Secrets révélés

Satanisme et violence ritualisée en lien avec des groupes neo-nazis

Témoignage d'une survivante.

Chantal Frei (pseudonyme), qui a grandi en Suisse romande, n’était âgée que de six ans lorsqu’une secte sataniste a décidé de faire d’elle une « Mother of Darkness » (« Mère des Ténèbres »).

Ayant survécu à toutes sortes de tortures, la secte l’avait ainsi jugée suffisamment forte, sage et intelligente pour la former dans le cadre des Illuminati…

En tant que survivante de la violence satanique ritualisée, d’une spiritualité plus que dévoyée et du contrôle de l’esprit, Chantal Frei est aujourd’hui en mesure de mettre des mots sur ses expériences et de transmettre à autrui ce qu’elle a appris et compris à son corps défendant. Ces informations sont cependant loin d’être complètes, car elle n’a été en capacité de restituer que ce qu’elle a elle-même vécu et appréhendé. Elle souligne par conséquent à ce propos que : « À travers mon livre, j’ai progressivement réalisé que je n’avais fait qu’effleurer la surface du sujet ! »


Via Dondevamos

Les violences rituelles et les réseaux pédocriminels, tout comme le contrôle mental sont des sujets essentiels si l’on veut vraiment essayer de comprendre comment fonctionne le monde dans lequel nous vivons, loin des fables qu’on nous enseigne depuis l’enfance.

Chantal Frei qui témoigne de son vécu dans le système sataniste a écrit un livre important qui vient d’être traduit en français : « Satanisme et violences ritualisée. Une survivante parle ». C’est un livre dense, riche, qui permet de faire un grand pas dans la compréhension de ces réseaux occupés à pourrir nos sociétés. C’est aussi un document sur les méthodes de programmation, qui donne des outils pour comprendre comment écouter et éventuellement aider ceux qui sont pris dans ces réseaux.

Le Dr Marcel Polte qui a préfacé ce livre, est avocat, il fait partie des soutiers  précieux pour les survivants, comme les thérapeutes, pourtant attaqués par la grande presse dans le cadre de la campagne « panique satanique » visant à nier la réalité des violences rituelles, dit qu’il s’agit d’un livre « unique » et c’est le cas.


Même si on parle depuis un moment, par exemple sur ce blog, des réseaux satanistes, il y a peu de témoignages aussi clairs sur ce qu’il se passe en Europe.

Ce livre parle du « monde parallèle » comme le dit Marcel Polte, complètement caché au commun des mortels, construit par les puissants qui manipulent le monde depuis des lustres. Si nous sommes nombreux à essayer de comprendre comment ce système fonctionne, il faut bien constater que nous n’avons pas toutes les pièces du puzzle. Chantal Frei fournit les clés de compréhension pour ajouter certaines pièces essentielles de ce puzzle sur le fonctionnement des réseaux.

C’est un livre qui confirme ce qu’ont écrit les belges Regina Louf et Anneke Lucas (son livre sera traduit prochainement en français), ou le français Samir Aouchiche (avec son livre « L’enfant sacrifié à Satan »).

L’objectif de ce système pyramidal mondial du crime et de l’horreur, souligne Marcel Polte, n’est rien d’autre que d’établir l’ordre de satan dans le monde. Tout un programme, dont la mise en œuvre est perceptible au quotidien par n’importe quel citoyen doté d’un minimum de bon sens.

Un témoignage rare

Chantal Frei est un pseudonyme. Frei veut dire « libre » en allemand, langue qu’elle parlé la plupart de sa vie. Malgré les risques, menaces et autres pressions, elle a décidé de porter publiquement une partie de ses souvenirs. Elle a pu en recouper certains, et continue à enquêter pour vérifier les images précises qui lui viennent de ses années sous l’influence des réseaux.

La famille de Chantal Frei était reliée aux Illuminati, un terme que je n’ai trouvé qu’assez récemment dans des témoignages étrangers, anglo saxons principalement.

