Cas de conscience

La culture de la mort envahit le monde

Sommes nous en train de créer des monstres ?

La guerre entre Israël et le Hamas provoque une recrudescence des incidents qui incite de nombreux juifs à songer à quitter leur pays. Les Juifs d’Europe «vivent de nouveau dans la peur». Le juifs d’Amérique découvrent l’antisémitisme débridé.

Vandalisation de monuments et de sites juifs, agressions physiques et verbales ou encore menaces de mort…

« La recrudescence des incidents antisémites à travers l’Europe ces derniers jours atteint des niveaux exceptionnellement élevés, rappelant certaines des périodes les plus sombres de l’Histoire ».

« En ces temps difficiles, l’UE se tient aux côtés de ses communautés juives. Nous condamnons ces actes ignobles dans les termes les plus fermes. Ils vont à l’encontre de tout ce que représente l’Europe, de nos valeurs fondamentales, de notre mode de vie »

En juillet 2018, la France avait déjà pu voir la vandalisation des portraits de Simone Veil. Des images qui donnent la nausée…


Imaginer qu’on puisse affubler de croix gammées le portrait d’une rescapée de la Shoah, pour moi c’était au delà de mon imagination » réagit l’artiste C 215, l’auteur de ces portraits.

Les actes antisémites sont en hausse de 1.500 % par rapport aux huit dernières années.

Pourquoi ?

Les partis de la gauche progressiste en Europe et en Amérique, se rangent derrière les terroristes du Hamas…

Black Lives Matter, universités prestigieuses… Aux Etats-Unis, de nombreuses personnalités ou institutions ont refusé de condamner l’organisation islamiste, au nom du « décolonialisme » ou du « privilège blanc ».

Le 7 octobre, le monde a assisté au pire massacre de juifs depuis la Shoah. Des centaines de participants à un festival de musique ont été assassinés de sang-froid. Des familles se cachant dans leurs maisons ont été brûlées vives. Dans un étrange écho des années 1940, des mères et des pères juifs imploraient leurs enfants de ne pas faire de bruit, de peur que leurs meurtriers en puissance ne découvrent où ils se trouvaient. Plus de 200 personnes, des femmes, des enfants, des bébés, ont été emmené pour servir d’otages….


De nombreuses personnes, de toutes confessions et convictions, ont reconnu l’énormité de ces crimes. De nombreux dirigeants mondiaux ont dénoncé les attaques terroristes dans un langage clair. Les citoyens ont partagé leur chagrin sur les réseaux sociaux. Des millions de personnes ont porté le deuil.

Mais malgré cette vague de soutien, un grand nombre de personnes et d’organisations ont gardé un silence inhabituel, ou sont allées jusqu’à célébrer le carnage.

La réaction israélienne

« Notre responsabilité en tant que Juifs et Israéliens est de nous lever et de dire : ce massacre n’est pas un moment vacillant de l’histoire. Cela pourrait se reproduire. – Tzvi Yechezkeli, correspondant aux affaires arabes.

Zvi Yehezkeli, correspondant pour les affaires arabes et chef du bureau arabe d’Israeli News 13 , s’est entretenu avec Arutz Sheva – Israel National News à propos de son nouveau documentaire, « Ceux qui viennent vous tuer », qui comprend des entretiens approfondis avec Nukhba et d’autres terroristes. qui ont participé au massacre du 7 octobre, révélant l’intensité et l’ampleur de la cruauté envers les victimes de l’attaque.

« Certains d’entre nous ne se souviennent peut-être pas du début du mois d’octobre, mais nous devons nous rappeler de ce que nous avons vécu ce jour-là. Ce n’est que lorsque vous plongez dans les eaux profondes que vous comprenez vraiment le niveau de cruauté sans fin. Je savais que le Hamas était cruel, mais j’ai appris combien de planification, d’intentions, d’instructions et d’entraînement ont été nécessaires à cette attaque. Ce n’est que maintenant que je peux avoir une vue d’ensemble », déclare Yehezkeli

Yehezkeli continue de décrire :

« comment la plupart des terroristes n’ont pas regretté ce qu’ils avaient fait. Certains prétendaient avoir été trompés, moyennant paiement, mais la plupart étaient plus préoccupés par la punition et la prison que par le moindre remords. Certains ont même affirmé qu’on leur avait dit de « tuer tout le monde » et que s’ils n’avaient pas été menottés, ils auraient également assassiné l’enquêteur.

Yehezkeli n’a pas seulement été surpris par le niveau de cruauté, mais aussi par l’organisation et la planification de l’attaque.

« Le Hamas a planifié ces atrocités. Quiconque prétend qu’il consommait de la drogue se trompe. Ils sont arrivés par vagues, et après que la première vague ait lancé l’attaque initiale, d’autres ont suivi, commettant des crimes encore plus barbares que Nukhba. Il s’agissait d’une attaque planifiée à l’avance. C’est une méthode d’éducation, d’endoctrinement religieux. Ils pensaient qu’en tuant un jeune enfant, ils tuaient quelqu’un qui serait un jour soldat.

