Des réunions se tiennent à Oman entre les États-Unis et l’Iran afin de déterminer s’il est possible d’éviter une guerre, alors que nous cherchons à mettre fin aux massacres perpétrés par les mollahs contre la population. Cette dernière, exaspérée par l’effondrement de la monnaie, l’inflation galopante, 47 ans de répression, etc., manifeste courageusement dans les rues. Le gouvernement réprime ces manifestations avec une brutalité extrême.
Malgré notre objectif de mettre fin au massacre, les dirigeants iraniens ont insisté pour que les pourparlers se limitent à une seule question. Il s’agit de la même question qui a conduit nos deux nations – ainsi que notre allié israélien – à une confrontation militaire en juin 2025 : le développement par Téhéran d’un programme d’armement nucléaire, en violation des accords internationaux.
Le président Donald Trump a averti les mollahs que leurs massacres impitoyables devaient cesser et a déployé des forces militaires dans la région. Compte tenu de la campagne de bombardements de l’année dernière, les mollahs ne devraient avoir aucun doute quant à notre volonté d’utiliser à nouveau la force militaire contre eux. Cependant, il y a un point que nous semblons encore incapables de saisir pleinement lors des négociations avec leurs dirigeants.
En 2003, l’ayatollah Ali Khamenei a émis une fatwa contre les armes nucléaires, bien que cette déclaration n’aurait dû inspirer aucune confiance en Occident quant à sa véracité, puisque l’Iran n’a cessé depuis lors de se doter de l’arme nucléaire.
L’Iran a tout mis en œuvre pour dissimuler son programme d’armement nucléaire. Un vaste réseau de tunnels souterrains a permis de cacher une grande partie de ce programme. Les inspecteurs indépendants n’ont pas été autorisés à vérifier l’absence de développement ni à analyser des échantillons de sol.
De plus, pour conclure l’accord nucléaire de 2015 avec Téhéran, censé garantir que l’Iran ne se doterait jamais de l’arme nucléaire, le président Barack Obama a secrètement conclu un accord parallèle scandaleux avec les mollahs. Au lieu d’exiger des prélèvements de sol par des inspecteurs indépendants, il a, chose incroyable, autorisé les Iraniens à fournir eux-mêmes leurs échantillons.
Il est impératif de faire dérailler le programme nucléaire iranien.
En 2010, un virus informatique malveillant, Stuxnet, a été découvert . Probablement en développement depuis 2005, il n’avait qu’un seul objectif : saboter l’usine d’enrichissement d’uranium iranienne. Premier virus connu capable de paralyser du matériel informatique, il était considéré comme une création conjointe des États-Unis et d’Israël. Or, à peine deux ans après la fatwa de Khamenei contre les armes nucléaires, les États-Unis et Israël savaient pertinemment qu’il s’agissait d’une supercherie.
Le 31 mai 2025, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a signalé que l’Iran avait fortement augmenté son enrichissement d’uranium, atteignant un niveau de pureté de 60 %. Cela représentait une hausse de 50 % en seulement trois mois, un niveau juste en dessous de celui requis pour la fabrication d’armes nucléaires.
L’Iran était sur le point de pouvoir fournir suffisamment d’uranium pour fabriquer plusieurs armes nucléaires en cas d’enrichissement supplémentaire. Sachant qu’il serait le premier destinataire d’une telle arme, Israël a lancé une attaque surprise le 13 juin 2025 contre les installations nucléaires et l’infrastructure militaire iraniennes. Les États-Unis se sont joints à l’attaque quatre jours plus tard. Une fois de plus, le programme nucléaire iranien a été mis à mal.
Les compromis des États-Unis, comme le fait d’avoir autorisé l’Iran à fournir ses propres échantillons de sol en 2015, ne font qu’encourager le non-respect des accords. Et il n’est pas nécessaire d’être un génie pour comprendre de quoi il s’agit : l’Iran est fermement résolu à développer des armes nucléaires et rien ne l’arrêtera.
Il est intéressant de constater qu’il est pratiquement impossible de citer un seul accord sur les armes que l’Iran ait jamais respecté. Le pays est pleinement engagé, conformément à son idéologie islamiste, à posséder de telles armes. Il nous faut comprendre pourquoi.
L’Iran abrite la plus grande population chiite au monde. Si, à l’échelle mondiale, la plupart des musulmans (85 %) sont sunnites, environ 13 % sont chiites. Ils sont duodécimains, c’est-à-dire qu’ils croient au retour futur du douzième imam, né en 869 avant J.-C. et disparu enfant quelques années plus tard. Selon la tradition, cette disparition aurait eu pour but d’échapper aux persécutions, ce que l’imam aurait fait en entrant en occultation.
Le retour du Douzième Imam sera précédé par le chaos et une guerre apocalyptique contre Israël. Quel meilleur moyen de semer ce chaos que par la détonation d’une arme nucléaire ?
Il est intéressant de noter que le sixième président iranien, Mahmoud Ahmadinejad , qui a occupé cette fonction de 2005 à 2013, était plus extrémiste dans sa pratique du Douzième Imam que nombre de mollahs. Alors que le programme nucléaire iranien progressait rapidement, Ahmadinejad avait annoncé à son entourage que le Douzième Imam ferait son retour durant sa présidence. On comprend dès lors pourquoi le logiciel malveillant Stuxnet était nécessaire au moment de son attaque.
Il est impératif de reconnaître que les mollahs chérissent les armes nucléaires plus que l’air qu’ils respirent. Le premier guide suprême iranien, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny, l’avait déjà laissé entendre il y a des décennies en balayant d’un revers de main toute crainte d’une riposte nucléaire contre l’Iran :
« Je dis : que l’Iran parte en fumée, pourvu que l’islam triomphe dans le reste du monde. »
Un détracteur des négociations en cours avec les mollahs souligne simplement :
« Il n’y a pas de solution diplomatique. Les variables clés ne sont ni économiques ni stratégiques, elles sont islamiques. »
Par conséquent, nous devons accepter le fait que tout compromis sur le programme nucléaire iranien est non négociable.
« Le Chasseur d’homicides » est une émission de télévision présentée par Joe Kenda, un ancien détective de police qui a résolu près de 400 affaires de meurtre. Kenda est un homme pragmatique qui juge inutile de perdre son temps avec des personnes incapables d’apporter une contribution positive.
Les mollahs se sont révélés être un véritable cauchemar en matière de négociations. Non seulement du temps a été perdu, mais des milliards de dollars aussi. Il nous faut un négociateur du calibre de Kenda pour les faire sortir de leurs gonds.
Nous devons adopter la même approche que Kenda lorsque les réunions étaient au point mort, en lançant cet avertissement :
« Vous avez une minute pour me dire ce que je veux entendre, sinon je m’en vais. »
Si les négociateurs américains n’obtiennent pas une conclusion vérifiable au programme nucléaire iranien, ils devraient alors quitter les lieux, en assurant aux mollahs qu’une ligne de conduite plus offensive sera mise en œuvre.
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