Des promesses sur le papier… et de l’incitation dans les classes : l’hypocrisie de l’Autorité palestinienne mise au jour.
Un nouveau rapport publié par l’Institut international de recherche IMPACT-se révèle que les manuels scolaires palestiniens de l’année 2025–2026 demeurent remplis de contenus incitant à la haine et glorifiant la violence, malgré les engagements pris par le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, envers les États-Unis et l’Union européenne, promettant de supprimer totalement ces passages conformément aux accords et engagements internationaux.
Le rapport, qui compte 400 pages, s’appuie sur l’analyse de 290 manuels et 71 guides d’enseignants couvrant toutes les étapes du système éducatif — du primaire au secondaire — en Cisjordanie, à Gaza et à Jérusalem-Est.
Il conclut à la poursuite d’un discours de haine sans changement réel.
Le document met en lumière la valorisation constante de la violence, du djihad et de la mort comme valeurs religieuses et nationales suprêmes.
Le djihad y est présenté comme un « devoir individuel » pour la soi-disant « libération de la Palestine », tandis que le martyre est glorifié à travers des promesses de récompenses célestes.
Les manuels de langue arabe contiennent des textes glorifiant les auteurs d’attentats-suicides, ainsi que des illustrations montrant le meurtre de soldats israéliens.
Des terroristes comme Dalal al-Mughrabi y sont présentés comme des modèles héroïques pour les élèves de cinquième année.
Plus grave encore, les sciences sont également instrumentalisées à des fins idéologiques :
les cours de physique expliquent des notions à travers des exemples de jets de pierres, la biologie illustre ses leçons avec des images d’enfants palestiniens tués, et la chimie aborde les grèves de la faim de prisonniers palestiniens.
Le rapport souligne enfin la violation des engagements pris par l’Autorité palestinienne envers l’Union européenne, qui avait annoncé que les manuels seraient exempts de toute incitation d’ici septembre 2024.
Pourtant, les nouveaux manuels ne présentent aucune modification significative, si ce n’est quelques ajustements cosmétiques.
Les auteurs du rapport insistent : la réalité observée dans les écoles palestiniennes et sur le site officiel du ministère de l’Éducation révèle l’écart entre les promesses et les actes, et dément les déclarations de l’Autorité palestinienne affirmant œuvrer pour la paix.
L’Autorité palestinienne continue de glorifier les terroristes, contredisant ainsi les affirmations de Macron.
Depuis que le président français Emmanuel Macron a reconnu un État palestinien, affirmant que le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, « condamne le terrorisme », soutient la « démilitarisation » et fait preuve d’une « réelle volonté d’aller de l’avant », les médias officiels et contrôlés par l’Autorité palestinienne continuent de glorifier les terroristes, de faire l’apologie de la violence et de présenter la « lutte armée », autrement dit le terrorisme, comme le cœur de l’identité palestinienne.
Rien n’a changé dans le discours de l’Autorité palestinienne. En réalité, les mois qui ont suivi la déclaration de Macron ont démontré exactement le contraire.
L’un des exemples les plus flagrants est la diffusion par la télévision officielle palestinienne d’un hommage dithyrambique au poète et membre du Fatah Salah al-Din al-Husseini, auteur de l’une des nombreuses chansons emblématiques de propagande terroriste palestinienne, « Mon arme a émergé de mes blessures ». Cette chanson, dont Palestinian Media Watch a constaté la diffusion des centaines de fois sur la télévision palestinienne et sur Awdah TV, chaîne du Fatah, est une glorification musicale des armes, du sang versé et du « martyre ».
Par ailleurs, de hauts responsables de l’Autorité palestinienne et du Fatah, tels que Jibril Rajoub et Laila Ghannam, ont continué d’organiser des rassemblements de masse entièrement consacrés à honorer des terroristes meurtriers condamnés.