Selon Yehezkeli, « c’est une culture ; une culture de la mort.

Quiconque envisage d’aider ces terroristes doit savoir que si on leur donne l’occasion de refaire la même chose, ils le feront encore et encore.

Il en va de même pour les membres du Hamas en Judée-Samarie. Sont-ils moins cruels ? S’ils ont la possibilité d’attaquer avec la même cruauté, rien ne les empêche de faire de même.

Yehezkeli sape le discours sur la tentative de briser le Hamas.

« C’est une question très difficile si l’on peut décomposer une idée, une idéologie. Nous payons le prix de nous enfouir la tête dans le sable au cours des quinze dernières années, et si nous n’ouvrons pas les yeux et ne prenons pas conscience de la réalité de la « conception erronée » dans laquelle nous vivions, nous allons assister à une répétition du même. »

Yehezkeli conclut en disant :

« Le but de ce documentaire est de montrer à quel point nous menons une guerre vicieuse. Chaque jour, nous entendons des reportages dans les journaux, mais cela écrit l’histoire. Nous vivons aujourd’hui à une époque où le monde est devenu inconscient de notre douleur et où les États-Unis sont sur le point d’« accepter » la position du Hamas. Notre responsabilité en tant que Juifs et Israéliens est de nous lever et de dire : ce massacre n’est pas un moment passager de l’histoire. Cela pourrait se reproduire.

Les pays arabes l’enseignent à leurs enfants comme une grande victoire. Je dois commémorer ces mêmes intentions qui existaient le 7 octobre et les présenter au monde.

A quoi ça sert, mon cher Zvi…. Dans l’esprit de certains, les jeux sont faits…

Le soutien  au terrorisme prend forme

Alors même que le Premier ministre britannique Rishi Sunak a trouvé des mots clairs à propos du Hamas, la BBC a refusé catégoriquement d’appeler les combattants du Hamas, qui ont tué plus de 1 200 personnes, par le terme légitimement réservé à ceux qui prennent délibérément pour cible des civils innocents à des fins politiques : des terroristes.

Pendant ce temps, de nombreuses écoles et universités, organisations à but non lucratif et entreprises qui, au cours des dernières années, se sont mises à condamner et à commémorer toutes sortes de tragédies, petites et grandes, sont devenues inhabituellement silencieuses.

Certaines des universités les plus célèbres du monde, dont Princeton, Yale et Stanford, ont négligé de publier des déclarations, ou ne l’ont fait qu’après avoir subi d’intenses pressions sur les médias sociaux. A Harvard, il a fallu que Larry Summers, ancien président de l’institution, s’indigne sur X (anciennement Twitter) pour que son successeur prenne tardivement des mesures.

Pis, des personnes et des organisations ont activement célébré les pogroms.

Plusieurs sections des Socialistes démocrates d’Amérique, organisation influente qui compte dans ses rangs des membres célèbres du Congrès, ont encouragé leurs adeptes à participer à des rassemblements qui glorifiaient la terreur du Hamas comme une juste forme de résistance.

Comme l’a écrit la section de San Francisco sur X, les « événements du week-end » doivent être considérés comme faisant partie intégrante du « droit à la résistance » des Palestiniens. La section de Chicago du mouvement Black Lives Matter (BLM) a même glorifié les parapentistes qui ont assassiné des dizaines de personnes lors d’une rave party dans le sud d’Israël, en associant une image d’un parapentiste, aujourd’hui supprimée, à la légende suivante : « Je suis aux côtés de la Palestine. »

Pendant ce temps, des universitaires de renom défendaient ces attaques terroristes comme une forme de lutte anticoloniale. « Postcolonial, anticolonial et décolonial ne sont pas seulement des mots que vous avez entendus dans votre atelier EDI », a écrit un professeur de l’école de travail social de l’université McMaster, au Canada, sur X. « Les colons ne sont pas des civils », a soutenu un professeur de Yale.

Tout cela soulève une question simple : quelle est la place des juifs dans ce monde ?

L’exode des juifs britanniques

Au Royaume-Uni, l’exode des juifs devient une réalité… Les médias britanniques alertent.

Le Standard, un quotidien conservateur, publiait il y a deux jours un article au titre choc : « Les Juifs de Londres envisagent de fuir la capitale face à une énorme vague d’antisémitisme ».

Il raconte les craintes des Juifs du Royaume-Uni, confrontés à une explosion des actes antisémites. Un sondage montre que la moitié des 200 000 Juifs de la capitale envisagent de partir à l’étranger.

C’est factuel, les actes antisémites connaissent une explosion au Royaume-Uni.

Plus de 4 100 incidents antisémites ont été répertoriés dans le pays en 2023. Ils ont doublé en un an. Un chiffre en trompe-l’œil. Ça a été une déferlante en quelques mois, après le 7 octobre.

Au dernier trimestre 2023, les actes antisémites ont connu une hausse ahurissante de 600 % par rapport à l’année précédente en Grande-Bretagne.

L’article du Standard raconte un climat menaçant.