Elle précise qu’il s’agit d’une structure d’idéologie et de pratiques satanistes qui s’est infiltrée dans tous les rouages, officiels et officieux, du pouvoir. Sa famille était dans un groupe sectaire originaire de France appelé « Les adorateurs du Soleil », et dans ce groupe plusieurs membres dont sa famille appartenaient aussi aux Illuminatis.

C’est un système très hiérarchisé, et « derrière les Illuminatis se cachent des structures de type mafieux », précise Chantal Frei. Toujours ce système de poupées gigognes, qu’on retrouve aussi dans la franc-maçonnerie. Ces organisations mafieuses opèrent dans différents trafics, parmi lesquels celui des enfants, ou encore la production de pédopornographie et de snuffs movies, ces films de mise à mort scénarisée. L’auteure souligne également leurs liens avec les groupes néo-nazis.

J’ai traduit des témoignages d’une survivante américaine, Svali, qui dit avoir eu des responsabilités dans les Illuminatis, pour lesquels elle a géré les programmations dans un grand secteur géographique, à la suite de Josef Mengele.

Marcel Polte a insisté pour que Chantal Frei change les noms des protagonistes dans son livre, mais sa volonté est de nommer les individus qu’elle a croisés dans le contexte de rituels, dans l’objectif de se protéger notamment.

Chantal Frei a la particularité de témoigner, et d’avoir été longtemps dans le système sataniste, dans lequel elle devait atteindre des fonctions assez élevées à un grade appelé « Mother of darkness », Mère des ténèbres. Ses souvenirs sont assez précis et nombreux pour apporter un témoignage solide.

Il n’est pas vraiment recommandé aux victimes n’ayant pas surmonté leur traumatisme de lire ce témoignage, qui est particulièrement violent. Mais il explique le fonctionnement de ce système avec un point de vue de l’intérieur, et à ce titre il est essentiel.

Aujourd’hui encore, je suis souvent surprise en constatant l’ampleur du phénomène qu’on pourrait appeler « satanico-pédocriminel », un système mafieux qui englobe tout, et cela ne date pas d’hier. Au stade où nous en sommes, nous sommes tous des pions de ce système.

C’est un livre qui s’adresse aux citoyens. En introduction, Chantal Frei dit que si elle a pu s’en sortir, par la foi dit-elle, « d’autres ont choisi un autre chemin. Quel que soit le chemin choisi, les personnes dans ce cas qui sont encore prisonnières de cette situation ont un besoin urgent d’être entendues. Elles ont besoin d’aide ».

Que faire de ceux qui massacrent encore des enfants à l’heure actuelle, et qui pourrissent nos sociétés, en intégrant le fait qu’avant tout la majorité a été un enfant victime de ces mêmes pratiques ?

Il faut beaucoup, vraiment beaucoup de courage pour parler publiquement de ce vécu. Pour Chantal Frei, c’est une mission qu’elle s’est vue assigner, sans qu’elle s’y attende, le jour où elle explique avoir rencontré Dieu.

Mais elle explique aussi ce que sont les violences rituelles, ce qu’elle a compris du fonctionnement de ces réseaux interconnectés. Les violences rituelles peuvent prendre diverses formes, plus ou moins marquées par l’aspect rituel d’ailleurs, mais toujours organisées et sadiques.

Pour Chantal Frei, c’est « du lavage de cerveau et de la manipulation par de la violence et de la torture répétée et criminalisée -et ce sexuellement, physiquement, psychiquement et spirituellement- dans le but d’amener les victimes à la totale dépendance afin qu’elles exécutent sur commande des ordres qui servent à la secte ».

L’aspect « rituel » serait-il une sorte de paravent farfelu derrière lequel on cache un système de compromission, de corruption, et de manipulation, l’idéologie n’étant alors qu’un prétexte dans la plupart des cas ?

Ses souvenirs ont fini par lui montrer qu’elle a été enlevée très jeune à ses parents biologiques par des militaires américains, pour être placée dans une famille en Suisse. Une pratique qui existe aussi en France : on prend l’enfant d’une famille identifiée comme importante, qu’on place dans une autre famille du réseau, puissante ou pas. Seules quelques personnes dans le réseau connaissent la véritable ascendance de l’enfant. A ce titre, il est intéressant de noter que les Mormons, chez lesquels les cas de violences rituelles sont largement documentés, tiennent une généalogie de l’ensemble du monde occidental.

