Cas de conscience

Du fleuve au compte bancaire

From the River to the Bank Account. La lettre de Ahmed Al-Khalidi, palestinien

Depuis des décennies, l’élite politique palestinienne a perfectionné l’art d’occuper son propre peuple.

Ils parlent de « libération » tout en emprisonnant les dissidents dans les prisons de Ramallah, de « résistance » tout en vivant dans des villas financées par l’aide étrangère, et de « justice » tout en vendant l’avenir de leur peuple pour une autre photo à Doha ou à Téhéran.

Ils ont instrumentalisé leur propre récit. Ils ont transformé notre souffrance en marchandise, en une industrie mondiale de la pitié qui finance leur train de vie, et non les écoles ou les hôpitaux.


Les points de contrôle sont israéliens, mais la pauvreté, la censure et le désespoir sont de leur propre fait. Bâtis brique par brique par des dirigeants qui prospèrent en nous maintenant dans la misère.

Ils crient à l’« occupation », mais n’ont jamais organisé d’élections depuis 2006. Ils accusent Israël d’« apartheid », alors que le Hamas torture des partisans du Fatah à Gaza et que le Fatah réduit au silence les journalistes en Cisjordanie. Quel genre de « mouvement de liberté » règne par la terreur, exécute ses opposants et censure Internet ?

Ils ont instrumentalisé l’avenir de nos enfants. Au lieu d’investir dans l’éducation et l’innovation, ils investissent dans une propagande suicidaire. Ils glorifient le martyre car le progrès les rendrait insignifiants. La paix ne remplit pas leurs comptes en banque. Le chaos, si.

La tragédie ne réside pas seulement dans le fait de vivre sous contrôle israélien, mais aussi sous contrôle palestinien, et cet aspect est encore plus difficile à aborder car le monde préfère une vision simpliste de la morale : colonisateur contre colonisé. Mais la vérité est plus complexe, plus sombre et bien plus dérangeante.


Les dirigeants palestiniens ne veulent pas d’État. Ils veulent une tribune. Ils ont besoin que le monde continue d’applaudir leur éternelle victimisation, car dès que nous prospérerons réellement, la révolution prendra fin. Et les financements aussi.

Alors oui, boycottons, désinvestissons et sanctionnons. Mais commençons par l’Autorité palestinienne, le régime du Hamas et tous ces prétendus « résistants » opportunistes qui ont transformé Gaza en cimetière et Ramallah en entreprise privée.

Ahmed pose la question d’entrée de jeu sur son compte X

Palestinien pragmatique || Vous souciez-vous de la vie des Palestiniens ? || Pourquoi n’exigez-vous pas que le Hamas se rende ?

Il dénonce le mal de ce monde : Les Frères Musulmans

Il fustige la fausse compassion occidentale

Quand des Arabes s’emparent des terres d’autres Arabes, personne ne réagit. Pas de manifestations. Pas de hashtags. Pas de discours à l’ONU. Juste le silence.

Koweït, 1991 : Plus de 400 000 Palestiniens expulsés après la guerre du Golfe. Maisons confisquées, familles dispersées du jour au lendemain.

Syrie, 1976-1990 : Pendant son occupation du Liban, les forces syriennes ont déplacé des dizaines de milliers de Libanais des villages frontaliers.

Libye, 1995 : 30 000 Palestiniens expulsés par Kadhafi, dépouillés de leurs biens et apatrides.

Jordanie, 1970 : « Septembre noir ». L’armée a tué et expulsé des milliers de Palestiniens, détruisant des camps de réfugiés.

Soudan, années 2000 : Des milices arabes au Darfour ont incendié des villages arabes entiers, accusés de soutenir le mauvais camp. Des milliers de morts, des millions de déplacés. Même douleur. Même perte. Même injustice.

Mais quand il s’agit d’Arabes contre Arabes, personne n’en a rien à foutre.


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