Les Juifs de Londres vivent, dit l’article, une intimidation massive. Il existait, raconte l’auteur, une hostilité persistante de certaines communautés envers les Juifs. Elle s’est transformée en passages à l’acte, en marge des manifestations de soutien au Hamas qui sont ouvertement antisémites à Londres.

Une désinhibition qui se prolonge par des intimidations, des menaces de mort contre des parlementaires juifs. Plusieurs en ont témoigné à la BBC la semaine passée. Un député a démissionné, parce qu’il craignait pour sa vie. Selon les mots du premier ministre Rishi Sunak, « le régime de la foule remplace le régime démocratique ».

L’antisémitisme s’est immiscé dans le quotidien britannique.

Début février, un théâtre de Londres a dû s’excuser après qu’un acteur de one man show avait chassé des spectateurs Juifs de la salle, sous les huées du public.

Et puis, il y a cet autre article qui fait frémir, publié il y a deux jours dans le Telegraph. Il compile des témoignages d’auteurs, d’agents littéraires, expliquant qu’il était devenu extrêmement difficile de faire publier des auteurs au nom à consonance juive ou des livres au « sujet juif ».

Le Londres littéraire, dit un éditeur, leur est devenu une zone interdite. Et à l’université, c’est la même chose.

Comme partout ailleurs en Europe et en Amérique, ce que vit le Royaume-Uni est une conjonction d’antisémitismes.

Il y a un vieil antisémitisme d’extrême droite, héritier d’Oswald Mosley, le fondateur du parti fasciste britannique. Il y a aussi un antisémitisme musulman importé, qui se déverse en prêches haineux dans les mosquées de Londres.

Et puis, il y a un antisémitisme opportuniste, qui gangrène les rangs de la gauche britannique. Le Labour a été secoué par la multiplication des plaintes pour des actes et paroles antisémites. Jusqu’à Jeremy Corbyn, leader du parti jusqu’en 2020, qui avait déposé des fleurs sur la tombe d’un des terroristes palestiniens des JO de Munich de 1972. Tout cela refait surface à Londres, comme un grand égout qui déborde.

Appels au meurtre, glorification du djihad, menaces d’attentats…. L’apologie du terrorisme atteint son paroxysme en France.

Exacerbée depuis l’attaque du Hamas en Israël, la haine islamiste est à son paroxysme et les chantres du djihad n’ont jamais été autant dans le collimateur des forces de l’ordre.

Sommes-nous en train de faire face à une nouvelle culture ?

La culture palestinienne de glorification de la mort

La société palestinienne est imprégnée par une culture de glorification de la mort. Un élément central est l’idée que mourir pour détruire Israël n’est pas seulement noble, mais l’expression de la volonté d’Allah. Cette culture de glorification de la mort se manifeste de bien des façons.

L’une d’entre elles se trouve au cœur de la charte du Hamas. Un de ses article dit que le Hamas cherche à instaurer la promesse d’Allah quel que puisse être le temps que cela prendra.

« Le Prophète, que la prière et la paix soit sur lui, a dit : « La fin des Temps n’adviendra pas jusqu’à ce que les Musulmans combattent les Juifs (et les tuent) ; Jusqu’à ce que les Juifs se cachent derrière les rochers et les arbres, qui crieront : « Ô Musulman! Il y a un Juif qui se cache derrière moi, viens et tue-le!« .

L’Autorité Palestinienne (AP), contrôlée par le Fatah, expriment toute son approbation du meurtre d’Israéliens grâce au versement d’une pension aux meurtriers. S’ils sont tués dans l’exercice de leur acte terroriste, c’est la famille qui touche ces mirobolantes indemnités. L’AP glorifie ces assassins en baptisant des installations et des rues à leur nom.

Une terroriste dont le souvenir est entretenu de cette manière est Dala Mughrabi, qui a pris part au massacre de la Route Côtière, dans lequel 38 civils israéliens, dont 13 enfants, ont été tués.

Une idée fausse consiste à laisser penser que cette culture de glorification de la mort serait spécifique aux Palestiniens, à cause des circonstances difficiles qu’ils rencontrent.

Pourtant, il existe en Islam en général, un courant fondamental qui glorifie la mort. En 2018, les quatre groupes terroristes les plus meurtriers dans le monde perpétraient à eux-seuls 58% de toutes les pertes humaines dues au terrorisme sur la planète. C’étaient tous des mouvements musulmans : les Taliban, l’Etat Islmaique ou Daesh, Le Groupe Khorasan proche d’Al Qaïda et Boko Haram.

On peut trouver les traces du soutien au terrorisme islamique -qui est loin d’être marginal – en un grand nombre d’endroits du monde musulman.