En l’occurrence, Chantal Frei ne sait pas qui sont ses parents biologiques, et elle a été placée dans une famille dont beaucoup de membres à commencer par son « père », appartenaient à un groupe satanique. Elle-même a eu plusieurs enfants dans le réseau, dont elle ignore ce qu’ils sont devenus.

Officiellement, ils appartenaient à une petite paroisse classique en Suisse romande (francophone). Dans le village où elle vivait, plusieurs familles étaient impliquées dans les rituels : un paysage qui est la normalité d’un point de vue d’enfant élevé dans ce milieu.

Le silence, inculqué très tôt, est la condition pour que tout reste caché et que les affaires tournent :

« Tout le monde couvrait tout le monde et, en tant qu’enfant, que j’aurais eu aucune chance de raconter quoi que ce soit à qui que ce soit. Le décor de théâtre dans lequel se jouait le drame de ma vie avait été parfaitement construit ».

C’est un point clé. Et tant que les personnes évoluent dans ce décor, ce qui peut durer toute la vie, il est difficile voire impossible de prendre conscience que la plupart des gens ne commettent pas ces horreurs, et que celles-ci sont simplement inacceptables.

Mais comment se fait-il qu’on ne repère pas ces enfants alors qu’ils subissent les pires horreurs ? Chantal Frei parle de « double vie ». Dès son plus jeune âge, elle allait à l’école et avait des activités normales le jour, pendant que le pire avait lieu le reste du temps. Souvent je constate que personne n’a repéré ces enfants durant toute leur scolarité, ou dans leurs activités extra scolaires. Pas même un médecin scolaire.

Et puis il y a le processus de refoulement. Comme si tout ce qui était indicible disparaissait de la mémoire « vive », du champ conscient.

La nuit, son « père » venait la réveiller, la droguait, et l’emmenait aux différents supplices organisés par le réseau. Chantal Frei explique qu’elle avait l’impression, malgré les tortures, qu’elle avait une position privilégiée par rapport aux autres enfants qui étaient là et avec lesquels elle ne pouvait pas parler.

Chantal Frei a des souvenirs assez précis, elle se rappelle de nombreux lieux et a pu retourner sur place pour vérifier que cela correspondait à ses souvenirs. Et il y en a beaucoup. Elle les décrit tels qu’ils lui reviennent, comme des images très précises qu’elle lit progressivement, sans avoir immédiatement les clés de compréhension du contexte.

Un point de vue de l’intérieur sur le système de corruption

Même si elle épargne autant que possible le lecteur des détails les plus immondes, et qu’on ne ressent pas l’ambiance sordide dans laquelle elle était plongée enfant, Chantal Frei explique qu’elle tient à ce que ces horreurs soient rendues publiques. Il est important que le public finisse par comprendre que certains sont capables de commettre le pire, justement parce que c’est le pire :

« Ce sont les bas-fonds de l’humanité qui agissent ici ; ce qu’il y a de plus malveillant et de plus intensément mauvais qu’on puisse imaginer. Même l’imagination ne suffit pas. C’est encore plus terrible que le mal profond… Pour les auteurs de ces crimes, c’est une jouissance ».

Et il est vrai que quelqu’un de normal -qui n’est pas un psychopathe ou n’a pas subi cela- n’arriverait même pas, dans ses pires moments de colère, à imaginer un dixième des tortures que ces dingues pratiquent au quotidien.

Chantal Frei évoque le trafic d’enfants, dont elle a été victime et témoin à maintes reprises. Son père semblait être un pourvoyeur d’enfants, qui livrait à droite à gauche, notamment à son père, le grand-père de Chantal Frei. Il était un maillon de cette chaîne dont parle aussi Svali et tant d’autres survivants.

