration, ils ignoraient qu’une semaine avant leur départ, un décret du président cubain Federico Laredo Bru avait rendu ces certificats caducs. Après quatre jours d’attente vaine en face des côtes cubaines, le bateau part pour Miami aux USA, en espérant débarquer dans le pays de l’espoir. Mais les USA déclarent qu’ils ont reçu leur quota de Juifs de l’année et ne peuvent vraiment pas recevoir encore ces 939 personnes.

Le navire essaye d’entrer au Canada, mais une nouvelle fois il est refoulé. Le bateau rebrousse chemin, retraverse l’océan Atlantique.

Le samedi 10 juin, la Belgique accepte d’accueillir environ 250 passagers, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, et la France font des offres similaires. Le bateau accoste le 17 juin à Anvers. Après 40 jours et 40 nuits d’une longue traversée, le Saint-Louis les débarque à Anvers d’où ils rejoignent leur pays d’accueil.

Vous connaissez la suite des événements. Ils mourront un peu plus tard, dans des camps de concentration.

Au début du siècle, les dirigeants arabes témoignèrent de leur sympathie avec le mouvement sioniste, perçu comme capable d’apporter la prospérité, ainsi que favorable aux aspirations pan-arabes.

Dawood Barakat, éditeur du journal égyptien Al-Ahram écrivit ainsi, en 1914 :

« Les sionistes sont nécessaires pour le pays : l’argent qu’ils apporteront, leurs connaissances, leur intelligence et l’industrialisation qui les caractérise contribueront sans aucun doute à la régénération du pays ».

Hussein Al-Qibla, gardien des lieux saints en Arabie saoudite, écrivit en 1918 :

« Les ressources du pays et le sol vierge seront développés par les immigrés Juifs. […] Nous avons vu les Juifs des pays étrangers venir en Palestine de Russie, d’Allemagne, d’Autriche, d’Espagne, d’Amérique ».

En 1931, Les pionniers sionistes avait rendu un tiers du territoire cultivable.

De 1936 à 1939, les Arabes lancent une révolte contre les autorités britanniques et des violences contre les Juifs… D’après-vous qui les a influencés ? Le Mufti de Jérusalem, grand ami d’Hitler.

1937, Jérusalem, à cheval, le mufti Haj Amin El-Husseini, symbole du nationalisme arabe en Palestine et la foule opposée à la colonisation britannique et juive

Le 14 mai 1948, l’État d’Israël acquiert son indépendance. Le lendemain, les pays frontaliers, appuyés par la ligue arabe et les milices Arabes, lancent une offensive conjointe contre l’État juif. La guerre engendra un exode des Arabes de Palestine, qui se retrouvèrent dans des camps de réfugiés et victimes de persécution dans leurs pays hôtes.

Dans ces conditions, fut favorisée l’émergence d’une identité palestinienne distincte du monde arabe alentour.

Une identité créée, inventée, et réalisée par la création d’un organisme spécial l’UNRWA, qui va faire de ces arabes délogés de Palestine, un nouveau peuple avec une nouvelle cause. Pour la première fois depuis la création du monde, le statut de réfugié deviendra héréditaire. Ceux qui était 700 000 deviendront 7 millions, exigeant le « droit au retour ».

Avant …

La Guerre des Juifs de Flavius Joseph :

