A la suite de la guerre israélo-arabe de 1948 que les arabes ont perdu, près de 750 000 Arabes de Palestine ont quitté leurs foyers pour fuir vers les pays voisins où ils n’ont jamais été reconnus comme citoyens à part entière et sont restés réfugiés avec un statut héréditaire qui fait qu’ils sont plus de 5 millions aujourd’hui…
Sous l’égide de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (URNWA) depuis 1949, il y aurait 4,4 millions de réfugiés palestiniens enregistrés auprès de l’office, 6 millions selon les estimations officielles du bureau de la statistique palestinien.
La belle affaire !
Lorsque Yasser Arafat, alors président de l’Autorité palestinienne, s’est retiré des accords de paix israéliens en 2000 et 2001, son principal prétexte aurait été son refus de faire des compromis sur la demande palestinienne d’un soi-disant « droit au retour » vers l’Israël d’avant la création de l’État pour les réfugiés palestiniens de 1948 et leurs descendants.
En 2004, le journal britannique Al-Quds Al-Arabi a publié le témoignage d’un proche d’Arafat qui confirmait cela :
« J’admets avoir été très proche du président palestinien Yasser Arafat, mais cette proximité a coïncidé avec les années les plus difficiles de sa vie, notamment la période de la première guerre du Golfe et de ses suites (à partir de 1990)…
Le président Arafat n’était pas disposé à signer un accord permanent avec l’État hébreu, car il savait pertinemment que cet accord le ferait entrer dans la liste des traîtres de l’histoire, puisqu’il impliquerait de concéder le droit au retour et la majeure partie de la souveraineté sur Jérusalem-Est. »
[ Journal Al-Quds Al-Arabi (Royaume-Uni), 19 novembre 2004]
Cela a également été corroboré par une source interne à la Maison Blanche :
Professeur Alan Dershowitz : Je peux vous dire que le président Clinton m’a affirmé personnellement que l’échec des accords de Camp David-Taba était dû au refus des Palestiniens et d’Arafat de renoncer au droit au retour. C’était le point de blocage. Ce n’était ni Jérusalem, ni les frontières. C’était le droit au retour.
[Débat, École de gouvernement Kennedy de Harvard, 29 novembre 2005]
Comme l’a documenté Palestinian Media Watch, les dirigeants de l’Autorité palestinienne citent sans cesse la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies comme s’il s’agissait d’un instrument de « droits non négociables » en vertu du « droit international »:
Mahmoud Al-Habbash : « Conformément à la résolution 194 de l’ONU, adoptée en 1948, les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner dans les villages et les villes dont ils ont été expulsés. Il s’agit d’un droit authentique et non négociable.
Le droit au retour et à une indemnisation est un droit fondamental des réfugiés palestiniens.
Nous affirmons que la solution à ce problème sera mise en œuvre conformément à la résolution 194 de l’ONU. Des accords ponctuels pourront être conclus, mais le fondement de la résolution de ce problème réside dans cette résolution, qui concerne le retour des réfugiés et l’indemnisation des souffrances endurées et de l’exil de leurs villes et villages, dont ils ont été expulsés de force et violemment en 1948 lors de la Nakba palestinienne . »
[Mahmoud Al-Habbash, conseiller du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pour les affaires religieuses et les relations islamiques, chaîne YouTube, 23 septembre 2025]
Les Palestiniens déforment l’interprétation de la résolution 194 et masquent leurs véritables intentions : effacer démographiquement la majorité juive en Israël. De plus, comme toutes les résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU, la résolution 194 n’était pas contraignante .
Actuellement, les Palestiniens sont en train de rédiger une « constitution » qui vise à entraver la marge de manœuvre des futurs dirigeants palestiniens susceptibles de faire la paix avec Israël de diverses manières, mais notamment en intégrant le droit au retour dans le droit palestinien et en rendant ainsi inconstitutionnelle toute concession sur la question des « réfugiés ».
« Le Département des affaires des réfugiés de l’OLP, en coopération avec le Centre de recherche sur les politiques relatives aux réfugiés, a tenu une réunion de dialogue intitulée « Projet de constitution intérimaire de l’État de Palestine pour 2026 : Approches constitutionnelles et renforcement des droits des réfugiés à la lumière des défis actuels ».
La réunion a porté sur le statut de la question des réfugiés et le droit au retour dans le projet de constitution intérimaire. »
Ont assisté à la réunion les membres du Comité exécutif de l’OLP, Ahmad Abu Houli, Ahmed Majdalani et Bassam Al-Salehi. Étaient également présents Ammar Dwaik, représentant du Comité de rédaction de la Constitution, Mounir Salameh, secrétaire du Comité constitutionnel, et Ahmed Abu Hashish, secrétaire général du Parlement (Conseil législatif) de l’Autorité palestinienne.
Les participants ont noté que l’OLP, en tant que seule représentante légitime du peuple palestinien, détient l’autorité originelle et exclusive en matière de gestion de la question des réfugiés, et que cette question, ainsi que le droit au retour, sont au cœur de la cause palestinienne.
Ils ont également souligné que le droit au retour est un droit supraconstitutionnel inaliénable et non dérogeable.
[Quotidien officiel de l’AP Al-Hayat Al-Jadida ,
27 mars 2026]
Le terme « non dérogeable » n’est peut-être pas courant. Il s’agit pourtant d’une terminologie tirée du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP). Il désigne un droit fondamental qui ne peut être suspendu, restreint ni supprimé par un gouvernement en aucune circonstance, même en temps de guerre, de catastrophe publique ou d’état d’urgence.
C’est loin d’être le seul aspect problématique de la « constitution palestinienne » émergente, une tentative d’intégrer la guerre palestinienne contre l’existence d’Israël à l’identité même de tout futur État palestinien potentiel.