Elle parle d’actes de zoophilie, de cannibalisme, autres pratiques courantes, pour ne pas dire « normales », dans ces milieux, car la plupart des survivants, enfants comme adultes, en font mention. Elle dévoile tout un panel de techniques destinées à humilier, à nier l’individu, à tenter de le réduire plus bas que terre. Ce sont eux qui se mettent plus bas que terre, et s’enfoncent encore plus bas à chaque fois, mais cela n’est pas évident à comprendre pour ceux qui ont subi cela.

Il s’agit de violences qui enverraient quelqu’un qui ne les a jamais connues tout droit vers la folie, car elles sont insurmontables émotionnellement. Chantal Frei détaille les mécanismes par lesquels ces groupes soumettent les enfants par la torture et la manipulation. Elle revient sur le processus de dissociation, qui permet en quelque sorte à l’esprit de survivre en n’étant plus présent sur la scène où se produisent les tortures, et qui est une conséquence des chocs traumatiques.

D’où la dissociation psychique des victimes, avec la création de personnalité parallèles souvent appelées « alters », un processus parfaitement maîtrisé par ces groupes, et rendu quasiment « scientifique » par les Américains avec des programmes comme MK-Ultra. Chantal Frei explique que plusieurs alters peuvent cohabiter, et même avoir une sorte de vie propre sans avoir connaissance des autres alters.

Apparemment, les enfants capables de se dissocier face au choc traumatique sont particulièrement recherchés, car l’enjeu est ensuite de formater ces nouvelles personnalités, ces alters, pour qu’elles accomplissent différentes tâches. Svali explique très bien cela aussi dans son livre et dans cette interview par exemple.

Chantal Frei, qui était infirmière et s’est formée à la psychologie, explique que la mémorisation est erratique quand il y a un traumatisme : les souvenirs ne sont pas triés, ils sont stockés, figés quelque part, « entourés d’une membrane d’amnésie » protectrice.

Voilà pourquoi tant de survivants ignorent ce qu’ils ont subi, ou n’ont que de très vagues souvenirs dérangeants, sans pouvoir ou vouloir aller plus loin. Des souvenirs inaccessibles mais qui ont quand-même un poids.

C’est pour cela aussi, que les souvenirs remontent très souvent par flashbacks de manière décousue, et peuvent sembler incroyables car il n’y a pas de contexte. Souvent les souvenirs les moins traumatisants sont les premiers à remonter.

Ces alters créés lors traumatismes sont ceux qui souffrent mais oublient, et qui permettent ainsi à la personnalité de façade d’oublier elle aussi, et surtout de survivre.

« Une fois que le cerveau a appris la dissociation, le processus devient à chaque fois plus facile », analyse l’auteure.

Elle ajoute qu’il est possible d’intégrer progressivement ces alters à la personnalité de base dans le cadre de thérapies, et elle-même leur parlait comme s’il s’agissait de personnes à part entières, pour leur expliquer ce qu’il se passait et les calmer en quelque sorte.

C’est très tard dans sa vie que Chantal Frei a compris qu’elle était dissociée et qu’elle était encore contrôlable par ce canal, car jusque-là elle pensait ne pas être concernée, elle pensait maîtriser la totalité de sa vie, pas seulement sa personnalité active dans le monde « normal ». C’est après cela seulement que les souvenirs ont commencé à venir.

Tout en ayant subi et en subissant encore ces violences, Chantal Frei explique qu’elle a dû former les enfants plus jeunes qu’elle à les endurer.

« Au moment où je devais procéder – en réalité j’étais incapable de le faire, mais on m’a quand-même ordonné d’obtempérer en me menaçant atrocement, j’avais créé dans mon imagination u vieil homme laid, effrayant , gros et méchant : lui pouvait le faire », écrit Chantal Frei.

C’est l’autre versant de ces violences rituelles : ce qu’on oblige les gens, les enfants, à faire. Et cela semble être un élement fondamental dans la stratégie de contrôle des individus, car le réseau s’assure de leur silence en les compromettant dans des actes criminels, et parce que les agresseurs savent que la honte les empêchera de parler. Fort heureusement, cela ne fonctionne pas toujours.