LIVRE I. Depuis le soulèvement des Macchabées jusqu’à la mort d’Hérode (167-4 av.J.-C.)
Chapitre I. Dissensions entre les Juifs. Prise de Jérusalem par Antiochus Epiphane. Maltathias et Judas Macchabée
II. Jonathan, Simon et Jean Hyrcan
III. Règne d’Aristobule
IV. Règne d’Alexandre Jannée
V. Règne d’Alexandra
VI. Rivalité d’Hyrcan II et d’Aristobule II. Intervention de Pompée
VII. Siège et prise de Jérusalem par Pompée. Hyrcan grand-prêtre. Réorganisation de la Judée
VIII. Révoltes d’Alexandre et d’Aristobule. Gabinius, Crassus et Cassius
IX. Fin d’Aristobule et d’Alexandre. Antipater et César
X. Puissance d’Antipater. Procès d’Hérode
XI. Cassius en Syrie. Meurtre d’Antipater et de Malichos
XII. Antoine en Syrie. Hérode et Phasaël tétrarques
XIII. Invasion des Parthes. Antigone restauré. Mort de Phasaël
XIV. Voyage d’Hérode à Rome. Antoine le nomme roi
XV. Siège de Masada. Premières opérations en Judée
XVI. Extermination des brigands. Hérode devant Samosate
XVII. Mort de Joseph, frère d’Hérode. Nouveaux succès et mariage d’Hérode
XVIII. Prise de Jérusalem par Hérode. Supplice d’Antigone. Hérode et Cléopâtre
XIX. Guerre contre les Arabes
XX. Actium. Le royaume d’Hérode agrandi par Auguste
XXI. Constructions d’Hérode. Son caractère
XXII. Malheurs domestiques. Supplices d’Hyrcan, de Jonathas, de Mariamme
XXIII. Premiers démêlés d’Hérode avec ses fils nés de Mariamme
XXIV. Intrigues d’Antipater et de Salomé. Arrestation d’Alexandre.
XXV. Intervention d’Archélaüs, roi de Cappadoce. Réconciliation
XXVI. Intrigues du Laeédémonien Euryclès à la cour d’Hérode
XXVII. Condamnation et supplice des fils de Mariamme
XXVIII. Mariages princiers
XXIX. Antipater à Rome. Disgrâce et mort de Phéroras
XXX. Découverte des complots d’Antipater
XXXI. Retour et arrestation d’Antipater
XXXII. Procès d’Antipater. Nouveau testament d’Hérode
XXXIII. Sédition de «l’aigle d’or». Supplice d’Antipater. Fin d’Hérode

LIVRE II. Depuis la mort d’Hérode jusqu’au début de l’insurrection (4 av. JC – 66 apr. JC)
Chapitre I. Avènement d’Archélaüs. Sédition des docteurs
II. Archélaüs et Antipas à Rome. Conseil tenu par Auguste
III. Sabinus à Jérusalem. Soulèvement de la Pentecôte
IV. Troubles dans les provinces : Judas fils d’Ezéchias, Simon Athrongée
V. Pacification de la Judée par Varus
VI. Archélaüs accusé à Rome par les notables Juifs. Auguste partage le royaume d’Hérode entre ses fils
VII. Le faux Alexandre. Fin d’Archélaüs et de Glaphyra
VIII. La Judée sous les procurateurs. Judas le Galiléen. Les trois sectes juives et en particulier les Esséniens
IX. Antipas et Philippe. Le procurateur Pilate. Jeunesse d’Agrippa
X. Affaire de la statue de Caligula
XI. Avènement de Claude. Agrippa et Hérode (de Chalcis) rois. Retour au régime des procurateurs
XII. Le procurateur Cumanus. Agrandissements d’Agrippa II
XIII. Le procurateur Félix. Sicaires, faux prophètes et brigands.
XIV. Les procurateurs Festus, Albinus, Gessius Florus. Emeute de Césarée. Pillage de Jérusalem
XV. Intervention de Bérénice. Florus chassé de Jérusalem
XVI. Mission de Neapolitanus. Discours d’Agrippa
XVII. Prise de Masada par les insurgés. Abolition des sacrifices pour Rome. Les insurgés conquièrent la Ville haute, la tour Antonia, le Palais ; massacre de la garnison romaine
XVIII. Massacres des Juifs par les Grecs dans les villes de province ; représailles juives. Emeute d’Alexandrie. Entrée en campagne de Cestius Gallus
XIX. Echec de Cestius contre Jérusalem ; sa retraite
XX. Massacre de Damas. Les généraux de l’insurrection. Josèphe organise la défense en Galilée
XXI. Conflit entre Josèphe et Jean de Gischala. Pillage de Tibériade
XXII. Préparatifs à Jérusalem. Rapines de Simon Bargioras en Idumée

