TROIS ANS AVANT LE LANCEMENT DE SPOUTNIK 1, UN SATELLITE ARTIFICIEL TOURNAIT DEJA AUTOUR DE LA TERRE. IL N’ETAIT NI RUSSE, NI AMERICAIN. AUJOURD’HUI, LES SAVANTS SONT OBLIGES D’ADMETTRE QU’IL VENAIT DE L’ESPACE.

« Un satellite artificiel existe dans l’espace sidéral. Depuis plus d’un an, il tourne à une vitesse vertigineuse autour de la terre. Son orbite toutefois, se rétrécit sans cesse inexorablement, mois après mois, jour après jour, minute après minute, il s’approche de notre planète.

Une poignée d’hommes seulement sont au courant de son existence, mais cette apparition céleste a déjà exercé une influence déterminante sur l’attitude des grands gouvernements de notre planète. ».

Cette révélation sensationnelle a été faite en 1955 l’hebdomadaire de Milan, IL CANDIDO, par un singulier personnage, un certain Franck E. Pagani.


Dans une lettre adressée au directeur de ce journal, il expose, avec un grand luxe de détail, la plus prodigieuse aventure de notre siècle. Mais qui est ce Franck E. Pagani?

L’homme a disparu aussitôt après avoir livré les renseignements qu’il détenait, son corps n’a jamais été retrouvé? Mais ce que l’on sait, c’est que l’auteur du rapport sur le satellite artificiel, si discret sur sa personne, fournit des informations très précises sur une série d’événements qui, pour la plupart des hommes politiques et des chefs militaires, sont restés enveloppés de mystère.

L’aventure à commencé en juillet 1954, lorsque les observateurs de la base américaine de White Sands découvrirent à plus de 1000 km d’altitude des corps qui décrivaient une orbite autour de la Terre. Ne s’agissait-il pas de satellites lancés dans l’espace par une puissance étrangère?

Aussitôt averti, le Pentagone envoya le professeur Clyde Tombaugh (le célèbre astronome qui avait découvert en 1930 la planète Pluton) à l’observatoire du mont Palomar « doté du plus puissant télescope du monde a cette époque » afin de déceler la nature et la provenance de ces étranges apparitions célestes.

Le savant déclara qu’on devait être en présence de deux météores non désintègres.

Au lieu de poursuivre leur course dans l’infini cosmique, ils auraient été freinés par la force d’attraction terrestre et seraient devenus ainsi des satellites dociles de notre Planète.

Le professeur La Paz, de l’Université de Californie, émit un avis différent.

Selon lui, la chute d’un corps dans l’espace sidéral ne pouvait pas être arrêtée par la force d’attraction de la terre. Cette force, estimait-il, devait avoir, sur un météore, l’action d’un aimant. C’est donc qu’elle l’attirer irrésistiblement vers le sol. En effet, pour qu’un objet puisse rester suspendu dans l’espace, il doit ou bien être plus léger que l’atmosphère terrestre, ou bien être doté des moyens de propulsion puissants qui lui confèrent la possibilité de défier la loi de la gravitation.

Or les météores sont des corps solides, excessivement lourds. La supposition qu’ils pourraient devenir des satellites de la terre serait, affirmait le professeur Le Paz, en contradiction avec toutes les règles de la physique.


Car dans ce cas, au lieu d’exercer sa puissance d’attraction, la terre, par un processus inexplicable, interdirait à ce corps étranger de pénétrer dans son atmosphère.

Le calme revint à la base de White Sands et au Pentagone. Mais le 24 avril 1955, la Maison Blanche recevait de l’Observatoire de mon Palomar, une nouvelle alarmante : un des deux « météores » s’était approché de 50 km, tandis que l’autre avait disparu. L’hypothèse du professeur Clyde Tombaugh se trouvait ainsi démentie.

D’urgence, le Président Eisenhower convoqua en session extraordinaire le Comité de Sécurité nationale des Etats-Unis. Après plusieurs heures de délibération, ses membres arrivèrent à la conclusion suivante :

Le corps qui tournait autour de la terre n’était pas un météore, mais un satellite artificiel lancé dans l’espace par l’Union Soviétique. Celle-ci, avec l’aide des techniciens allemands, Heinrich Grunov et Hellmuth Goeltrup, avait réussi à devancer les Etats-Unis dans ce domaine.

La situation fut considérée comme « excessivement grave ». Même les plus farouches adversaires des négociations avec l’U.R.S.S. admirent que le contact avec les dirigeants soviétiques devait être établi d’urgence.

Le 10 mai 1955, les trois puissances occidentales invitaient le chef du gouvernement de Moscou à une conférence à l’échelon le plus élevé.

La réponse arriva avec une rapidité surprenante. Le 14 mai, Moscou se déclarait prêt à accepter l’invitation, mais, le même jour, la radio soviétique, annonçait la formation d’un Comité d’études pour la navigation interplanétaire sous la présidence du célèbre atomiste, Kapitze.

Cette coïncidence ne fit qu’augmenter la confusion qui régnait à Washington. Les Russes voulaient-ils utiliser leur satellite artificiel comme argument décisif à la conférence des Grands?