Une vie programmée

Dès son enfance, la vie de Chantal Frei a été pensée et organisée par d’autres. Son rôle social, son mari, ses amis ont été choisis par le réseau. Elle a été formatée dans un système de croyances dès l’enfance, par exemple avec des dessins animés ou des histoires comme le Magicien d’Oz, par une éducation à l’inverse de ce que font les parents corrects. En plus de cela, il y avait le conditionnement par le traumatisme.

Dès l’âge de 6 ans elle a passé des examens dans la secte, pour valider des compétences ou le passage à un niveau supérieur : il s’agissait de d’épreuves de survie, de sacrifices à réaliser, de souffrances insupportables, ou encore de missions précises comme séduire une cible. Ce processus a continué jusqu’à la quarantaine, et à l’âge adulte encore, elle subissait des séances d’électrochocs régulièrement.

Chantal Frei explique de manière très complète comment est menée cette programmation, quels codes sont utilisés, quels impacts ils ont eu sur elle. Elle compare l’existence d’une personne victime de ce type de programmation à un train qui avance sur des rails dont il ne peut pas sortir, dont l’itinéraire est pré-programmé.

L’objectif de cette programmation est d’ôter tout libre arbitre à la personne. Chantal Frei décrit bien le processus, où le vrai est présenté comme faux et vice-versa, dont l’objectif est de « semer la confusion chez l’enfant pour qu’il apprenne à ne pas tenir compte de ses sentiments, de sa vérité subjective ». Formée à ne pas s’écouter, toute sa vie elle a donc appliqué ce qu’on lui disait de faire.

Avec certains déclencheurs qu’elle ne connaissait pas, et qui peuvent être des mots, des chiffres, des symboles, des couleurs, des sons, des gestes, des alternances de lumières, des combinaisons de ces différents éléments et d’autres encore, des alters programmés pour réaliser des tâches spécifiques pouvaient être activés. Et pendant des années, elle-même ignorait l’existence de ces alters.

Les symboles utilisés pour la programmation sont partout dans l’espace public, des les médias et aussi dans les espaces privés, les domiciles des membres du réseau, les lieux de rituels. Et cela contribue, explique l’auteure, à maintenir la programmation. Elle présente plusieurs de ces symboles, et explique comment, en attachant une croyance à un symbole, à une phrase clé, ils sont utilisés pour manipuler le comportement.

Un des nombreux déclencheurs dont elle parle est le geste de mettre le doigt sur la bouche, qu’on voit souvent les stars faire dans les clips de musique ou les magazines, et qui avait pour effet de la faire taire immédiatement, quelle que soit la personne qui le faisait. On doit se demander : comment réagit une personne programmée quand elle voit ce signe en permanence? Est-ce que ça l’incite à parler ou à se taire ?

Chantal Frei détaille le fonctionnement de ces déclencheurs, implantés par la combinaison punition / récompense : l’humain fonctionne comme le chien de Pavlov.

Elle explique le système de contrôle interne, avec une surveillance des uns par les autres, le rôle des « handlers », terme difficile à traduire, qu’on peut assimiler à contrôleur, gestionnaire… Ce sont des personnes proches, de confiance, qui peuvent s’assurer que la cible reste bien dans le cadre, qu’elle est toujours sous contrôle, et qui peuvent participer à la programmation.

Elle raconte comment l’ « éducation » est perverse dès le départ, pour que l’enfant soit « fort » et pas « faible ». On lui apprend à ne pas se plaindre en le punissant, à ne rien attendre de ses parents, à ne pas avoir de besoins. Par la répétition des tortures punitives, l’enfant comprend très vite que son salut ne tient qu’à son obéissance totale, en permanence.

Au-delà de l’ « éducation », qui revient à du dressage, la programmation passait aussi par la technologie, et par des méthodes de type MK-Ultra, programme qui a continué bien après sa fin officielle même si c’est sous d’autres appellations.

