Résonance

La résonance en action – L’éclatement du paradigme des fausses limites

par GREGG BRADEN

Nous avons tous fait l’expérience d’une croyance qui semble juste « arriver » et sortir de nulle part. Peut-être avez-vous ressenti l’intime conviction que vous vous trouviez au mauvais endroit au mauvais moment.

Bien qu’il n’y ait pas de raison évidente à cela, nous savons simplement que ce sentiment est bien présent. Et il est généralement dans notre intérêt d’honorer nos convictions au moment où nous les avons.

Plus tard, dans un environnement sûr, nous pouvons regarder en arrière et explorer ce qui a pu provoquer le déclenchement de notre « alarme intérieure ». Lorsque nous le faisons, il n’est pas rare de constater que nos croyances ont été déclenchées par quelque chose qui va au-delà des émotions d’amour ou de peur qui créent nos sentiments habituels. Ce quelque chose est le pouvoir de ce que beaucoup de gens appellent simplement les vibrations de la vérité corporelle, la résonance corporelle ou tout simplement la résonance.


Dans sa forme la plus simple, la résonance est un échange d’énergie entre deux choses. C’est une expérience à double sens, qui permet à chaque « chose » de s’équilibrer avec une autre. La résonance joue un rôle énorme dans nos vies, qu’il s’agisse de régler nos téléviseurs et nos radios sur notre station préférée ou du sentiment inoubliable que nous éprouvons lorsqu’un autre être humain nous regarde droit dans les yeux et nous dit « je t’aime ». Notre expérience de ce que nous croyons est une question de résonance entre nous et les faits auxquels nous sommes confrontés.

Pour avoir une idée claire de ce qu’est la résonance, prenons l’exemple d’une vibration partagée entre deux guitares placées de part et d’autre d’une pièce. Lorsque l’on pince la corde la plus grave de l’une des deux guitares, la même corde de l’autre instrument vibre aussi. Même si elle se trouve de l’autre côté de la pièce et que personne ne l’a touchée, elle répond toujours à la première guitare, car elles sont égales dans leur capacité à partager un type particulier d’énergie. Dans ce cas, l’énergie se présente sous la forme d’une onde qui se propage dans l’espace et traverse la pièce. Et c’est de la même manière que nous faisons l’expérience de la croyance dans nos vies.

Plutôt que deux guitares dans une pièce accordées l’une à l’autre, nous sommes des êtres d’énergie ayant la capacité d’accorder nos corps et de partager des types particuliers d’énergie. Lorsque nos pensées dirigent notre attention vers une image que nous regardons, des mots que nous prononçons ou quelque chose que nous expérimentons d’une manière ou d’une autre, notre corps réagit à l’énergie de cette expérience. Lorsqu’elle résonne en nous, nous avons une réponse centrée sur le corps qui nous dit que ce que nous avons vu ou entendu est « vrai », du moins pour nous à ce moment-là. C’est ce qui rend la vérité corporelle si intéressante.


Le fait que l’information ou l’expérience soit factuelle ou non n’est pas l’essence même de ce type de vérité. La personne qui fait l’expérience de la résonance croit que c’est vrai. Et, à ce moment-là, c’est vrai pour elle. L’expérience passée, les perceptions, les jugements et le conditionnement de la personne façonnent l’expérience du ressenti de l’instant.

Il est tout aussi intéressant de noter que la même personne peut être confrontée à une situation similaire une semaine plus tard et de constater qu’elle ne résonne plus en elle. Parce que ce n’est pas le cas, ce n’est plus vrai. Cela se produit parce que les filtres de perception de l’individu ont changé et que la personne ne croit tout simplement plus comme elle le faisait une semaine auparavant.

Dans leur expérience de la vérité corporelle, les gens ont souvent des sensations physiques qui leur indiquent qu’ils sont en résonance avec ce qu’ils viennent de vivre. La chair de poule, les oreilles qui bourdonnent, le visage, la gorge ou le haut des bras qui rougissent sont des expressions courantes de la vérité corporelle.

La résonance en action

La résonance est une expérience à double sens. En plus de nous dire quand quelque chose est vrai pour nous, c’est aussi un mécanisme de défense qui nous avertit quand nous sommes dans une situation potentiellement dangereuse. Lorsque nous nous trouvons dans la proverbiale « ruelle sombre », par exemple, nous pouvons avoir l’impression de nous trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Notre corps le « sait » et les symptômes qui en résultent peuvent aller d’un léger état de faiblesse générale, comme si quelque chose siphonnait soudainement toute notre énergie, à une situation extrême vécue ou l’information reçue sont si choquantes que nous avons des sueurs froides, que notre visage devient livide et que notre sang ne fait qu’un tour, signes avant-coureurs du combat ou de la fuite.


Il est intéressant de noter que nous avons souvent les mêmes réactions en présence de mensonges ou du moins d’informations que notre corps ressent comme fausses. S’il est possible que nous ne disposions pas de tous les faits, ou que ceux que nous avons soient mal perçus, l’essentiel est qu’au moment où nous soupçonnons un mensonge, nous réagissons à l’expérience du moment. Lorsque nous entendons quelqu’un nous dire quelque chose que nous savons être faux sans l’ombre d’un doute, nous ressentons une tension que l’on appelle communément notre « détecteur de mensonges ». Bien qu’elle ne soit pas toujours basée sur des faits connus sur le moment, notre réaction instinctive peut être un outil inestimable dans des situations qui vont de la suspicion d’une infidélité amoureuse à la lecture de l’étiquette sur notre paquet de biscuits préféré affirmant que les additifs et les graisses que nous nous apprêtons à manger sont « inoffensifs ».

Ma famille a récemment fait cette expérience des arboriculteurs sont venus pulvériser dans notre cour un pesticide censé protéger le voisinage contre certains insectes. Alors qu’ils nous affirmaient que le produit chimique était « inoffensif » pour les animaux et les humains, et même pour les enfants, nous étions également priés de ne pas marcher pieds nus et d’empêcher nos animaux domestiques, nos enfants et nos pieds nus sur la pelouse pendant 24 heures et d’essuyer nos chaussures avant d’entrer dans la maison. Bien que je n’aie fait aucune recherche sur le pesticide ou l’entreprise et que je n’aie aucune raison de douter de cet homme qui croyait sincèrement en la parole de son patron, je savais au plus profond de moi que ce qu’on me disait était faux. la première chose que j’ai dit c’est : « si le produit chimique est vraiment si « sûr », pourquoi toutes ces précautions ? ».

Après avoir fait quelques recherches rapides sur Internet, mes soupçons ont été confirmés. Le pesticide en question était un de ceux associés à toute une série d’effets secondaires, dont aucun n’était bénéfique. C’est un peu comme si l’entreprise pensait que tant que son produit ne faisait pas apparaître de fourmis à trois têtes dans la cour une semaine plus tard, il pouvait être utilisé sans problème !

La clé ici est que nous n’avons pas besoin de réfléchir à nos expériences pour déterminer si elles sont bonnes pour nous. Notre corps connaît déjà les réponses et il répond par des signaux qui nous sont familiers. Ce sont les expériences qui nous disent quand nous reconnaissons qu’une chose est véridique ou non dans notre vie. La question est : avons-nous la sagesse ou le courage d’écouter ?

Gregg Braden

Extrait des pages 92 à 96 de La Guérison Spontanée des Croyances de Gregg Braden.

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