Même dans un pays supposé modéré, comme la Jordanie, on relève de la reconnaissance et un soutien important pour de tels meurtriers. Le 18 novembre 2014, deux terroristes musulmans de l’Est de Jérusalem ont tué quatre religieux dans une synagogue du quartier d’Har Nof à Jérusalem et un héroïque policier druze. Les terroristes ont été tués. Le lendemain, les parlementaires jordaniens ont organisé une minute de silence en l’honneur des meurtriers et ont lu à haute voix des versets du Coran –

« Afin de glorifier leurs âmes pures et l’âme de tous les martyrs au sein des peuples arabes et musulmans ». Le premier Ministre jordanien, Abdullah Ensour, a envoyé une lettre de condoléances aux familles des terroristes en disant : « Je demande à D.ieu de les envelopper avec miséricorde et de vous accorder patience, aisance et recouvrement de votre chagrin… «

Il est important de comprendre que ce culte de la mort n’est pas seulement tenu par les autorités dirigeantes.

Il est aussi soutenu par des individus. De nombreuses mères palestiniennes ont exprimé leur joie que leurs fils se soient tués en assassinant des Juifs ou en essayant de le faire.

En 2019, la mère d’un terroriste palestinien qui avait été tué au cours de son attaque, a fait l’éloge de la façon dont son fils avait manié le couteau quand il avait attaqué les policiers. Elle expliquait qu’il s’était conduit comme un boucher. Elle a alors chanté :

« Mohammed Ali était un homme courageux, ô commandos du couteau… Vous êtes la fierté de l’Islam…«

Ces auteurs qui tuent au cours de ces attaques terroristes sont considérés comme des martyrs.

Itamar Marcus et Nan Jacques Zilberdik de Palestinian Media Watch mentionnent que le quotidien officiel de l’AP Al-Hayat Al-Jadida, du 2 Octobre 2018 souligne que, selon les croyances islamiques, un martyr épouse 72 vierges aux yeux noirs au Paradis.

Les auteurs déclarent qu’on ne devrait pas négliger cet aspect théologique de la culture de la mort. Au cours de la seconde Intifada, l’AP rapportait que les enfants jouaient au jeu des Shahids et se disputaient pour savoir qui aurait la plus belle part et mourrait en martyr :

« Un petite fille âgée de sept ans racontait à ses amis : « Jouons au jeu des Shahids! ». Les enfants… se disputent pour savoir qui jouera le Shahid. Fa’iz, âgé de six ans, affirme : « Tu étais le Shaid hier, aujourd’hui c’est mon tour! Je suis plus jeune que toi. Je serai celui qui meurt! »

La psychiatre israélo-américaine, Daphne Burdman, dit qu’aussi bien l’AP que le Hamas poussent les enfants à percevoir positivement leur engagement dans des actions terroristes lors desquelles ils risquent leur vie. Elle poursuit :

« Cet endoctrinement de masse des enfants est fondé sur des campagnes soigneusement planifiées qui s’appuient sur des croyances cultuelles auxquelles le peuple tient fortement, ainsi que des mécanismes psychologiques profondément ancrés. L’incitation emploie une méthodologie multimodale, prêchant le nationalisme palestinien, la martyrologie, et, selon le Hamas, insister sur l’hégémonie mondiale de la Sharia. Ces campagnes utilisent les médias, les écoles et les rues, ainsi que des personnalités religieuses ».

Burdman ajoute :

« L’endoctrinement dans les zones palestiniennes va bien plus loin que les manuels scolaires et les sources télévisuelles, englobant les éléments sociétaux généraux, y compris les actualités des journaux, l’inculcation des parents, des enseignants, les méthodes d’enseignement avec leurs encouragements et éloges favorisant l’adhésion, ainsi que la désapprobation pour les élèves moins dévoués ».

Elle conclue que

« Même si la violence s’arrêtait entre Palestiniens et Israéliens, l’état d’esprit des enfants palestiniens ne changerait pas par lui-même. Dès qu’on appris que les attaques-suicide ouvriront les portes du Paradis pour soi-même et sa famille, on a besoin de bien plus pour se désintoxiquer ».

Burdman dit que, d’après l’expérience professionnelle, on peut s’interroger pour savoir si une rectification de l’endoctrinement du martyr peut tout simplement réussir et si c’est le cas, ce serait très lent et complexe.

On peut tirer un certain nombre de conclusions de ce qui précède.

L’une est que la création d’un Etat Palestinien ne pourra pas éliminer la glorification de l’ethos de la Mort. Une telle culture imprégnée aussi profondément ne change pas rapidement.

On peut se demander si ceux qui promeuvent la solution à deux Etats sont, jusqu’à un certain point, complices des intérêts des pratiquants de la glorification de la mort. C’est d’autant plus le cas avec ceux qui prennent parti contre Israël tout en détournant le regard, pour éviter de cerner la culture palestinienne.

Le gouvernement israélien aurait du partager plus fréquemment des informations à propos de la culture de la glorification palestinienne de la mort, dans le débat international continuel sur le conflit israélo-palestinien. Mais elle ne l’a pas fait…

La culture de la mort se répand en occident

Devant l’irréalisme d’un projet originaire d’islamisation intégrale, les militants ont évolué dans une double direction : la recherche d’une emprise maximale sur les communautés musulmanes occidentales et la promotion de leur vision et de leurs revendications auprès des institutions et des grands acteurs politiques, économiques, culturels et sociaux des pays d’accueil.