Dans une forme d’eugénisme poussée à l’extrême, il y a une sélection des « plus forts », les autres étant purement et simplement éliminés. Pour Chantal Frei, cela s’est notamment passé lors de sessions de programmation / formation intensives lors de camps de vacances au château des Amérois en Belgique. Dont parle aussi Anneke Lucas, et dont parlent d’autres survivantes du réseau belge qui ont témoigné dans les années 90 et 2000 dans le cadre de l’affaire dite « Dutroux », qui n’était qu’un fournisseur d’enfants pour le réseau pédocriminel qui s’était installé au sommet de l’État, et qui était comme l’explique Anneke Lucas sous l’autorité des satanistes Américains.

Le château des Amérois appartient à une grande famille d’industriels belges proches du pouvoir et de la famille royale. Chantal Frei raconte une de ces « chasses aux enfants » qui, dans son souvenir, a eu lieu là. Les deux enfants qui ont survécu, elle et un autre garçon, ont ensuite dû subir un rituel sadique impliquant des relations sexuelles forcées.

Elle pense que c’est là qu’il a été décidé qu’elle monterait au rang de « Mother of darkness », le 3e sur 6 niveaux dévolus aux femmes chez les illuminati.

Son rôle était de préparer les enfants, puis de les « réparer » pour ceux qui survivaient : « J’ai été associée à des enfants pour les « préparer » ou les former aux agressions sexuelles. Je devais en faire des esclaves sexuels modèles, tout comme je l’étais moi-même », écrit-elle, c’est-à-dire en commettant des actes sexuels sur les enfants pour que les agressions ultérieures ne laissent pas de trace physique et que les enfants s’y habituent dès leur naissance.

Elle explique que les bébés filles sont ainsi « préparés » par l’introduction « des doigts dans le vagin, ce qui permet de l’élargir de plus en plus afin qu’un pénis puisse y pénétrer le plus rapidement possible sans laisser de traces« . Ceci explique pourquoi les examens médico légaux sur les enfants victimes ne donnent souvent aucun résultat probant.

Chantal Frei explique que pour faire cela, elle était le plus souvent emmenée à l’étranger, notamment sur une base militaire américaine en Allemagne et aussi à la Maison Blanche. Ça peut sembler incroyable, mais quand on commence à comprendre le fonctionnement pyramidal de ce système, ça ne l’est plus.

Des victimes sélectionnées en Europe passent entre les griffes des satanistes américains, ceux dont on connaît bien les noms : Rothschild, Rockefeller, Bush…

Le conditionnement comprenait aussi le refus total de la foi en Dieu, ce qui passait par les pratiques les plus sadiques telles que les sacrifices des personnes les plus innocentes possible, le tout en citant des versets de la Bible qu’ils détournaient allègrement. Et ces tarés -il n’y a vraiment pas d’autre mot- aiment beaucoup faire faire cela à des enfants sur d’autres enfants : ça a été le cas de Chantal Frei.

On n’imagine pas l’horreur de ces instants, on n’imagine pas comment des adultes peuvent obliger des enfants à faire cela à d’autres. Chantal raconte, à travers ses souvenirs, comment cela s’est passé pour elle.

Quand elle écrit « Je ne sais plus à combien de sacrifices d’enfants j’ai dû participer jusqu’à la fin de ma « formation » », il faut bien saisir la gravité de ce qui est dit.

Je replace en contexte car on vit dans une société largement désensibilisée, non pour choquer mais pour mieux mesurer de quoi il s’agit.

Les sacrifices d’enfants, ce sont des enfants pris dans les rues, les orphelinats à l’étranger, ou nés dans la secte pour être sacrifiés, et ceux-là n’ont parfois jamais vu le jour.

Avant d’être tués pour qu’ensuite leur sang soit bu et souvent qu’ils soient consommés comme de la viande7, ils subissent viols et tortures à la fois physiques et psychologiques, des violences dont la plupart des adultes ne pourraient pas se remettre. Pire c’est, plus ces individus jouissent, plus ils sont satisfaits. Si nous assistions à une telle scène, nous ne tiendrions pas 1 mn avant d’aller vomir ou de tomber dans les pommes.