C’est un argument de plus qui prouve qu’un État palestinien serait un désastre pour le monde. Il n’apporterait pas la paix, mais garantirait une guerre sans fin.
Le paradoxe palestinien de logique illustre la position politique intenable dans laquelle se fourvoie l’autorité palestinienne, et plus généralement une partie du camp palestinien dit modéré, en affirmant sa volonté de créer un État qui vivrait en paix avec Israël tout en maintenant sa revendication inébranlable du droit au retour.
En effet, dans ce conflit du Proche-Orient, cette demande occupe une place particulière. Considérée comme ligne rouge à ne pas franchir pour l’ensemble des partis politiques israéliens qui comptent, il s’agit avant tout d’un rêve intouchable pour les Palestiniens. Ce point est si sensible qu’il a été l’un des obstacles majeurs à un accord entre Ehud Barak et Yasser Arafat en Juillet 2000 lors du sommet fatidique de Camp David.
Curieusement, peu d’analyses rationnelles existent aujourd’hui sur les corollaires logiques et politiques de cette position si ferme de l’agenda palestinien, partagée par la quasi-totalité des dirigeants.
La direction palestinienne actuelle ne peut pas faire l’économie d’un examen approfondi de ce que signifie réellement cette demande du droit au retour. Celle-ci est basée sur la résolution 194 de l’ONU adoptée en décembre 1948 qui stipule que :
[…] il y a lieu de permettre aux réfugiés qui le désirent, de rentrer dans leurs foyers le plus tôt possible et de vivre en paix avec leurs voisins, et que des indemnités doivent être payées à titre de compensation pour les biens de ceux qui décident de ne pas rentrer dans leurs foyers […].
Il convient de noter que :
- La clause « de vivre en paix avec ses voisins » conditionne ce droit, et que la quasi-totalité des dirigeants palestiniens l’ont fermement refusée pendant près de 45 années, dans la mesure où l’on considère que les accords d’Oslo de 1993 auraient ouvert la voie à une telle possibilité.
- Cette résolution 194 ne s’applique qu’aux réfugiés eux-mêmes, leur descendance sur plusieurs générations n’étant pas mentionnée dans le texte. Sachant que la transmission génétique du statut de réfugié n’existe pas en droit international; le fait de la revendiquer pour le cas précis des Palestiniens est une première mondiale.
En 1948 les pays arabes ont voté contre cette résolution 194 car elle s’inscrivait dans un cadre politique qui prolongeait la décision de partage de la Palestine mandataire votée un an plus tôt et qui cautionnait donc la création d’un État juif.
Ce surprenant constat souligne une nouvelle fois le décalage entre les évènements au moment où ils se produisent et la perception que l’on en a ultérieurement.
Il est peu de dire que l’environnement géopolitique dans lequel cette résolution a été adoptée a beaucoup évolué depuis plus de 75 années et que ce qui pouvait éventuellement apparaître plausible en 1948 pourrait ne plus du tout l’être en 2024.
Dans le contexte actuel où cette demande de Droit au Retour devrait s’exercer, le consensus politique des Palestiniens dits modérés oscille en permanence entre deux tendances distinctes et antagonistes, et ce depuis des années.
- 1/ L’exigence légitime d’un retrait militaire des territoires occupés qui ne serait qu’une position tactique destinée à gagner des points sur le terrain, l’objectif stratégique principal restant la création d’un État unique, souvent appelé « Palestine Laïque et Démocratique ».
Dans cette perspective, une fois un premier retrait militaire acquis, le droit au retour viendrait préparer l’étape suivante du combat qui prendrait en tenaille l’État Israélien, la libération des territoires de l’occupation devant être suivie d’une invasion démographique.
Il n’est alors pas difficile de comprendre la position de l’adversaire israélien qui refuse de concéder le moindre pouce de terrain à une organisation qui continuerait à œuvrer à sa perte politique par d’autres moyens que les attentats terroristes passés.
Ceux-ci seraient ainsi remplacés par une stratégie par étapes comme de nombreuses déclarations de dirigeants palestiniens le laissent entendre.
- 2/ Cependant, ce n’est pas la position officielle affichée par la direction palestinienne depuis les accords d’Oslo de 1993. Celle-ci prétend vouloir clore le conflit en créant un État indépendant dans ces territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie.
Dans le même temps, un dessin animé du Fatah appelle à « nettoyer » Jérusalem et la mosquée Al-Aqsa des Juifs.
Dans ce dessin, une Palestinienne chasse un soldat israélien et un juif religieux du Mont du Temple, le lieu le plus sacré du judaïsme. À l’arrière-plan se trouvent la mosquée Al-Aqsa et le Dôme du Rocher, construits sur le Mont du Temple.
Légende : « Chaque année, Jérusalem est plus propre ».
L’une des calomnies les plus dangereuses propagées par l’Autorité palestinienne et le Fatah est celle selon laquelle Israël projette de détruire la mosquée Al-Aqsa. Cette calomnie est diffusée par l’Autorité palestinienne depuis de nombreuses années et connaît des périodes de résurgence, souvent accompagnées d’appels à intensifier la « résistance populaire ». Selon l’Autorité palestinienne, cette résistance inclut des émeutes, des jets de pierres et d’autres attaques contre les Israéliens.
L’Autorité palestinienne incite les Palestiniens à rejeter la tolérance religieuse en qualifiant toute présence juive sur l’esplanade des Mosquées d’« invasion ». Les Juifs souhaitant visiter l’esplanade sont considérés comme « profanant » ce lieu saint islamique « pur ».
Et vous parlez de PAIX ? Avec QUI ? Des gens qui de toutes façons veulent vous détruire, et manipulent le monde occidental pour se faire passer pour des victimes.
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