Ces nouveaux islamistes endossent des thèmes ultraprogressistes, leur permettant de conclure des alliances avec la gauche radicale. Les développements les plus récents ont ainsi vu se multiplier les ponts entre islam radical et ce qui est désormais nommé « culture woke », dans un contexte de propagation des contenus profondément modifié par les chaînes satellitaires et les réseaux sociaux.

Ils utilisent rarement les références traditionnelles mais reprennent plutôt le langage de la discrimination, de l’antiracisme, de l’oppression intériorisée, de l’intersectionnalité et de la théorie postcoloniale.

La « Palestine Libre de la mer au Jourdain » devient le leitmotiv d’une nouvelle culture qui s’installe en Occident.

73 % des Palestiniens interrogés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza sont persuadés que le Coran contient une prophétie annonçant la fin de l’État d’Israël.

Le Hamas veut la disparition de l’État hébreu.

Le Hamas fera-t-il son entrée au Parlement européen ?

Le parti de Mélenchon confie à Rima Hassan, juriste de 31 ans et militante palestinienne qui accuse Israël de «génocide» et d’«apartheid», le rôle de draguer le vote communautaire musulman.

La septième sur la liste aux Européennes de la France Insoumise fait couler beaucoup d’encre. Il faut dire qu’elle est vue comme une offre politique destinée à faire voter une catégorie en pleine explosion depuis le 7 octobre 2023 : les antisémites.

Avec elle, l’antisémitisme devient un mélange de haine d’Israël (ce qui permet d’haïr les Juifs en faisant semblant de ne s’opposer qu’à la politique d’un pays), de falsification historique et d’exaltation d’une cause palestinienne qui veut libérer la Palestine du Jourdain jusqu’à la Méditerranée. Ce mot d’ordre est une façon d’appeler à la destruction d’Israël dans les cercles militants tout en s’en défendant auprès des journalistes et des élites. Pour cela, il suffit d’expliquer qu’il s’agit d’un appel pour constituer un État unique multiconfessionnel et vous pourrez le répéter ad nauseam pour exciter le ressentiment de vos militants.

Or tout le monde en Orient comme ici sait que cette proposition est une vaste blague et que si l’OLP et le Hamas ont popularisé ce slogan, c’est pour appeler à l’élimination d’Israël.

De la même manière, Rima Hassan ne peut ignorer que pour les Frères musulmans auxquels le Hamas appartient, détruire Israël est un devoir sacré.

Khaled Mashal, un des dirigeants du Hamas l’a dit explicitement :

« La Palestine nous appartient, du fleuve à la mer, du nord au sud. Il n’y aura aucune concession, sur un seul pouce de terre. »

De manière explicite la charte du Hamas, comme celle de l’OLP naguère, appelle à éradiquer l’État juif. C’est ainsi que, pour ne pas avoir à accepter Israël dans cette région du globe, les Arabes ont refusé à trois reprises la création d’un État palestinien. C’est dire à quel point la haine religieuse est profonde. Mais Rima Hassan pense que les occidentaux ne comprennent rien à tout cela et n’hésite pas raconter des énormités…

La sympathie des sociétés arabes pour le nazisme et le fascisme, en partie liée aux politiques anti-juives de ces régimes, est parfaitement renseignée. Quant à l’antisémitisme arabo-musulman, il n’a pas attendu la Seconde Guerre mondiale pour se manifester.

Militer pour le séparatisme…

Les Juifs sont ainsi transformés en bourreaux, pour ne pas dire en avatars de nazis.

« Israël est le QG des suprémacistes blancs de toute la planète ».

Cette phrase porte en elle des relents extrêmement douteux.

Elle rappelle le fameux, « après le samedi vient le dimanche », qui unit dans une détestation et sous une menace commune, Juifs et Chrétiens.

Sur ce point les islamistes rejoignent les woke dans leur vision d’un monde binaire où le mal est incarné par l’Occident blanc, par nature oppresseur.

Rima Hassan se fait ainsi le relais de ce ressentiment lourd de menace et qui est en train de ruiner la cohésion sociale de la France, de l’Europe, du monde Occidental.

Les origines de la culture de la mort

  • L’antisémitisme est une stratégie électorale comme une autre.
  • La haine du Juif comme levier clientéliste refait son apparition.

Immédiatement après la Première Guerre mondiale, apparurent de nouveaux stéréotypes sur le « comportement » des Juifs, délibérément diffusés, qui vinrent s’ajouter aux anciens préjugés, notamment :

  • 1) Les Juifs avaient provoqué la guerre pour ruiner l’Europe financièrement et politiquement et la faire passer sous leur « contrôle ».
  • 2) Les Juifs avaient exploité la misère de la guerre pour s’enrichir et l’avaient fait durer pour mener la Révolution bolchevique avec l’objectif renouvelé d’une révolution mondiale.
  • 3) Du fait d’une lâcheté héréditaire et d’une absence de loyauté instinctive qui les prédisposaient à ne pas défendre la nation, les Juifs étaient responsables du malaise pernicieux à l’arrière du front et avaient poignardé les troupes dans le dos (provoquant la défaite militaire et la révolution démocratique socialiste).
  • 4) Les Juifs étrangers avaient contrôlé les négociations de paix et étaient parvenus à diviser les Allemands et les Hongrois avec des frontières nationales artificielles alors que leurs co­conspirateurs, les Juifs de l’intérieur, avaient amené le pays à la « capitulation » et à un « asservissement » permanent.
  • 5) Les Juifs contrôlaient le financement complexe du système de dédommagements pour leur propre profit.
  • 6) Après avoir établi la démocratie constitutionnelle, les Juifs l’avaient exploitée pour saper la volonté politique et détruire les bases du sang aryen supérieur en promouvant le mariage mixte, la liberté sexuelle et le métissage.

