Cas de conscience

Pourquoi les Palestiniens n’ont-ils pas créé d’État avant 1967 ?

Parce que nous sommes face au plus grand mensonge de notre époque !

C’est la question que le narratif pro-palestinien évite soigneusement, car une réponse honnête briserait tout son édifice.

Posons les faits : entre 1948 et 1967, la Judée, la Samarie et Gaza étaient sous contrôle arabe exclusif. La Judée-Samarie (y compris Jérusalem-Est) était annexée par la Jordanie, et Gaza administrée par l’Égypte. Il n’y avait ni « occupation israélienne » ni « oppression sioniste » sur ces terres.

Alors, pourquoi aucun État palestinien n’a-t-il vu le jour à cette époque ?


La réalité est dérangeante : la Jordanie et l’Égypte n’avaient aucune intention de créer une Palestine indépendante. La Ligue arabe non plus. Le but de la guerre de 1948 n’était pas l’autodétermination d’un nouveau peuple, mais l’anéantissement de l’État juif.

Le narratif actuel tente de faire commencer l’Histoire en 1967, effaçant ainsi vingt ans de décisions arabes et de refus de compromis.

Chaque « non » arabe de l’époque est aujourd’hui transformé, par un tour de passe-passe mémoriel, en une faute d’Israël.

Même le langage est un champ de bataille.


Le terme « Cisjordanie » (West Bank) est une invention politique de l’annexion jordanienne. Utiliser ce nom plutôt que Judée et Samarie, les noms bibliques et historiques où sont nés les rois et prophètes juifs, vise à faire des Juifs des étrangers sur leur propre terre. Comment peut-on considérer le mot « Judée » (racine du mot « Juif ») comme une provocation ou une appellation coloniale ?

On peut critiquer la politique d’Israël, c’est un droit démocratique.

Mais on ne peut pas :

  • Effacer l’histoire juive et appeler cela la « paix ».
  • Faire débuter l’Histoire en 1967 parce que les chapitres précédents sont embarrassants.
  • Exiger des Juifs qu’ils acceptent un lexique qui les transforme en envahisseurs là où leur identité est née.

La mémoire sélective n’est pas une vérité morale, c’est une manipulation politique.

Si l’absence d’un État palestinien était due à l’occupation, cet État aurait dû naître bien avant 1967. S’il n’a pas existé, c’est parce que ses parrains arabes de l’époque ne le voulaient tout simplement pas.

D’ailleurs, l’OLP (Organisation de libération de la Palestine) a été fondée en 1964, soit trois ans avant la guerre des Six Jours. Sa première charte ne mentionnait pas un mot sur un État dans les frontières de 1967.

Et pour cause : ces frontières n’existaient pas encore en tant que ligne de partage. La charte exigeait la totalité du territoire de l’ancien mandat britannique et fixait explicitement pour objectif la liquidation d’Israël.

Le conflit n’a jamais porté uniquement sur des « territoires occupés ». L’objectif existait bien avant.

L’objectif était la souveraineté juive elle-même.

Dès lors, la question demeure : pourquoi les Palestiniens n’ont-ils pas créé d’État entre 1948 et 1967, alors qu’ils étaient sous le contrôle total de la Jordanie et de l’Égypte ?

Pourquoi la Jordanie a-t-elle annexé ? Pourquoi l’Égypte s’est-elle contentée d’administrer militairement ? Pourquoi les dirigeants arabes ont-ils préféré entretenir la plaie plutôt que de la soigner ? Pourquoi le nationalisme palestinien n’a-t-il véritablement explosé que lorsque ces terres sont passées sous souveraineté juive ?

Parce qu’une réponse honnête ne tient pas sur une pancarte de manifestation.

Parce qu’il est plus simple de blâmer Israël que d’étudier l’Histoire. Et parce que le narratif palestinien n’était pas, à l’origine, une question de construction de la Palestine, mais de négation d’Israël.

C’est pour cela que cette question est cruciale. Elle ne ferme pas la discussion: elle la rend honnête.


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