Mystères

Comment la peur et l’horreur ont été utilisées dans les guerres du passé

La guerre psychologique n'est pas un concept nouveau.

La guerre psychologique consiste à exercer une pression constante et délibérée sur les soldats ennemis.

L’intimidation et la désinformation entraînent une baisse du moral, démoralisant l’ennemi avant même le début des combats.

Pendant des millénaires, de brillants stratèges ont bâti leurs plans sur des ruses subtiles, qui permettaient également de soumettre les populations civiles des territoires nouvellement conquis.


Ce n’est pas l’armée la plus forte qui l’emporte, mais celle qui sait garder son sang-froid et maîtriser ses émotions.

Sifflets de la mort (Aztèques)

Le son des sifflets funéraires aztèques était censé exprimer le « cri de mille morts ». Dans les années 1990, des archéologues ont découvert d’anciennes tombes de guerriers aztèques, où des sifflets similaires ont été mis au jour.

Les experts pensent que cette arme sonique a été utilisée avant le début de la bataille à des fins psychologiques. L’orifice du sifflet était percé d’une manière particulière et, en soufflant dedans, le guerrier produisait des sons semblables aux cris d’un homme hurlant de douleur.

36 Stratagèmes (Chine)

Ce traité ancien sur l’art de la guerre a été découvert par hasard dans une brocante. « 36 Stratagèmes » est un recueil de techniques tactiques qu’un chef militaire peut utiliser pour atteindre un objectif caché.


Le concept même de stratagème existe en Chine depuis trois mille ans ; il s’agit d’un certain algorithme de comportement qui permet d’obtenir un avantage visible même sur un adversaire plus fort.

Animaux sacrés (Perse)

En 525 av. J.-C. eut lieu la bataille de Péluse, à la suite de laquelle l’Égypte tomba sous la pression des conquérants perses. Hérodote rapporte que les Perses, rusés, avaient peint des chats, animaux sacrés pour les Égyptiens, sur leurs boucliers.

D’autres animaux totémiques furent conduits en ville ; certains guerriers allèrent même jusqu’à jeter des chats malchanceux contre les remparts. Tout cela exerça une forte pression psychologique sur les Égyptiens, prisonniers de leurs craintes religieuses.

Tactiques de terreur (Tamerlan)

Fondateur de l’empire timouride, le célèbre commandant et grand conquérant Tamerlan ne recula devant rien pour atteindre ses objectifs. Ses tactiques de terreur visaient à étouffer toute velléité de résistance chez les peuples occupés.

Après avoir conquis Delhi, Timour le Boiteux ordonna de massacrer la population de la ville pour servir d’avertissement à tout le pays.

Stratégie épuisante (Philippe de Macédoine)

La gloire du roi Philippe II est quelque peu éclipsée par les conquêtes de son fils, le grand conquérant grec Alexandre le Grand. Pourtant, c’est bien Philippe qui a jeté les bases du futur empire, en conquérant sans relâche des territoires essentiels à son développement.

Le roi, rusé, remporta de nombreuses batailles grâce à son sens stratégique. Conscient du danger que représentait la chaleur accablante pour ses troupes, il lançait des attaques de diversion pour contraindre l’armée ennemie à se retrancher sur la défensive. Après plusieurs heures de combat à midi, même les guerriers les plus acharnés s’épuisaient.

Soldats suicides (Goujiang)

Entre 496 et 465 avant J.-C., le royaume de Yue était gouverné par l’empereur Goujiang, devenu célèbre pour son attitude impitoyable non seulement envers ses ennemis, mais aussi envers ses propres soldats.

Ce dirigeant a eu recours avec succès à des tactiques d’intimidation : des condamnés à mort étaient alignés au premier rang des troupes, qui recevaient l’ordre de se trancher la gorge devant les soldats ennemis. Face à un tel mépris de la vie, les armées ennemies ont déposé les armes.

Chars de guerre (Égypte)

Les premiers chars de guerre firent leur apparition chez les Égyptiens vers le XVe siècle avant J.-C. L’armée de Thoutmôsis III comptait déjà un millier de chars. Chaque char était manœuvré par un conducteur et un guerrier armé d’un arc et de lances. L’apparition de ces chars légers et maniables sur le champ de bataille eut un impact psychologique considérable sur l’infanterie ennemie.

Par exemple, l’invasion des Hyksos fut stoppée par la bataille de Qadesh ; l’infanterie, effrayée, ne put maintenir ses formations de combat et fut dispersée sur le champ de bataille.


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