Secrets révélés

L’Autorité palestinienne se vante de dépasser le Hamas en matière de terrorisme

Une compétition entre le Hamas et le Fata'h sur lequel sera le plus sanguinaire !

L’Autorité palestinienne se vante une fois de plus que la plupart des terroristes palestiniens sont issus de son parti au pouvoir, le Fatah.

Le gouverneur du district de Jéricho a annoncé sur la chaîne PA TV que ce chiffre atteignait 85 %. Il a ensuite fièrement souligné que « la plupart des martyrs… dans la lutte contre les criminels » — terme désignant les Israéliens — sont également membres du Fatah. Le présentateur de PA TV a renchéri avec enthousiasme, affirmant que les martyrs terroristes « sont plus honorables que nous tous réunis », et Hamayel a acquiescé sans hésiter.

Le gouverneur du district de Jéricho, Hussein Hamayel :


« Aujourd’hui, 85 % des prisonniers (c’est-à-dire les terroristes) sont membres du Fatah… La plupart des martyrs qui sont montés au ciel… dans la lutte contre les criminels (c’est-à-dire les Israéliens) sont membres du Fatah… Cela ne signifie pas qu’un martyr du Fatah est différent d’un martyr d’autres [factions]. »

Présentateur officiel de PA TV : « Ils sont plus honorables que nous tous réunis. »

Hamayel : « Les martyrs sont plus honorables que nous tous réunis. »

[Télévision officielle de l’Autorité palestinienne, 13 juin 2026]

Mais la jubilation d’Hamayel ne se résume pas à de la simple fierté. C’est aussi une manœuvre politique délibérée. Pour la comprendre, il faut saisir la situation politique précaire de l’Autorité palestinienne.

Le droit de se vanter dans une compétition terroriste

L’Autorité palestinienne est impopulaire.  

Sondage après sondage,  il apparaît que depuis l’attaque et les atrocités commises par le Hamas le 7 octobre, ce dernier bénéficie d’un soutien nettement supérieur à celui du Fatah parmi les Palestiniens. L’Autorité palestinienne lutte pour sa survie politique et son principal argument sur la scène politique palestinienne est la « résistance », un euphémisme pour désigner la violence contre les Israéliens.

Dans ce contexte, les propos d’Hamayel sont parfaitement logiques. Il reprend en substance le discours de campagne du Fatah auprès d’un public palestinien qui perçoit de plus en plus le Hamas comme le mouvement de « résistance » le plus engagé et le plus efficace.


Son message : Ne nous sous-estimez pas. Nous avons plus de prisonniers. Nous avons plus de martyrs. Nous sommes la résistance originelle.

Il s’agit d’une affirmation fondamentale de l’Autorité palestinienne, et Palestinian Media Watch  l’a documentée à maintes reprises.

Par exemple, Mahmoud Al-Habbash, conseiller principal de Mahmoud Abbas, a raillé les prétentions du Hamas d’être le véritable mouvement de résistance armée, soulignant que « le Hamas n’a pas porté d’armes avant 1990 », tandis que « l’OLP… porte des armes depuis 1964 ».

De même, Abdallah Kmeil, gouverneur du district de Tulkarem au sein de l’Autorité palestinienne, s’est vanté que les forces de sécurité palestiniennes avaient fourni plus de martyrs que le Hamas et le Jihad islamique réunis. Dans son rapport intitulé « Terroristes en uniforme » , PMW décrit en détail comment l’Autorité palestinienne s’est ouvertement vantée de l’implication de ses forces de sécurité dans le terrorisme.

Les déclarations d’Habbash et de Kmeil reflètent en réalité l’idéologie de l’Autorité palestinienne/Fatah, proclamée  depuis l’époque de Yasser Arafat , selon laquelle la violence contre Israël n’est pas un acte dont il faut se distancer, mais une source de fierté et un fondement de la légitimité politique

La « lutte armée », euphémisme de longue date pour désigner le terrorisme, est le fondement même de l’identité nationale palestinienne. Celui qui s’y est le plus adonné mérite le plus de respect.

L’unité avec le Hamas : l’autre face de la médaille

Le simple fait que l’Autorité palestinienne se sente obligée de se mesurer au Hamas révèle un problème plus profond. Tout en cherchant à se distinguer du Hamas, elle le courtise simultanément car ce dernier possède ce qui lui fait cruellement défaut : une légitimité populaire. L’unité avec le Hamas représente donc une bouée de sauvetage.

Le secrétaire du Comité central du Fatah, Jibril Rajoub, a été parmi les voix les plus explicites appelant à cette unité, comme l’a indiqué PMW le mois dernier, suite à la huitième conférence générale du Fatah en mai 2026.

Lors de cette même conférence, Khairy Salameh, un ancien prisonnier terroriste libéré, s’exprimant au nom des prisonniers palestiniens – qui avaient recueilli le plus de voix pour la direction du Fatah –, a exhorté l’Autorité palestinienne à faire de la « réconciliation nationale » avec le Hamas sa priorité absolue. Il a affirmé que cela permettrait de « donner un nouveau souffle au Fatah » et d’élaborer « un programme politique unifié » contre Israël.

Le fait qu’un terroriste condamné ait eu la parole lors d’une conférence officielle du Fatah pour appeler à l’unité avec le Hamas et qu’il ait été applaudi au lieu d’être réprimandé en dit long sur les problèmes politiques de l’Autorité palestinienne.

Khairy Salameh, ancien prisonnier terroriste libéré :

« Le rôle des prisonniers (c’est-à-dire des terroristes) est central à la Conférence du Fatah, car nous attendions depuis longtemps l’occasion d’insuffler un nouveau souffle au Fatah afin de le revitaliser, ainsi que son programme organisationnel et national. Le Fatah est le levier du peuple palestinien et porte en lui les luttes et les sacrifices des prisonniers et des martyrs… Le message des prisonniers à nos dirigeants palestiniens et à la nouvelle direction est que la principale préoccupation et la priorité absolue doivent être la réconciliation nationale [entre le Fatah et le Hamas]. »

[Commission Fatah pour l’information et la culture, page Facebook, 15 mai 2026]

L’Occident doit cesser de faire semblant

Depuis des années, les gouvernements occidentaux et les institutions internationales considèrent l’Autorité palestinienne comme une alternative modérée au Hamas, un partenaire diplomatique et une instance digne de gouverner un État palestinien. L’Autorité palestinienne cultive activement cette image sur le plan diplomatique, se présentant comme une force de négociation et de gouvernance civile.

Pourtant, les dirigeants de l’Autorité palestinienne tiennent un tout autre discours sur ses chaînes de télévision et ses réseaux sociaux officiels. Ils se vantent d’avoir des prisonniers terroristes, honorent les martyrs morts en tuant des Israéliens, appellent à l’unité avec le Hamas et décrivent Israël comme un pays dirigé par des néonazis.

L’Alliance populaire (PA) a fait du terrorisme son principal argument politique et en est fière.

On est très loin d’imaginer une possibilité de paix avec ces attardés mentaux.


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