« Si le juif l’emporte, sa couronne sera la couronne mortuaire de toute l’humanité. […] Etait-il une saleté quelconque, une infamie sous quelque forme que ce fût, surtout dans la vie sociale, à laquelle un juif au moins n’avait pas participé ? Sitôt qu’on portait le scalpel dans un abcès de cette sorte, on découvrait, comme un vers dans un corps en putréfaction, un petit youtre ébloui par celle lumière subite. »
Adolf Hitler, Mein Kampf (Nouvelles Editions Latines, 1924)

Herzog dévoile un exemplaire de « Mein Kampf » retrouvé dans une chambre d’enfants à Gaza. La chambre se trouvait dans une maison utilisée comme base terroriste dans la bande de Gaza.

« Mein Kampf », traduit en arabe, est le livre le plus vendu dans les pays arabes.

Les éditions pirates de « Mein Kampf » foisonnent dans le monde musulman. Au Caire, à Damas, ou à Erbil, au Kurdistan irakien, Mein Kampf est en bonne place, non seulement aux devantures des librairies, mais dans la rue, chez les marchands de journaux.

Le 30 janvier 2009, le plus célèbre adepte de la confrérie des Frères musulmans, Youssef Qaradawi, sur la chaîne qatarie Al Jazeera, déclare :

« Tout au long de l’histoire, Allah a imposé [aux juifs] des personnes qui les punissaient de leur corruption. Le dernier châtiment a été administré par Hitler. (…) C’est un châtiment divin. Si Allah veut, la prochaine fois, ce sera par les mains des croyants. »

« Mein Kampf » sur les trottoirs de Rabat au Maroc.

Sur la couverture d’un rouge éclatant, le portrait d’Hitler avec en arrière fond une ville qui pourrait être Munich. Autour de la tête du Führer, posé, telle l’auréole d’un saint dans la peinture occidentale classique, un soleil levant sur lequel est inscrite une croix gammée de couleur noire. Tout en haut, en lettres blanches, le titre et le nom de l’auteur crèvent les yeux, avec en plus, une jolie calligraphie circulaire de la « basmallah » (« Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux »), imprimée en regard de la première page…

La quatrième de couverture, signée « L’éditeur », observe un mutisme édifiant sur les horreurs du nazisme. On y lit :

« … bien que le nazisme se soit effondré totalement, certaines de ses théories ont cependant prouvé leur validité, en particulier celles qui concernent le sionisme et ses projets de colonisation… ».

Faut-il rappeler qu’Hitler ne s’est jamais opposé au sionisme dont le but était la création d’un « Foyer national juif » en Palestine ?

De fait, le Troisième Reich, qui voulait une Allemagne « nettoyée des juifs » (judenrein ou judenfrei), se servira de la Palestine comme point de chute pour ces indésirables. Bien avant de les déporter dans les camps de concentration et d’extermination, les nazis faciliteront jusqu’en 1939 l’implantation des juifs en Palestine. Désireux d’éradiquer la présence juive dans son pays, Hitler avait fait de la Palestine la destination privilégiée de cette émigration, si bien que dès 1933, il conclut avec l’Agence juive un accord dit « Haavara » (« transfert » en hébreu) qui permit l’installation de près de 53 000 juifs.

Faut-il aussi rappeler que le texte original de Mein Kampf contient des passages fort désobligeants pour les Arabes et que ces passages ont toujours été supprimés des différentes éditions en langue arabe ?

Faut-il enfin rappeler qu’en dépit de l’allégeance que firent à Hitler certains leaders du monde arabo-musulman, dont le grand Mufti palestinien de Jérusalem, Amin Al-Husseini, le Führer s’est servi cyniquement d’eux plus qu’il ne les a servis ?

Dès son arrivée au pouvoir, Hitler a tergiversé et n’a pas répondu à leurs attentes : d’abord parce qu’il voulait éviter tout conflit sérieux avec l’Empire britannique et la France, ensuite parce qu’il n’accordait qu’un crédit tout relatif aux Arabes qui le sollicitaient, tenant – selon ses propres termes – cette « coalition d’estropiés » et ces « bavards prétentieux et sans aucun fond véritable », en piètre estime. N’écrit-il pas à leur propos :

« je n’ai pas le droit de lier le sort de mon peuple à celui de ces soi-disant nations opprimées, connaissant déjà leur infériorité raciale ».