Plusieurs des propres enfants de Chantal frei ont été tués ainsi. Et c’est dès son plus jeune âge qu’elle été forcée de participer à cela, sous la contrainte. Si elle même a assisté à tant de massacres, combien ont lieu chaque année dans des pays comme l’Allemagne, la France, la Belgique, la Suisse ? Combien de milliers d’enfants faut-il chaque année pour que ces tarés de toute la france, et il y en a absolument dans tous les coins, assouvissent leur soif de sang ?

Chantal Frei explique où ils ont brûlé de nombreux corps d’enfants : la justice devrait aller y faire des prélèvements, même si la terre a certainement été retournée depuis. D’autres corps sont incinérés, d’autres jetés dans de l’acide. D’autres sont enterrés sous un cercueil officiel ou incinérés avec un autre corps.

Mais il y a forcément des traces quelque part. Il faut absolument que des enquêtes soient menées. Et pas, comme on en a l’habitude, que la justice creuse à côté. Cela montre aussi l’efficacité du réseau, et donne une vague idée du nombre de personnes impliquées dans ces opérations. Chantal Frei parle d’une voiture de police qui venait la chercher gyrophare allumé pour l’emmener sur les lieux où elle devait « réparer » certains des enfants après les rituels : le réseau est partout, et s’infiltre en particulier dans les secteurs utiles à ses affaires et à son impunité.

Chantal Frei a aussi dû transporter des enfants d’un point à un autre, après avoir reçu des éléments qui ont déclenché une programmation la faisant aller au point de rendez-vous. Et après avoir fait cela, elle ne se souvenait de rien, rentrait et reprenait son occupation, un peu comme si elle agissait sous hypnose.

Le chemin pour sortir de ces réseaux physiquement et mentalement a été long, et ce livre présente certaines des clés qui ont été les siennes pour s’en sortir. Elle aborde notamment la difficile question du pardon, envers les agresseurs d’une part, et aussi envers soi-même ; c’est-à-dire comment surmonter le sentiment de culpabilité inhérent à la prise de conscience des actes subis et par la même occasion commis.

Ce qui semble en tout cas assez évident, c’est que ceux qui n’ont pas vécu cela doivent garder le maximum de distance quand il s’agit d’observer le comportement de ces victimes devenues agresseurs et ne pas oublier dans quel contexte ils agissent. J’ai plusieurs fois entendu dire que les gens présents à ces rituels n’y vont pas tous de gaîté de cœur, que beaucoup sont coincés ou complètement conditionnés.

« Je souhaite que les gens se lèvent, se mettent en route, cherchent eux-mêmes des informations avant de juger les personnes concernées. De mon côté, je peux vous promettre que celui qui est prêt à regarder ce champ inconnu de la violence ritualisée, organisée, satanique et du contrôle mental, le verra aussi. Et c’est de cette manière que les personnes concernées peuvent être aidées », écrit Chantal Frei.

La face cachée de nos sociétés « libres »

Les pires crimes sont abordés dans ce livre, parce que ces réseaux se livrent à tous les crimes de sang. Chantal Frei écrit qu’elle a vu des prélèvements d’organes sur des bébés vivants, ou que des enfants dont elle était enceinte lui ont été enlevés avant d’être à terme, vers 6 mois de grossesse, qu’elle-même a été forcée à avoir de nombreux enfants récupérés par le réseau mais qu’elle n’était pas du tout la seule.

Elle se demande où sont ces enfants, et c’est une question lancinante qu’une autre femme, une française qui avait subi le même genre de réseau pas très loin de la Suisse d’ailleurs, se posait depuis qu’elle avait commencé à se souvenir de ses grossesses depuis l’âge de 12 ans. Elle en avait retrouvé certains, sur la dizaine dont elle se rappelait. J’espère que toutes deux trouveront les réponses qu’elles attendent.

En 1987 quand elle avait 16 ans a eu lieu une grande cérémonie qui devait signer son passage au statut de « Mother of thé darkness », dont une autre personne qu’elle a rencontrée a été victime et témoin, et dont elle témoigne pour que les gens sachent de quoi sont capables ceux qui se considèrent comme des « élites ».