En apparence, les quatre Grands se rencontrèrent à Genève le 18 juillet, parfaitement détendus.

Mais après trois jours de tâtonnements et de discussions confuses, coup de théâtre : Ike déclara que les Etats-Unis n’avaient pas de secrets à cacher au monde. Leurs bases, leurs usines, leurs installations atomiques, pouvaient être survolées et photographiées par les Russes, à conditions que ces derniers fussent disposés à accorder les mêmes possibilités aux pilotes de l’Air Forces yankee.

Par cette proposition inattendue, Eisenhower espérait obtenir des indices précieux. Si les dirigeants de l’Union Soviétique l’acceptaient, ils reconnaissaient implicitement que toutes les armes connues : aviation, bombes atomiques ou à l’hydrogène, etc.., étaient considérées par eux comme dépassées, et qu’ils ne comptaient plus désormais que leur satellite artificiel. Or, en installant sur une telle station spatiale un système d’énormes miroirs, il serait possible de concentrer le foyer des rayons solaires sur n’importe quel point du globe,

On imagine le désappointement du Président des Etats-Unis. Toutefois, ni d’un côté, ni de l’autre, la question du satellite artificiel ne fut abordée. Ce n’est qu’une semaine plus tard, après le retour d’Ike à Washington, que l’Amérique prit la décision de dévoiler au monde où elle en était de ses travaux.


Jimmy Haggerty, secrétaire de presse de la Maison Blanche, annonçait le 29 juillet ; « Le Président Eisenhower a approuvé la fabrication d’un satellite gravitant autour de la terre ».

Les Russes, estimait-on à Washington, devaient réagir à cette annonce et communiquer au monde que leur satellite tournait déjà autour du globe. Mais à la surprise des initiés, M. Khrouchchev déclara que les hommes de sciences soviétiques étaient prêts à collaborer avec leurs collègues américains pour le lancement d’un engin spatial. Soudainement, on commença à voir clair. Comme les spécialistes de Palomar, les astronomes de l’Observatoire de Leningrad avaient du découvrir le corps étranger dans le ciel.

Avertis par eux, les dirigeant soviétiques avaient probablement conclu qu’il ne pouvait s’agir que d’un satellite artificiel construit par les Etats-Unis, et ils s’étaient donc empressés d’accepter l’invitation à Genève, afin de savoir comment les Américain entendaient exploiter leur victoire. Ainsi, la conférence à l’échelon le plus élevé aurait été provoquée, soutenait Franck E. Pagani dans son rapport, par des interprétations erronées, données simultanément à la Maison Blanche et au Kremlin, d’un phénomène que les savants russes et américains n’avaient pas réussi à élucider.

UN VAISSEAU D’OUTRE-TERRE

Mais si aucune des grandes puissances n’a pu revendiquer la paternité du bolide évoluant dans le ciel à 28000 km à l’heure, d’où venait-il ? Faut-il revenir à l’hypothèse formulée en juillet 1954 par le professeur Clyde Tombaugt et le considérer comme un météore ?

Avec angoisse les astronomes d Palomar et de Léningrad constatèrent que le redoutable engin s’approchait encore de la terre avec une régularité que seul un instrument de grande précision pouvait avoir.

De juillet 1954 à avril 1955, il était descendu de 50 km. 90 minutes lui étaient nécessaires à l’époque pour faire le tour de la terre.

Selon Franck E. Pagani, ces observations auraient obligé les hommes de sciences russes et américains à admettre qu’il ne pouvait s’agir que d’un satellite artificiel. Ces origines, toutefois, ne seraient pas terrestres : il aurait été lancé par une autre civilisation d’une autre planète.

Aussi fantaisiste qu’une telle hypothèse puisse paraître, les savants ne sont jamais parvenus à trouver une autre explication, même en 2007.

A l’époque, on se posait une urgente et angoisse question ; « que se passera-t-il si le satellite continue d’approcher la Terre ? »

A notre échelle, ses dimensions étaient gigantesques. En effet, son diamètre dépassait 10 kilomètres.

Dans son rapport, Franck E. Pagani soutenait que les dirigeant des grandes puissances gardaient le secret à ce sujet afin d’éviter la panique. Ils espéraient en outre pouvoir arrêter le monstre avant qu’il ait provoqué une catastrophe.

En tout cas, il semble que la première mission de SPOUTNIK 1 aurait été de donner aux spécialistes des renseignements supplémentaires sur l’objet mystérieux qui hantait leurs nuits de travail. L’orbite de Spoutnik 1 été aligné sur notre celle du mystérieux satellite.

Depuis, on sait que, comme son prédécesseur, le satellite a mystérieusement disparu de notre ciel.

S’est-il volatilisé, ou bien a-t-il regagné sa planète d’origine?

Avec le recul, il es étrange de constater qu’à cette même époque se déclencha la deuxième grande vague mondiale d’observations D’ O.V.N.I.

C’est énigmatique engin n’était-il pas, un vaisseau mère transportant dans ses flans des centaines d’engins ou de capsules capables de survoler la Terre à basse altitude, voire même d’atterrir. En tout cas les gouvernements dirigeants la planète sont aux courants.


D’après les Archives confidentielles de Georges HUMET 1955

Claude BURKEL


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