Sur la base de ces rappels historiques, est-il donc vraiment besoin de prendre « Mein Kampf » comme référence pour exprimer sa vindicte contre Israël ? N’est-ce pas se mettre le doigt dans l’œil que de vouloir trouver dans ce bréviaire de la haine antisémite des arguments prétendument anti-sionistes ?

Comment imaginer que la figure répulsive d’Hitler puisse servir la cause des Palestiniens ?

Par l’éducation dès le plus jeune âge…

A la fin du XVIIIème siècle, le peintre espagnol Goya – très critique à l’égard du système d’éducation, du fanatisme religieux et des superstitions – dessina une série de 80 gravures pour dénoncer les travers de la société dans laquelle il vivait. Au bas de l’une d’elles, représentant l’artiste lui-même en plein cauchemar, on lit cet avertissement :

« Le sommeil de la raison engendre des monstres ».

C’est exactement ce qui se prépare en Occident… La gauche progressiste est en train d’engendrer des monstres.

La haine

Qui sont ces femmes et ces hommes qui ont suffisamment de haine en eux pour déchirer les affiches des otages israéliens retenus par le Hamas ?

Nul n’est méchant volontairement, disait l’autre…

Et pourtant, on peut tout imaginer : être bien sûr profondément meurtri par la détresse des Gazaouis, prier pour un cessez-le-feu, considérer même que le gouvernement israélien instrumentalise la question des otages. Comment avoir le cœur suffisamment sec pour déchirer la photo d’un bébé otage ? Cette phrase est tellement atroce qu’elle est difficile à prononcer.

  • Comment comprendre que dans les rues de nos villes, les affiches rappelant que le Hamas détient plus de deux cents otages soient presque systématiquement arrachées ?
  • Comment comprendre qu’avenue de l’Opéra, au cœur de Paris, l’affiche portant la photo de la petite Aviv, 2 ans, soit déchirée ?
  • Que peut donc penser cette étudiante de l’université de Tolbiac, photographiée en train de déchirer méthodiquement ces affiches accolées sur les murs de l’université ?
  • Qui peut se rendre coupable de tels gestes qui non seulement légitiment les kidnappings du Hamas, mais sont, encore, exempts de toute empathie et, en réalité, de toute humanité.
  • Et au nom de quoi ?

En réalité, la question n’est pas ici celle du conflit entre Israël et le Hamas, ni même entre Israël et les Palestiniens.

Une humanité malade

Tout ça n’est pas nouveau ! Des symboles et des slogans antisémites avaient déjà été brandis lors des manifestations contre le passe sanitaire et la vaccination obligatoire. À Metz, le 7 août, Cassandre Fristot, ex-membre du Front national, brandissait une pancarte avec une liste de noms de « traîtres », de confession juive, désignés comme responsables de l’épidémie.

Le Juif n’est pas discriminé pour ce qu’il n’a pas : la même couleur, la même langue… Il est haï pour ce qu’il a.

« On lui reproche de détenir et d’accaparer le pouvoir, l’argent, les privilèges ou les honneurs qu’on nous refuse. Il occupe la place qui devrait nous revenir et qu’il a sans doute usurpée », analyse le rabbin Delphine Horvilleur

Le bouc émissaire est le même, quels que soient les visages du monstre au cours de l’Histoire.

Le sentiment de ne pas arriver à joindre les deux bouts, le sentiment d’être bernés par les gouvernements, le sentiment de vivre dans un monde dirigé par une élite malfaisante, etc…etc… L’antisémitisme, récurrent dans le lien social et sous différentes modalités en fonction des époques, nécessite que nous nous interrogions sur ce phénomène, car il dénote quelque chose de bien plus important au niveau individuel.

Quels sont les mécanismes psychiques à l’œuvre dans la haine ?

Il n’y a pas de haine sans le surmoi. Chez Freud la haine à l’égard de l’Autre se retourne sur soi. Chez Lacan, le surmoi est sacrifice aux Dieux obscurs qui conduit à l’anéantissement du prochain et de soi-même. Avec Lacan, nous voyons aussi que l’universel, le tout, produit la ségrégation qui est rejet de l’Autre.

L’antisémitisme est le symptôme d’une haine de soi qui dépasse n’importe quelle autre cause, mise en avant pour la circonstance. Ce que nous voyons apparaître aujourd’hui, c’est la haine de Soi érigée en modèle de civilisation.

Les rêves d’avenir se sont envolés

« Vous ne posséderez rien mais vous serez heureux. »

Cette phrase prononcée par Klaus Schwab, « grand prêtre » du Forum Economique de Davos, signifie que les gens ont perdu la direction de leur vie. Or une civilisation vit et se développe pour relever des défis, et meurt lorsqu’elle s’avère incapable de les relever. La décadence finale commence avec la perte de la confiance en soi et l’intensification des peurs, à commencer par la peur de l’avenir.

Cette paralysie civilisationnelle ne se manifeste pas seulement par l’installation de la défiance et de la méfiance, qui minent la vertu d’espérance, elle culmine dans une haine de soi qui justifie le renoncement.

