Décembre 2025 représente un effondrement stratégique catastrophique pour la Turquie d’Erdogan, l’un des mois les plus dévastateurs de l’histoire turque moderne.
Les actions implacables et ciblées d’Israël ont démantelé les illusions d’hégémonie régionale d’Ankara, révélant que la posture néo-ottomane d’Erdoğan n’était que du vent.
Tandis que la Turquie s’agitait dans une rhétorique confuse et des manœuvres par procuration, Israël portait coup après coup, forgeant des alliances inébranlables et déployant un armement sophistiqué qui encercle et neutralise directement l’influence turque.
La politique étrangère d’Erdoğan, jadis présentée comme un renouveau magistral, s’est révélée être un fiasco stratégique : bruyante, offensive et, au final, insignifiante face à une opposition résolue, mais elle laissera une trace indélébile pour des décennies.
Frappes décisives d’Israël contre les intérêts turcs
1. Renforcement du bloc anti-turc : sommet trilatéral et déploiements de missiles en Grèce et à Chypre (22-24 décembre)
À Jérusalem, Benjamin Netanyahu a accueilli le 10e sommet Israël-Grèce-Chypre, au cours duquel les dirigeants ont signé des accords de grande envergure visant à renforcer la coopération en matière de sécurité, de défense et militaire, en réponse explicite à l’agression turque en Méditerranée orientale.
Netanyahu a lancé une réprimande directe : ceux qui rêvent de « restaurer des empires » devraient « y renoncer ».
Les discussions ont permis de faire progresser les plans relatifs à la création d’une force conjointe d’intervention rapide pour la protection des infrastructures.
Comble de l’humiliation, les transferts d’armes israéliens ont permis à la Grèce et à Chypre de se doter de positions fortifiées : Chypre a déjà déployé des systèmes de missiles de défense aérienne Barak MX, tandis que la Grèce a approuvé l’acquisition de l’artillerie de roquettes PULS d’Elbit et finalise actuellement le déploiement de missiles balistiques LORA, armes de frappe en profondeur de précision destinées aux îles de la mer Égée.
Ces systèmes éprouvés au combat créent un bouclier multicouche contre les drones, les missiles et les menaces aériennes turques, isolant ainsi Ankara dans les différends maritimes et énergétiques.
2. La conquête de la Corne de l’Afrique : reconnaissance du Somaliland (26 décembre)
Israël est devenu le premier pays à reconnaître officiellement l’indépendance du Somaliland, signant des accords diplomatiques bilatéraux et s’engageant à coopérer dans les domaines de la technologie, de l’agriculture et de la santé « dans l’esprit des accords d’Abraham ».
La Turquie, principal soutien de la Somalie avec ses bases militaires et ses investissements, a vivement condamné cette décision, la qualifiant d’atteinte à la souveraineté somalienne.
Cette présence israélienne dans le golfe d’Aden, zone stratégique, compromet directement les ambitions d’Ankara de dominer la Corne de l’Afrique et donne l’impression que la Turquie est impuissante à protéger ses alliés.
3. Domination de la Syrie post-Assad : un enracinement militaire durable
Tout au long du mois de décembre, Israël a étendu sa zone tampon dans le sud de la Syrie par des raids (notamment les opérations de Quneitra), l’établissement de points de contrôle et plus de 600 frappes à travers le pays au cours de l’année écoulée, soit en moyenne près de deux par jour.
Ces actions ont empêché toute consolidation de l’influence turque dans le nouvel ordre syrien, malgré le soutien d’Ankara aux forces de transition. La présence inflexible d’Israël empêche la Turquie d’influencer l’avenir de la Syrie, réduisant ainsi l’influence d’Erdogan à de vaines manœuvres par procuration.
L’effondrement des illusions néo-ottomanes
Ces revers de décembre ont couronné une année d’érosion pour les fantasmes impériaux turcs.
La grandiloquence d’Erdogan, qui promettait de faire renaître la gloire ottomane par le biais d’alliances islamistes, d’interventions et d’une influence économique, s’est effondrée face à la stratégie supérieure d’Israël, soutenue par la tolérance américaine et ses partenaires méditerranéens équipés de systèmes israéliens de pointe.
Les difficultés économiques intérieures limitent encore davantage les ambitions démesurées d’Ankara.
Vous demandez quelle est la réponse de la Turquie ? Construire quelques navires de guerre, en gros toujours la même chose ; il faut dire qu’ils n’ont pas grand-chose d’autre à faire pour le moment.
En termes purement stratégiques, décembre 2025 a révélé au grand jour l’héritage d’Erdoğan : une politique d’agression vaine et d’isolement.
Le rêve néo-ottoman de la Turquie s’est mué en un cauchemar d’encerclement, prouvant que face à une détermination sans faille, les fanfaronnades s’évaporent. Pour Erdoğan, ce mois-ci ne marque pas une renaissance, mais la fin abrupte d’une ère d’illusions.
AMISRAËL ‘HAÏ
Avi AVIDAN
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