Ces rassemblements ont été diffusés sur la télévision officielle de l’Autorité palestinienne, et les prisonniers terroristes y sont présentés comme des « icônes nationales », « une source de fierté et de gloire pour tout notre peuple » et les auteurs d’une « épopée héroïque ».
Le journaliste de l’Autorité palestinienne a décrit ces terroristes comme des « leaders importants » sous le joug de l’« agression » israélienne, les présentant ainsi simultanément comme victimes et héros, une caractéristique classique de la propagande terroriste de l’Autorité palestinienne.
Journaliste de la télévision officielle de l’Autorité palestinienne :
« En réponse à l’appel du Fatah, des habitants et des familles de prisonniers (qualifiés de terroristes) ont participé à des rassemblements dans plusieurs quartiers pour exprimer leur soutien et leur solidarité aux prisonniers et à leurs chefs dans les prisons de l’occupation (Israël), notamment Marwan Barghouti (terroriste ayant orchestré des attentats ayant fait au moins cinq morts). À El-Bireh, une procession populaire a eu lieu, en présence de plusieurs membres du Comité central et du Conseil révolutionnaire du Fatah. »
Jibril Rajoub, secrétaire du Comité central du Fatah :
« [Il s’agit d’un rassemblement de soutien] aux prisonniers et à leurs familles, car ces personnes sont des icônes nationales profondément ancrées dans la conscience de tous les Palestiniens. »
L’affiche montre le prisonnier terroriste Marwan Barghouti faisant un « V » pour « victoire ».
Journaliste de la télévision officielle de l’Autorité palestinienne :
« Les participants à ce rassemblement de soutien ont brandi des banderoles et des portraits de Barghouti, symbole de leur leader. »
La gouverneure du district de Ramallah et d’El-Bireh, Laila Ghannam :
« Marwan est le symbole du prisonnier palestinien… Le peuple palestinien soutient les prisonniers qui sont une source de fierté et de gloire pour tout notre peuple . »
Journaliste de la télévision officielle palestinienne :
« Le régime d’occupation prend des mesures agressives contre les prisonniers et leurs principaux dirigeants, qui écrivent une épopée héroïque. »
Les affiches présentent le prisonnier terroriste Walid Daqqa, auteur du meurtre d’une personne, et le prisonnier terroriste Jum’a Adam, auteur du meurtre de cinq personnes.
Le quotidien officiel de l’Autorité palestinienne, Al-Hayat Al-Jadida, a salué un rassemblement à Jénine organisé par le Fatah, les factions de l’OLP, le Club des prisonniers et la Commission des affaires des prisonniers – tous des organismes financés ou affiliés à l’Autorité palestinienne – et a célébré les prisonniers terroristes en les qualifiant de « chevaliers » qui « attendent la rupture de leurs chaînes ».
« À l’entrée du vieux marché de Jénine… le rassemblement était coloré d’images des symboles du mouvement des prisonniers, parmi lesquels Marwan Barghouti, membre du Comité central du Fatah, Ata Abu Rmeileh, secrétaire du Fatah à Jénine, le journaliste Ali Al-Samoudi (arrêté pour suspicion de transfert de fonds à l’organisation terroriste Jihad islamique), et des dizaines de chevaliers attendant la rupture de leurs chaînes. »
[Quotidien officiel de l’AP Al-Hayat Al-Jadida , 1er décembre 2025]
Macron et d’autres dirigeants occidentaux ont affirmé qu’Abbas condamnait le terrorisme.
La glorification persistante des terroristes meurtriers, érigés en héros, icônes, symboles, « chevaliers » et « leaders », conjuguée à la célébration publique de la lutte armée et du « martyre » par la télévision de l’Autorité palestinienne, démontre clairement que cette dernière n’a aucun intérêt à rejeter le terrorisme et n’a mis en œuvre aucune réforme concernant son apologie du terrorisme.
Il s’agit de la même idéologie terroriste que l’Autorité palestinienne promeut depuis des décennies.
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