Avec lucidité, longtemps avant la vague du politiquement correct et celle du wokisme qui lui a succédé, Octavio Paz a vu l’Occident saisi par un « masochisme moralisateur », expression d’une haine de soi croissante alimentée par le sentiment de culpabilité qu’éprouvent, à l’âge postcolonial, les Occidentaux mis en demeure d’expier leurs crimes passés.

La gauche antitotalitaire, disons la gauche lucide et courageuse qui défendait les valeurs héritées de l’Europe des Lumières, a été marginalisée par la gauche qui se dit étrangement « progressiste », une gauche conformiste et aveugle qui a transformé son anticapitalisme en anti-occidentalisme, c’est-à-dire en haine de soi comme mode d’expiation et donc voie du salut.

Il y a là une corruption idéologique de l’esprit de libre examen et de la pensée critique, héritage intellectuel qui se retourne contre la seule civilisation occidentale, diabolisée comme un vaste système de systèmes de domination, d’exploitation, de spoliation et de discrimination.

Octavio Paz a montré comment la critique s’était retournée sur ses propres principes :

« Nous avons perverti la critique : nous l’avons mise au service de la haine de nous-mêmes et de notre monde. Avec elle, nous n’avons rien construit, sauf des prisons de concepts. Pire encore, la critique nous a servi à justifier les tyrannies

Aujourd’hui, les Occidentaux professant un anti-occidentalisme de principe, qu’ils se situent à droite ou à gauche, sont portés à se laisser séduire par la Russie de Poutine, la Chine de Xi Jinping, l’Iran de Khamenei ou le Venezuela de Maduro. Et ils voient dans des organisations islamistes pratiquant le terrorisme comme le Hezbollah ou le Hamas des mouvements de « résistance » – contre Israël, bastion supposé de l’Occident « impérialiste ».

Le déconstructionnisme a repris et radicalisé l’héritage de la pensée critique, devenue ainsi machine à délégitimer, à criminaliser et à détruire tous les héritages culturels occidentaux au nom du Bien et de la Justice, tout en donnant des lettres de noblesse au relativisme culturel. On peut voir dans ce grand mouvement politico-culturel, qui séduit les milieux de gauche et d’extrême gauche qui se veulent « progressistes », une réapparition paradoxale des anti-Lumières.

L’âge de la contrition, de la pénitence et de l’expiation sans fin auquel nous vivons pourrait signer l’entrée de la civilisation occidentale dans sa phase crépusculaire.

Les élites culturelles occidentales repentantes, suivies par des élites dirigeantes opportunistes, se sont murées dans une culpabilité rageuse et ravageuse, auto-destructrice. C’est pourquoi la civilisation occidentale ne croit plus dans sa mission civilisatrice universelle, qui définissait naguère son humanisme.

On en connaît le principal objectif : exporter et répandre les Lumières (et donc l’esprit scientifique), le progrès (comme condition du bonheur), la démocratie, la liberté de conscience et d’expression, le pluralisme des convictions et le respect de l’autonomie individuelle. Cette mission civilisatrice est désormais criminalisée en étant réduite à un projet impérialiste et colonialiste, voire raciste, porté et réalisé par des « dominants », un projet que les ennemis de l’Occident attribuent désormais, depuis les années 1980, aux « américano-sionistes » ou aux « judéo-croisés », pour parler comme les islamistes.

La noble mission universelle de l’Occident s’est transformée en un sombre complot de « dominants », de redoutables représentants de la « suprématie blanche » ou de la « blanchité », pour asservir et exploiter des peuples « dominés ».

L’hégémonie de l’Occident se heurte par ailleurs à la réalité géopolitique, caractérisée par le surgissement d’un monde multipolaire, dans lequel les valeurs et les normes de la démocratie libérale ne sont ni reconnues ni respectées.

Ce qui est frappant dans l’évolution politico-culturelle du monde occidental, et qui reste à analyser dans tous ses aspects, c’est l’oscillation permanente qu’on y rencontre entre le sociocentrisme positif, fondé sur l’autosatisfaction (« nous sommes les meilleurs », « nos valeurs sont universelles ») et le sociocentrisme négatif, animé par le dénigrement systématique de soi et l’auto-accusation (« nous sommes les pires »), ce qui conduit à idéaliser les cultures ou les civilisations étrangères, même lorsqu’elles ne montrent hostiles à notre égard (« ils sont meilleurs que nous »).

C’est ainsi que des Occidentaux en arrivent à pactiser avec leurs ennemis déclarés, voire à se soumettre à ces derniers, en commençant par épouser leurs valeurs et leurs normes, leurs mythes et leurs fantasmes.

9 signes de la haine de soi

  1. Juger sans nuances
  2. Se concentrer sur le négatif
  3. Confondre ses émotions et les faits
  4. Trop rechercher l’approbation
  5. Se sentir jaloux
  6. S’apitoyer sur son sort
  7. Avoir peur de rêver grand
  8. Voir le monde d’une manière cynique
  9. Se voir systématiquement victime en toute situation

Ces 9 signes vous font comprendre pourquoi GAZA n’est pas devenue SINGAPOUR.

Comprendre … Une guerre de civilisation


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