C’était son mariage avec satan, célébré en grande pompe, avec le gratin sataniste du moment. Le faste de cette soirée était proportionnel à l’horreur. Elle s’est évanouie plusieurs fois. Il y avait des français célèbres à cette cérémonie, parmi les dizaines de convives. Selon Chantal Frei, certains d’entre eux étaient là parce qu’ils y étaient forcés, d’autres étaient de purs satanistes.

Un autre aspect du témoignage de Chantal Frei est la pratique démoniaque, ou de la sorcellerie, lors des rituels. Et les missions parapsychiques, qu’elle explique d’après ses souvenirs. Un certain nombre de survivants disent avoir acquis des capacités parapsychiques comme la vision à distance, la capacité à se déplacer dans le temps, disent avoir vu des démons appelés pendant les rituels.

Il faut savoir que la CIA a étudié très sérieusement les capacités parapsychiques à partir des années 50, et il serait parfaitement logique qu’ils aient cherché à former des enfants à cela puisqu’ils savaient que le conditionnement d’un enfant de moins de 6 ans est quasiment indélébile.

Ce livre est effrayant, certes par le récit des horreurs que ces réseaux commettent au quotidien, mais aussi parce qu’on comprend que ces réseaux sont présents partout, comme une toile d’araignée discrète tendue en arrière fond de l’image relativement lisse de sociétés « démocratiques ».

Il montre aussi pourquoi la vérité est si difficile à faire percer : alors qu’elle a suivi plusieurs thérapies au cours de sa vie avant sa guérison, elle n’a pas parlé de ces violences, reléguées dans des coins de sa mémoire, de manière disparate. Cela ne lui venait même pas à l’idée, et c’est toute la force de ces programmations scellées par une programmation au silence, la première qui est inculquée aux enfants. Coincée par ce conditionnement au silence, elle a même été aphone pour ne pas avoir à « dire des choses négatives » ou même positives …

La parole est difficile, et Chantal Frei dit que le manque d’écoute, et a fortiori le fait de ne pas croire ce que disent les survivants, représente un nouveau traumatisme.

Par ailleurs, les survivants de ces réseaux sont maintenus le plus longtemps possible dans la dépendance, même s’il s’agit de minimas sociaux versés au compte goutte : quelqu’un qui peine à survivre aura beaucoup plus de mal à avancer dans sa guérison et vers son autonomie par rapport au réseau. Il y a aussi tout un harcèlement par le biais de l’administration, par exemple les impôts locaux ou la sécurité sociale, ce qui est une manière de procéder classique de ces réseaux pour que les personnes ne puissent pas avoir la capacité de faire quoi que ce soit. Chantal Frei parle d’un « système organisé de maltraitances ».

Et quand elles parviennent à parler de ce qu’elles ont subi, ou même, comme l’a fait Chantal Frei à prévenir qu’un rituel avec des assassinats d’enfants allait avoir lieu, donner la date et l’adresse, évidemment il ne se passe rien sur le plan judiciaire. Par contre, les menaces toujours indirectes et les mesures de rétorsion ne tardent pas. Il est risqué de parler, et beaucoup de victimes ont déposé les noms et éléments de leur témoignage dans plusieurs lieux sûrs afin de les diffuser intégralement s’il leur arrivait quoi que ce soit, relate l’auteure.

Parce que, comme le dit Chantal Frei, « le silence est l’arme la plus puissante de ces criminels », ce livre doit être connu et circuler.

Parmi le grand public évidemment, mais aussi parmi les thérapeutes, les juristes, les forces de l’ordre, les journalistes. Par ailleurs, elle plaide pour une reconnaissance spécifique du crime de « violences rituelles », qui permettrait de reconnaître les conséquences et de mieux faire face à cette réalité.

Enfin, si Chantal Frei, comme d’autres survivants, a fait le choix du pardon parce que c’est salvateur pour elle et que son chemin spirituel l’y a menée, en tant que citoyens, parents, anciens enfants, nous ne pouvons pas laisser ces pratiques perdurer et les coupables doivent être mis hors d’état de nuire, le plus rapidement et massivement possible. Nous devons être vigilants, ne pas être dupes, écouter ce que disent les survivants et imposer le sujet des violences rituelles dans le débat public.


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