LIVRE III. Depuis la prise du commandement par Vespasien jusqu’à la soumission de la Galilée (67 ap. JC)
Chapitre I. Néron désigne Vespasien comme général en chef contre l’insurrection
II. Défaite des Juifs devant Ascalon. Vespasien à Ptolémaïs
III. Description des diverses parties de la Palestine : Galilée, Pérée, Samarie, Judée
IV. Opérations de la garnison romaine de Sepphoris. Arrivée de Titus. Dénombrement des forces romaines
V. L’armée romaine
VI. Vespasien entre en Galilée. Débandade de l’armée de Josèphe
VII. Siège et prise de Jotapata
VIII. Josèphe se livre aux Romains. Son entretien avec Vespasien
IX. Destruction des pirates de Joppé. Sentiments à Jérusalem. Vespasien dans le royaume d’Agrippa. Capitulation de Tibériade
X. Bataille et prise de Tarichées. La guerre sur le lac

LIVRE IV. Depuis la soumission de presque toute la Galilée jusqu’au séjour de Vespasien à Alexandrie
I. Siège de Gamala
II. Jean à Gischala ; sa fuite à Jérusalem
III. Les zélateurs et Ananos
IV. Intervention des Iduméens
V. Mort d’Ananos et de Zacharie
VI. Crimes des zélateurs
VII. Jean prend le pouvoir absolu
VIII. Vespasien subjugue la Judée
IX. Simon fils de Gioras et les zélateurs
X. Vespasien, proclamé empereur, libère Josèphe
XI. Défaite et mort de Vitellius ; Vespasien à Alexandrie

LIVRE V. Depuis l’avance de Titus contre Jérusalem jusqu’aux premiers ravages de la famine
I. Les factions à Jérusalem ; l’avance de Titus
II. Dangers que court Titus
III. Jean pénètre dans le Temple ; revers des Romains
IV. Description de Jérusalem
V. Description du Temple
VI. Travaux de siège des Romains
VII. Revers des Romains
VIII. Les Romains prennent le second mur
IX. Discours de Josèphe aux Juifs
X. Désertions, misère et famine à Jérusalem
XI. Cruautés des Romains ; revers et succès de Titus
XII. Conseil de guerre de Titus
XIII. Simon tue Mathias ; Jean pille le Temple ; affreuse famine

LIVRE VI. Depuis l’achèvement des travaux romains jusqu’à la prise de la ville
I. Chute de la tour Antonia ; violents combats
II. Malgré Josèphe et Titus, le parti de la résistance l’emporte ; incendie des portiques du Temple
III. La famine s’aggrave ; une mère dévore son enfant
IV. Nouveau Conseil de guerre sur le sort du Temple ; incendie du Temple, malgré les efforts de Titus
V. Ravages de l’incendie ; prédictions et oracles
VI. Discours de Titus à Simon et à Jean ; il décide de détruire la ville
VII. Sort du Palais Royal ; les Juifs tentent d’échapper par les mines
VIII. Livraison des trésors du Temple : les Romains prennent la ville haute.
IX. Entrée de Titus à Jérusalem ; sort des captifs
X. Coup d’oeil sur le passé de Jérusalem

LIVRE VII. Depuis la destruction de Jérusalem jusqu’à la fin de la guerre
I. Jérusalem est rasée ; Titus récompense les vainqueurs
II. Simon est fait prisonnier
III. Les Juifs d’Antioche sont accusés d’être des incendiaires
IV. Réception de Vespasien à Rome : révolte des Gaulois et incursions des Sarmates
V. Triomphe de Vespasien et de Titus ; fondation du temple de la Paix
VI. Siège et prise de Machaeron
VII. Malheurs de la Commagène ; invasions des Alains
VIII. Les Romains assiègent Masada
IX. Prise de Masada ; suicide de la population
X. Les sicaires en Egypte ; destruction du temple d’Onias
XI. Les sicaires à Cyrène ; accusation portée contre Josèphe. Epilogue

Maintenant

La propagande : « L’entité temporaire » sur « Sheba TV », chaque épisode est encore plus antisémite que l’autre.

Pour anticiper les « la traduction est fausse », « ça n’existe pas », etc… Ceux qui veulent voir des épisodes entiers et l’étendue de cette « éducation », vous pouvez chercher sur youtube (ou google) : مسلسل الاطفال الكيان المؤقت الحلقة Les épisodes 10 et 11 sont entièrement sous titrés en français par la chaine directement.

 

Photo de couverture : Vue aérienne de Megiddo.

Référence : Histoire des Arabes en Palestine


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