L’objectif militaire du plan de cessez-le-feu en 20 points du président américain Donald Trump pour Gaza est de désarmer le Hamas et de démilitariser la bande de Gaza.
Or, jusqu’à présent, le Hamas a profité de la situation pour reconstituer son appareil militaire affaibli. L’organisation terroriste enrôlerait de force davantage de soldats, malgré leur inaptitude au service militaire. Apparemment, les recruteurs puisent de plus en plus dans la jeunesse de la vaste population gazaouie.
Depuis des décennies, le Hamas gère des camps d’entraînement militaire où des garçons de 10 à 17 ans apprennent à transporter des explosifs, à manier les armes et même à kidnapper des Israéliens . Durant la guerre de Gaza, les forces armées du Hamas ont enrôlé près de 30 000 enfants.
Le Hamas justifie cette pratique abjecte comme une forme légitime de « résistance ».
Les jeunes combattants présentent trois avantages militaires : ils augmentent la puissance de feu du Hamas, limitent la capacité d’Israël à riposter et créent un faux prétexte pour blâmer Israël en cas de décès parmi eux.
Le droit international exige des groupes armés comme le Hamas qu’ils protègent les enfants des dangers liés à leur participation directe ou indirecte aux conflits armés.
Le recrutement d’enfants de moins de 15 ans pour participer à de telles hostilités constitue un crime de guerre, conformément aux Conventions de Genève et au Statut de Rome.
Le recrutement d’enfants de moins de 18 ans constitue une violation grave de la Convention relative aux droits de l’enfant et du droit international coutumier, normes applicables en temps de paix comme en temps de guerre. Plus le Hamas enrôle d’enfants soldats pour reconstituer ses effectifs, plus son illégalité s’aggrave.
Poursuivre le Hamas pour recrutement de combattants mineurs serait relativement aisé.
Les preuves de ces atrocités abondent dans les documents du Hamas lui-même, et l’on connaît le lieu où se trouvent les responsables. Les plus hauts commandants du Hamas vivent tous sous l’égide du gouvernement qatari .
Si la Cour pénale internationale de La Haye émettait des mandats d’arrêt contre ces personnes, les États-Unis pourraient faire pression sur le Qatar pour obtenir leur extradition. La CPI a déjà condamné d’autres chefs de guerre pour le même crime.
L’an dernier, le tribunal a émis des mandats d’arrêt contre deux dirigeants du Hamas basés à Gaza, qui sont par la suite morts au combat. Ces mandats mentionnaient divers crimes de guerre, mais passaient inexplicablement sous silence l’utilisation d’enfants comme armes par le Hamas.
L’ONU adopte une attitude tout aussi indifférente face à l’exploitation des enfants par le Hamas.
L’agence chargée d’enquêter sur les violations du droit international de la protection de l’enfance est le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), qui publie des conclusions sur les carences constatées dans des « bulletins » périodiques, un pour chacun des pays suspects. Ces bulletins proposent des pistes de « dialogue » (résolutions de l’ONU, « plans d’action », « visites de terrain » et/ou « recommandations ») pour inciter les contrevenants à se conformer à la loi.
Dans le cas du Hamas, l’engagement de l’UNICEF est quasi inexistant.
Certains bulletins de l’UNICEF relatifs à l’« État de Palestine » entre 2010 et aujourd’hui mentionnent des cas d’enrôlement d’enfants par le Hamas, et quelques-uns expriment leur « inquiétude » face à ces agissements. Le bulletin de l’UNICEF du troisième trimestre 2015 va plus loin, constatant qu’un camp d’entraînement militaire du Hamas abritait plus de 25 000 jeunes hommes âgés de 15 à 21 ans. Pourtant, cette constatation n’a donné lieu à aucune action concrète, malgré l’ampleur et le caractère systémique de ce délit.
Les bulletins de l’UNICEF étayent un document onusien de haut niveau intitulé Rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés. La découverte des violations massives commises par le Hamas dans ses camps d’entraînement en 2015 aurait dû entraîner une condamnation dans le rapport annuel du Secrétaire général de 2016. Or, ce rapport n’a même pas abordé la question.
Dans son rapport annuel 2024, le Secrétaire général a, à juste titre, inscrit le Hamas sur sa liste noire pour le meurtre d’enfants israéliens lors de l’invasion du 7 octobre. De plus, le rapport a enfin reconnu l’existence des camps d’entraînement militaire.
Les auteurs ont explicitement reconnu que ces rassemblements malveillants « exposaient » les enfants à des « contenus et activités militaires ». Étonnamment, ils n’ont pas demandé la fermeture des camps.
Nul ne sait combien de dizaines de milliers d’enfants le Hamas a enrôlés de force dans son sillage. Ce qui est certain, c’est que les instances internationales compétentes ont failli à leur mission de protection.
Le meilleur espoir pour ces jeunes victimes réside dans la sanction infligée par les États respectueux de l’État de droit, tels que les États-Unis, aux régimes soutenant le Hamas, comme le Qatar.
Ces sanctions pourraient imposer des restrictions financières, des embargos commerciaux, des suspensions d’organisations politiques et/ou des interdictions de voyager. Peut-être alors les terroristes cesseraient-ils de transformer des enfants en chair à canon.
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